17 février 1904 : la soprano Rosina Storchio, qui a créé Mimì dans La Bohème de Leoncavallo, et le rôle-titre de Zazà du même Leoncavallo, connaît le plus cuisant échec de sa carrière en interprétant Cio-Cio-San le soir de la première de Madama Butterfly, à La Scala. Elle jure alors de ne plus jamais reprendre ce personnage, mais elle ne tiendra pas longtemps cette promesse et interprètera la version révisée, dite « de Brescia », grâce à laquelle l’œuvre de Puccini a pu devenir le sixième opéra le plus joué au monde. Depuis, la version originale est rarement donnée et on la confie en général à des chanteuses qui ont déjà fait leurs preuves dans la deuxième version. Ce n’était pas le cas de María José Siri qui, en décembre dernier, interprétait à La Scala la Butterfly de Milan sans jamais avoir été d’abord celle de Brescia et qui, samedi dernier, 22 juillet, ajoutait à son répertoire la version « habituelle » dans le cadre du festival de Macerata. Dans la mise en scène signée Nicola Berloffa, Cio-Cio-San devient la propriétaire japonaise d’un cinéma fréquenté par les GI, où l’on projette les films d’Esther Williams…
María José Siri, Butterfly 2 après Butterfly 1
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Brève
24 juillet 2017
María José Siri, Butterfly 2 après Butterfly 1
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