Maxim Mironov fête ses 45 ans ce 30 septembre. Pour l’occasion, ouvrons les archives de Forumopera : en Percy dans Anna Bolena, sa maîtrise vocale « sidère » notre critique à Bergame. Quelques années plus tard, Claire-Marie Caussin voit en lui « un Lindoro idéal » dans L’Italiana in Algeri. À Monte-Carlo, Guillaume Saintagne trouve la formule qui semble défier l’état civil : « La voix semble rester éternellement juvénile, son chant est toujours aussi élégant. »
Rossini n’a pourtant pas l’exclusivité de cette jeunesse. En 2025, à Liège, Dominique Joucken saluait son Ernesto dans Don Pasquale : « La voix est exquise, et menée avec un goût consommé. » Et cet été encore, dans Le Siège de Corinthe à Pesaro, Antoine Brunetto admirait un français limpide et « le chant […] habité, au service du texte ». Voilà un anniversaire que nos archives nous permettent de souhaiter en musique — et sans demander au principal intéressé de ralentir les vocalises.
