Romain Gilbert défend un théâtre lyrique où la dramaturgie naît de la partition, du livret et des interprètes. Loin des relectures provocatrices ou des concepts plaqués, il revendique une approche qui place le chanteur au cœur du spectacle.
Invité des grandes scènes françaises et internationales, le metteur en scène français poursuit un parcours marqué par des productions remarquées, de La Gioconda au Teatro San Carlo à Roméo et Juliette au Dallas Opera, en passant par la mise en espace de La Clémence de Titus au Festival d’Aix-en-Provence.
Sa Carmen, conçue à partir des décors, costumes et documents de régie de la création de 1875 dans le cadre d’une commande du Palazzetto Bru Zane, n’en finit plus de voyager. Après Rouen, Versailles, Hong Kong ou Hanoï, elle poursuivra sa tournée en 2027 à la Fenice de Venise
– Votre programme estival sur scène ?
Cet été sera OFF après une saison très chargée ! Aussi je ferai un passage toujours très agréable par Festival d’Aix-en-Provence et les Chorégies d’Orange puisque je serai dans le sud de la France.
– Vos vacances, si vous avez la possibilité d’en prendre ?
Du temps avec mes amis en Provence, sur la Côte d’Azur et en Calabre ainsi qu’un crochet par la Bretagne !
– Un festival que vous recommandez ?
Les Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild avec une programmation éclectique dans un lieu absolument magique à Saint-Jean-Cap-Ferrat.
– Un livre à lire sur la plage ?
La biographie de Liane de Pougy, courtisane de la fin du 19e siècle qui trouva le chemin de la foi, une inspiration pour un projet à venir !
– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
Je commence à aborder le répertoire de Cavalli et c’est une très belle surprise !
– Votre plus beau souvenir d’été ?
Une édition du Festival de Bayreuth, avec certainement la plus belle production qu’il m’ait été donné de voir de Parsifal, par Stefan Herheim.


