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Récital Pretty Yende – Tours

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Spectacle
26 septembre 2026
Généreuse marraine

Note ForumOpera.com

2

Légende

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

Détails

Giuseppe Verdi
La traviata :
Prélude
« E strano…sempre libera »
Pietro Mascagni
Cavalliera rusticana :
Intermezzo
Wolfgang Amadeus Mozart
Le Nozze di Figaro
« E susanna non vien…Dove sono »
Charles Gounod
Roméo et Juliette :
Ouverture
« Je veux vivre »
Georges Bizet
Carmen :
Ouverture
« Je dis que rien ne m’épouvante »

Entracte

Gaetano Donizetti
La Fille du Régiment :
Ouverture
Don Pasquale
« Quel guardo il cavaliere »
Vincenzo Bellini
Norma
« Casta diva »
I Puritani
« O rendetemi…Vien diletto »

Bis

Giacomo Puccini
Gianni Schicchi
« O mio babbino caro »

 

Soprano
Pretty Yende
Orchestre Région Centre-Val de Loire/Tours
Direction musicale
Marc Leroy-Calatayud

Opéra de Tours, jeudi 24 septembre 2026, 20h

Depuis son arrivée à la tête de l’Opéra de Tours en 2020, le maestro Laurent Campellone multiplie les initiatives en faveur de sa belle maison, et de l’opéra en général. On avait déjà remarqué ses efforts en faveur du répertoire lyrique français moins connu, lors de son mandat de dix ans à Saint-Etienne. Dans la capitale tourangelle, on garde en mémoire sa « Chorale populaire », lancée en 2022, qui permettait à chacun, même sans formation musicale, d’intégrer une chorale. Puis ce fut sur le même modèle la « Maîtrise populaire » en 2023, l’« Orchestre populaire » l’année suivante et le « Ballet populaire des séniors » en 2025. En cette nouvelle saison 2026-27, c’est enfin la création d’un nouvel orchestre permanent de 32 musiciens ; tout ceci dans un contexte budgétaire qu’il n’est guère besoin de décrire plus avant.
Dès son arrivée sur les bords de Loire, Campellone a souhaité également que chaque saison ait son parrain ou sa marraine ; en 2021-22, ce fut Karine Deshayes, en 2022-23 Michel Plasson, en 2023-24 Roberto Alagna qui pour l’occasion donna un récital non pas au Grand-Théâtre (trop petit !) mais au Palais des Congrès de Tours, en 2024-25 Patricia Petitbon, l’an passé Natalie Dessay et cette année, Campellone a réussi à convaincre Pretty Yende en personne d’être la marraine de la nouvelle saison. Généreuse marraine qui a donné ainsi deux récitals consécutivement au Grand-Théâtre.
Les choses ont été faites en grand puisqu’il s’agit de récitals avec l’accompagnement de l’Orchestre Région Centre-Val de Loire /Tours (une petite soixantaine de musiciens ce soir), dirigé par le chef franco-bolivien de 35 ans Marc Leroy–Calatayud, le tout premier directeur musical de l’Opéra de Tours. Belle prestation de ce nouvel ensemble : un prélude de Traviata tout en dentelle, un Intermezzo de Cavalleria Rusticana point trop dégoulinant de vérisme, une ouverture de Carmen dynamique en diable et une introduction de l’acte II de Norma à laquelle le dramatisme n’a pas manqué. Nous aurons à suivre la destinée de ce nouvel attelage (chef et orchestre), Leroy-Catalayud, à la battue précise et élégante, étant appelé cette saison à diriger à Tours plusieurs pièces majeures (Don Giovanni, Il barbiere et Lucia di Lammermoor).

La soprano sud-africaine a composé un programme ambitieux avec quelques-unes des plus belles pages écrites pour sa voix ; mais nous retiendrons essentiellement la – courte – seconde partie, après l’entracte, de sa prestation. « Quel guardo il cavaliere » (Don Pasquale) bien vocalisée avec les fraiches et juvéniles couleurs qui siéent. « Casta Diva », probablement le plus beau moment de la soirée ; superbe articulation, souffle long, graves et médiums au rendez-vous. Elle conclura « O rendetemi…Vien diletto » (I Puritani) tout en force et en autorité, avant la sensualité magnifiquement rendue du seul bis du programme : « O mio babbino caro » (Gianni Schicchi).
Mais, par contraste, que la première partie nous a semblé laborieuse ! Les difficultés se sont multipliées et rien ne semblait fonctionner. Débuter un récital par « E strano…Sempre libera » peut vite apparaître comme une pure folie, tant les quatre parties de cette scène font appel aux plus extrêmes exigences vocales. La voix n’était pas stabilisée, la justesse avait beaucoup de mal à se fixer, le vibrato se mettait trop tard en place et le legato terminait aux abonnés absents. Yende finit bien sur le contre mi-bémol, mais comme concédé in extremis.
Et comment passer ensuite de cette aria assassin à l’air peut-être moins redoutable mais aux exigences si différentes : le « Dove son » de la Comtesse (Le Nozze di Figaro) ? Là encore, la justesse fera défaut ici et là, dès que la puissance sera exigée. On pourrait faire les mêmes remarques pour la « Valse » de Roméo et Juliette qui suivra.
La première partie se conclura toutefois de plus belle manière par « Je dis que rien ne m’épouvante » (Carmen, acte III, Michaëla) aux accents aussi douloureux que chaleureux.
Après l’entracte, heureusement, le meilleur restait à venir.

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La traviata :
Prélude
« E strano…sempre libera »
Pietro Mascagni
Cavalliera rusticana :
Intermezzo
Wolfgang Amadeus Mozart
Le Nozze di Figaro
« E susanna non vien…Dove sono »
Charles Gounod
Roméo et Juliette :
Ouverture
« Je veux vivre »
Georges Bizet
Carmen :
Ouverture
« Je dis que rien ne m’épouvante »

Entracte

Gaetano Donizetti
La Fille du Régiment :
Ouverture
Don Pasquale
« Quel guardo il cavaliere »
Vincenzo Bellini
Norma
« Casta diva »
I Puritani
« O rendetemi…Vien diletto »

Bis

Giacomo Puccini
Gianni Schicchi
« O mio babbino caro »

 

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Pretty Yende
Orchestre Région Centre-Val de Loire/Tours
Direction musicale
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Opéra de Tours, jeudi 24 septembre 2026, 20h

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