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	<title>Vier letzte Lieder - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vier letzte Lieder - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>RAVEL, Boléro &#8211; Evian</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ravel-bolero-evian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La danse s&#8217;invite aux Rencontres Musicales d&#8217;Evian pour une ambitieuse soirée entre répertoire et création. Le Béjart Ballet&#160;Lausanne a traversé le Léman pour offrir son Boléro dans une version inédite, celle pour chœur de voix mixtes initiée par l&#8217;Ensemble des Métaboles.L&#8217;air de rien, ainsi, un vent quasi révolutionnaire souffle sur l&#8217;institution suisse garante de l&#8217;héritage &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La danse s&rsquo;invite aux<strong> Rencontres Musicales d&rsquo;Evian</strong> pour une ambitieuse soirée entre répertoire et création. Le <strong>Béjart Ballet</strong>&nbsp;<strong>Lausanne</strong> a traversé le Léman pour offrir son<em> Boléro</em> dans une version inédite, celle pour chœur de voix mixtes initiée par l&rsquo;Ensemble des <strong>Métaboles</strong>.<br>L&rsquo;air de rien, ainsi, un vent quasi révolutionnaire souffle sur l&rsquo;institution suisse garante de l&rsquo;héritage du chorégraphe&nbsp;: c&rsquo;est peut-être la première fois que ses formidables danseurs se produisent dans leur programme phare sur une musique qui n&rsquo;est pas celle de la version historique.<br><strong>Thibault Perrine</strong> en a écrit une transcription pour chœur mixte à la demande de <strong>Léo Warynski</strong>. L&rsquo;ensemble, qui fête ses quinze ans, relève là un défi de taille : alors que la voix est l&rsquo;un des seuls instruments à ne pas être utilisé par Maurice Ravel dans son <em>Boléro</em> ; transformer une apothéose de l&rsquo;orchestre en ivresse vocale.<br>Indéniablement, l&rsquo;a cappella renforce la dimension primitive et tribale de l’œuvre, cassant l&rsquo;aspect savant de la partition. Onomatopées, sifflements, percussions corporelles enrichissent discrètement la technique lyrique classique.<br>Les chanteurs, magnifiquement installés sur la galerie, en fond de scène, parmi les troncs de bouleaux, surplombent le plateau, participant à une cérémonie mystérieuse relevant de la transe incantatoire.<br>La superposition des timbres, très individualisés, constitue un joli écho à celui des vents qui entrent successivement au début du <em>Boléro</em>, mais il n&rsquo;est pas simple pour l&rsquo;oreille d&rsquo;accueillir cette perturbation et aussi riche que soit le travail de couleur des Métaboles, elles peinent à atteindre la plénitude de la version orchestrale.</p>
<p>Rendre le colossal crescendo symphonique par la seule présence des voix semble une gageure quasi impossible à relever. L&rsquo;ensemble ne démérite pas et propose un travail très abouti bien que la justesse s&rsquo;avère parfois hasardeuse.<br>Happé par l&rsquo;hypnotique chorégraphie, submergé par cette sensualité triomphante, le spectateur ne peut que s&rsquo;enthousiasmer devant l&rsquo;extraordinaire prestation de la soliste, <strong>Kathleen Thielhelm</strong> et du Béjart Ballet.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MJ3_3696-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193663"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Les Mélèzes &#8211; Matthieu Joffres</sup></figcaption></figure>


<p>Avant l&rsquo;hymne à la vie que constitue le Boléro, deux courts ballets avaient explorés son revers, le thème d&rsquo;une fin inéluctable. L&rsquo;occasion de découvrir la proposition prenante, pleine de souffle des frères <strong>Pierre et Théo Fouchenneret</strong> de l&rsquo;adagio cantabile de la sonate pour violon n7 de Ludwig van Beethoven. Cet <em>Adage pour deux</em>, superbement dansé par <strong>Elisabet Ros</strong> et <strong>Julien Favreau</strong> reprend le propos du ballet <em>Rendez-vous</em> de Roland Petit&nbsp;: un homme rencontre son destin&nbsp;; sa mort a visage de femme.</p>
<p>En ouverture, cinq danseurs illustraient les <em>quatre derniers Lieder</em> de Richard Strauss, dans une chorégraphie toute aussi classique. <strong>Marianne Croux</strong> et Théo Fouchenneret – habitués du festival –&nbsp;en offrent une version sensible et habitée qui mène la chanteuse au bord des larmes au moment des saluts.<br>La soprano franco-belge a déjà travaillé avec les danseurs de l&rsquo;opéra de Paris en 2019 comme soprano solo dans les <em>Noces</em> de Stravinsky. Elle termine cette saison avec deux beaux succès à son actif, avec d&rsquo;une part, un <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bizet-integrale-des-melodies/">disque des <em>mélodies</em> de Bizet</a>, et d&rsquo;autre part une <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-paris-tce/">Donna Anna</a> remarquée au Théâtre des Champs Elysées.</p>
<p>Ce soir encore, le timbre est opulent, rond et bien couvert. Le legato se fait sensuel et les nuances caressantes dans « September ». Si la diction est perfectible, en quatre Lieder, du printemps au soleil couchant, l&rsquo;émotion est prégnante ; l&rsquo;écoute, intense. Désemparée dans« Beim Schlafengehen », elle reprend – après la ligne surprise du violon qui s&rsquo;invite un instant, comme un clin d&rsquo;oeil à la version orchestrale –&nbsp;dans un beau crescendo, bien canalisé, qui flatte l&rsquo;ampleur de la voix avant que cette dernière ne s&rsquo;épanouisse dans une déchirante lamentation.<br>Le piano, très affirmé dans « Im Abendrot &nbsp;», sait également se nuancer de beaucoup de délicatesse et s&rsquo;avère d&rsquo;un soutien sans faille face à la belle présence hiératique et fragile de la cantatrice.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MJ3_1705-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193654"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Les Mélèzes &#8211; Matthieu Joffres</sup></figcaption></figure>
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		<title>Richard STRAUSS, Vier letzte Lieder &#8211; Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/richard-strauss-vier-letzte-lieder-bruxelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 13:33:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une interview donnée autour du Ring mis en scène à Bayreuth en 1976, Patrice Chéreau avouait qu&#8217;il ne s&#8217;était jamais remis du choc reçu la première fois qu&#8217;il avait vu un chanteur lyrique sur scène. La force et l&#8217;intensité de ce que pouvait produire le corps humain l&#8217;avaient laissé hébété. Voir Christiane Karg chanter &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une interview donnée autour du <em>Ring</em> mis en scène à Bayreuth en 1976, Patrice Chéreau avouait qu&rsquo;il ne s&rsquo;était jamais remis du choc reçu la première fois qu&rsquo;il avait vu un chanteur lyrique sur scène. La force et l&rsquo;intensité de ce que pouvait produire le corps humain l&rsquo;avaient laissé hébété. Voir <strong>Christiane Karg</strong> chanter sur scène renforce ce mystère du corps chantant : d&rsquo;une minceur diaphane, de taille modeste, la soprano allemande parvient pourtant à remplir l&rsquo;immense nef du Palais des Beaux Arts de Bruxelles sans effort apparent. C&rsquo;est sans jamais forcer le trait que sa voix dialogue avec les instrumentistes de <strong>l&rsquo;Orchestre national de Belgique,</strong> et lorsque le trait de Richard Strauss se fait plus épais, que l&rsquo;orchestre monte en puissance, elle écarte légèrement les bras, ouvre la bouche un peu plus grand, et triomphe sans coup férir de ces brefs face-à-face, tout en gardant son texte intelligible et plein de sens.</p>
<p>Mais le chant n&rsquo;est pas qu&rsquo;un mystère physique. C&rsquo;est aussi l&rsquo;art d&rsquo;établir un contact avec le public, et le silence qui régnait parmi les deux mille spectateurs témoignait d&rsquo;une sorte de transe collective. Nous avons même vu couler quelques larmes. Alors certes, on pourrait détailler les détails techniques qui font de Christiane Karg une artiste de premier plan : ce timbre à la pureté liquide, pourtant facilement reconnaissable, ce souffle inépuisable, cette facilité avec les ornements, ce camaïeu de couleurs qu&rsquo;elle déploie, l&rsquo;égalité des registres, l&rsquo;aisance avec laquelle sa voix se fait l&rsquo;écho du violon solo lorsqu&rsquo;elle évoque son « âme qui s&rsquo;élance dans le cercle enchanté de la nuit ». Mais que tout cela paraîtrait vain face à une interprétation qui s&rsquo;impose d&rsquo;elle-même, où tout est à la fois naturel et évident. Le mérite en revient aussi à un <strong>Antony Hermus</strong> très attentif à sa chanteuse, qui sait respirer avec elle et qui dose avec beaucoup d&rsquo;adresse les sortilèges orchestraux du dernier Strauss.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/0C6A9749-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-174548" width="910" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption">Belgian National Orchestra @ Martin Driguez</figcaption></figure>


<p>Après tant de ferveur, la seconde partie du concert s&rsquo;annonçait comme une gageure, avec la <em>Septième Symphonie</em> de Mahler, souvent surnommée «le chant de la nuit». Une oeuvre parmi les plus difficiles du répertoire, et qui met tous les pupitres de l&rsquo;orchestre à rude épreuve. Le redoutable premier mouvement Langsam &#8211; Allegro, avec ses incessants changements d&rsquo;atmosphère, de tonalité et de mesure, manque par moment d&rsquo;assurance. Les cordes&nbsp; de l&rsquo;ONB y sont poussées dans leurs derniers retranchements, surtout qu&rsquo;elles doivent donner la réplique à un pupitre de cuivres d&rsquo;une solidité d&rsquo;airain (Le cor ! Le tuba Wagner !).</p>
<p>Mais tout le monde garde son calme, Antony Hermus sait à quel moment il doit épauler ses musiciens, et quand leur laisser la bride sur le cou. Après ce début quelque peu hésitant, l&rsquo;orchestre se ressaisit, et la première Nachtmusik est un festival de détails heureux, le Scherzo prend à la gorge par son angoisse mêlée d&rsquo;hédonisme et la deuxième Nachtmusik fait honneur à son indication : andante amoroso. Le finale est bien cette «radieuse lumière du jour» voulue par Mahler, où les instrumentistes, enfin libérés de toute crainte, s&rsquo;en donnent à coeur joie, explorant tous les recoins d&rsquo;une écriture où l&rsquo;orchestre devient lui-même spectacle, pour la plus grande joie d&rsquo;un public en liesse.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/richard-strauss-vier-letzte-lieder-bruxelles/">Richard STRAUSS, Vier letzte Lieder &#8211; Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STRAUSS, Vier letzte Lieder &#8211; Besançon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-vier-letzte-lieder-besancon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le public attendait Gabriela Scherer comme soliste, et Dan Ettinger à la direction, ni l’une ni l’autre n’auront été disponibles&#8230; Si le remplacement du dernier était connu, ce n’est qu’au début du concert que l’annonce est faite de la présence de Dorothea Herbert. L’attention n’en sera que redoublée. L’Orchestre Philharmonique de Stuttgart, dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le public attendait Gabriela Scherer comme soliste, et Dan Ettinger à la direction, ni l’une ni l’autre n’auront été disponibles&#8230; Si le remplacement du dernier était connu, ce n’est qu’au début du concert que l’annonce est faite de la présence de <strong>Dorothea Herbert</strong>. L’attention n’en sera que redoublée. L’Orchestre Philharmonique de Stuttgart, dans sa plus grande formation, sera la troisième découverte de cette extraordinaire soirée.</p>
<p>Nous laisserons les spécialistes du bouddhisme disserter sur cette forme ésotérique, tantrique, que représente le <em>Vajrayana</em>, qu’illustre l’une des premières compositions pour orchestre (2015) de Camille Pépin. L&rsquo;aménagement du Théâtre Ledoux autorise une communion intime entre musiciens et auditeurs. Onirique, étrange par ses textures, par une science de l’écriture où l’on identifie les sources debussystes et l’influence de Messiaen, l’ouvrage a été retenu comme hommage à la France, précisément à Besançon, à laquelle la compositrice doit une part de sa notoriété. L’exercice est redoutable, tant l’écriture virtuose est exigeante. La direction experte de <strong>Andrey Boreyko</strong> obtient de ses musiciens une précision et un engagement exemplaires, tout en conférant à cette musique toute sa poésie, sa magie et sa vigueur. On est conquis.</p>
<p>Avouons-le comme un enfant qui trempe son doigt dans la confiture (sauf qu’il s’agit d’un tout autre bonheur) : ce sont les <em>Quatre derniers lieder</em> de Strauss qui avaient motivé notre gourmandise. Le changement de soliste comme de chef induisait une certaine perplexité lorsque retentissaient à l’orchestre les premières notes de <em>Frühling</em>. Dorothea Herbert, straussienne comme wagnérienne (elle vient de faire ses débuts à Bayreuth), mais tout autant mozartienne (consacrée à Glyndebourne), a absolument tout pour chanter ces <em>Vier letzte</em><em> Lieder</em>. La voix, ample, épanouie, au riche medium comme aux aigus lumineux, impressionne dès les premières notes. Un lyrisme juste, contenu, d’une suprême distinction, assorti de couleurs irisées participe à notre émotion. Malgré une articulation qui fait la part belle à chaque syllabe, à chaque mot, bien que connaissant le poème de Hesse, on peine à toujours en saisir le sens (1). Mais n’est-ce pas également le cas de la plupart des solistes, y compris des plus célèbres ? Si la longueur de voix, le soutien ne sont pas en cause, le soin porté au texte la conduit à faire de chaque phrase une parure dont chaque perle est égrenée, fut-ce au détriment du legato. Pourquoi pas, tant les autres qualités sont patentes ? L’orchestre, transparent, tisse un écrin somptueux, frémissant, palpitant, moiré, à la voix, pour cette évocation nostalgique du printemps, de la jeunesse. <em>September</em> lui oppose la réalité de la vieillesse, ultime expression résignée, traduite par une voix ineffable et une formation dont les flûtes suggèrent la chute des gouttes tombant des feuilles. L’orchestre scintille, avec le violon solo donnant la réplique à la voix, d’une exaltation contenue (« l’âme va planer, libre enfin, et vivre mille vies »), dans la berceuse apaisée de<em> Beim Schlafengehen</em>.  Enfin,<em> Im Abendrot</em> couronne le cycle. L’orchestre s’y montre fluide, irréel, bien qu’au grand complet, serein, avant l’entrée de la voix. « Nous sommes las du voyage, serait-ce donc la mort ? ». L’ultime interrogation à laquelle répondent les cors dans ce postlude épuisé, ralenti, diminuendo, nous étreint, comme le long silence qui suit. Résumé et aboutissement de tout l’art de Strauss, aussi magistral dans son écriture vocale qu’orchestrale, c’est certainement l’une des œuvres les plus fortes de tout notre patrimoine musical, vécue ce soir dans sa plénitude, son intimité et sa grandeur.</p>
<p>La fertile carrière internationale d’<strong>Andrey Boreyko</strong> l’a déjà conduit à enregistrer avec des musiciens de Stuttgart, et sa familiarité confiante à l’ensemble est manifeste. L’orchestre, riche en couleurs, toujours lisible, se montre capable des nuances les plus subtiles, des contrastes les plus impressionnants, et d’une précision diabolique. Ses équilibres, dosés avec soin, autorisent des modelés exemplaires et on ne sait quel pupitre s’y montre le plus juste tant l’excellence est au rendez-vous.  Dans ce que la grande tradition russe, héritée de Mravinski, nous a légué de meilleur, nous allons redécouvrir la célèbre « Pathétique », si souvent galvaudée, qui retrouve ce soir une prodigieuse énergie, où les contrastes accusés, les phrasés, les équilibres conduisent une forme de jubilation désespérée (2), loin des clichés, heureusement débarrassée de toute boursouflure, de tout pathos ajouté. Toujours, ça respire et ça chante jusqu’au cri et au paroxysme, dans un lyrisme jamais dévergondé, avec élégance et raffinement, mais aussi avec une force peu commune, tellurique. Malgré son effectif, l’orchestre est chambriste. La direction est admirable, d’une gestique sobre, explicite, efficace. Ainsi, dans le deuxième mouvement (<em>Allegro con grazia</em>), se fait-elle la plus discrète, réduite à l’essentiel, le chef se préoccupant seulement des départs, de quelques nuances et phrasés : l’orchestre y rayonne, de toutes ses lumières, le bonheur des musiciens se lit dans leur expression. On entend tout, on est suspendu au discours orchestral comme si l’encre de la partition était encore fraîche. Le long et absolu silence qui suit le dernier souffle (quadruple piano) traduit cette communion rare entre l’orchestre et le public. Interminables seront les ovations que lui réservera ce dernier.</p>
<p>Par-delà le changement de distribution, on était droit de s’interroger sur la programmation d’œuvres relevant d’esthétiques aussi éloignées. Au terme de ce concert mémorable, le fédérateur, jamais cité mais dont la lumière est quasi constante, apparaît avec une forme d’évidence : Mozart, dieu tutélaire de Strauss comme de Tchaïkovski, était bien dans la salle. Dorothea Herbert et Andrey Boreyko sont deux très grands artistes, deux noms à garder en mémoire, et il faut savoir gré au Festival de Besançon de nous avoir permis leur heureuse découverte, comme celle des <em>Stuttgarter Philharmoniker</em>. Pourquoi sont-ils si rares dans l’Hexagone, nos organisateurs de concerts seraient-ils sourds ?</p>
<pre>(1) Seule réserve : alors que la poésie imagée de Hesse et de Eichendorff gouverne tout, l’écriture vocale comme orchestrale, que chaque mot, chaque évocation trouvent la plus belle des traductions musicales, pourquoi laisser le public dans sa méconnaissance ? Faute de programme de salle, un sur-titrage de leur traduction, sinon de leur texte aurait été bienvenu. 
(2) L’orchestre fête son jubilé. La... jubilation dont il nous gratifie, de Camille Pépin à Tchaïkovsky, n’est-elle pas la marque que les ans n’ont pas de prise sur les institutions conduites avec intelligence ?</pre>
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		<title>STRAUSS, Vier letzte Lieder – Grenade</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-vier-letzte-lieder-grenade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La France tient une place importante dans la programmation du Festival International de Musique et de Danse de Grenade. L’année dernière, une production du Retablo de Maese Pedro de Manuel de Falla soulignait cette proximité entre l’Espagne et l’Hexagone. Initialement créée en 1923, l’œuvre avait été une commande de Winnaretta Singer, princesse de Polignac – &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La France tient une place importante dans la programmation du Festival International de Musique et de Danse de Grenade. L’année dernière, une production du <i>Retablo de Maese Pedro</i> de Manuel de Falla soulignait cette proximité entre l’Espagne et l’Hexagone. Initialement créée en 1923, l’œuvre avait été une commande de Winnaretta Singer, princesse de Polignac – un nom qui renvoie à toute une époque ainsi qu’à la tradition du mécénat français.</p>
<p>Pour la dernière édition sous sa conduite, le directeur Antonio Moral a encore fait appel à de nombreux artistes français, dont Alexandre Kantorow, ainsi qu&rsquo;à Bernard Foccroulle et l’Orchestre de Paris avec son chef principal Klaus Mäkelä. Si le monde de la danse était représenté entre autres par Blanca Li, membre de l’Académie des beaux-arts, le public a également pu découvrir un <i>Cendrillon </i>interprété par le Ballet Nice Méditerranée, dont le directeur artistique, Éric Vu-An, est décédé ce 8 juin à l’âge de soixante ans. Éclectique, la version de Thierry Malandain, créée en 2014 à Berlin, prend en compte l’aspect hybride de la partition de Prokofiev, avec ses contrastes parfois dramatiques entre sonorités du XX<sup>e</sup> siècle et insouciance néo-classique. Une chorégraphie traditionnelle donne lieu à quelques gestes et constellations insoupçonnés très esthétiques, tout cela dans le décor du Théâtre du Généralife aux merveilleux jardins de l’Alhambra.</p>
<p>Le lendemain, au monastère de San Jeronimo, le compositeur José María Sánchez-Verdú, artiste en résidence, consacre un commentaire musical contemporain aux <i>Sept Dernières Paroles du Christ en croix</i> de Joseph Haydn. <i>SHEBA</i>, dont les sept mouvements sont joués en alternance avec l’œuvre de Haydn, fait ressortir des éléments d’écriture de celle-ci. Comme s’il la regardait à travers une loupe, Sánchez-Verdú extrait des sonorités rauques et des timbres scintillants de cette partition classique, en écrivant pour le même effectif orchestral. L’Académie baroque du festival sous la baguette d’Aarón Zapico maîtrise souverainement ce dialogue de styles.</p>
<p>De retour à l’Alhambra, le concert de clôture au palais de Charles Quint était aux prises avec les aléas temporels du championnat d’Europe de football, retransmis en direct sur un écran surplombant la scène. À la tête de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse – autre invité français – le finlandais Tarmo Peltokoski, jeune chef de vingt-quatre ans qui prendra les rênes de l’orchestre au mois de septembre, proposait un programme austro-allemand. L’exubérance de l’ouverture des <i>Maitres chanteurs de Nuremberg </i>de Wagner rencontrait deux chants du cygne : <i>Vier letzte Lieder </i>de Richard Strauss et la <i>Symphonie n° 9</i> de Bruckner, restée inachevée à la mort du compositeur.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/240714-Orchestre-national-du-Capitole-de-Toulouse-a-Palacio-Carlos-V-Fermin-Rodriguez-_0070-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-168633"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Festival de Granada | Fermín Rodríguez</sup></figcaption></figure>


<p>Malgré les possibles résonances historiques entre les <i>Maîtres chanteurs</i> et le palais de Charles Quint – l’intrigue de l’un et la construction de l’autre datent du début du XVI<sup>e</sup> siècle – l’ouverture peine à prendre son envol, les nombreux motifs et structures disparaissant derrière un son trop homogène. Cela change au cours des <i>Vier letzte Lieder</i>. Si la prestation de la soprano Elsa Dreisig est d’abord d’une grande innocence, presque candide, elle évolue vers une attitude plus charnelle. Alors que les sonorités du deuxième lied, <i>Septembre</i>, résonnent étonnamment dans les jardins de l’Alhambra, la voix de la chanteuse s’épanouit. Des graves, faisant preuve de « grain », jusqu’aux aigus d’une grande pureté, elle incarne progressivement la partition sereine et mélancolique de Strauss, qui lui assigne aussi de longs silences. Aux derniers mots, la distance du début a cédé la place à une expression assumée.</p>
<p>Cette assurance se fait aussi sentir dans l’interprétation de la neuvième symphonie de Bruckner, œuvre avec laquelle Tarmo Peltokoski se montre parfaitement à l’aise. Avec des gestes précis et mesurés, et quelques manifestations de fougue, il indique plus qu’il n’ordonne une direction à l’orchestre. L’influence wagnérienne, les différents caractères rythmiques du Scherzo, les larges lignes mélodiques de l’Adagio, et surtout les nombreuses ruptures, lorsque la musique semble se heurter à un obstacle avant de rassembler ses forces – tout cela devient alors cohérent. Cet « expressionnisme féroce avant la lettre », comme le précise le critique musical Luis Suñén dans la note de programme, il dévoile tous ses pouvoirs formels et expressifs.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Avec une durée inhabituelle (presque six semaines pour l’édition de 2024) et une programmation internationale de très haute qualité, le festival de Grenade figure aujourd’hui parmi les événements musicaux les plus importants d’Europe. À partir de 2025, le philosophe et musicologue Paolo Pinamonti, ancien directeur de la Fenice, de l’opéra de Naples et membre du patronat de la Fondation Manuel de Falla, en prendra la direction. Ses expériences embrassent aussi bien la scène européenne que des enjeux andalous, et ce sont précisément ces deux pôles qui définissent le profil du festival.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-vier-letzte-lieder-grenade/">STRAUSS, Vier letzte Lieder – Grenade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STRAUSS, Vier letzte Lieder &#8211; Toulouse (La Halle aux grains)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-vier-letzte-lieder-toulouse-la-halle-aux-grains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 03:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des silences qui en disent long. Et dont on voudrait qu’ils durent, s’étirent, ne serait-ce que quelques secondes. Histoire de retenir l&#8217;émotion, retarder encore un peu la brisure, le basculement avant la manifestation des passions du public sous emprise. Il y a eu deux de ces beaux moments pour clôturer les deux pièces &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des silences qui en disent long. Et dont on voudrait qu’ils durent, s’étirent, ne serait-ce que quelques secondes. Histoire de retenir l&rsquo;émotion, retarder encore un peu la brisure, le basculement avant la manifestation des passions du public sous emprise. Il y a eu deux de ces beaux moments pour clôturer les deux pièces à l’affiche du concert de l’autre soir à la Halle aux Grains de Toulouse. A l’issue du <em>feierlich</em> de la symphonie N°9 d’Anton Bruckner, le chef <strong>Tarmo Peltokoski</strong> a retenu de toutes ses forces et de longues secondes durant, la tension qu’il avait créée pendant une heure à la tête de ce qui est désormais son orchestre, le National du Capitole. Ce jeune (très jeune même, il a 24 ans) chef finlandais a été recruté pour succéder à Tugan Sokhiev, et ce qui se dit déjà sur la place toulousaine est assez enthousiasmant et donne envie de découvrir ses talents sur une saison complète. Pour cette seconde partie de concert, Peltokoski n’avait pas choisi la facilité tant cette ultime symphonie de Bruckner réserve des changements d’atmosphère incessants, qu’il faut rendre sans rompre le fil narratif. C’est ce qu’il a bien fait, dirigeant d’autorité un orchestre que l’on sent rompu à ce répertoire (Mahler et Strauss, mais aussi Chostakovitch, sont régulièrement à son programme).<br />
Mais nous venions principalement pour écouter les <em>Quatre derniers lieder</em> de Richard Strauss, testament musical bien trop concis&nbsp;; un ou deux codicilles n’auraient pas été de refus, pour prolonger cette ambiance crépusculaire dont on ne se lasse pas et que Strauss a si bien renseignée dans <em>Capriccio</em> ou, déjà, <em>Rosenkavalier </em>(Monologue du I de la Maréchale). Plus que toute autre pièce, ces quatre chants&nbsp; exigent une maîtrise ultime, une retenue parfaite des moyens développés. On ne saurait concéder nulle place à l’affectation, l’emphase ou l’excès. Les poèmes (Hesse et Eichendorff) &nbsp;ne le permettent pas, qui disent tous quatre le rêve (<em>Frühling</em>), l’automne de la vie (<em>September</em>), le lâcher-prise (<em>Beim</em> <em>Schlafengehen</em>) et enfin la paix éternelle (<em>Im</em> <em>Abendrot</em>) avec des moyens d&rsquo;une rare économie. Pour dire tout cela et en faire un récit cohérent et construit, la soprano israélienne Chen Reiss, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-missa-solemnis-paris-philharmonie/">applaudie récemment à la Philharmonie</a> dans la <em>Missa Solemnis</em>, déploie mille et un atours. Le moindre n’est pas de savoir se fondre, se couler dans les vagues de l’orchestre avec ce tout juste d’autorité qui l’impose à l’auditeur. Certes, elle est là et bien là, tient toute sa place, dans une posture fière et appliquée, mais elle sait aussi rester en retrait, se lovant, se noyant dans la chaude marée des cordes et des cuivres. La voix est claire, presque froide. Ne l’est-elle pas trop ? Nous nous posons d’emblée (<em>Frühling</em>) la question. N’y manque-t-il pas cette expression de brisure, de fragilité, de patine aussi qu’une vie trop longue a imposée à soi-même ? N’aurait-on pas attendu plus de gravité, une certaine pesanteur, qu’appelle du reste l’accompagnement orchestral ?<br />
Mais non finalement, cette lente descente vers le crépuscule que nous récite Chen Reiss, est celle d’une âme restée jeune et qui se livre aux forces de la nuit, en toute confiance. La technique est là, solide, pour tisser cette toile translucide, si fragile (les ultimes vers «&nbsp;So tief im Abendrot./Wie sind wir wandermüde -/Ist dies etwa der Tod&nbsp;?&nbsp;» ne tolèrent pas la moindre approximation), sans se perdre (les <em>forte</em> ne sont jamais forcés) ni rompre le charme.<br />
Et puis le silence. Avant la communion avec un public sous emprise.</p>
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		<title>STRAUSS, Vier letzte Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/strauss-vier-letzte-lieder/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant d’écouter, on s’interroge : pourquoi n’avoir pas enrichi le programme, d’une durée indigente ? Le choix était large, entre les Métamorphoses, d’autres lieder de Strauss, ou encore les Wesendonck Lieder de Wagner, entre autres, parmi les compléments les plus en harmonie. Mais au sortir de cette immersion sonore, cette question apparaît vaine. Seul le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant d’écouter, on s’interroge : pourquoi n’avoir pas enrichi le programme, d’une durée indigente ? Le choix était large, entre les <em>Métamorphoses</em>, d’autres lieder de Strauss, ou encore les <em>Wesendonck Lieder</em> de Wagner, entre autres, parmi les compléments les plus en harmonie. Mais au sortir de cette immersion sonore, cette question apparaît vaine. Seul le silence sied – recueilli, suspendu – après que les dernières notes (ici, du piano) se soient éteintes.</p>
<p>Nul besoin de présenter ces <em>Quatre derniers lieder</em> , où, au terme de son existence, Richard Strauss, apaisé, prend congé de ce monde. Si leur abondante discographie est dominée par quelques interprétations malaisées à départager, les versions transcrites avec piano sont rares : une demi-douzaine seulement, dont celle de Waltraud Meier. A signaler aussi, isolés, un <em>Im Abendrot</em> d’anthologie qu’osa Matthias Goerne en 2020, avec Seong-Jin Cho (DG) et un anecdotique <em>Beim Schlafengehen </em>(Sony) dont on ne retient que le nom de Glenn Gould. C’est dire que le couplage de la version originale, avec orchestre, et de celle transcrite pour piano (1) est bienvenu.</p>
<p><strong>Asmik Grigorian</strong>, dont les affinités avec Strauss sont connues, avait enregistré les<em> Quatre derniers lieder</em> avant de les chanter à Paris, toujours avec son complice,<strong> Mikko Franck</strong>, à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le 15 septembre dernier (2). Ce qui frappe, d’emblée, c’est la pâte orchestrale somptueuse du Philharmonique de Radio France. A-t-on jamais approché la perfection de si près ? Ecouté des cors plus séduisants, des flûtes plus colorées ? La prise de son, exemplaire de précision et d’équilibre, permet de suivre toutes les parties, y compris dans les nuances les plus ténues. Celles-ci sont scrupuleusement observées, et la direction de Mikko Franck est un modèle de souplesse pour marier les lignes et renouveler la dynamique. <em>Im Frühling</em> fait palpiter l’orchestre pour atteindre à la plénitude. <em>September</em> est magique, avec ses cordes divisées, les trilles des seconds violons, les flûtes figuralistes qui font tomber les gouttes d’eau de feuille en feuille. Le violon solo de <em>Beim Schlafengehen</em>, puis les cors, relèvent de l’exception. Quant à <em>Im Abendrot</em>, à son mystère ineffable, à sa dissolution, c’est l’aboutissement le plus achevé.</p>
<p>De la soprano lituanienne, la voix est connue, au souffle infini, égale, puissante et colorée, au large ambitus : un authentique soprano dramatique répondant aux exigences d’une œuvre surhumaine. Cependant, impossible d’oublier telle ou telle référence dans la version avec orchestre. La pureté de Flagstad, la fraîcheur d’une Della Casa (3) habitée, la sensibilité de Janowitz, particulièrement dans <em>Beim Schlafengehen, </em>la beauté apollinienne de Schwarzkopf, on pourrait citer Popp, Norman, Varady, et combien d’autres&#8230; la concurrence est rude. Même si la maîtrise vocale est admirable, une certaine raideur se manifeste, comme si l’orchestre était un rival. Par ailleurs, les puristes germanistes lui feront grief d’une maîtrise superficielle de la langue, difficilement compréhensible. La lecture, retenue à souhait, aurait gagné à laisser poindre davantage l’émotion.</p>
<p>A peine plus d’un an après cet enregistrement avec orchestre, notre soliste reprend l&rsquo;ouvrage avec le pianiste (et directeur du festival de Salzbourg) <strong>Markus Hinterhäuser</strong>. Evidemment, l’approche en est très différente, la voix déroule maintenant son chant avec un naturel rare, avec souplesse, en des phrasés magistraux, comme si l&rsquo;instrumentiste avait changé. Le mystère, la fraîcheur, incontestables, nous ravissent. <em>September</em> et <em>Beim Schlafengehen</em> sont des merveilles, servies par un piano complice, qui distille chaque note. On oublie les versions orchestrales, quels qu’en soient les interprètes, pour une œuvre aussi émouvante qu’originale, où le temps semble suspendu, avec des tempi généralement plus retenus que d’ordinaire (4).  L’émotion est constante, le bonheur parfait. Cette version est appelée à faire référence.</p>
<p>La pochette surprend, par son titre (« 4 + 4 = ∞ ; Laws of solitude ») comme par ses illustrations enfantines originales, (5), celles-ci illustrant le bref propos de la soprano lyrique (« I am not alone… when I am alone »). La notice d’accompagnement écrit pour finir « …le XIXe siècle musical s’achève en 1948. » Affirmation qui, avec un peu de recul, nous paraît infondée. Strauss n’a cessé de se renouveler jusqu’à cette ascèse ultime, qui relève si peu de l’esthétique du XIXe S. Par ailleurs, l’histoire a maintenant ringardisé la parenthèse des avant-gardistes prétentieux et dominateurs. La musique qui s’adresse à chacun et à tous, à notre sensibilité, oublieuse des dogmes et des diktats, n’est pas morte avec la <em>Deuxième sonate</em> <em>pour piano</em> de Boulez. Et elle a encore de beaux jours devant elle. Vive Strauss !</p>
<ul>
<li>
<pre>1. La version piano, éditée aussitôt après celle avec orchestre par Boosey &amp; Hawkes en 1950, confie la transcription des trois lieder sur des textes de Hesse à Max Wolff, et celle. d’<em>Im Abendroth</em>, à Ernst Roth (dédicataire du lied). Ici c’est celle de John Gribben qui est retenue.
2. Elle les avait également donnés à Rome, avec Antonio Pappano, en avril 23.
3. Rappelons que Franz ("Bubi") Strauss, le fils, choisit l’interprétation de Lisa Della Casa pour être jouée à ses funérailles. Elle les grava deux fois avec Böhm (1953 puis 1958).
4. Teresa Zylis-Gara, avec orchestre, suspendait <em>Im Abendrot</em> encore davantage (8:26)
5. De sa fille, Lea, née en 2016.</pre>
</li>
</ul>
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		<title>Benjamin Bernheim chantera Hoffman à Salzbourg en 2024</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/benjamin-bernheim-chantera-hoffman-a-salzbourg-en-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Bouctot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 17:16:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La programmation du festival de Salzbourg en 2024 proposera pas moins de dix opéras dont la moitié en version concert. Autour des traditionnels Don Giovanni sous la baguette de Teodor Currentzis et Cosi Fan tutte illuminé par la présence de Cecilia Bartoli en Sesto, d’Alexandra Marcellier et Melissa Petit, culmineront les Contes d’Hoffman dans la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La programmation du festival de Salzbourg en 2024 proposera pas moins de dix opéras dont la moitié en version concert. Autour des traditionnels <em>Don Giovanni</em> sous la baguette de <strong>Teodor Currentzis</strong> et<em> Cosi Fan tutte</em> illuminé par la présence de <strong>Cecilia Bartoli</strong> en Sesto, <strong>d’Alexandra Marcellier</strong> et <strong>Melissa Petit</strong>, culmineront <em>les Contes d’Hoffman</em> dans la mise en scène de <strong>Mariame Clément</strong> et la direction de <strong>Marc Minkowski</strong>. <strong>Benjamin Bernheim</strong> y interprétera le rôle-titre .</p>
<p>La mezzo-soprano suisse <strong>Eve-Maud Hubeaux</strong> apparaîtra à la fois dans l’<em>Hamlet</em> d’Ambroise Thomas aux côtés de <strong>Lisette Oropesa</strong> et <strong>Stéphane Degout</strong> et dans <em>Capriccio</em> avec <strong>Elsa Dreisig</strong> sous la direction de <strong>Christian Thielemann</strong></p>
<p>A noter également les récitals <strong>d’Elina Garanca</strong> et <strong>Matthias Goerne</strong> ainsi que les <em>Vier Letzte Lieder</em> de Strauss avec la soprano <strong>Asmik Grigorian</strong> sous la direction de <strong>Gustavo Dudamel</strong></p>
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		<title>Strauss : Four last songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/strauss-four-last-songs-rachel-willis-sorensen-en-quete-de-lessentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son premier album solo, paru au printemps dernier, Rachel Willis-Sørensen réussissait un coup de maître en proposant un vaste tour d’horizon, de Mozart à Lehár, en passant par Dvořák. Elle se concentre pour son deuxième opus discographique sur un seul compositeur : Richard Strauss, ses Quatre derniers lieder et son dernier opéra Capriccio, avec la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son premier album solo, paru au printemps dernier, <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong> réussissait un <a href="https://www.forumopera.com/cd/rachel-willis-sorensen-album-solo-tout-terrain-tout-confort">coup de maître</a> en proposant un vaste tour d’horizon, de Mozart à Lehár, en passant par Dvořák. Elle se concentre pour son deuxième opus discographique sur un seul compositeur : Richard Strauss, ses <em>Quatre derniers lieder</em> et son dernier opéra <em>Capriccio,</em> avec la scène finale.</p>
<p>Elle connaît bien Strauss pour avoir abordé la Maréchale au ROH sous la direction d’<strong>Andris</strong> <strong>Nelsons</strong> (qu’elle retrouve pour cet enregistrement, à la tête cette fois du Gewandhausorchester Leipzig). Elle a repris le rôle au Semperoper de Dresde dont elle a été membre de la troupe de 2012 à 2015, puis à Munich. Et elle ajoutera une nouvelle héroïne straussienne à son tableau de chasse, Arabella, dans la nouvelle production du Deutsche Oper de Berlin à partir du 18 mars 2023.</p>
<p>Les cinq pièces proposées sont parfaitement assorties. Elles parlent en effet de la même chose, ou plutôt elles portent en elles la même quête de l&rsquo;essentiel, les mêmes interrogations intérieures ; celles ayant trait à la vanité de nos vies, à la fin d’un monde, à l’impossibilité tout à la fois de s’y retrouver totalement et de s’en détacher. Depuis le <em>Chevalier</em>, la question du temps qui file hante Strauss et traverse nombre de ses œuvres. Strauss est le témoin d’un monde qui s’écroule et dans lequel, à la fin de sa vie (l’époque de <em>Capriccio</em> et des <em>Vier letzte Lieder</em>), il ne se reconnaîtra plus. Dans cette perspective, on aurait appécié que Rachel Willis-Sørensen nous gratifie de sa propre  vision du monologue de la Maréchale « Da geht er hin… » suivi de « Die Zeit, die ist ein sonderbar’ Ding », ce qui aurait fait sens et …rendu le minutage de cet opus un peu moins chiche.</p>
<p>Il existe au moins deux façons d’aborder les héroïnes straussiennes – et donc les problématiques existentielles qu’elles véhiculent : la fragilité et la maîtrise. Ce sont alors deux visions qui sont proposées et opposées, face à l’adversité et son caractère inéluctable : soit on se résigne, soit on s’efforce, sans en être obligatoirement convaincu, de rester maître du cours des choses. Anne Schwanewilms est une parfaite illustration de la première option, Rachel Willis-Sørensen de la seconde. Trancher relèvera de la question de goût.</p>
<p>Le Gewandhausorchester de Leipzig est à son aise dans ce répertoire ; les tempi choisis sont parfaits, les cordes sont lumineuses (le cor un peu moins), l’écrin est soigné pour accompagner la voix de Rachel Willis-Sørensen. </p>
<p>Il y a beaucoup de choses à admirer dans la prestation de la soprano américaine ; la moindre n’est pas sa quasi parfaite maîtrise de la langue originale.</p>
<p>Elle aborde le redoutable <em>Frühling</em> avec une vaillance crâne, sans laisser de place au doute, ni au rêve toutefois, dont il est question.</p>
<p>Dans <em>September</em>, la magie opère totalement ; elle noircit le médium (dernière strophe), entre enfin dans cette zone d’ombre qui sied tant à ces quatre pièces.</p>
<p>Avec <em>Beim Schlafengehen</em>, la palette des couleurs s’élargit, l’émotion affleure et la tension devient sensible. Tout cela tient à si peu : l’intelligence fine du texte, la capacité à briser la glace et laisser libre cours au lyrisme tout à la fois fervent et maîtrisé. Les moyens vocaux sont immenses.</p>
<p><em>Im Abendrot</em> est un splendide regard vers le passé ; la nostalgie, cette fois, est bien là, servie par un mezzo voce de toute beauté, un équilibre parfait avec les cordes, en support continu.</p>
<p>Quant à la Madeleine présentée ici, disons qu’il nous tarde de voir Rachel Willis-Sørensen l’incarner sur scène dans l’intégralité du rôle. L’avant-goût proposé est magnifique. Amplitude de la voix, habitée de haut en bas, longueur de souffle et puis cette ligne de chant, tantôt détachée, tantôt investie jusqu’aux entrailles et qui fait de Madeleine une Comtesse qui conserve sa part de mystère. Et que tout cela est  juste ! <em>Capriccio</em>, on le sait bien, ne se termine pas vraiment. On passe au « Souper » qui est servi ; en fait on passe à autre chose sans avoir répondu à la seule  question qui compte : non pas tant la primauté de la musique ou du texte mais les interrogations sur sa propre vie, ses affres, et ce qui, au final, en restera.</p>
<p>   </p>
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		<title>Vier letzte Lieder — Saint-Denis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/quatre-derniers-lieder-saint-denis-soif-de-vivre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jul 2021 03:14:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La basilique de Saint-Denis est-elle le lieu idoine pour un concert où s&#8217;alternent Wagner, Strauss et Brahms ? Ses imposantes dimensions offrent certes un cadre à la hauteur des œuvres programmées ; mais elles vont de pair avec une acoustique redoutablement réverbérée, qui a tôt fait de rendre peu lisibles les jeux de nuances et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La basilique de Saint-Denis est-elle le lieu idoine pour un concert où s&rsquo;alternent Wagner, Strauss et Brahms ? Ses imposantes dimensions offrent certes un cadre à la hauteur des œuvres programmées ; mais elles vont de pair avec une acoustique redoutablement réverbérée, qui a tôt fait de rendre peu lisibles les jeux de nuances et les enchevêtrements harmoniques. On sait donc gré à<strong> Karina Canellakis</strong> de favoriser, dès l&rsquo;ouverture de <em>Tannhäuser, </em>la mise en lumière des lignes mélodiques plutôt que de s&rsquo;appuyer sur des basses prétendument wagnériennes qui n&rsquo;eussent pas manqué de s&rsquo;étioler sous les hautes voûtes des lieux. Ce Wagner chantant et presque latin constitue un prélude idéal aux <em>Quatre derniers Lieder </em>de Strauss, chant du cygne d&rsquo;un compositeur au faîte de son art, en quête d&rsquo;épure et d&rsquo;effacement. Dans cet univers musical qu&rsquo;elle a fait sien il y a près de 20 ans, <strong>Camilla Nylund </strong>sait, elle aussi, éviter toute lourdeur. Dès les premières mesures d&rsquo;un « Frühling » plus apaisé qu&rsquo;exalté, on comprend que c&rsquo;est par la susbtance même de son timbre que Camilla Nylund construit son interprétation. Son timbre, qui projette son éclat opalescent avec une plénitude intacte sur un « September » ne voulant pas se résoudre à l&rsquo;arrivée de l&rsquo;automne, son timbre encore qui éloigne les ombres de « Beim Schlafengehen » – et le violon solo tout en souplesse de Sarah Nemtanu est au diapason : quand il y a tant de lumière, comment se douterait-on que le crépuscule approche ? On pourrait craindre que tout cela laisse froid, mette à distance ce que les mots et la musique racontent. Mais on est au contraire touché par cet « Im Abendrot » qui ne dévoile qu&rsquo;un soupçon d&rsquo;étonnement, jeunesse encore intacte déjà surprise par la mort. </p>
<p>De même, le début <em>in media res </em>de l&rsquo;<em>Allegro non troppo</em> de la Quatrième symphonie de Brahms n&rsquo;a pas la résignation que l&rsquo;on y entend parfois. Aidée par la clarté naturelle de l&rsquo;Orchestre National de France, Canellakis fait avancer le discours sans s&rsquo;apesantir, refusant trop de solennité à l&rsquo;<em>Andante moderato</em>, et faisant du vif <em>Allegro giocoso </em>le cœur battant d&rsquo;une interprétation toujours animée. Même l&rsquo;imposante passacaille du dernier mouvement, sur le thème de la cantate <em>Nach dir, Herr, verlanget mich </em>de Bach, se bat et se démène avec une rageuse soif de vivre. </p>
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		<title>Renée Fleming sous la baguette de Nathalie Stutzmann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/renee-fleming-sous-la-baguette-de-nathalie-stutzmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 10:38:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On le sait, au bout de neuf ans à peine, Nathalie Stutzmann a dû mettre un terme à l&#8217;activité de son orchestre Orfeo 55. Pour autant, elle est loin d&#8217;avoir renoncé à son activité de chef, et les invitations ne manquent pas de la part des plus prestigieuses formations internationales, et pour diriger un répertoire &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, au bout de neuf ans à peine, <strong>Nathalie Stutzmann</strong> a dû mettre un terme à l&rsquo;activité de <a href="https://www.forumopera.com/breve/nathalie-stutzmann-met-un-terme-aux-activites-dorfeo-55">son orchestre Orfeo 55</a>. Pour autant, elle est loin d&rsquo;avoir renoncé à son activité de chef, et les invitations ne manquent pas de la part des plus prestigieuses formations internationales, et pour diriger un répertoire de plus en plus large, bien au-delà de la seule musique baroque. En avril, par exemple, c&rsquo;est elle qui sera en fosse au Théâtre de la Monnaie lors des représentations de <em>La Dame de pique. </em>Et pour la saison prochaine, vient d&rsquo;être annoncée une rencontre prometteuse : en juin 2021, Nathalie Stutzmann sera à la tête de l&rsquo;orchestre symphonique de San Francisco, pour les <em>Quatre Derniers Lieder</em> chantés par <strong>Renée Fleming</strong>. Plus d&rsquo;informations sur le <a href="https://www.sfsymphony.org/Calendar/Season-Highlights">site du San Francisco Symphony</a>.</p>
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