Depuis longtemps confronté à de grosses difficultés financières, et notamment à des problèmes de remplissage dans son trop vaste Coliseum londonien, l’English National Opera affiche pour la saison prochaine quatre nouvelles productions seulement contre cinq reprises. Au chapitre des nouveautés, Aida, avec en alternance Latonia Moore et Morenike Fadayomi dans le rôle-titre, la première mondiale de Marnie, nouvel opéra de Nico Muhly d’après le film de Hitchcock, l’opérette Iolanthe de Gilbert et Sullivan, et La traviata montée par le directeur artistique de la maison, Daniel Kramer. Au chapitre des reprises, de l’inusable (Le Songe d’un nuit d’été de Robert Carsen), de l’audacieux (le Satyagraha coproduit avec le Met, Gandhi étant cette fois incarné par Toby Spence), du classique (Le Barbier de Séville vu par Jonathan Miller), du chic (Les Noces de Figaro dans la mise en scène de Fiona Shaw, avec Lucy Crowe en comtesse et Thomas Oliemans en Figaro) et du choc (Rodelinda mis en scène par Richard Jones, avec le Bertarido de Tim Mead). Plus un spectacle hors les murs, The Turn of the Screw en plein air, au Regent’s Park Theatre. Saison assez peu aventureuse, finalement, à rebours de l’image novatrice et téméraire qui fut jadis celle de l’ENO. Mais le temps sont durs, même après le Brexit.
Dure saison 17-18 à l’English National Opera
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Brève
27 avril 2017
Dure saison 17-18 à l’English National Opera
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