Peu de gens connaissent Marcella de Osma. Né le 16 juin 1934, le soprano italien faisait partie de ces sopranos lyrico-dramatiques comme il en existait beaucoup à son époque, solide et fiable, avec une bonne technique et un timbre corsé et chaleureux, un certain tempérament dramatique, un legato impeccable. Elle avait débuté avec La Traviata au Teatro Nuovo de Milan le 5 juillet 1954. Sans jamais atteindre une grande notoriété, elle chante dans toute l’Italie (Scala, Rome, Parma, Gènes…) et dans le reste de l’Europe (par exemple Norma à Oviedo, La Forza del Destino à Monte Carlo, Aida à Bucarest, Don Carlo à Vienne, Aida à Barcelone…) et outre-Atlantique (Philadelphia Opera, Rio de Janeiro). À la Scala, elle est la doublure de Renata Tebaldi et de Birgit Nilsson. Parmi ses meilleures rôles, on citera Abigaille dans Nabucco (on peut en trouver un enregistrement intégral initialement publié chez Bongiovanni avec Aldo Protti, dirigé par Nicola Rescigno), Aida, La forza del destino, Macbeth, Odabella dans Attila, l’Elvira d’Ernani… Son répertoire est assez vaste, comprenant d’un côté des rôles comme Beatrice di Tenda, Palmira dans L’assedio di Corinto ou Norma et de l’autre Manon Lescaut, Tosca, La Gioconda, Mefistofele, Andrea Chénier en passant par Amelia d’Un ballo in maschera et les deux Leonora de Verdi. Ses enregistrements en studio semblent se limiter à un Stabat Mater de Rossini aux côtés de Fiorenza Cossotto.



