Soprano française spinto-dramatique, Nadège Meden consacre son répertoire aux grands rôles de Verdi, Wagner et Richard Strauss. Formée au Conservatoire de Versailles et à la Schola Cantorum de Paris, elle a poursuivi son perfectionnement en Italie, où elle a notamment été finaliste de la sélection de l’Accademia Voci Verdiane du Teatro Regio de Parme. Son parcours allie une forte exigence musicale à un engagement dramatique affirmé. Polyglotte, elle développe également des projets pluridisciplinaires intégrant la langue des signes et les arts du cirque afin d’explorer de nouvelles formes d’expression lyrique.
– Votre programme de l’été ?
Cet été, je vais à la rencontre du public avec un projet de diffusion de l’opéra hors les murs, qui fait sortir le lyrique des théâtres pour l’installer au cœur de l’espace public parisien. Je retrouverai ensuite le festival Le Courant Passe pour une représentation en plein air de Tosca. En parallèle, je prépare l’enregistrement de mon premier disque, consacré aux mélodies de compositrices françaises, avec la pianiste Soraya Verdier. Après plusieurs concerts au printemps, nous reprendrons le chemin de la scène à la fin du mois d’août.
– Vos vacances, si vous pouvez en prendre ?
J’espère pouvoir m’accorder quelques jours pour changer d’horizon, même si mon été s’annonce bien rempli. J’aime me perdre dans une ville inconnue, entendre une autre langue au détour d’une rue, pousser la porte d’un musée ou d’une librairie. Et si le temps s’y prête, une retraite au calme, avec quelques livres, un carnet pour écrire et le temps de réfléchir, me ferait tout autant rêver.
– Un festival que vous recommandez ?
Les Chorégies d’Orange. Écouter de l’opéra dans le théâtre antique d’Orange est une expérience qui reste gravée dans la mémoire. C’est un lieu où l’histoire et la musique semblent dialoguer naturellement.
– Un livre que vous avez envie de lire ?
Le Smartphone et le Balayeur d’Emmanuel Guibert. J’en ai feuilleté quelques pages et j’ai été surprise par la poésie qui s’en dégage, autant que par la profondeur de sa réflexion philosophique. Moi qui suis une lectrice passionnée de classiques, de poésie et de romans épistolaires, j’ai très envie de poursuivre cette lecture cet été.
– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
Trois, c’est vraiment trop peu… Je dirais, spontanément :
- Dancing on the Ceiling – Chet Baker
- La Valse à mille temps – Jacques Brel
- Ariadne auf Naxos – Richard Strauss, par Jessye Norman, évidemment.
– Votre plus beau souvenir estival… ?
Une nuit passée sur une plage de Malte à discuter avec un ami, en attendant presque en secret le lever du soleil. Il y avait quelque chose de suspendu dans ces heures où la nuit s’efface doucement et où tout semble encore possible.


