La première de Lucia di Lammermoor à l’Opéra Royal de Wallonie cristallise décidément bien des situations conflictuelles. Alors que, moins d’une heure avant le début de la représentation, le théâtre avait été pris d’assaut par des manifestants, la représentation elle-même ne pouvait manquer de ramener sur le devant de la scène la question du licenciement de deux chanteurs de la production quelques jours auparavant. À lire La Libre, c’est peut-être même principalement cela qui justifie que l’on consacre un article à cette reprise de la Lucia montée en 2015 par Stefano Mazzonis. Et Nicolas Blanmont d’aborder d’emblée les rôles d’Arturo et Normanno, respectivement repris par Oreste Cosimo et Filippo Adami : « On n’est […] pas convaincu d’y avoir gagné au change ». Il salue en revanche un Julien Behr (Edgardo) « formidable » et « excellent » et une Zuzana Marková (Lucia) qui, bien qu’annoncée souffrante, a offert une prestation « remarquable ». L’Enrico de Lionel Lhote, « noir et claquant à souhait », est également parfaitement convaincant. Si les rôles principaux ont donc gagné les faveurs du critique, les deux rôles litigieux le laissent perplexe : « tout ça pour ça ? ».
Liège : « tout ça pour ça ? »
Partager sur :
Brève
22 novembre 2021
Liège : « tout ça pour ça ? »
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
- 12 avril 2026
- 23 mars 2026
Vous pourriez être intéressé par :
Une Flûte théâtrale qui transforme l’œuvre en un Hörspiel foisonnant, renouvelant profondément l’écoute. Fidèle à l’esprit du Singspiel, cette lecture est portée par une distribution jeune et investie, la direction toujours inventive de René Jacobs et un orchestre éblouissant.
Il suffit de lire le dramatis personae et tout est dit : Crespin, Janowitz, Vickers, Stewart, Talvela, Karajan. Des choix qui étonnèrent en 1967. L’époque des géants, Mödl, Nilsson, Hotter, s’éloignait à peine, et voilà qu’on proposait un Wagner lyrique, quasi belcantiste, vibrant d’humanité.
[themoneytizer id="121707-28"]


