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Vincent Pavesi © DR

Vincent Pavesi, une basse disparaît prématurément

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Brève
17 juillet 2019
Vincent Pavesi, une basse disparaît prématurément

La basse franco-italienne Vincent Pavesi est mort à l’âge de 49 ans, emporté par un cancer. Cet élève du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris était un chanteur de second plan. La dénomination n’a rien de péjoratif, au contraire. Elle regroupe ces artistes auxquels, éblouis par l’éclat des noms en haut de l’affiche, on ne prête pas toujours assez attention. Son répertoire comprenait Zuniga dans Carmen, Colline dans La Bohème, Sciarrone dans Tosca ou Albert dans La Juive, des rôles secondaires et pourtant essentiels. Qu’ils ne soient pas correctement interprétés et la représentation boite. Il fut aussi, si l’on en croit le site de France Musique, Sarastro dans Die Zauberflöte – un rôle de premier plan pour le coup – 122 fois dans 24 pays différents. Une mère professeur d’anglais l’avait aidé à acquérir une maîtrise de la langue de Shakespeare relevée par notre cher Yvan Beuvard lors des représentations dijonnaises en 2016 de Curlew River. « Son chant est simple, naturel, sans jamais tomber dans la caricature onctueuse », écrivait-il « Sa vocalité anglaise ne permet pas de le distinguer du reste de la distribution, tant elle est aboutie ». Sa jeune maturité rend sa disparition encore plus déplorable.

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