« Alléluia ! Un contraltino nous est né », écrivions-nous à la sortie d’Otello – de Rossini – à Francfort en septembre 2019. Avec plusieurs prix et seulement quatre saisons à son actif, Jack Swanson, en Rodrigo, slalomait sans trébucher sur une partition semée de peaux de banane. Depuis, le ténor américain, né en 1992, a tracé sa route. Pesaro, Paris — où il revient à la rentrée, du 12 septembre au 10 octobre —, Vérone et même New York ont applaudi son interprétation échevelée d’Almaviva dans Il barbiere di Siviglia. Séduction de timbre, élégance de la ligne, fluidité des vocalises : ses atouts sont nombreux.
Mais réduire Jack Swanson au Barbier reviendrait à exiger d’un feu d’artifice une seule étincelle. D’autres rôles rossiniens – Ramiro, Belfiore – jalonneront une saison prochaine qui lorgne aussi vers d’autres compositeurs – Mozart, Donizetti, Orff, Beethoven – sur les plus grandes scènes internationales : Genève, Barcelone et Milan.
Six ans après notre « Alléluia ! », le contraltino a dépassé le cap de la promesse pour rejoindre la famille des ténors avec lesquels il faut compter.

