A Bordeaux, l’ambition d’un « opéra citoyen », davantage ouvert sur la ville, les quartiers et de nouveaux publics, continue de guider la politique culturelle engagée ces dernières années. Cette orientation se reflète de nouveau en 2026-27.
En marge d’une programmation éclectique, la saison comptera quatre grands titres à proprement parler : Didon et Enée, Carmen, Macbeth et La Fiancée du tsar. Les affiches misent davantage sur la cohérence artistique que sur l’accumulation de grandes vedettes internationales. Parmi les distributions, on remarque cependant le premier ( ?) Don José de Julien Henric, la présence de Jérôme Boutillier en Escamillo ainsi que celle de Catherine Hunold et Mathias Vidal dans La Fiancée du tsar. A défaut, il reste à espérer de belles révélations.
En parallèle, l’institution poursuit le développement de formats plus diversifiés – et économiques : un Requiem de Mozart mis en scène par Stefan Braunschweig, Lucia di Lammermoor en version de concert avec Nadine Sierra, une adaptation participative de La Fille du régiment, ou encore Fantasio d’Offenbach sous une forme légère pour piano et chœur, pensée dans une logique de sobriété de production.
Plusieurs récitals prestigieux se chargent de rehausser la saison — Pene Pati, Pretty Yende, Sabine Devieilhe, Julie Fuchs… — ainsi qu’un hommage très attendu à Béatrice Uria-Monzon.
Certains regrettent une programmation moins spectaculaire qu’à d’autres périodes de l’histoire récente de l’institution. Question de budget ? Assurément. De volonté politique aussi. La promesse de rupture brandie par la nouvelle équipe municipale sera-t-elle suivi d’effets ?
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