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	<title>André TUBEUF - Auteur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 04 Apr 2023 15:25:52 +0000</lastBuildDate>
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	<title>André TUBEUF - Auteur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Des idées de cadeaux pour un Noël européen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2022 07:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ces temps difficiles pour l&#8217;Europe, Forum Opéra s&#8217;est avisé de proposer un Noël aux couleurs de notre continent. Paresse oblige, nous avons retenu trois nations ce Noël européen (quatre si l&#8217;on ajoute l&#8217;Autriche) mais on ne saurait douter que chacun des pays composant notre belle Union ne recèle les trésors nécessaires à un joyeux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En ces temps difficiles pour l&rsquo;Europe, Forum Opéra s&rsquo;est avisé de proposer un Noël aux couleurs de notre continent. Paresse oblige, nous avons retenu trois nations ce Noël européen (quatre si l&rsquo;on ajoute l&rsquo;Autriche) mais on ne saurait douter que chacun des pays composant notre belle Union ne recèle les trésors nécessaires à un joyeux Noël !&nbsp;</strong></p>
<hr>
<p><strong>UN NOËL ALLEMAND</strong> par Sylvain Fort</p>
<p>Peut-être devrait-on dire : en allemand car ce Noël-ci nous mène bien au-delà des frontières de l&rsquo;Allemagne&#8230;&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no1b.jpg?itok=yHXeR1Hp" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"><strong>DIETRICH FISCHER-DIESKAU, COMPLETE LIEDER RECORDINGS, Deutsche Grammophon. 107 CD</strong></p>
<p>C&rsquo;est la première fois que Deutsche Grammophon rassemble en un gros et unique coffret le thesaurus de DFD. On y retrouve ses grandes intégrales (Schubert, Schumann, Wolf, Brahms) mais aussi les sélections indispensables (Loewe, Liszt, Strauss), les raretés (Von Einem, Debussy&#8230;) &nbsp;et les heureux doublons (Winterreise, Dichterliebe&#8230;). Bref, une somme rassemblant les enregistrements de 1949 à 2003 qui est, pour tout auditeur, la substance d&rsquo;une vie.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no2.jpg?itok=HkgEKnDa" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>WAGNER, RHEINGOLD (2CD) / DIE WALKÜRE (4CD), Wiener Philharmoniker, dir. Georg SOLTI. Deutsche Grammophon&nbsp;</strong></p>
<p>Quoi ? Encore une réédition &nbsp;de cette base de toute discothèque wagnérienne ? Oui, cher lecteur, mais une fois n&rsquo;est pas coutume, nous parlerons technique. Car si nous ne sommes pas de ceux qui jugent un disque sur la qualité du son, le transfert réalisé ici par Andrew Wedman des bandes de John Culshaw en format 24bit/192kHz est simplement renversant. Même avec une chaîne moyenne, on entendra ici une présence sonore, charnelle, dramatique comme rarement on l&rsquo;avait perçue dans un enregistrement d&rsquo;opéra : on a simplement l&rsquo;impression d&rsquo;être au premier rang d&rsquo;une représentation convoquant dans son salon tout le théâtre de Wagner. Époustouflant et rare, dans un habillage luxueux.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no3.jpg?itok=Bc-xR7yV" style="width: 150px; height: 219px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Eric CHAILLIER,&nbsp;<em>Anton Bruckner ou l&rsquo;immensité intime</em>. Buchet-Chastel. 384 pages</strong></p>
<p>Il est toujours extrêmement difficile de rendre compte de l&rsquo;humilité de Bruckner et de l&rsquo;ambition cosmologique de son œuvre. Eric Chaillier y parvient admirablement en se mettant à l&rsquo;écoute d&rsquo;un géant modeste, en tenant la plume au plus près de la vibration secrète du compositeur. Ce regard pénétrant et pudique porté sur la vie et l&rsquo;œuvre du maître autrichien fait de ce livre un compagnon indispensable pour cheminer avec Bruckner.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no4.jpg?itok=KVZClJP8" style="width: 150px; height: 284px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>André TUBEUF,&nbsp;<em>Schubert, l&rsquo;ami Franz</em>. Actes Sud. 192 p.&nbsp;</strong></p>
<p>Œuvre posthume de qui aura sa vie entière scruté Schubert, et y sera comme personne entré, nous livrant année après année le trésor de son écoute. Le livre est bref, non parce qu&rsquo;il est sec ou allusif, mais parce qu&rsquo;il est comme quintessencié. Ici est la substance même de ce que Schubert nous donne à entendre. Non pas une somme, donc, mais un bréviaire.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no5.jpg?itok=zLJDAfFE" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Mathias GOERNE, Daniil TRIFONOV, Lieder (Berg, Schumann, Wolf, Chostakovitch, Brahms)</strong>. 1 CD Deutsche Grammophon</p>
<p>Assumons : ce ne sont pas exactement des chants de Noël. Mais tout ce que le lied allemand (et, ici, russe en plus) porte de gravité et de force, par deux interprètes que n&rsquo;effraie aucun abîme. Un des plus beaux programmes et une des plus belles exécutions de l&rsquo;année ; un sommet, tout simplement.&nbsp;</p>
<hr>
<p><strong>UN NOEL FRANCAIS</strong> par Christophe Rizoud</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no6.jpg?itok=xFWkcP6R" style="width: 150px; height: 246px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-embarquement-pour-la-lune">Jacques Offenbach, <em>Le Voyage dans la lune</em></a> </strong>(CD-livre Palazzetto Bru Zane)</p>
<p>Quand l’inépuisable fantaisie de Jacques Offenbach rencontre l’univers fantastique de Jules Vernes, cela donne <em>Le Voyage dans la lune</em>, un opéra-bouffe-féerie redécouvert récemment grâce aux efforts conjugués de Génération Opéra, du Palazzetto Bru Zane et d’une quinzaine d’institutions lyriques françaises. Servi par une équipe artistique menée de main de maestro par Pierre Dumoussaud, ce <em>Voyage </em>est d’autant plus recommandé qu’il continuera d’occuper l’affiche de nos théâtres l’année prochaine dans une mise en scène de Laurent Pelly – notamment l’Opéra Comique du 24 janvier au 3 février. A compléter évidemment par <a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune">le numéro de l’Avant-Scène Opéra</a> consacré à cet ouvrage lunaire.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no7.jpg?itok=3HDyJXgQ" style="width: 150px; height: 233px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-de-la-belle-epoque-au-monde-globalise-colossal-proteiforme-et">Hervé Lacombe, </a><em><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-de-la-belle-epoque-au-monde-globalise-colossal-proteiforme-et">Histoire de l&rsquo;opéra français &#8211; De la Belle Epoque au monde globalisé</a></em></strong> (Fayard)</p>
<p><em>O Monumento </em>! Dirigée par Hervé Lacombe, le 3<sup>e</sup> volume de l’<em>Histoire de l’opéra français</em> passe au scanner l’opéra en France au XXe siècle et au-delà, qu’il s’agisse du genre en lui-même, de ses nombreux avatars – l’opérette notamment –, de ses théâtres, en Province et à Paris, de son répertoire – arc-bouté sur une centaine d’œuvres et cependant sujet à transformation comme en témoigne la révolution baroque –, de l’évolution de sa représentation avec la primauté accordée à la mise en scène, des thèmes abordés par ses livrets, de sa déclinaison cinématographique et numérique… A compléter nécessairement par les deux premiers volets de cette trilogie monumentale&nbsp;: <em><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-du-roi-soleil-a-la-revolution-et-la-lumiere-fut">Du Roi Soleil à la Révolution</a></em> et&nbsp;<em><a href="https://www.forumopera.com/histoire-de-lopera-francais-du-consulat-aux-debuts-de-la-iiie-republique-salut-a-la-france">Du Consulat aux débuts de la IIIe République</a></em>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no8.jpg?itok=sKbe7XOK" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/marina-rebeka-voyage-voyage-en-douce">Marina Rebeka, <em>Voyage</em></a> </strong>(Prima Classic)</p>
<p>Lorsqu’elle n’incarne pas les grandes héroïnes du belcanto romantique – Norma, Anna Bolena… –, Marina Rebeka voyage en compagnie de Mathieu Pordoy dans le pays merveilleux de la mélodie française, un genre que l’on ne lasse pas d’explorer tant il compte de joyaux, tels ceux proposés dans cet album par une des voix les plus magnétiques du moment. A compléter absolument par <a href="https://www.forumopera.com/cd/faure-complete-songs-une-somme-en-forme-de-pari-faureen">l’intégrale Fauré de Cyrille Dubois et Tristan Raes</a> chez Aparté.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no9.jpg?itok=2ilnCME-" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/benjamin-bernheim-boulevard-des-italiens-le-grand-bleu">Benjamin Bernheim, <em>Boulevard des italiens</em></a> </strong>(DG)</p>
<p>Avec au programme des airs d’opéras composés en français par des musiciens italiens – Spontini, Cherubini, Donizetti, Mascagni, Verdi… – le dernier album de Benjamin Bernheim rappelle l’attraction lyrique exercée par Paris au XIXe siècle. Comme à chaque fois qu’il chante dans notre langue, le ténor y est souverain. A compléter éventuellement par l’enregistrement des <a href="https://www.forumopera.com/cd/les-abencerages-dispensable-chainon-manquant"><em>Abencérages</em> de Cherubini</a>, un exemple cette fois intégral d’opéra français d’origine italienne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/mondonville_0_0.jpg?itok=9SvEEAVf" style="width: 150px; height: 172px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/dvd/jean-joseph-cassanea-de-mondonville-titon-et-laurore-vraiment-baroque">Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville &#8211; Titon et l&rsquo;Aurore</a></strong> (DVD Naxos)</p>
<p><em>Titon et l&rsquo;Aurore </em>dirigé par William Christie et mise en scène par Basil Twist <a href="https://www.forumopera.com/titon-et-laurore-paris-opera-comique-mondonville-contre-le-blue-monday">à Paris en 202</a>1 rappelait quel grand compositeur d&rsquo;opéra était Mondonville. Le report du spectacle en DVD le confirme.&nbsp;Reinoud Van Mechelen et&nbsp;Gwendoline Blondeel dans les rôles titres sont épatants. Les&nbsp;jeux de marionnettes se laissent regarder avec plaisir et depuis l&rsquo;enregistrement des Grands Motets en 1997, on connaît les affinités des Arts Florissants avec cette musique. A compléter forcément par le récent <a href="https://www.forumopera.com/cd/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag"><em>Zoroastre</em> de Rameau chez Alpha</a> avec de nouveau Reinoud Van Mechelen&nbsp;dans le rôle titre.</p>
<hr>
<p><strong>UN NOEL ITALIEN</strong> par Cédric Manuel</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/natale-alla-scala-interno-due-colonne.jpg?itok=UvjjxjOg" style="width: 150px; height: 94px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>ESCAPADE LYRIQUE A MILAN</strong></p>
<p>Pour un cadeau à la fois inattendu et original (mais qui suppose quelques moyens il est vrai), offrez donc des billets pour un spectacle inoubliable à la Scala de Milan, où tout ne se résume pas à la soirée très <em>select </em>de la Saint-Ambroise ! Tenez, par exemple, quoi de mieux que de savourer un Verdi dans la ville où il repose (vous pourrez d&rsquo;ailleurs en profiter pour aller à la Casa di Riposo où se trouve son tombeau) et ça tombe bien : vous pourrez choisir entre <em>I Vespri siciliani </em>en février (avec en alternance Marina Rebeka et Angela Meade) ou bien encore <em>Macbeth </em>en juin (Salsi, Netrebko / Semenchuk)&#8230; Pour la peine, la Scala vous propose des <a href="https://teatroallascala.org/en/box-office/la-scala-as-christmas-gift.html" rel="nofollow">petits kits cadeaux</a>&#8230;</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/710izs4i3tl._sy450__0.jpg?itok=J4PHunYd" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>&nbsp;Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier</strong>, <em><strong>Insieme </strong></em>(Sony Classical)</p>
<p>Enregistré un peu à l&rsquo;improviste au plus fort de la pandémie, ce disque événement affiche non seulement deux voix d&rsquo;exception, mais aussi une réelle complicité artistique et humaine à laquelle se joint avec un sens du théâtre qui dit tout de son art, un Antonio Pappano qui couve les deux chanteurs du luxueux tapis de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile. Un disque d&rsquo;âge d&rsquo;or, comme nous le disions à sortie !</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/sardelli_couv-i-1-pdf_0.jpg?itok=PAlkIM-K" style="width: 150px; height: 242px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"></p>
<p><strong>Federico Maria Sardelli</strong>, <em><strong>L&rsquo;Affaire Vivaldi</strong></em> (Van Dieren)</p>
<p>Mieux qu&rsquo;un casque de réalité virtuelle, une plongée dans le Metavers ou n&rsquo;importe quelle réalité augmentée, le livre de l&rsquo;éminent vivaldien Federico Maria Sardelli vous donnera le sentiment d&rsquo;être immergés dans le coeur de l&rsquo;Italie baroque, autour de la vie mystérieuse et trépidante du Prêtre roux. Un livre érudit, vigoureux, théâtral, en un mot un trésor qui ne déparera pas au bas du sapin !</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/i-capuleti-e-i-montecchi_0.png?itok=cAwdudsz" style="width: 150px; height: 223px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Vincenzo Bellini</strong>, <em><strong>I Capuletti e i Montecchi</strong></em> (DVD Naxos)</p>
<p>Nul besoin d&rsquo;aller dans les maisons d&rsquo;opéras qui tiennent le haut du pavé lyrique pour trouver des bijoux, ni de courir après les divas à la mode. Cela n&#8217;empêche ni les superbes écrins (ici La Fenice), ni les mises en scène de grande classe (ici l&rsquo;approche picturale d&rsquo;Arnaud Bernard), ni les voix de premier ordre (ici Jessica Pratt, Sonia Ganassi), ni un orchestre qui, sans être celui de la Scala, sert parfaitement l&rsquo;oeuvre de Bellini sous la baguette alerte d&rsquo;Omer Meir Wellber.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/norma_7.jpg?itok=odKgbJuy" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Guy Delvaux, Antonio Ferrara,</strong> <em><strong>Norma </strong></em>(Si l&rsquo;opéra m&rsquo;était dessiné&#8230;, Kifadassé)</p>
<p>Et si pour amadouer votre enfant rétif (ou rétive) à l&rsquo;opéra, vous commenciez par lui offrir une bande dessinée ? Le 9e art regorge de ressources et ne cesse de surprendre par son foisonnement. Sortie voici un an, cette <em>Norma</em> sur un texte -très fidèle au livret de Romani- de Guy Delvaux et des dessins remarquables d&rsquo;Antonio Ferrara, est le troisième tome d&rsquo;une série initiée avec <em>Thaïs</em>, puis <em>Alcina</em>. Admirable travail luxueusement présenté, il suffit d&rsquo;en accompagner la lecture par un enregistrement du niveau approprié : pourquoi pas ceux de Callas, si brillamment remasterisés il y a quelques années ? Un cadeau qui en appelle un autre ? Décidément, c&rsquo;est Noël ! Buon Natale, quindi !</p>
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		<title>Le Lied, histoire d&#039;un voyage, raconté par André Tubeuf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-lied-histoire-dun-voyage-raconte-par-andre-tubeuf-le-lied-comme-ascese/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque Martin Mirabel a proposé à André Tubeuf de lui accorder des entretiens filmés sur le Lied, il se doutait bien qu’il recueillerait le fruit d’une vie de fréquentation assidue du genre, mais certainement pas que ce serait là en quelque sorte les ultima verba de celui qui devait nous quitter en juillet 2021. André &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque Martin Mirabel a proposé à André Tubeuf de lui accorder des entretiens filmés sur le Lied, il se doutait bien qu’il recueillerait le fruit d’une vie de fréquentation assidue du genre, mais certainement pas que ce serait là en quelque sorte les <em>ultima verba</em> de celui qui devait nous quitter en juillet 2021. André Tubeuf, lui, le pressentait.</p>
<p>L’œuvre de sa vie touchait à sa fin. Cela donnait lieu à des livres quintessenciés sur Platon, Brahms, Schubert, sa jeunesse, et dont certains restent à paraître (sur la musique, sur Simone Weil). Grand ressaisissement de ses primitives passions, dernier regard porté sur ce qui lui fut si nourricier, avec intactes la flamme et la foi qui ne cessèrent de l’animer. C’est dans cette dernière fécondité que s’inscrivent ces sept fois quarante-trois minutes d’entretiens. On y décèle la trace de l’inachèvement : peut-être d’autres épisodes eussent-ils été possibles ; les traductions inédites par André Tubeuf des Lieder qu’il évoque sont restées inachevées ; et l’on sait quel courage il fallut à Martin Mirabel et ses producteurs pour rendre possible la finalisation et la distribution de ce DVD resté sur le métier. En miroir de cet inachèvement inéluctable, chaque parole de Tubeuf semble marquée au coin du définitif.</p>
<p>Les grands chapitres de ce double DVD n’apportent pas un aimable enseignement chronologique. Ils n’augmentent pas notre connaissance positive des faits et dates. De Mozart et Beethoven (chapitre 1), à Schubert (chapitres 2 et 3), Schumann (chapitre 4), Brahms (chapitre 5), Wolf (chapitre 6), Strauss et Mahler (chapitre 7), nous ne suivons pas un cours, mais un voyage, pas un voyage, mais une exploration, pas une exploration mais une descente à l’abîme. Aussi n’y a-t-il dans ce documentaire rien d’avenant ni d’aimable. Tubeuf, Dieu sait, pouvait être charmant et drôle. Ici, de lui, nous n’avons que la part sérieuse et même tragique.</p>
<p>C’est que l’on ne se contente pas ici de généralités. Pour chaque compositeur ont été retenus quelques Lieder que l’on nous fait entendre, et dont André Tubeuf explique la substance poétique et la signification profonde, s’arrêtant au détail, faisant l’exégèse d’un mot, d’une phrase, pour en délivrer la force émotionnelle propre. Et cette force-là, qu’il dévoile, en retour le percute et l’émeut. L’œil de Martin Mirabel capte ainsi l’expérience centrale de ceux qui avaient coutume de dialoguer avec André Tubeuf : le partage de cette émotion que Tubeuf lui-même appelait « mystère de la compassion ». Ce partage provoquait une écoute plus intense, plus avancée, plus sincère aussi. La force de ce documentaire est de rendre accessible à quiconque n’a pas été des thés ou des déjeuners de la rue Milton la nature même de ce qu’on pouvait y aller chercher – cette évocation sérieuse, cette manière de ne pas tricher avec l’émotion musicale et d’en faire la source d’un sens supérieur, cette mission confiée à la musique de nous conduire au-delà de nos propres limites affectives et, en un sens, spirituelles.</p>
<p>Qu’on ne s’attende ici à aucune joliesse. Les Lieder donnés à entendre le sont sur fond d’iconographie fixe, pour que l’œil s’y perde et s’y oublie. Le plan sur l’orateur est fixe et ne dévie jamais de son visage. Pas de promenade, pas de flânerie. Tout ici est resserré et ascétique. C’est pourquoi il est certain que cela restera.  </p>
<p> </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/S_1z10wjXgw" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Schubert, L&#039;ami Franz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-lami-franz-durete-du-monde-douceur-de-schubert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>André Tubeuf nous a quittés en juillet 2021, et forumopera.com n&#8217;a pas manqué de lui rendre hommage. Personnage unique dans le paysage de la critique musicale de langue francaise, on peut dire de lui qu&#8217;il a fait école, même s&#8217;il aurait sans doute eu horreur de cette expression. Renouant avec l&#8217;esprit d&#8217;un Berlioz, il a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>André Tubeuf </strong>nous a quittés en juillet 2021, et <a href="https://www.forumopera.com/dossier/hommage-a-andre-tubeuf">forumopera.com n&rsquo;a pas manqué de lui rendre hommage</a>. Personnage unique dans le paysage de la critique musicale de langue francaise, on peut dire de lui qu&rsquo;il a fait école, même s&rsquo;il aurait sans doute eu horreur de cette expression. Renouant avec l&rsquo;esprit d&rsquo;un Berlioz, il a voulu sortir la musicographie du style sévère qui prédominait jusque dans les années 60. Avec l&rsquo;aide de toutes les ressources de la poésie, et de la philosophie, qu&rsquo;il maitrisait à un niveau professionnel, il s&#8217;employa au long de sa carrière à produire des textes qui, par leur beauté intrinsèque, reflétaient l&rsquo;émotion ressentie face à telle œuvre ou tel interprète. Son lyrisme, ou plutôt son chant, l&rsquo;abondance des références invoquées, l&rsquo;originalité d&rsquo;un style qui puisait aux courants les plus raffinés de la littérature lui valurent parfois le reproche d&rsquo;inintelligibilité. Mais il faut reconnaitre que la fréquentation assidue de ses textes, si elle est parfois astringeante, permet de pénétrer au cœur du mystère de la musique. Son influence sur la génération qui le suivait fut indéniable. On ne citera pas de noms, mais nombreux furent ceux qui chercherent à « faire du Tubeuf », sans en avoir toujours l&rsquo;envergure.</p>
<p>Si ses domaines de prédilection furent nombreux, son royaume était incontestablement le Lied. En apprenant que son tout dernier ouvrage, publié à titre posthume, porterait sur Schubert, nous avons été saisi d&rsquo;une grande impatience. Quel regard porterait le vieux maître sur un univers qu&rsquo;il avait fréquenté pendant près de 60 ans ?</p>
<p>Son <em>opus ultimum</em> est d&rsquo;abord marqué par la simplicité, voire l&rsquo;ascèse. On attendait une somme, on a droit à 164 pages. Mais quelles pages ! En 19 chapitres, parfois très courts, André Tubeuf parvient d&rsquo;abord à embrasser la quasi-totalité de l&rsquo;univers schubertien : Lieder, sonates, musique de chambre, symphonies, et même des raretés comme l&rsquo;oratorio inachevé <em>Lazarus</em> ont droit à leur occurence. Plutot qu&rsquo;un exposé, le livre se vit comme une promenade, où les points de vue se modifient au fur et à mesure que le lecteur avance et découvre d&rsquo;autres promontoires depuis lesquels observer cette musique qui lui fait battre le cœur. Et Tubeuf parvient à mettre au jour des choses que tous les schubertiens sentent confusément au fond d&rsquo;eux-mêmes depuis des années : le rapport unique à l&rsquo;eau (des chapitres IV et V d&rsquo;anthologie), le lien charnel au clavier, l&rsquo;importance des trops rares voyages, surtout celui à Gastein, &#8230; Le tout dans une langue qui mêle érudition, émotion et sincérité.</p>
<p>A mentionner également : les récits des deux grands cycles narratifs (<em>La Belle Meunière</em> et <em>Le Voyage d&rsquo;hiver</em>), décrits comme si nous étions le personnage principal, et déroulés de manière presque cinématographique, ce qui permet de redécouvrir le poids tragique unique de ces œuvres, presque insoutenable lorsqu&rsquo;il est mis en évidence avec une lumière aussi crue.</p>
<p>Le miracle est que tout ce savoir, toutes ces découvertes sur le compositeur passent comme un rêve, grâce à un ton qui est celui d&rsquo;un Lied du compositeur. Comme un ami qui nous murmure une chose tendre à l&rsquo;oreille, comme un souflle de vent dans une forêt en été. C&rsquo;est avec le secours de tant de simplicité que, même quand la pensée exprimée est incroyablement complexe, tout prend le contour d&rsquo;une évidence lumineuse. Peut-être cette facon de transmettre sans avoir l&rsquo;air d&rsquo;y toucher, le plus loin possible de la cathèdre du professeur, est-elle la marque ultime de la sagesse, l&rsquo;aboutissement du chemin pour un homme qui a voulu toute sa vie mettre des mots sur la musique. Merci, Maître !</p>
<p> </p>
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		<title>André Tubeuf raconte l&#8217;histoire du Lied</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/andre-tubeuf-raconte-lhistoire-du-lied/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 07:55:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion du 90e anniversaire d&#8217;André Tubeuf – le 18 décembre dernier, joyeux anniversaire ! –, Bel Air Classiques propose une webséries en sept épisodes signée Martin Mirabel sur l&#8217;histoire du Lied racontée par l&#8217;indispensable musicologue (voir programme ci-dessous). A découvrir sur belairclassiques.com. Prix par épisode : 2.99€ (location) / 4.99€ (achat) Épisode 1 : Mozart &#38; Beethoven &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion du 90e anniversaire d&rsquo;André Tubeuf – le 18 décembre dernier, joyeux anniversaire ! –, Bel Air Classiques propose une webséries en sept épisodes signée Martin Mirabel sur l&rsquo;histoire du Lied racontée par l&rsquo;indispensable musicologue (voir programme ci-dessous). A découvrir sur belairclassiques.com. Prix par épisode : 2.99€ (location) / 4.99€ (achat)</p>
<hr />
<p>Épisode 1 : Mozart &amp; Beethoven ou l’Aurore du Lied (déja disponible) André Tubeuf raconte l’essence du Lied allemand et revient sur les circonstances qui l’ont amené à le découvrir en 1950, à l’âge de vingt ans. Il évoque ensuite sur les prémices de l’histoire du Lied en évoquant tour à tour les figures de Mozart puis de Beethoven. </p>
<p>Épisode 2 : Schubert ou l’Eau de l’Âme (disponible courant janvier 2021) André Tubeuf évoque la figure de Franz Schubert, de son enfance de petit chanteur à la cathédrale de Vienne à l’élaboration de la Belle Meunière, en passant par le solitaire et l’amateur de nature.</p>
<p>Épisode 3 : Schubert ou le Voyage d’hiver (disponible courant 2021) Du préambule « bonne nuit » au final « joueur de vielle », André Tubeuf évoque chacune des ving-quatre stations de ce Voyage d’Hiver, œuvre unique dans l’histoire de la musique en général et du Lied en particulier.</p>
<p>Épisode 4 : Schumann ou l’aigre-doux (disponible courant 2021) André Tubeuf évoque la figure de Robert Schumann, son caractère fantasque et ses bizarreries artistes, son attachement plus ou moins empoisonné au Rhin et aux fleurs, ainsi que la prodigieuse année 1840, celle de l’explosion du Lied.</p>
<p>Épisode 5 : Brahms ou la consolation (disponible courant 2021) André Tubeuf raconte Johannes Brahms, de son enfance à Hambourg jusqu’à sa mort après ses quatre chants sérieux. C’est un Brahms familier et fraternel qui est dessiné, un Brahms doux et gentil, profond, pieux, bon vivant, solide marcheur et grand compositeur.</p>
<p>Épisode 6 : Wolf ou l’écorché vif (disponible courant 2021) André Tubeuf évoque la comète que fut Hugo Wolf. De son enfance autrichienne à sa folie viennoise, André Tubeuf dessine un Hugo Wolf à la fois erratique et tordu, à la fois brillant et insalissable, éclatant et unique.</p>
<p>Épisode 7 : Mahler &amp; Strauss ou le Crépuscule du Lied (disponible courant 2021) André Tubeuf évoque le rapport de Mahler au Lied jusqu’à l’élaboration du chef d’œuvre hybride qu’est Le Chant de la Terre. Puis, Richard Strauss et notamment ses 4 derniers chants (Vier letzte Lieder) viennent clôturer cette histoire du Lied. </p>
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		<title>Via Appia : comment écrire sur la musique aujourd’hui</title>
		<link>https://www.forumopera.com/via-appia-comment-ecrire-sur-la-musique-aujourdhui/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/via-appia-comment-ecrire-sur-la-musique-aujourdhui/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 May 2019 05:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment écrire sur la musique aujourd’hui ? Les compositeurs inspirent les biographes depuis longtemps et, pour les plus illustres, dans des proportions gigantesques. Les célèbres interprètes les rejoignent bientôt, via des livres d’entretiens et des autobiographies. Et il y a des sommes encyclopédiques, précieuses et érudites, pour détailler l’Histoire d’un mouvement musical ou d’une école, pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment écrire sur la musique aujourd’hui ? Les compositeurs inspirent les biographes depuis longtemps et, pour les plus illustres, dans des proportions gigantesques. Les célèbres interprètes les rejoignent bientôt, via des livres d’entretiens et des autobiographies. Et il y a des sommes encyclopédiques, précieuses et érudites, pour détailler l’Histoire d’un mouvement musical ou d’une école, pour fouiller les caractéristiques d’une forme.</p>
<p>Plus rares sont les livres qui, sans sacrifier l’exigence historique et la rigueur de la méthode, portent sur la musique un éclairage résolument personnel, un regard particulier qui diffuse au lecteur, bien sûr le savoir de l’auteur, mais aussi ses emballements, ses préférences parfois arbitraires, ses colères, pour tout dire sa passion. Transmettre la passion de la musique, en revendiquer la dimension subjective et parfois polémique, c’est tout le sens des activités de Forum Opéra <a href="https://www.forumopera.com/edito/forumopera-fete-ses-vingt-ans">depuis maintenant 20 ans</a>. Et c’est ce qui conduit nos deux directeurs de la publication, Sylvain Fort et Camille De Rijck, à créer aujourd’hui une nouvelle collection littéraire : Via Appia. Editée par Papiers Musique (maison du Groupe Humensis), Via Appia est destinée à publier des essais libres sur la musique et les musiciens. Alors que la place accordée à la musique par le monde de l’édition rétrécit et que les collections cohérentes se font rares, Via Appia met au programme une approche vivante et singulière, parfois décalée, que traduisent l<a href="https://www.google.fr/search?q=papiers+musique+tubeuf+rizoud+fort&amp;ie=&amp;oe=">es trois premières publications, attendues pour le 22 mai</a> :</p>
<p><strong><em>Les cent maux de l’Opéra</em></strong><strong>, </strong>sous la plume de notre directeur de la rédaction, <strong>Christophe Rizoud</strong>, ouvre les hostilités en abordant de front tout ce qu’il peut y avoir de passionnel, d’exaltant, d’irritant ou de querelleur dans ce monde lyrique que nous aimons aussi pour ses paradoxes et ses excès.</p>
<p> <strong><em>In Memoriam</em></strong> reprend les hommages rédigés sur notre site par <strong>Sylvain Fort</strong> lorsque la disparition d’un artiste venait endeuiller le monde de l’Opéra, et rappelle au passage la place ineffaçable occupée par tous ces grands noms dans les mémoires.</p>
<p><strong><em>Mozart, le visiteur</em></strong> évoque, sous la forme de chapitres brefs et incisifs, l’émerveillement inentamé et sans cesse renouvelé qui s’empare du mélomane remettant sans cesse sur le métier et dans ses écouteurs la musique de Mozart. Pour célébrer ce visiteur miraculeux, un conteur exceptionnel : <strong>André Tubeuf</strong>.</p>
<p>La passion intacte, la transmission nécessaire, le plaisir assumé de la polémique : Via Appia continuera sur cette lancée avec ses prochaines publications, qui seront l’occasion d’inviter des plumes illustres ou de donner la parole aux rédacteurs de Forum Opéra. Et comme la via Appia n’est pas le seul chemin qui mène à Rome, deux autres collections sont en chemin : l’une proposera des monographies nouvelles, écrites pour certaines par de grands interprètes, l’autre se penchera sur les lieux de la musique. La route est belle, <a href="https://www.forumopera.com/breve/evenement-autour-de-linstant-lyrique-de-joyce-el-khoury">et elle commence dès le 20 mai à l&rsquo;Eléphant Paname, lors du lancement de la collection en prélude à l&rsquo;Instant Lyrique de Joyce El-Khoury</a> !</p>
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		<title>L&#039;Autre Strauss. A la conquête de la France</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lautre-strauss-a-la-conquete-de-la-france-pour-annoncer-ariane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Feb 2019 06:16:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La collection « Chroniques du Théâtre des Champs-Elysées » s’enrichit très régulièrement et permet en toute discrétion d’accompagner les principales productions de la maison. Afin de préparer la venue à Paris de la production aixoise d’Ariane à Naxos, c’est un volume consacré à Richard Strauss qui s’ajoute aux quatre précédents numéros, où l’édifice inauguré en 1913 tenait &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La collection « Chroniques du Théâtre des Champs-Elysées » s’enrichit très régulièrement et permet en toute discrétion d’accompagner les principales productions de la maison. Afin de préparer la venue à Paris de la production aixoise d’<em>Ariane à Naxos</em>, c’est un volume consacré à Richard Strauss qui s’ajoute aux quatre précédents numéros, où l’édifice inauguré en 1913 tenait un rôle plus ou moins primordial (le texte consacré par Vincent Borel à l’écriture vocale de Poulenc étant jusqu’ici celui dont le rapport avec le 15 avenue Montaigne était le plus ténu).</p>
<p>Raconter comment l’œuvre de Richard Strauss s’est peu à peu imposée dans notre pays, voilà un beau sujet, et il y aurait beaucoup à dire. Le talent de conteur d’<strong>André Tubeuf</strong> est connu, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer un certain âge d’or du chant dont il fut le témoin privilégié. Cela dit, même André Tubeuf n’a pas pu tout voir : il se reproche d’ailleurs d’avoir manqué les représentations d’<em>Arabella</em> proposées au TCE en 1952 par l’Opéra de Sarrebruck – « qui, ensuite, se vantera d’y avoir été ? Pas même moi, hélas… ». De ce maître-conteur on n’exigera évidemment pas l’exhaustivité, surtout dans un format délibérément réduit (tous ces livres tiennent dans un sac à main), mais sans aller jusqu’à la monumentalité d’une somme telle que le <a href="https://www.forumopera.com/livre/janacek-en-france-de-lindifference-a-la-reconnaisance-la-reception-francaise-de-la-musique-de"><em>Jan</em><em>áček en France</em> de Joseph Collomb</a> avec ses 564 pages, sans doute aurait-il été possible d’assortir la magie du récit de quelques notes ou annexes plus densément informatives. Dire que Romain Rolland était aux anges, c’est glisser bien vite sur une relation qui trouva notamment à s’approfondir quand Strauss entreprit la mise en français de <em>Salomé</em>. Quelques coquilles auraient pu être évitées (« Feersnot » pour <em>Feuersnot</em>, « Samazuilh » pour Samazeuilh). On n’en savourera pas moins ce texte, avec ses enthousiasmes enamourés et ses illustrations qui laissent rêveur : Maria Kouznetsoff dans <em>La Légende de Joseph</em>, exactement telle que Léon Bakst l’avait habillée ; Germaine Lubin en Octavian, en Elektra, en Ariane…</p>
<p>La typographie se fait plus dense et la narration plus factuelle lorsque l’on aborde la section « Strauss au Théâtre des Champs-Elysées » (pages 42 à 59). C’est que, très discrètement, et sans que son nom figure en couverture, une autre plume a repris le fil, celle de <strong>Nathalie Sergent</strong>, chargée de la coordination éditoriale et de cette section, joliment baptisée « Récit Elyséen ». Cela dit, même les archives du TCE mériteraient parfois une remise à jour : dans le <em>Rosenkavalier</em> de concert <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lor-le-cuivre-et-largent">dirigé en 2014 par Kirill Petrenko</a>, Mojca Erdmann ne fut pas Sophie, puisqu’elle fut remplacée au pied levé par Christiane Karg. Un joli scoop quand même, <em>Die Frau ohne Schatten</em>, encore jamais donné au Théâtre des Champs-Elysées, y sera dirigé en février 2020 en version de concert par Yanick Nézet-Séguin, avec notamment Amber Wagner, Stephen Gould et Michael Volle !</p>
<p>Enfin, au rayon <em>people</em> on rangera les deux préfaces demandées à mesdames <strong>Fleming </strong>et <strong>Koch</strong>. Chacune y évoque rapidement sa relation privilégiée avec ce Richard qui n’était pas Wagner, ce Strauss qui n’était Johann.</p>
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		<title>L&#039;opéra de Vienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mythe-legendaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 21:31:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au moment où paraît à Vienne un ouvrage fondamental en 3 volumes sur son opéra (Chronik der Wiener Staatsoper 1869 bis 2009 : Werkverzeichnis, Künstlerverzeichnis, Löcker, 2009), André Tubeuf nous propose un petit ouvrage raffiné et relié sous une couverture un peu triste et scolaire. Tout amateur d’art lyrique connaît bien André Tubeuf, sa science de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Au moment où paraît à Vienne un ouvrage fondamental en 3 volumes sur son opéra (<em>Chronik der Wiener Staatsoper 1869 bis 2009 : Werkverzeichnis, Künstlerverzeichnis</em>, Löcker, 2009), André Tubeuf nous propose un petit ouvrage raffiné et relié sous une couverture un peu triste et scolaire. Tout amateur d’art lyrique connaît bien André Tubeuf, sa science de la langue et de l’écriture, et sa science tout court concernant l’opéra. Il explique à son lecteur déjà conquis par avance qu’il ne s’agira pas d’un historique, mais plutôt d’un petit livre d’impressions et de souvenirs, mêlant l’histoire, l’art, la philosophie, l’érudition, la société et l’art lyrique à Vienne. Autant dire que chacun y trouvera ce qu’il sera venu y chercher.</p>
<p> </p>
<p>L’avant-propos – très laudatif et plein d’anecdotes inintéressantes – de Dominique Meyer, actuel directeur de l’opéra de Vienne, nous apprend peu de choses. Mais il rappelle quand même que le diapason y est l’un des plus hauts du monde (<em>la</em> 443), et que l’activité y demeure intense (300 représentations par an, cinquante titres d’opéra et une dizaine de ballets).</p>
<p> </p>
<p>Sous couvert de la programmation de l’opéra de Vienne, c’est bien une grande fresque de l’histoire de l’opéra depuis le milieu du XVIIe siècle que nous propose André Tubeuf. Le côté « catalogue des œuvres » est souvent un peu trop présent, enrichi de listes impressionnantes de chanteurs et de cantatrices au plus haut niveau, qui lui donnent du corps (si j’ose dire), des chefs dont le rôle est abondamment explicité, voire justifié (longs développements sur Karajan, dépassant de loin le seul opéra de Vienne), et enfin des directeurs successifs qui ont participé à la construction de la légende du lieu. L’histoire de l’institution, son ancrage social, sa programmation, ses choix esthétiques se déroule parallèlement, mais parfois d’une manière quelque peu elliptique qui oblige souvent à revenir en arrière pour vérifier en quelle année on se trouve. On voit ainsi se construire sous nos yeux le mythe qui survit encore aujourd’hui.</p>
<p> </p>
<p>Bien sûr, les heures sombres de l’avant-guerre et de la guerre de 40 sont esquissées, mais sans plus, de façon sage et convenue : il semblerait presque qu’il s’agisse d’un caprice de diva. Et pourtant, à Vienne, la musique « dégénérée » a été bannie, et les musiques de Malher, Berg, Offenbach et autres compositeurs juifs n’ont plus eu droit de cité. Le passé nazi du Staatsoper de Vienne a bien été mis en lumière par une remarquable exposition présentée en 2008 à Vienne, et reprise sous une forme réduite au théâtre des Champs-Elysées placé alors encore sous la direction de Dominique Meyer.</p>
<p> </p>
<p>Amoureux de l’opéra de Vienne, André Tubeuf l’est visiblement, passionnément. Peut-on pour autant adhérer à ce qu’il écrit en conclusion : « Vienne reste et restera dans l’imaginaire d’un public mondial, avec la seule Scala de Milan, la maison d’opéra dont on rêve ». Il est des raccourcis par trop audacieux.</p>
<p> </p>
<p>L’iconographie du livre n’est pas vraiment abondante (41 illustrations), mais l’édition est soignée (encore que l’on s’interroge : à la légende de la page 66, ne serai-ce pas Maria Cebotari plutôt que Lebotari – citée p 69 dans le rôle de la comtesse de <em>Capriccio</em> –, et à la légende de la photo p. 72, ne serait-ce pas Sena plutôt que Lena Jurinac ?)</p>
<p> </p>
<p>Avec les choix financiers drastiques que doivent faire les lyricomanes, y a-t-il encore place aujourd’hui pour un petit livre – aussi charmant soit-il – à 28 euros les 117 pages ? Mais que les plus fortunés n’hésitent pas à se plonger dans ce beau langage nostalgique parfois un peu vain et bavard, ils en sortiront tout rêveurs, et n’auront d’autre alternative que de réserver aussitôt leur billet d’avion et d’opéra (même si la qualité n’est plus ce qu’elle a été) pour se refondre une fois de plus, avec les délices que l’on imagine, dans la bourgeoisie viennoise bien pensante.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Jean-Marcel Humbert</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Régine Crespin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/deux-en-une/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 16:17:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/deux-en-une/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les feux du purgatoire n’auront pas consumé longtemps Régine Crespin. Moins de trois ans après sa disparition (le 5 juillet 2007), l’Opéra de Paris et la BNF unissent leurs archives pour lui rendre hommage sous forme d’une exposition, à découvrir au Palais Garnier du 19 juin au 30 septembre 2010. Hubert Nyssen, fondateur d’Actes Sud, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Les feux du purgatoire n’auront pas consumé longtemps Régine Crespin. Moins de trois ans après sa disparition (le 5 juillet 2007), l’Opéra de Paris et la BNF unissent leurs archives pour lui rendre hommage sous forme d’une exposition, à découvrir au Palais Garnier du 19 juin au 30 septembre 2010. Hubert Nyssen, fondateur d’Actes Sud, ne pouvait laisser passer cette occasion d’associer une nouvelle fois sa maison d’édition à celle dont il est un grand admirateur, de la voix comme de la personnalité1. C’est donc sous le label arlésien que parait le catalogue de l’exposition. Livre plutôt que catalogue d’ailleurs par son format à la française et sa couverture cartonnée. Et objet d’art plutôt que livre quand on découvre en le feuilletant la place qu’occupent les photographies par rapport au texte. Ce dernier se résume en effet à une courte préface dans laquelle Hubert Nyssen fait la part de Régine et de Crespin, suivie d’un article d’André Tubeuf qui joue aussi sur la dualité entre la femme et l’artiste avant de retracer dans les grandes lignes le parcours de la chanteuse. Moins de dix pages en tout. Du bon Tubeuf cependant, inspiré comme toujours, non pas embrouillé comme parfois, qui donne à entendre quelques fragments d’une voix unique. Des notes – ce fameux <em>la</em> bémol « exquisément flotté » – une chair, une force, une âme et un cœur, Régine et Crespin à la fois. Les crédits photographiques et une chronologie détaillée de sa carrière, de 1949 à 1990, recomposée par Inès Piovesan, constituent en fin de volume l’unique documentation. Pourquoi tant de laconisme ? Peut-être pour ne pas faire double emploi avec <em>A la scène, à la ville</em> qui proposait déjà en annexe une discographie ainsi que la liste exhaustive des rôles d’opéras chantés, des compositeurs abordés, des récompenses reçues, des villes, des théâtres et des festivals fréquentés.</p>
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<p>Priorité à l’image donc selon un découpage qui hésite entre chronologie et thématique : Enfance, adolescence et débuts ; La wagnérienne ; Ambassadrice du chant français ; Grands rôles, grands personnages ; Scènes du monde ; Portraits ; Dernières apparitions. Sept chapitres qui rassemblent près de cent-vingt photos essentiellement en noir et blanc. Seules trois ou quatre osent la couleur, une Carmen brune, une Santuzza blonde – la dualité toujours ! – et, hors scène, un portrait sur fond de mer bleue, en vacances à Majorque, les traits reposés, les yeux mi-clos et un sourire de Joconde qui donnent au visage un air d’éternité. Ainsi quelques instantanés dévoilent la femme derrière la diva, Régine derrière Crespin, selon la rhétorique chère aux auteurs.</p>
<p>Régine enfant, la silhouette longue mais l’ovale du menton déjà dessiné, l’adolescente au sourire hésitant ou la jeune fille du Midi, la pose effrontée, les cheveux sauvages. Régine encore, plus tard, méconnaissable en robe noire, très Danielle Darrieux dans <em>Madame de.</em> Régine surprise en ménagère au pied du four, Régine pensive, cadrée de près, sous un chapeau blanc.</p>
<p>Et face à Régine : Crespin, encore plus nombreuse. Crespin la sainte : Elisabeth de <em>Tannhäuser</em> votive et couronnée ; madame Lidoine également enturbannée pour la création française des <em>Dialogues des Carmélites</em>. Crespin la vierge, que la jeunesse des traits teinte d’une pureté troublante : Helmwige, une des Walkyries à Paris en 1951 ; Marguerite de <em>Faust </em>aux lourdes paupières dont on imagine, à la regarder, la douceur songeuse de son « Roi de Thulé » ; Elsa à Mulhouse en 1950, deux nappes blondes sur le corsage comme deux ruisseaux de larmes. Desdemona à la même époque affirme déjà dans la moue une sensualité qui annonce Carmen et préfigure cette Giulietta des <em>Contes d’Hoffmann</em> que Paris hua et qui derrière un éventail de dentelles abrite un décolleté trop sage pour être honnête. Crespin l’aguicheuse, Crespin la charmeuse et puis évidemment, Crespin la tragédienne : défigurée par la peur en Comtesse de <em>La Dame de Pique ;</em> première prieure terrifiante et terrifiée ; Didon possédée, les mains tendues vers Enée déjà disparu ; Iphigénie pétrifiée ; Kundry hébétée ou illuminée ; Gioconda dont le regard cerclé de noir suggère le geste irréparable. Crespin royale en Fedra à Milan en 1959 ; en Maréchale poudrée, une mouche noire sur le méplat ; et, d’une certaine manière, en Grande Duchesse à Bobino en 1974. Crespin surprenante en Marina dans Boris Godounov, redevenue <em>Madame de</em>, un bouquet de plumes blanches à la main. Crespin en répétition avec Wieland Wagner, en concert à l&rsquo;ORTF ou chez elle avenue Frochot, enseignant le chant à un jeune Philippe Rouillon. Crespin la lionne, bien entendu, qui rugit sa colère dans la célèbre <em>Tosca</em> photographiée en 1960 à Monte-Carlo. Et tant d’autres Crespin encore. Jusqu’à ce portrait magnifique, page 115, choisi aussi pour la couverture – ce n’est pas un hasard – qui donne à contempler Régine et Crespin en un seul visage. Réconciliées. Eternelle.</p>
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<p> <strong>Christophe Rizoud</strong></p>
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<p>1 C’est déjà Actes Sud qui avait publié les mémoires de Régine Crespin, <em>A la Scène, à la ville</em>, dont on recommande vivement la lecture</p>
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