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Laurent Naouri © Alvaro Yanez

Laurent Naouri par-delà le bien et le mal

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Brève
3 décembre 2014
Laurent Naouri par-delà le bien et le mal

Quand il ne chante pas la mélodie française ou Michel Legrand avec son épouse, que fait Laurent Naouri ? Eh bien il crée, figurez-vous. Le 29 novembre, à Londres, il était la voix chantée dans A Song of Good and Evil, œuvre musicalo-théâtrale qui évoque trois vies : celle de deux avocats, Hersch Lauterpacht et Rafael Lemkin, concepteurs de la notion de crime contre l’humanité, et celle de Hans Frank, un des nazis condamnés à mort lors des procès de Nuremberg. L’auteur du texte, le juriste franco-britannique Philippe Sands, en était aussi l’un des deux narrateurs, avec Vanessa Redgrave. Accompagné par le pianiste Guillaume de Chassy, Laurent Naouri y chantait notamment « Erbarme dich » de la Passion selon saint Mathieu, « L’énigme éternelle » tirée des Mélodies hébraïques de Ravel, mais il a aussi assuré la création d’une bien curieuse mélodie, composée par Frédéric Chaslin « en imitation de Richard Strauss » : en 1943, le compositeur du Chevalier à la rose avait en effet mis en musique un texte à la gloire de Hans Frank, Wer tritt herein, so fesch und schlank?, mais la partition en est perdue. A quand une version française de ce spectacle ?

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