Daniela Köhler a été une Brünnhilde (Götterdämmerung) incandescente en juin à Budapest dans la Tétralogie d’adieux de Adam Fischer. Ses engagements remarquables l’ont conduite à aborder Die Kaiserin (Die Frau ohne Schatten), Brünnhilde des deuxième et troisième journées, ou encore Sieglinde. Chez Strauss on a pu l’entendre dans Salome et Ariadne auf Naxos.
– Votre programme de l’été ?
Cet été, je vais me rendre en Corée, au festival de musique de PyeongChang. Ce sera ma première fois en Corée, et j’y chanterai Ariane à Naxos.
– Un festival que vous recommandez ?
Après ma merveilleuse expérience à Budapest, je ne peux bien sûr que recommander tout particulièrement le festival Wagner qui s’y tient. Le niveau musical de tous les artistes est exceptionnel et Budapest vaut toujours le détour.
– Votre livre sur la plage ?
Cette question est pour moi la plus difficile. J’aime beaucoup lire, mais je n’ai malheureusement souvent pas assez de temps. Je peux déjà vous dire que la plage où je me rendrai cette année se trouve à Honfleur, et je suis sûre d’y trouver l’inspiration pour une bonne lecture.
– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
Dans mes écouteurs, j’écoute toujours le prochain rôle que je prépare. En ce moment, il s’agit surtout de différents enregistrements d’Elektra de Richard Strauss. J’adore découvrir comment les grandes collègues qui m’ont précédée ont relevé ce défi.
– Votre plus beau souvenir estival… ?
Bien sûr, ma première année à Bayreuth en 2018. J’ai participé à un opéra pour enfants. J’ai incarné Brünnhilde dans L’Anneau du Nibelung. Et j’ai assuré la doublure d’autres rôles au Festspielhaus. J’ai servi de « doudou » aux étudiants en direction d’orchestre dans le cadre de la master class de Christian Thielemann, et j’ai eu le temps et l’occasion de m’imprégner de l’atmosphère vraiment particulière qui règne sur la colline. Ce fut un été tout à fait exceptionnel pour moi.


