Forum Opéra

Miroirs de Gounod : La Nonne sanglante

arrow_back_iosarrow_forward_ios
Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Actualité
21 mai 2018
Miroirs de Gounod : La Nonne sanglante

Infos sur l’œuvre

Détails

A partir du 2 juin, la Salle Favart redonne sa chance à La Nonne sanglante, rarissime opéra de Gounod dont la résurrection scénique a eu lieu en 2008 en Allemagne.


Composition : juillet 1852 à juillet 1853

Création : 18 octobre 1854, à l’Académie impériale de musique

Cette année-là : Meyerbeer s’essaye à l’opéra-comique avec L’Etoile du nord, créé Salle Favart le 16 février. Le 28 février, Vilnius présente la première scénique de l’opéra Halka de Moniuszko.

Librettistes : Eugène Scribe, Casimir et Germain Delavigne

Genre : Opéra en cinq actes

Intrigue : Promise à Théobald de Luddorf, Agnès de Moldaw est éprise du frère cadet de son futur époux. Elle veut s’enfuir avec lui en profitant de l’apparition annuelle du fantôme de la Nonne sanglante, mais Rodolphe de Luddorf, croyant voir son amante déguisée, jure fidélité éternelle au spectre. La malédiction dont la Nonne est victime ne cessera qu’à la mort de son assassin, qui n’est autre que le comte de Luddorf. Réticent à tuer son père, Rodolphe veut s’exiler, mais le comte choisit de se laisser tuer dans un guet-apens destiné à son fils. La Nonne peut enfin dormir en paix, et Rodolphe épouser Agnès.

Personnages : Rodolphe, ténor ; Agnès, soprano ; la Nonne, mezzo-soprano ; le comte Luddorf, basse ; le baron Moldaw, basse ; Pierre l’Ermite, basse ; Arthur, soprano

Les créateurs : Après un passage par l’Opéra-Comique, où elle créa notamment le rôle travesti de Pygmalion, dans la Galathée de Victor Massé, la mezzo Palmyre Wertheimber avait été engagée par l’Opéra de Paris, où elle reprit le rôle de Fidès dans Le Prophète et celui de Leonor dans La Favorite. Dans La Nonne sanglante, elle avait « la fluidité du spectre, la légèreté de l’ombre, la voix creuse et fatale de l’habitant du tombeau ». Théophile Gautier était enthousiasmé par sa voix sombre qui réveillait en lui le mythe de l’hermaphrodite (en 1859, Meyerbeer transposa pour elle le rôle de Hoël, créé par le baryton Faure, dans Le Pardon de Ploërmel).

Le tube : Le duo de la Nonne et de Rodolphe, au troisième acte, pour lequel Gounod s’efforça d’inventer une musique « spectrale », un type de déclamation propre à une revenante

La scie : Les airs du page Arthur, un peu trop « opéra-comique » peut-être, mais seuls véritables airs solistes de la partition, comme ne manqua pas de le souligner la critique lors de la création.

Anecdote : Le livret, d’abord proposé à Berlioz en 1841, qui ne tarda pas à s’en désintéresser – à moins qu’il n’en ait été spolié –, passa ensuite entre les mains de grands (Halévy, Félicien David) et de moins grands compositeurs (Clapisson). Il fut même envisagé de le soumettre à Verdi

CD recommandé : unique version existante, un live capté en Allemagne en 2008 par le label CPO

DVD recommandé : Si les représentations données en juin 2018 à l’Opéra-Comique sont filmées, tous les espoirs sont permis (Vidéo en ligne sur culturebox pour une durée limitée)

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
>

Infos sur l’œuvre

Détails

>

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Enfin de quoi se réjouir des JO !
CDSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Après une Carmen remarquée en 2023 à l’Opéra de Rouen, Romain Gilbert vient de mettre en scène une flamboyante Gioconda au Teatro San Carlo de Naples. Quelques semaines avant le début du Festival d’Aix, dans lequel il mettra en espace la Clémence de Titus et assistera Claus Guth pour un Samson très attendu, rencontre avec le metteur en scène.
Interview
Le 29 janvier 1909 à Torre del Lago, la jeune Doria Manfredi, employée de la famille Puccini, meurt empoisonnée, poussée au suicide par Elvira Puccini qui l’accusait d’être la maîtresse de son mari. Le scandale est énorme. Si l’innocence de la jeune fille est rapidement reconnue, il faudra près de cent ans pour connaître l’incroyable vérité.
Actualité
A l’Opéra de Marseille, Paolo Arrivabeni dirigera dans quelques jours Un ballo in maschera marquant ainsi le vingtième anniversaire de sa présence. 
Interview
[themoneytizer id="121707-28"]