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Soirée anniversaire de Viorica Cortez – Paris

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Spectacle
28 février 2026
Les diamants sont éternels

Note ForumOpera.com

5

Détails

Charles Gounod
Roméo et Juliette
Valse de Juliette (Max Roblain)

Franz Liszt d’après Giuseppe Verdi
Paraphrase de Rigoletto (Ciprian Oloi)

Franz Lehár
Das Land des Lächelns
« Je t’ai donné mon cœur » (Antonio Pereira)

Gioachino Rossini
L’italiana in Algeri
« Cruda sorte » (Sandrine Peris)

Hector Berlioz
Le spectre de la rose (Jacques Loiseleur des Longchamps)

Léo Delibes
Lakmé
Duo des fleurs (Sandrine Peris et Catherine Manandaza)

Frédéric Chopin
Valse op. 64 n°2 (Ciprian Oloi)

Giuseppe Verdi
Don Carlo
« Dio, che nell’alma infondere » (Antonio Pereira et Jacques Loiseleur des Longchamps)

Giacomo Puccini
Turandot
« In questa reggia »

Georg Friedrich Haendel
Partenope
« Furibondo » (Alexis Vassiliev)

Richard Wagner
Tannhäuser
Romerzählung (Paul Gaugler)

Jean-Paul Égide Martini
« Plaisir d’amour » (Alexis Vassiliev)

Franz Liszt
Rêve d’amour (Ciprian Oloi)

Camille Saint-Saëns
Samson et Dalila
« Mon cœur s’ouvre à ta voix » (Viorica Cortez)

Marioara J. Fărcăşanu
« Dor pribeag » (Viorica Cortez)

Giuseppe Verdi
Il trovatore
« Madre, non dormi? » (Viorica Cortez et Paul Gaugler)

Louis Ganne
Les saltimbanques
« C’est l’amour » (tous)

Ludwig van Beethoven
Hymne européen, d’après l’Ode an die Freude (tous)

 

Piano
Ciprian Oloi

Paris, Temple du Luxembourg, le 20 février 2026, 19h.

 

 

 

 

 

Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie où elle élevait sa fille, Viorica Cortez triomphera sur les plus grandes scènes du monde tout en restant boudée incompréhensiblement par les majors du disque (on peut néanmoins la retrouver dans un récital récemment réédité). Elle sera ainsi surnommée « la Carmen du siècle », un rôle qui convenait idéalement à son tempérament volcanique. Dans le prolongement de son 90e anniversaire le 26 décembre dernier, et sous le triple patronage de l’Institut Culturel Roumain de Paris, de l’Ambassade de Roumanie et Noesis Enesco, ses proches et ses admirateurs lui rendaient hommage au cours d’un concert auquel participaient quelques uns de ses amis ou élèves.

Après les hommages de rigueur des institutions, le récital s’ouvre avec une magnifique Valse de Juliette, interprétée par la jeune Max Roblain, lauréate du Concours international de chant Georges Enesco Paris en 2025, ainsi que du prix spécial Catalina Cortez. Élève de Leontina Vaduva, elle-même une des plus belles Juliette autour des années 90, Max Roblain a déjà une belle technique (avec des trilles correctement battus), un ambitus significatif (jusqu’au contre-ré), et on peut parier sur une future grande interprète du rôle. Le ténor Antonio Pereira interprète avec chaleur la version française de l’air du Pays du sourire. Sandrine Peris s’attaque avec honneur aux difficiles vocalises du « Cruda sorte » de L’italiana in Algeri. Familier des lieux, Jacques Loiseleur des Longchamps distille avec finesse et musicalité le magnifique Spectre de la rose berliozien, avant d’être rejoint par Antonio Pereira pour le duo de Don Carlo, bizarrement en italien. Aux côtés de Sandrine Peris, Catherine Manandaza met son timbre cuivré au service d’un Duo des fleurs aérien, avant de changer totalement de registre avec « In questa reggia » extrait de Turandot aux aigus spectaculaires. Avec la mélodie de Martini, « Plaisir d’amour », et surtout dans l’air de Partenope, le contre-ténor Alexis Vassiliev offre une voix bien projetée, un timbre chaud et une vocalisation impeccable. Paul Gaugler semble infatigable dans son Retour de Rome, extrait de Tannhäuser. La voix est homogène sur toute a tessiture, avec une belle couleur argentée. La tâche un brin ingrate d’accompagnateur revient à Ciprian Oloi qui s’en acquitte avec métier, quelques pages en soliste lui permettant de mieux faire apprécier son talent.

Toujours élégante et toujours rayonnante, Viorica Cortez clôt le concert. Bien sûr, les années ont passées mais, comme à l’occasion de son récital en compagnie de sa sœur Mioara en 2019, la diva franco-roumaine sait encore colorer de manière unique le « Mon cœur s’ouvre à ta voix » de Samson et Dalila ou émouvoir avec le délicat duo mère-fils d’Il trovatore. La mélancolique mélodie de Marioara J. Fărcăşanu, « Seigneur, mon désir errant » sur un poème de Octavian Goga, vient ajouter une touche plus intime, la compositrice illustrant ici la souffrance du peuple roumain. Le concert se termine toutefois par une vision plus riante, solistes et public entonnant l’Hymne européen aux paroles pleine d’espoir. Bon anniversaire Viorica !

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Roméo et Juliette
Valse de Juliette (Max Roblain)

Franz Liszt d’après Giuseppe Verdi
Paraphrase de Rigoletto (Ciprian Oloi)

Franz Lehár
Das Land des Lächelns
« Je t’ai donné mon cœur » (Antonio Pereira)

Gioachino Rossini
L’italiana in Algeri
« Cruda sorte » (Sandrine Peris)

Hector Berlioz
Le spectre de la rose (Jacques Loiseleur des Longchamps)

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Valse op. 64 n°2 (Ciprian Oloi)

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Don Carlo
« Dio, che nell’alma infondere » (Antonio Pereira et Jacques Loiseleur des Longchamps)

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Turandot
« In questa reggia »

Georg Friedrich Haendel
Partenope
« Furibondo » (Alexis Vassiliev)

Richard Wagner
Tannhäuser
Romerzählung (Paul Gaugler)

Jean-Paul Égide Martini
« Plaisir d’amour » (Alexis Vassiliev)

Franz Liszt
Rêve d’amour (Ciprian Oloi)

Camille Saint-Saëns
Samson et Dalila
« Mon cœur s’ouvre à ta voix » (Viorica Cortez)

Marioara J. Fărcăşanu
« Dor pribeag » (Viorica Cortez)

Giuseppe Verdi
Il trovatore
« Madre, non dormi? » (Viorica Cortez et Paul Gaugler)

Louis Ganne
Les saltimbanques
« C’est l’amour » (tous)

Ludwig van Beethoven
Hymne européen, d’après l’Ode an die Freude (tous)

 

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Ciprian Oloi

Paris, Temple du Luxembourg, le 20 février 2026, 19h.

 

 

 

 

 

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