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	<title>Mathieu PORDOY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Mathieu PORDOY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Sabine Devieilhe &#8211; Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-sabine-devieilhe-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Septième station, bordelaise cette fois, de la tournée européenne des « Hymnes à l’amour » portés par Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy. Spectacle donné à la Philharmonie de Luxembourg, à Compiègne et Lyon ces tout derniers jours, redonné prochainement à Strasbourg, avant une tournée qui mènera la soprano française (entre autre pour le rôle de Cleopatra de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Septième station, bordelaise cette fois, de la tournée européenne des « Hymnes à l’amour » portés par <strong>Sabine Devieilhe</strong> et <strong>Mathieu Pordoy</strong>. Spectacle donné à la Philharmonie de Luxembourg, à Compiègne et Lyon ces tout derniers jours, redonné prochainement à Strasbourg, avant une tournée qui mènera la soprano française (entre autre pour le rôle de Cleopatra de <em>Giulio Cesare</em>) en Autriche, Hongrie, Allemagne, Pays-Bas, Pologne et Espagne. On retrouve dans ce récital quelques-uns des Lieder de Richard Strauss de <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sabine-devieilhe-lieder-de-mozart-et-richard-strauss/">l’enregistrement de 2024</a>.<br />
La diversité de l’amour en question méritait ce titre au pluriel puisqu’il sera question, dans cette petite heure de concert, des émois de jeunesse, de l’amour conjugal et de la tendresse maternelle. Berceuses, lieder, mélodies issues de plumes variées et souvent féminines, Sabine Devieilhe redira son attachement à faire découvrir ou redécouvrir des compositrices telles que Lili Boulanger, Cécile Cheminade, Germaine Tailleferre ou encore Marguerite Monod.<br />
Mais tout ne se vaut pas et la juxtaposition de pièces maîtresses comme les <em>Mädchenblumen</em> de Strauss et les chansons extraites des <em>Clairières dans le ciel</em> de Boulanger ne contribue pas à la mise en valeur de ces dernières.<br />
D’une façon générale, la logique dans la composition de ce récital, en deux parties, assorties de trois <em>bis </em>bien enthousiasmants pour leur part, ne ressort pas au premier abord. Les deux artistes ont visiblement voulu jouer sur les changements entiers et abrupts d’ambiance entre chaque pièce. De fait, on change de tonalité, de langue même, après chaque morceau, sans aucune interruption, sans marquer de pause (sans même parfois que le pianiste relève la pédale après le dernier accord, c’est dire !). Dommage, car quelques pièces de forte envergure comme « Erev shel shoshanim » (« Un soir de rose » composée par Yosef Hadar sur un  texte en hébreu de Moshe Dor), « Du bist die Ruh » ou encore « Meinem Kinde » auraient mérité quelques instants de recul, avant de partir sur tout autre chose.<br />
Pour en finir avec quelques menues réserves, l’équilibre voix-piano n’est pas parfait, la béquille du couvercle aurait mérité un positionnement moins vertical, l’accompagnement prenant, notamment sur les – nombreuses – pièces chantées <em>piano</em>, une part envahissante. Enfin le lieu lui-même, pour magnifique qu’il soit (l’auditorium du Cours Georges Clémenceau), semble bien peu propice à l’intimité requise et promise par Sabine Devieilhe dans ses mots de salutations initiales.<br />
Mais enfin, quel beau moment ont passé les spectateurs bordelais ! Sabine Devieilhe sait où elle nous emmène et elle le fait avec une assurance crâne. Quel défi tout de même de commencer le récital par « Der Fischerknabe », peut-être la pièce vocalement la plus exigeante de la soirée où tout est requis : le souffle, la portée, les suraigus et les pianissimi aériens. Mais tout est en place et le restera pour les autres morceaux, aussi différents soient-ils les uns des autres. La technique est sans défaut, le timbre toujours aussi enjôleur qui, même dans les lignes de portée supplémentaires, ne perd jamais ni de sa chaleur ni de sa personnalité. Les différents styles (romantique, post-romantique, moderne, contemporain) sont maîtrisés, y compris la gravité de certains morceaux (« Meinem Kinde ») ou encore l’humour d’autres moments (les deux extraits des <em>Clairières dans le ciel</em>).<br />
En parlant d’humour, Mathieu Pordoy n’en manque pas. Le régional de l’étape sait jouer de la voix pour imiter le chat (« Le petit chat triste ») ou le coq (« La nuit au poulailler »). A part cela, on aura de nouveau apprécié une écoute au plus près de la cantatrice et une maîtrise technique sans faille et quasiment sans…interruption.</p>
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		<title>Récital Michael Spyres &#8211; Lausanne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/michael-spyres-en-recital-lausanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un de ces récitals où il se passe quelque chose…. En l’occurrence, une voix en « convalescence » d’une grippe, pour reprendre le mot de l’annonce de Claude Cortese, le directeur de l’Opéra de Lausanne. Souvent ce genre de précaution liminaire se révèle superfétatoire et le concert se déroule sans qu’on remarque rien.Là, le public comprit d’emblée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un de ces récitals où il se passe quelque chose….</p>
<p>En l’occurrence, une voix en « convalescence » d’une grippe, pour reprendre le mot de l’annonce de Claude Cortese, le directeur de l’Opéra de Lausanne. Souvent ce genre de précaution liminaire se révèle superfétatoire et le concert se déroule sans qu’on remarque rien.<br />Là, le public comprit d’emblée que <strong>Michael Spyres</strong> se battait contre des cordes vocales récalcitrantes. Et l’accompagna en toute amitié au long de <em>Nuits d’été</em> (hivernales, plutôt) conquises de haute lutte – les autres pièces d’un programme d’ailleurs subtilement composé allaient être plus aisées.<br />À la fin du concert Michael Spyres et son partenaire pianiste, l’excellent et très attentif <strong>Mathieu Pordoy</strong>, allaient remercier la salle de son « soutien », visiblement touchés de la ferveur qui les avait portés.</p>
<p>Et des applaudissements entre les différentes pièces du cycle de Berlioz, en principe incongrus, qui avaient pris l’allure de pauses bienfaisantes, pendant lesquelles le ténor américain avait pu nébuliser son arrière-gorge avec on ne sait quel produit miracle.</p>

<p>C’était d’ailleurs du panache que de prendre ces mélodies à un tempo aussi lent, et ne facilitant sans doute guère les choses… Déjà dans la <em>Villanelle</em> initiale, mais tout au long d’un cycle qui semble fait pour la voix de baryténor de Spyres, tant il s’étire sur une tessiture démesurée.</p>
<h4><strong>L&rsquo;essentiel</strong></h4>
<p>À vrai dire, on retrouva tout ce qui fait le charme du bel enregistrement qu’il a donné de ces <em>Nuits</em> avec John Nelson et le Philharmonique de Strasbourg. Et le public, embarqué avec lui dans cette aventure, allait être attentif à chaque note, certaines faciles, d’autres conquises, ainsi le <em>la</em> dièse grave du <em>Spectre de la rose</em> ou le <em>fa</em> aigu de <em>Sur les lagunes</em> (« Ah ! sans amour s’en aller sur la mer… »). <br />Bien sûr, certaines de ces notes étaient un peu instables, mais l’essentiel était là : la clarté du registre supérieur dans la <em>Villanelle</em> – même si on sentait bien que le chanteur était là aux aguets de sa voix encore froide –, les longues lignes impeccablement phrasées, l’appui sur le texte, la diction (chaque syllabe détachée sur « Mais ne crains rien, je ne réclame ni Vêpres ni De profundis… »), cet on-ne-sait-quoi de fier et d’altier sur « L’ange qui l’emmena ne voulut pas me prendre ».</p>
<h4><strong>Délicatesses délectables</strong></h4>
<p>Mais surtout cette richesse de timbre, cette couleur de ténor héroïque, celle de Faust ou d’Enée, et toutes sortes de délicatesses : la voix mixte (sur « l’albâtre ») ou l’éclat solaire (sur « J’arrive du paradis »), et, après une nébulisation magique, la transparence retrouvée sur « Reviens, reviens ma bien-aimée ».</p>
<p>Ou encore la légèreté miraculeuse de tel passage d’<em>Au cimetière</em> (la strophe « Un air maladivement tendre » entre voix mixte et demi-teintes), avant l’envol de « Sur les ailes de la musique ». Une technique formidable au service d’une musicalité merveilleusement sensible et de l’esprit d’un texte. Moment suspendu.</p>
<p>Charmant, avant <em>L’île inconnue</em>, ce petit geste signifiant « Allez, on se lance, on verra bien… » et précédant ce morceau de bravoure, d’une belle et conquérante plénitude.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2145" height="2144" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/PORDOY-Mathieu-3-@Tatyana-Vlasova-edited.jpg" alt="" class="wp-image-206330"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu Pordoy @Tatyana Vlasova</sub></figcaption></figure>


<p>Composé en 1933, juste avant que Korngold ne parte pour les USA, le cycle<em> Unvergänglichkeit</em> (Éternité) semblera donner moins de fil à retordre au chanteur. Privilégiant le bas medium, ne se permettant que quelques escapades vers des aigus que Michael Spyres donnera le plus souvent en voix mixte, les cinq lieder de ce mini-cycle (dont le dernier est la répétition intégrale du premier) sont une méditation sur le temps qui passe, l’amour plus fort que la mort, la fatale disparition de toutes choses.</p>
<h4><strong>Korngold, juste avant Hollywood</strong></h4>
<p>Après <em>Das eilende Bächlein</em> (Le ruisseau fuyant), accompagné par un piano aux arpèges évidemment liquides, un ruisseau qui sait que chaque année humaine n’est qu’une goutte insignifiante dans un flot infini, la plus belle pièce en est peut-être <em>Das schlafende Kind</em> (L’enfant endormi), une lente méditation, dépouillée, nourrie de silence, que Spyres aborde en fin diseur qu’il est et dans un <em>mezza voce</em> intimiste, le piano s’effaçant presque. <br />Pièce beaucoup plus majestueuse, <em>Stärker als der Tod</em> (Plus fort que la mort) balaie toute la tessiture et rassure tout à fait sur sa voix, qui donne l’impression d’avoir recouvré sa force de frappe et ses graves de bronze, avant le charmant <em>Unvergänglichkeit II</em>, qui semble pencher suavement du côté de Lehár, y compris les dernières notes en voix mixte à la Danilo.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="728" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/SPYRES-Michael_Photo-2025-@-Marco-Borrelli-2-728x1024.jpg" alt="" class="wp-image-206317"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Michael Spyres @ Marco Borrelli</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Distiller les mots</strong></h4>
<p>Ces accents fin-de-siècle attardés introduiront judicieusement quatre lieder de Richard Strauss, magnifiques et magnifiquement interprétés.</p>
<p>D’abord la belle gravité de <em>Ruhe, meine Seele</em>, avant sa violence : le timbre de bronze, très sombre, l’ampleur du tempo, très lent, et cette belle prononciation allemande, cette manière de distiller un texte qui veut être serein, mais dont Spyres accentue les arrière-plans tragiques, tout cela est noble et grand.</p>
<p>Puis <em>Cäcilie</em>, emporté et amoureux, qui, derrière ses élans, ne parle que de solitude et de frustration : la voix se fait éclatante et lyrique, monte très haut vers des sommets en voix de poitrine, hélas un peu trop escarpés ce soir, mais qu’importe ! L’ardeur, la puissance, la vigueur des accents font négliger ces scories sans importance.</p>
<h4><strong>Les couleurs de la voix</strong></h4>
<p>On a alors retrouvé tout ce qui fait la beauté du timbre de Michael Spyres, sa richesse boisée, mordorée, chaude et charnelle. Tout ce qui rayonnera dans un superbe <em>Heimliche Aufforderung</em>, héroïque, incendiaire et exaltant (et Mathieu Pordoy ne l’est pas moins). Subtile troisième strophe, un instant en demi-teinte, avant la flamboyance finale.</p>
<p>Enfin, intériorisé, en confidence, l’illustre <em>Morgen</em>, sur les beaux arpèges du piano : legato magnifique, maîtrise du pianissimo, intimité, sérénité, effacement crépusculaire, avant un postlude ineffable par Mathieu Pordoy.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/SPYRES-Michael_Photo-@Andie-Bottrell-2-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-206315"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Michael Spyres @ Andie Bottrell</sub></figcaption></figure>


<p>Bientôt, Michael Spyres abordera son premier Tristan au Metropolitan. C’est peut-être en y pensant qu’il achèvera son récital lausannois avec les <em>Wesendonck Lieder</em>.</p>
<h4><strong>Tristanesque</strong></h4>
<p>Ses couleurs barytonantes font merveille dans <em>Der Engel</em>, et ce sont d’ailleurs elles qui sont le mieux mises en valeur dans les lignes serpentines de <em>Stehe still</em>, mais l’apogée ce sera selon nous <em>Im Treibhaus</em>, aux moiteurs torpides, passant de graves formidablement charpentés à de diaphanes passages en voix mixte, avec de brefs évènements quasi parlés (« Ein Geschicke teilen wir »), tout cela formant une séquence très étonnante : on a l’impression d’un de ces longs récits qu’aime tant Wagner, et que Spyres transforme en un théâtre intérieur, sous des éclairages changeant sans cesse.</p>
<p>L’opulence de <em>Schmerzen</em>, d’une fière plénitude vocale, amènera à un très tristanesque <em>Traüme</em>, tracé dans un seul souffle, dirait-on, aux couleurs automnales, comme le postlude au piano, d’un toucher magnifique.</p>
<p>Le très long silence avant les applaudissements dira à lui seul combien le public aura vécu avec intensité ce moment entre ciel et terre.</p>
<p>Et tout ce récital où il aura ressenti et partagé les moindres difficultés et les plus belles réussites des deux artistes. Dont les remerciements seront non moins touchants.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/michael-spyres-en-recital-lausanne/">Récital Michael Spyres &#8211; Lausanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Récital Pene Pati &#8211; Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/__trashed/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est déjà une longue histoire d’amour entre Pene Pati et le Grand Théâtre de Bordeaux, comme le ténor samoan le rappelle à l’issue du deuxième des trois bis qu’il donne ce soir. Il se souvient devant un parterre conquis du premier rendez-vous, pour un concert du midi en 2018 alors que peu de monde le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est déjà une longue histoire d’amour entre <strong>Pene Pati</strong> et le Grand Théâtre de Bordeaux, comme le ténor samoan le rappelle à l’issue du deuxième des trois bis qu’il donne ce soir. Il se souvient devant un parterre conquis du premier rendez-vous, pour un concert du midi en 2018 alors que peu de monde le connaît encore en France et, peu après, sa première apparition pour un opéra sur la scène bordelaise <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/anna-bolena-bordeaux-marina-rebeka-seule-contre-tous/">en Percy</a> (<em>Anna Bolena</em>) ; ensuite il y a Roméo <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/romeo-et-juliette-bordeaux-revele-et-surfaite/">en 2020</a> puis Fernand (<em>La Favorite</em>) <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-favorite-bordeaux-un-royaume-pour-pene-pati/">en 2023</a>. On devine que quand Pene Pati  conclut ces quelques mots dans un français de très bonne facture par un « Je me sens bordelais ! », le public se lève comme un seul homme et réclame un dernier bis ; ce sera « En fermant les yeux » (<em>Manon</em>), ultime déclaration d’amour à l’issue d’une soirée marquée par la générosité d’un artiste au sourire invariablement accroché aux lèvres et cherchant en permanence la communication avec le public qu’il scrute, y compris pendant le chant. A l’issue du programme officiel il répond à la demande de la salle qui lui réclame « Nessun dorma », après un premier bis endiablé (« La danza »). Un concert donné pour durer une heure trente, entracte compris, et qui finalement se sera étiré presque deux heures et quart.<br />
La première partie est consacrée au chant français, toujours très correctement prononcé. Les trois « Poèmes d’un jour » de Gabriel Fauré : « Rencontre », mise en bouche tout en retenue, « Toujours » où monte la fièvre et « Adieu » qui se conclut pianissimo sur un « adieu » captivant et qui semble ne pas vouloir finir.<br />
Avec « Werther » (« Ô nature, pleine de grâce ! »), la voix est bien en place et quelques incursions sont permises dans l’aigu <em>forte</em>. La voix est claire, rayonnante, pas toujours entièrement stable mais qui se donne sans retenue. Après deux moments plus élégiaques (« Oh ! quand je dors » de Liszt et « Après un rêve » de Fauré), retour au grand opéra pour la conclusion de la première partie avec ce qui sera sans doute le plus beau moment de la soirée. « L’amour, l’amour… Ah lève-toi, soleil ! ») qui révèle soudain tout le soleil présent dans cette voix qui, dans certaines résonances, ne peut pas ne pas renvoyer vers Pavarotti. Les médiums sont riches et les variations d’intensité toujours de bon aloi, les attaques <em>pianissimo</em> parfaitement maîtrisées. On retiendra sans doute le « paraît » final donné <em>messa di voce</em>, technique que Pati maîtrise à merveille et dont il usera sans en abuser plusieurs fois dans la soirée.<br />
La seconde partie, ouverte par « In sogno », pièce pour piano d’Alfredo Catalani, interprétée par <strong>Mathieu</strong> <strong>Pordoy</strong> plus complice que jamais, est consacrée au chant italien. C’est un Pene Pati décontracté, une main dans la poche, l’autre sur le piano, chemise blanche largement ouverte, qui déroule trois chansons de Tosti, tout en désinvolture appliquée, ainsi que le <em>lamento</em> de Federico (<em>L’Arlesiana</em>) avant de sublimer les « Oh fede », arioso parsemé d’embûches suivi du « Quando le sere al placido » (<em>Luisa Miller</em>) où la longueur du souffle éblouit. Le programme officiel se termine par le célèbre « Cielo e mar » de <em>La Gioconda</em> qui scelle définitivement la complicité avec le public bordelais.</p>
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		<item>
		<title>Récital Sabine Devieilhe &#8211; Lausanne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-sabine-devieilhe-lausanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet art d’installer dès le premier lied une intériorité, de suspendre le temps, de se mettre d’emblée à un tel niveau d’intensité (et de luminosité à la fois)… D’habiter le texte de Die Lorelei, de ralentir le tempo pour éclairer un mot, de colorer une note haute, d’aller chercher le plus grave de son timbre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-sabine-devieilhe-lausanne/"> <span class="screen-reader-text">Récital Sabine Devieilhe &#8211; Lausanne</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet art d’installer dès le premier lied une intériorité, de suspendre le temps, de se mettre d’emblée à un tel niveau d’intensité (et de luminosité à la fois)… D’habiter le texte de <em>Die Lorelei</em>, de ralentir le tempo pour éclairer un mot, de colorer une note haute, d’aller chercher le plus grave de son timbre pour suggérer le soleil couchant sur le Rhin, d’animer le mouvement sur le grondement du piano quand le batelier est entrainé vers le fond, de détailler les derniers vers, «&nbsp;Und das hat mit ihrem Singen / Die Lorelei getan &#8211; Et c’est avec son chant / Que l’a fait la Lorelei&nbsp;», de filer l’envol final de la voix, si pure…</p>
<p>Juste après les premiers applaudissements, elle dira que cette mélodie de Liszt exprime « le pouvoir de la voix ». Elle parle de la « schönste Frau » du poème de Heine, mais pour le public, c’est d’abord d’elle qu’il s’agit.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="866" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mathieu-Pordoy-et-Sabine-Devieilhe-c-Edouard-Brane-1024x866.jpg" alt="" class="wp-image-177860"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu Pordoy et Sabine Devieilhe © Edouard Brane</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>L&rsquo;intimité, la confidence<br></strong></h4>
<p>Est-ce parce que ce récital est le dernier d’une tournée à l’évidence heureuse, et se teinte pour tous deux de l’émotion des dernières fois ? Il sera un enchantement d’un bout à l’autre, un modèle de délicatesse et de grâce (à l’image de l’entrée en scène joyeuse de <strong>Sabine Devieilhe</strong> d’une légèreté de danseuse), de complicité avec <strong>Mathieu Pordoy</strong>, constamment attentif et à l’écoute, tout en contrôle du son, en retenue (mais qui sait devenir puissant et timbré, cf. les grondements du Rhin).</p>
<p>Depuis longtemps, on n’avait pas donné de récital dans cet Opéra de Lausanne, qui a juste les dimensions qu’il faut pour cela, suffisamment grand pour que la voix s’y déploie, mais d’une intimité idéale pour un tel programme, privilégiant le recueillement, l’introverti, la confidence. Le plus infime pianissimo (surtout s’il est porté par une technique aussi souveraine et accompagné par un pianiste aussi subtil) y passe jusqu’au dernier rang.</p>
<p>D’abord ce seront quelques mélodies liées à la nuit, des berceuses « où la voix ramène à la sérénité et à la paix », ainsi le judicieusement choisi <em>Erel Shel Shonashim</em> de Josef Hadar, la drôlerie ingénue du petit chat triste de Jacqueline Mani (avec miaous fournis par le pianiste), le legato sans faille malgré un tempo lentissime de <em>Du bist die Ruh</em> (Schubert), avec une montée radieuse vers la <em>kopfstimme</em> et des sons filés qui ne sont jamais gratuits, l’enchaînement impalpable d’une berceuse cosaque et du <em>Nacht und Traüme</em> de Schubert où la voix plane sur les sommets, limpide, dans une lumière mystique à la Caspar Friedrich, que prolongera un Nocturne diaphane de Liszt au seul piano, qui s’achèvera dans un fondu au noir très musical lui aussi.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/RecitalDeveilhePordoy_FredericMichotBD15-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-177866"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Frédéric Michot</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Straussienne</strong></h4>
<p>On sait, depuis la parution au début de cette année du<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sabine-devieilhe-lieder-de-mozart-et-richard-strauss/"> disque Mozart-Strauss enregistré avec le même Mathieu Pordoy</a> quelles sont les affinités de Sabine Devieilhe avec le compositeur d’<em>Ariadne auf Naxos</em>.<br><em>Meinem Kinde</em>, à nouveau une berceuse, est d’une tendresse fondante, la ligne musicale portée par un souffle qui semble infini, l’intensité allant crescendo sans qu’on sente la moindre rupture (ni le moindre effort…) et <em>Die Nacht</em> a la mélancolie d’une aria que pourrait chanter la Maréchale. Ce sont les couleurs de la voix qui installent un pathétique tout en retenue, que prolongera un postlude du piano à la Schumann.</p>
<p>Un des sommets de la soirée sera le <em>Oh ! quand je dors</em> de Liszt (et Victor Hugo). Moins éthéré que les Strauss, plus charnel, et d’un charme irrésistible, il se colore dans la strophe centrale d’un soupçon de dramatisme et la puissance de la voix peut se libérer toute, jusqu’à une radieuse vocalise descendant vers une conclusion apaisée, voluptueuse, et à nouveau un de ces sons filés sans fin qui ne sont jamais frimeurs, mais au contraire prolongent un climat d’émotion qui ne veut pas s’effacer.</p>
<p>Le <em>Ein Traum</em>, de Grieg, d’une sentimentalité et d’un lyrisme faisant penser à Tchaïkovski, avec un accelerando final grisant, apportera le sourire nécessaire à la fin de la première partie.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="666" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/sabine_devieilhe_-_josep_molina.jpg" alt="© Josep Moline" class="wp-image-73026"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Josep Molina</sub></figcaption></figure>


<p>La seconde partie sera d’esprit un peu plus léger, avec une discrète thématique bucolico-florale.<br>D’alanguis bleuets de Strauss (<em>Kornblummen</em>), puis des Coquelicots du même (dont le nom signifie bouquet, ça tombe bien) et d’un brio, d’un chic que Zerbinetta ne renierait pas, où Sabine Devieilhe est en terrain familier (trilles et vocalises à foison), enfin <em>Epheu</em> (Lierre) toujours sur un poème de Félix Dahn : longs arpèges du piano et mélodie serpentine, aux chromatismes penchés, s’étirant à l’infini avant de s’estomper… Grand art…</p>
<h4><strong>La voix des femmes</strong></h4>
<p>Ultime thématique : quelques «&nbsp;voix de femmes&nbsp;», choisies avec originalité. <br>De Lili Boulanger, trois poèmes de Francis Jammes, « Elle était descendue au bas de la prairie », « Elle est gravement gaie » et « Un poète disait », textes exquis qui donnent envie de relire le poète ami des ânes (« Elle avait le regard qu’ont les fleurs de lavande », « Elle était douce alors comme quand il est tard le velours jaune et bleu d’une allée de pensées », « je veux poser sur elle, avec dévotion, la couleur d’un parfum qui n’aura pas de nom »… ) <br>Ces<em> Clairières dans le ciel</em> se souviennent de Fauré et de Debussy, courbes évanescentes de la première mélodie, envol vers les confins de la voix dans la seconde et déferlements liquides du piano dans la troisième. Sabine Devielhe semble évidemment se jouer des difficultés techniques de ces miniatures virtuoses, mais surtout elle est à l’unisson de leur esprit fugace, ironique et précieux.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mathieu-Pordoy-et-Sabine-Devieilhe.jpg" alt="" class="wp-image-177865"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu</sub> <sub>Pordoy</sub> <sub>et Sabine Devieilhe</sub> <sub>© D.R.</sub> </figcaption></figure>


<h4><strong>Le brio et la désinvolture</strong></h4>
<p>Non moins ravissante dans sa candeur, la mélodie de Cécile Chaminade sur un poème touchant de Rosemonde Gérard, « Ma première lettre », dégage un parfum de mélancolie si simple, si simple… Sabine Devielhe y ose une nudité presque impudique, qu’elle aura l’habileté de recouvrir aussitôt de la drôlerie acidulée de deux mélodies de Germaine Tailleferre, très dans l’esprit des Six, « Non la fidélité n’a jamais été qu’une imbécillité… » et « Mon mari m’a diffamée », qu’elle envoie autant de désinvolture que de précision, de même que l’affolant délire de « Tay, toy, babillarde arondelle », de Milhaud-Ronsard, aux mirobolantes vocalises gazouillantes. <br />On aura à peine eu le temps d’applaudir ces démonstrations qu’elle enchaînera avec sa version de l’<em>Hymne à l’amour</em> de Marguerite Monnot, distillant, respirant le texte si beau de Piaf elle-même. Larmes discrètes dans la salle. <br />Quelques minutes auparavant, en intermède, Mathieu Pordoy avait d&rsquo;ailleurs joué avec élégance le tendre <em>Hommage à Édith Piaf</em> de Francis Poulenc. </p>
<p>Il fallut bien trois bis pour contenter un public enthousiaste, qui n’aurait pas voulu que l’enchantement prît fin. Une très drôle « Nuit au poulailler » de Guy Lafarge et Jean Rigaut, un bel air de <em>Lakmé</em> (en hommage à Jodie Devos), enfin un tout simple « Au bord de l’eau » de Fauré.</p>
<p>Soirée parfaite.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-sabine-devieilhe-lausanne/">Récital Sabine Devieilhe &#8211; Lausanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Récital Michael Spyres &#8211; Paris (Sainte Chapelle)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-michael-spyres-paris-sainte-chapelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 05:47:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si ces deux adjectifs qualifient d’ordinaire le style gothique de la Sainte Chapelle où se déroule ce récital, ils peuvent aussi servir d’épithète au chant de Michael Spyres. A l’inverse du voyage ténoral de sa dernière gravure, il a choisi de revenir à ses premières amours rossiniennes pour ce concert qui tombe le jour de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si ces deux adjectifs qualifient d’ordinaire le style gothique de la Sainte Chapelle où se déroule ce récital, ils peuvent aussi servir d’épithète au chant de <strong>Michael Spyres</strong>. A l’inverse du voyage ténoral de sa dernière gravure, il a choisi de revenir à ses premières amours rossiniennes pour ce concert qui tombe le jour de son anniversaire. Le programme gravite donc autour du maître de Pesaro, pioche chez Meyerbeer et Bellini avant de conclure sur trois surprenants sonnets de Pétrarque de Liszt et une tarentelle de circonstance en guise de bis. Malgré la brièveté de la soirée – un peu moins d’une heure une fois retirés les commentaires joviaux de Fabienne Conrad, la directrice du Parus Sainte Chapelle Festival Opera –, ce n’est pas tant la fraternité des styles de ces compositeurs qui nous frappent, que la manière, flamboyante et rayonnante donc, avec lequel Michael Spyres les sert.</p>
<p>Flamboyante, car chaque fois que le respect scrupuleux de l’esprit de l’œuvre le permet, le ténor américain varie, extrapole et fait montre d’une virtuosité sur laquelle les années et les évolutions des répertoires qu’il aborde semblent ne pas avoir prise. « Cessa di piu resistere » qui trône en plein milieu du programme expose à lui seul cette maestria : d’une première partie aux phrases ciselées, où les couleurs et nuances sont légion avant la <em>strette</em> échevelée conclue sur un ut triomphateur.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MF-2096-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-160492" width="910" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong> Mélanie Florentina</figcaption></figure>


<p>Rayonnante par le scrupule stylistique qu’il accorde à chaque air du programme. Le phrasé bellinien trouve toute sa noblesse grâce un contrôle du souffle irréprochable et un ambitus délirant qui le conduit jusqu’au contre-ré émis avec une aisance confondante. A l’opposé, l’extrait du <em>Crociato in Egitto</em> retenu, met en valeur l’art de la cantilène que le ténor magnifie par la rondeur de son timbre. Toutes ses qualités se résument dans les trois sonnets de Pétrarque, que Michael Spyres ornemente là encore dans le plus pur respect du style de Liszt et en adéquation parfaite avec ses moyens hors-norme.</p>
<p>Tout juste reprochera-t-on quelque excès d’enthousiasme – dans le bis notamment – entrainant de menus décalages avec le piano de <strong>Mathieu Pordoy</strong>, rapidement corrigés. Celui-ci brille par son écoute et son accompagnement attentif. On se doute du peu de temps de répétition disponible, Mathieu Pordoy rentrant à peine d’Allemagne, qui ne transparait que très peu tant l’osmose et la complicité entre les deux interprètes se fait dès les premières notes.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-michael-spyres-paris-sainte-chapelle/">Récital Michael Spyres &#8211; Paris (Sainte Chapelle)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Notre disque du mois : Lieder de Mozart et Strauss par Sabine Devieilhe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-lieder-de-mozart-et-strauss-par-sabine-devieilhe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2024 14:13:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Notre collègue Charles Sigel le résume ainsi : « L&#8217;évidence ! » Ce disque de lieder de Mozart et Strauss, « à l&#8217;évidence », a tout pour séduire l&#8217;auditeur : programme intelligemment troussé (avec les rares et sublimes Mädchenblumen), Sabine Devieilhe raffinant la ligne, le son et les couleurs, Mathieu Pordoy lui offrant un merveilleux écrin pianistique, Vilde Frang &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Notre collègue Charles Sigel le résume ainsi : « <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">L&rsquo;évidence</a> ! » Ce disque de lieder de Mozart et Strauss, « à l&rsquo;évidence », a tout pour séduire l&rsquo;auditeur : programme intelligemment troussé (avec les rares et sublimes <em>Mädchenblumen)</em>, <strong>Sabine Devieilhe</strong> raffinant la ligne, le son et les couleurs, <strong>Mathieu Pordoy</strong> lui offrant un merveilleux écrin pianistique, Vilde Frang au violon pour <em>Morgen</em>&#8230; N&rsquo;en jetez plus ! Cet album Erato est notre disque du mois.</p>
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		<title>Sabine Devieilhe : Lieder de Mozart et Richard Strauss</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sabine-devieilhe-lieder-de-mozart-et-richard-strauss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 05:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En somme c’est Zerbinetta et la Reine de la nuit chantant le lied. Avec tant de facilité apparente, de naturel, d’évidence que, pour un peu, on en oublierait d’admirer… Réussite parfaite à laquelle concourt à égalité le piano de Mathieu Pordoy, très coloré, jamais lourd, et d’une variété de toucher infinie, partenaire idéal respirant à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En somme c’est Zerbinetta et la Reine de la nuit chantant le lied. Avec tant de facilité apparente, de naturel, d’évidence que, pour un peu, on en oublierait d’admirer…</p>
<p>Réussite parfaite à laquelle concourt à égalité le piano de<strong> Mathieu Pordoy</strong>, très coloré, jamais lourd, et d’une variété de toucher infinie, partenaire idéal respirant à l’unisson de la voix. Tous deux dans une prise de son magnifique, équilibrée et brillante.</p>
<p>Chez <strong>Sabine Devieilhe</strong>, c’est peut-être la maîtrise de la ligne qui émerveille d’abord (outre l’intonation d’une justesse évidemment jamais prise en défaut). Ce legato qui ne faiblit jamais et traduit l’immobilité de <em>Die Nacht</em> (Strauss), l’effroi de l’avancée d’une nuit engloutissant toutes choses. Tout cela impliquant une maîtrise, un souffle, un placement de la voix de haute volée. Au seul bénéfice finalement de l’esprit du lied, de cette incertitude blême où est plongé l’auditeur. Le sens du poème est donné <em>in extremis</em> : « O die Nacht, mir bangt, sie stehle Dich mir auch &#8211; Oh, j’ai peur que la nuit t’arrache aussi à moi. »</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="676" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/merlin_149384709_c5053413-eedf-40d7-b800-28b5962b02fb-superJumbo-1024x676.jpg" alt="" class="wp-image-159115"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu Pordoy et Sabine Devieilhe © Steve J. Sherman</sub></figcaption></figure>


<p>C’est le premier Strauss de l’album, la plage 2. Je suggère d’écouter juste après le premier des Mozart mélancoliques, la plage 9, l’étonnant <em>An die Einsamkeit</em> (À la solitude). Mélodie ou lied ? On peut en discuter. Plutôt lied, je crois, puisque c’est un état d’âme. Et Mozart y semble, en <em>sol</em> mineur, préfigurer Schubert. Pas de prélude au clavier (Mathieu Pordoy, si délicat, si attentif). Mozart expose tout de suite la ligne musicale, une mélodie reprise trois fois (en principe quatre, l’une des strophes est ici coupée) sur un texte un peu sentimental (de Johann Timotheus Hermes, romancier à succès) que la musique transfigure. Et puis la transparence du timbre, les ornements légers des reprises, le dépouillement pour ne pas dire l’effacement de l’interprète, le sentiment pur… C’est très beau et tout simplement, oui, évident.</p>
<p>De la même façon, pour revenir à Strauss, <em>Waldseligkeit</em> (Béatitude en forêt) semble en lévitation avec ces notes tenues inépuisables sur un souffle sans fin, ces montées sur les sommets, ces longues paraboles qui semblent s’envoler toujours plus haut avant de redescendre vers le dernier vers (« Da bin ich ganz nur Dein &#8211; Là je suis tout à toi »). Technique vocale souveraine mise au service de l’expression.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="950" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Strauss_at_piano_1902.jpeg" alt="" class="wp-image-159234"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Strauss en 1902 ©&nbsp;D.R.</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>En lévitation</strong></h4>
<p>Lévitation, le mot reviendrait naturellement sous la plume pour évoquer l’effet étrange, un peu hypnotique, que crée <em>Meinem Kinde</em>, regard émerveillé porté sur un enfant qui dort. On cherche les explications : est-ce le tempo lentissime, le timbre si limpide, les passages impalpables en <em>kopfstimme</em> (sur <em>Sternlein</em>), l’intensité de certains <em>forte</em> (sur <em>segne</em>, <em>umher</em>, ou <em>Liebe</em>) sans parler des spirales obsédantes du piano ?</p>
<p>Mystères de l’interprétation… Qui se perpétueront dans la plage suivante, le fameux <em>Morgen</em>, ondulant, halluciné, avec ses longues tenues non vibrées, portées par le violon effusif de <strong>Vilde Frang</strong>, ses silences qui s’allongent, comme certains mots («&nbsp;die Augen schauen&nbsp;») s’étirent à l’infini… L’ineffable va bien à Richard Strauss… Lied extatique sur un poème de John Henry Mackay au sous-texte homosexuel : demain, <em>Morgen</em>, nous serons libres (c’est du moins ce que révèle le commentaire de Richard Stokes).</p>
<p>Autre lied illustre, <em>Ständchen</em> (Sérénade), et sa prestesse, sur les guirlandes ondoyantes du piano : le sous-texte (pas tellement caché d’ailleurs) est ici ouvertement érotique, jusqu’aux «&nbsp;Wonneschauen&nbsp;» de la fin, des frissons de bonheur au sens dépourvu d’équivoque. La voix se fait aussi légère que celle du rossignol (<em>Die Nachtigall</em>) qui assiste à la scène, tandis qu’une rose en rougit. Version parfaite d’un lied dont Strauss se plaignait déjà qu’il fût galvaudé, mais restitué ici dans toute sa fraîcheur amoureuse.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="603" height="380" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/sabine_devieilhe_c_alice_de_sagazan.jpg" alt="" class="wp-image-99543"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Sabine Devieilhe © Alice de Sagazan</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Virevoltes</strong></h4>
<p>On classera aussi au dossier Zerbinetta l’invraisemblable <em>Amor</em>, qui tient du défi permanent et de l’équilibrisme dangereux : coloratures en cascades, trilles en batteries serrées, défilé de notes perchées, des contre-<em>ut</em> à foison …. Si la gageure est de faire croire que c’est facile, elle est tenue, comme en se jouant. De même pour <em>Kling !</em> aérien et folâtre, qui semble répondre à la petite comédie de <em>Schlagende Herzen</em> (Cœurs battants) où Mozart semble préfigurer les ballades des Romantiques.</p>
<p>Ainsi va ce récital qui batifole entre fantaisie et mélancolie, comme pour attester, si besoin était, de la richesse de la palette de Sabine Devieilhe, et de la cyclothymie de Strauss, sans doute le dernier de ces Romantiques, qui passe incessamment de la virtuosité à la morosité, celle qu’il laisse s’épancher dans le <em>Rosenkavalier</em>, nostalgisant sans fin sur la fuite du temps (dans <em>Winterweihe</em> -Dédicace d’hiver) mais toujours amoureux (<em>Ich schwebe</em> &#8211; Je plane).</p>
<h4><strong>Érotisme fin-de-siècle</strong></h4>
<p>Les mélodies très Modern Style du cycle <em>Mädchenblumen</em> (Fleurs de jeunes filles), écrites en 1889, publiées en 1891, font partie de la première vague composée par Strauss, qui ne s’adonnera à l’exercice qu’épisodiquement. Ces quatre vignettes, sur des poèmes de Félix Dahn, filent la métaphore entre fleurs et petites jeunes filles, avec maintes arrière-pensées d’un érotisme à peine estompé et pas mal de doubles sens transparents. Strauss, faisant mine d’en rougir, écrit à son éditeur Eugen Spitzweg : «&nbsp;J’ai achevé un nouveau volume de lieder, mais ils sont très compliqués et constituent des expériences si curieuses qu’il me semble que je vous rendrais service en les refilant à un autre éditeur…&nbsp;»<br>Elles ont été enregistrées notamment par Edita Gruberova et Diana Damrau. Sabine Devieilhe les surpasse en aisance et en naturel (un naturel très sophistiqué, bien sûr). Les courbes serpentines et les modulations pastel de <em>Kornblumen</em> (Bleuets), le brio virevoltant de <em>Mohnblumen</em> (Coquelicots), les insinuantes allusions d’<em>Epheu</em> (Lierre) &#8211; «&nbsp;Denn sie zählen zu den seltnen Blumen, die nur einmal blühen &#8211; Car elles comptent parmi les fleurs qui ne fleurissent qu’une fois&nbsp;»-, l’érotisme torpide de <em>Wasserrose</em> (Nénuphar), sur le piano liquide de Mathieu Pordoy qui semble scintiller dans une lumière matinale… C’est un univers préraphaélite, voluptueux et diaphane dont Sabine Devieilhe varie constamment les couleurs et l’éclairage, aussi attentive au texte qu’à la musique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="513" height="600" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/bildnis-wolfgang-amadeus-mozart.jpg" alt="" class="wp-image-159237"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mozart</sub> <sub>par</sub> <sub>Joseph</sub> <sub>Lange</sub> <sub>©&nbsp;D.R.</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Pudeurs mozartiennes</strong></h4>
<p>Juste après, <em>La violette</em> de Mozart (<em>Das Veilchen</em>) semblerait bien frêle et bien chaste en comparaison… <em>Écrasée</em> par le pied d’une bergère étourdie… Ce pourrait être une bluette très Hameau de la Reine. Par le simple (?) jeu des harmonies, Mozart lui prête la mélancolie d’une réflexion sur la vie et la mort, très troublante. D’autant plus quand elle s’illumine de la fausse candeur du timbre de Sabine Devieilhe. Une mélodie composée en 1785, l’année des 20e et 21e concertos… C’est Mozart lui-même qui ajouta aux vers de Goethe sa propre conclusion : «&nbsp;Das arme Veilchen ! Es war ein herzige Veilchen &#8211; La pauvre violette ! C’était une violette pleine de cœur&nbsp;», prétexte à une fin abrupte qui laisse étonné. Tant d’arrière-plans en 2’30’’…</p>
<p>Moins profonde, <em>Das Traumbild</em> (Vision en rêve) est une gentille romance en <em>mi</em> bémol majeur très semblable à <em>Die Einsamkeit</em>, dont elle n’a peut-être pas la mélancolie. Là encore une phrase musiclae revient quatre fois (l’une d’elles coupée aussi). Curieux de penser qu’elle a été composée à Prague le 6 novembre 1787 neuf jours après l’achèvement de <em>Don Giovanni</em>. <br>De l’été de la même année, <em>An Chloe</em>, n’a elle aussi que l’attrait d’une romance -mais une romance de Mozart, tout de même ! De l’une comme de l’autre Sabine Devieilhe fait de très jolies choses (les vocalises de la coda d’<em>An Chloé</em> sont d’une grâce impalpable). Chapeau bas devant le toucher de Mathieu Pordoy qui touche son piano (un Steinway on suppose) comme il ferait d’un piano-forte, pour ne pas dire un clavicorde.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="405" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mathieu-Pordoy-et-Sabine-Devieilhe-by-Steve-J-Sherman-1024x405.jpg" alt="" class="wp-image-159114"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu Pordoy et Sabine Devieilhe © Steve J. Sherman</sub></figcaption></figure>


<p>Mais l’étonnant, c’est que le même jour qu’<em>An Chloé</em> (24 juin 1787) Mozart écrit aussi ce qui passe pour être le premier vrai lied jamais composé, <em>Abendempfindung</em> (Sentiment du soir), point de départ d’une aventure qui ne s’achèvera qu’avec <em>Malven</em>, composé par Strauss à Montreux le 23 novembre 1948 (donc après les <em>Quatre derniers lieder</em>). <br>Le mot important ici, c’est <em>Empfindung</em>. Méditation morose sur la vie et surtout la mort. Que Sabine Devieilhe effleure comme sans y toucher, le charme de la voix estompant (de façon très mozartienne) la gravité sous l’apparente légèreté. Un bref <em>rallentando</em> suffisant à changer fugitivement le climat.</p>
<p>On n’aura garde d’oublier quelques miniatures au fini parfait, <em>Oiseaux, si tous les ans</em>, une des deux seules mélodies de Mozart en français et <em>Komm, lieber Zither, komm</em>, petite chose écrite pour voix et mandoline, dont le plus étonnant est qu’elle fut composée alors qu’il était tout entier à l’écriture d’<em>Idomeneo</em>.</p>
<p>Enfin on saluera les débuts précoces au disque de <strong>Lucien Pichon</strong>, qui vient ponctuer l’exquis <em>Das Kinderspiel</em> de Mozart de sa voix de tout petit garçon qui fut à bonne école avant même de naître&#8230; et rien n’est plus charmant que le rire de sa mère l’écoutant.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sabine-devieilhe-lieder-de-mozart-et-richard-strauss/">Sabine Devieilhe : Lieder de Mozart et Richard Strauss</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>Des idées de cadeaux pour un Noël européen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/des-idees-de-cadeaux-pour-un-noel-europeen/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2022 07:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ces temps difficiles pour l&#8217;Europe, Forum Opéra s&#8217;est avisé de proposer un Noël aux couleurs de notre continent. Paresse oblige, nous avons retenu trois nations ce Noël européen (quatre si l&#8217;on ajoute l&#8217;Autriche) mais on ne saurait douter que chacun des pays composant notre belle Union ne recèle les trésors nécessaires à un joyeux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En ces temps difficiles pour l&rsquo;Europe, Forum Opéra s&rsquo;est avisé de proposer un Noël aux couleurs de notre continent. Paresse oblige, nous avons retenu trois nations ce Noël européen (quatre si l&rsquo;on ajoute l&rsquo;Autriche) mais on ne saurait douter que chacun des pays composant notre belle Union ne recèle les trésors nécessaires à un joyeux Noël !&nbsp;</strong></p>
<hr>
<p><strong>UN NOËL ALLEMAND</strong> par Sylvain Fort</p>
<p>Peut-être devrait-on dire : en allemand car ce Noël-ci nous mène bien au-delà des frontières de l&rsquo;Allemagne&#8230;&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no1b.jpg?itok=yHXeR1Hp" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"><strong>DIETRICH FISCHER-DIESKAU, COMPLETE LIEDER RECORDINGS, Deutsche Grammophon. 107 CD</strong></p>
<p>C&rsquo;est la première fois que Deutsche Grammophon rassemble en un gros et unique coffret le thesaurus de DFD. On y retrouve ses grandes intégrales (Schubert, Schumann, Wolf, Brahms) mais aussi les sélections indispensables (Loewe, Liszt, Strauss), les raretés (Von Einem, Debussy&#8230;) &nbsp;et les heureux doublons (Winterreise, Dichterliebe&#8230;). Bref, une somme rassemblant les enregistrements de 1949 à 2003 qui est, pour tout auditeur, la substance d&rsquo;une vie.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no2.jpg?itok=HkgEKnDa" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>WAGNER, RHEINGOLD (2CD) / DIE WALKÜRE (4CD), Wiener Philharmoniker, dir. Georg SOLTI. Deutsche Grammophon&nbsp;</strong></p>
<p>Quoi ? Encore une réédition &nbsp;de cette base de toute discothèque wagnérienne ? Oui, cher lecteur, mais une fois n&rsquo;est pas coutume, nous parlerons technique. Car si nous ne sommes pas de ceux qui jugent un disque sur la qualité du son, le transfert réalisé ici par Andrew Wedman des bandes de John Culshaw en format 24bit/192kHz est simplement renversant. Même avec une chaîne moyenne, on entendra ici une présence sonore, charnelle, dramatique comme rarement on l&rsquo;avait perçue dans un enregistrement d&rsquo;opéra : on a simplement l&rsquo;impression d&rsquo;être au premier rang d&rsquo;une représentation convoquant dans son salon tout le théâtre de Wagner. Époustouflant et rare, dans un habillage luxueux.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no3.jpg?itok=Bc-xR7yV" style="width: 150px; height: 219px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Eric CHAILLIER,&nbsp;<em>Anton Bruckner ou l&rsquo;immensité intime</em>. Buchet-Chastel. 384 pages</strong></p>
<p>Il est toujours extrêmement difficile de rendre compte de l&rsquo;humilité de Bruckner et de l&rsquo;ambition cosmologique de son œuvre. Eric Chaillier y parvient admirablement en se mettant à l&rsquo;écoute d&rsquo;un géant modeste, en tenant la plume au plus près de la vibration secrète du compositeur. Ce regard pénétrant et pudique porté sur la vie et l&rsquo;œuvre du maître autrichien fait de ce livre un compagnon indispensable pour cheminer avec Bruckner.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no4.jpg?itok=KVZClJP8" style="width: 150px; height: 284px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>André TUBEUF,&nbsp;<em>Schubert, l&rsquo;ami Franz</em>. Actes Sud. 192 p.&nbsp;</strong></p>
<p>Œuvre posthume de qui aura sa vie entière scruté Schubert, et y sera comme personne entré, nous livrant année après année le trésor de son écoute. Le livre est bref, non parce qu&rsquo;il est sec ou allusif, mais parce qu&rsquo;il est comme quintessencié. Ici est la substance même de ce que Schubert nous donne à entendre. Non pas une somme, donc, mais un bréviaire.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no5.jpg?itok=zLJDAfFE" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Mathias GOERNE, Daniil TRIFONOV, Lieder (Berg, Schumann, Wolf, Chostakovitch, Brahms)</strong>. 1 CD Deutsche Grammophon</p>
<p>Assumons : ce ne sont pas exactement des chants de Noël. Mais tout ce que le lied allemand (et, ici, russe en plus) porte de gravité et de force, par deux interprètes que n&rsquo;effraie aucun abîme. Un des plus beaux programmes et une des plus belles exécutions de l&rsquo;année ; un sommet, tout simplement.&nbsp;</p>
<hr>
<p><strong>UN NOEL FRANCAIS</strong> par Christophe Rizoud</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no6.jpg?itok=xFWkcP6R" style="width: 150px; height: 246px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-embarquement-pour-la-lune">Jacques Offenbach, <em>Le Voyage dans la lune</em></a> </strong>(CD-livre Palazzetto Bru Zane)</p>
<p>Quand l’inépuisable fantaisie de Jacques Offenbach rencontre l’univers fantastique de Jules Vernes, cela donne <em>Le Voyage dans la lune</em>, un opéra-bouffe-féerie redécouvert récemment grâce aux efforts conjugués de Génération Opéra, du Palazzetto Bru Zane et d’une quinzaine d’institutions lyriques françaises. Servi par une équipe artistique menée de main de maestro par Pierre Dumoussaud, ce <em>Voyage </em>est d’autant plus recommandé qu’il continuera d’occuper l’affiche de nos théâtres l’année prochaine dans une mise en scène de Laurent Pelly – notamment l’Opéra Comique du 24 janvier au 3 février. A compléter évidemment par <a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune">le numéro de l’Avant-Scène Opéra</a> consacré à cet ouvrage lunaire.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no7.jpg?itok=3HDyJXgQ" style="width: 150px; height: 233px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-de-la-belle-epoque-au-monde-globalise-colossal-proteiforme-et">Hervé Lacombe, </a><em><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-de-la-belle-epoque-au-monde-globalise-colossal-proteiforme-et">Histoire de l&rsquo;opéra français &#8211; De la Belle Epoque au monde globalisé</a></em></strong> (Fayard)</p>
<p><em>O Monumento </em>! Dirigée par Hervé Lacombe, le 3<sup>e</sup> volume de l’<em>Histoire de l’opéra français</em> passe au scanner l’opéra en France au XXe siècle et au-delà, qu’il s’agisse du genre en lui-même, de ses nombreux avatars – l’opérette notamment –, de ses théâtres, en Province et à Paris, de son répertoire – arc-bouté sur une centaine d’œuvres et cependant sujet à transformation comme en témoigne la révolution baroque –, de l’évolution de sa représentation avec la primauté accordée à la mise en scène, des thèmes abordés par ses livrets, de sa déclinaison cinématographique et numérique… A compléter nécessairement par les deux premiers volets de cette trilogie monumentale&nbsp;: <em><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-du-roi-soleil-a-la-revolution-et-la-lumiere-fut">Du Roi Soleil à la Révolution</a></em> et&nbsp;<em><a href="https://www.forumopera.com/histoire-de-lopera-francais-du-consulat-aux-debuts-de-la-iiie-republique-salut-a-la-france">Du Consulat aux débuts de la IIIe République</a></em>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no8.jpg?itok=sKbe7XOK" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/marina-rebeka-voyage-voyage-en-douce">Marina Rebeka, <em>Voyage</em></a> </strong>(Prima Classic)</p>
<p>Lorsqu’elle n’incarne pas les grandes héroïnes du belcanto romantique – Norma, Anna Bolena… –, Marina Rebeka voyage en compagnie de Mathieu Pordoy dans le pays merveilleux de la mélodie française, un genre que l’on ne lasse pas d’explorer tant il compte de joyaux, tels ceux proposés dans cet album par une des voix les plus magnétiques du moment. A compléter absolument par <a href="https://www.forumopera.com/cd/faure-complete-songs-une-somme-en-forme-de-pari-faureen">l’intégrale Fauré de Cyrille Dubois et Tristan Raes</a> chez Aparté.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no9.jpg?itok=2ilnCME-" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/benjamin-bernheim-boulevard-des-italiens-le-grand-bleu">Benjamin Bernheim, <em>Boulevard des italiens</em></a> </strong>(DG)</p>
<p>Avec au programme des airs d’opéras composés en français par des musiciens italiens – Spontini, Cherubini, Donizetti, Mascagni, Verdi… – le dernier album de Benjamin Bernheim rappelle l’attraction lyrique exercée par Paris au XIXe siècle. Comme à chaque fois qu’il chante dans notre langue, le ténor y est souverain. A compléter éventuellement par l’enregistrement des <a href="https://www.forumopera.com/cd/les-abencerages-dispensable-chainon-manquant"><em>Abencérages</em> de Cherubini</a>, un exemple cette fois intégral d’opéra français d’origine italienne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/mondonville_0_0.jpg?itok=9SvEEAVf" style="width: 150px; height: 172px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/dvd/jean-joseph-cassanea-de-mondonville-titon-et-laurore-vraiment-baroque">Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville &#8211; Titon et l&rsquo;Aurore</a></strong> (DVD Naxos)</p>
<p><em>Titon et l&rsquo;Aurore </em>dirigé par William Christie et mise en scène par Basil Twist <a href="https://www.forumopera.com/titon-et-laurore-paris-opera-comique-mondonville-contre-le-blue-monday">à Paris en 202</a>1 rappelait quel grand compositeur d&rsquo;opéra était Mondonville. Le report du spectacle en DVD le confirme.&nbsp;Reinoud Van Mechelen et&nbsp;Gwendoline Blondeel dans les rôles titres sont épatants. Les&nbsp;jeux de marionnettes se laissent regarder avec plaisir et depuis l&rsquo;enregistrement des Grands Motets en 1997, on connaît les affinités des Arts Florissants avec cette musique. A compléter forcément par le récent <a href="https://www.forumopera.com/cd/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag"><em>Zoroastre</em> de Rameau chez Alpha</a> avec de nouveau Reinoud Van Mechelen&nbsp;dans le rôle titre.</p>
<hr>
<p><strong>UN NOEL ITALIEN</strong> par Cédric Manuel</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/natale-alla-scala-interno-due-colonne.jpg?itok=UvjjxjOg" style="width: 150px; height: 94px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>ESCAPADE LYRIQUE A MILAN</strong></p>
<p>Pour un cadeau à la fois inattendu et original (mais qui suppose quelques moyens il est vrai), offrez donc des billets pour un spectacle inoubliable à la Scala de Milan, où tout ne se résume pas à la soirée très <em>select </em>de la Saint-Ambroise ! Tenez, par exemple, quoi de mieux que de savourer un Verdi dans la ville où il repose (vous pourrez d&rsquo;ailleurs en profiter pour aller à la Casa di Riposo où se trouve son tombeau) et ça tombe bien : vous pourrez choisir entre <em>I Vespri siciliani </em>en février (avec en alternance Marina Rebeka et Angela Meade) ou bien encore <em>Macbeth </em>en juin (Salsi, Netrebko / Semenchuk)&#8230; Pour la peine, la Scala vous propose des <a href="https://teatroallascala.org/en/box-office/la-scala-as-christmas-gift.html" rel="nofollow">petits kits cadeaux</a>&#8230;</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/710izs4i3tl._sy450__0.jpg?itok=J4PHunYd" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>&nbsp;Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier</strong>, <em><strong>Insieme </strong></em>(Sony Classical)</p>
<p>Enregistré un peu à l&rsquo;improviste au plus fort de la pandémie, ce disque événement affiche non seulement deux voix d&rsquo;exception, mais aussi une réelle complicité artistique et humaine à laquelle se joint avec un sens du théâtre qui dit tout de son art, un Antonio Pappano qui couve les deux chanteurs du luxueux tapis de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile. Un disque d&rsquo;âge d&rsquo;or, comme nous le disions à sortie !</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/sardelli_couv-i-1-pdf_0.jpg?itok=PAlkIM-K" style="width: 150px; height: 242px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"></p>
<p><strong>Federico Maria Sardelli</strong>, <em><strong>L&rsquo;Affaire Vivaldi</strong></em> (Van Dieren)</p>
<p>Mieux qu&rsquo;un casque de réalité virtuelle, une plongée dans le Metavers ou n&rsquo;importe quelle réalité augmentée, le livre de l&rsquo;éminent vivaldien Federico Maria Sardelli vous donnera le sentiment d&rsquo;être immergés dans le coeur de l&rsquo;Italie baroque, autour de la vie mystérieuse et trépidante du Prêtre roux. Un livre érudit, vigoureux, théâtral, en un mot un trésor qui ne déparera pas au bas du sapin !</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/i-capuleti-e-i-montecchi_0.png?itok=cAwdudsz" style="width: 150px; height: 223px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Vincenzo Bellini</strong>, <em><strong>I Capuletti e i Montecchi</strong></em> (DVD Naxos)</p>
<p>Nul besoin d&rsquo;aller dans les maisons d&rsquo;opéras qui tiennent le haut du pavé lyrique pour trouver des bijoux, ni de courir après les divas à la mode. Cela n&#8217;empêche ni les superbes écrins (ici La Fenice), ni les mises en scène de grande classe (ici l&rsquo;approche picturale d&rsquo;Arnaud Bernard), ni les voix de premier ordre (ici Jessica Pratt, Sonia Ganassi), ni un orchestre qui, sans être celui de la Scala, sert parfaitement l&rsquo;oeuvre de Bellini sous la baguette alerte d&rsquo;Omer Meir Wellber.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/norma_7.jpg?itok=odKgbJuy" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Guy Delvaux, Antonio Ferrara,</strong> <em><strong>Norma </strong></em>(Si l&rsquo;opéra m&rsquo;était dessiné&#8230;, Kifadassé)</p>
<p>Et si pour amadouer votre enfant rétif (ou rétive) à l&rsquo;opéra, vous commenciez par lui offrir une bande dessinée ? Le 9e art regorge de ressources et ne cesse de surprendre par son foisonnement. Sortie voici un an, cette <em>Norma</em> sur un texte -très fidèle au livret de Romani- de Guy Delvaux et des dessins remarquables d&rsquo;Antonio Ferrara, est le troisième tome d&rsquo;une série initiée avec <em>Thaïs</em>, puis <em>Alcina</em>. Admirable travail luxueusement présenté, il suffit d&rsquo;en accompagner la lecture par un enregistrement du niveau approprié : pourquoi pas ceux de Callas, si brillamment remasterisés il y a quelques années ? Un cadeau qui en appelle un autre ? Décidément, c&rsquo;est Noël ! Buon Natale, quindi !</p>
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		<title>L&#8217;Instant Lyrique célèbre les 25 ans de carrière de Karine Deshayes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/linstant-lyrique-celebre-les-25-ans-de-carriere-de-karine-deshayes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 05:45:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier Instant Lyrique de la saison célébrera ­les 25 années de carrière de Karine Deshayes sur la scène de l&#8217;Opéra Comique le dimanche 27 novembre à 18h. Accompagnée au piano par Antoine Palloc et Mathieu Pordoy, la mezzo-soprano sera entourée, côté voix, par Natalie Dessay, Delphine Haidan, Philippe Jaroussky, Cyrille Dubois, et Paul Gay. Au programme, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier Instant Lyrique de la saison célébrera ­les 25 années de carrière de<strong> Karine Deshayes</strong> sur la scène de l&rsquo;Opéra Comique le dimanche 27 novembre à 18h. Accompagnée au piano par <strong>Antoine Palloc</strong> et <strong>Mathieu Pordoy</strong>, la mezzo-soprano sera entourée, côté voix, par <strong>Natalie Dessay</strong>, <strong>Delphine Haidan</strong>, <strong>Philippe Jaroussky</strong>, <strong>Cyrille Dubois</strong>, et <strong>Paul Gay</strong>. Au programme, des extraits d&rsquo;opéras de Mozart, Rossini, Bellini, Meyerbeer… Réservation sur <a href="https://billetterie.opera-comique.com/selection/event/date?productId=10228532207727&amp;_ga=2.68395925.528506668.1666366869-1335031642.1662100999" rel="nofollow">billetterie.opera-comique.com</a>.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">71e INSTANT LYRIQUE <a href="https://twitter.com/hashtag/KarineDeshayes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow">#KarineDeshayes</a> fête ses 25 ans … de carrière, sur la scène de L’ <a href="https://twitter.com/Opera_Comique?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow">@Opera_Comique</a>, dimanche 27 novembre, entourée de ses amis artistes, elle vous attend !<br />
		Billet : <a href="https://t.co/zsFi8eZAdP" rel="nofollow">https://t.co/zsFi8eZAdP</a> <a href="https://t.co/i90Fmu19J1" rel="nofollow">pic.twitter.com/i90Fmu19J1</a></p>
<p>	— linstantlyrique (@linstantlyrique) <a href="https://twitter.com/linstantlyrique/status/1582732159634530304?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow">October 19, 2022</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>Marina Rebeka : Voyage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marina-rebeka-voyage-voyage-en-douce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre «&#160;Voyage&#160;» est un peu bateau (pardon !), mais le programme l’est moins. On peut imaginer qu’il reflète la collaboration entre Marina Rebeka et Alexandre Dratwicki, directeur artistique du&#160;Palazzetto Bru Zane à qui rien du répertoire française du 19e siècle n’est inconnu. Mais on y sent aussi la patte d’un magnifique pianiste, Mathieu Pordoy, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le titre «&nbsp;Voyage&nbsp;» est un peu bateau (pardon !), mais le programme l’est moins. On peut imaginer qu’il reflète la collaboration entre <strong>Marina Rebeka</strong> et <strong>Alexandre Dratwicki</strong>, directeur artistique du&nbsp;Palazzetto Bru Zane à qui rien du répertoire française du 19e siècle n’est inconnu. Mais on y sent aussi la patte d’un magnifique pianiste, <strong>Mathieu Pordoy</strong>, qui fait respirer la musique, et celle d’un producteur/ingénieur du son, <strong>Edgardo Vertanessian</strong>, souvent dans l’ombre de Marina Rebeka, et qui fait des merveilles : trouver l’équilibre juste entre une voix aussi puissante et un piano, d’ailleurs superbe, dont on entend toute la palette de sons, et être le premier auditeur, celui qui conseille, c’est essentiel dans la réussite d’un disque.</p>
<p><strong>Marie Jaëll : découverte</strong></p>
<p>La révélation (pas seulement pour nous j’imagine), ce sont les six mélodies de Marie Jaëll (1846-1925). Cette Alsacienne, née Marie Trautmann, fut une pianiste virtuose, à qui Liszt avait promis une grande carrière, qu’elle accomplit d’ailleurs conjointement avec son mari Alfred Jaëll, célèbre en son temps. Ses deux concertos pour piano ont été donnés et enregistrés et son œuvre entier pour piano existe au disque (par Cora Irsen). Amie de Saint-Saëns et de Fauré, autrice de beaucoup de musique de chambre, elle s’intéressa intensément à la pédagogie du piano, notamment au toucher, et ses écrits théoriques sur la psychophysiologie montrent un esprit pionnier.<br />
Personnage d’une énergie folle, désireuse avant tout de créer, contemporaine de Louise Farrenc ou de Mel Bonis, on la redécouvre (un peu) de nos jours après un long oubli. Schéma connu.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/600x337_marie_jaell_gallica_bnu_strasbourg_vers_1876__0.jpg?itok=P6uqEGA0" title="Marie Jaëll © Bibliothèque de Strasbourg" width="468"><br />
Marie Jaëll © Bibliothèque de Strasbourg</p>
<p>D’abord on sera intrigué par le très insolite <em>Rêverie</em> sur un poème de Victor Hugo, qui semble errer dans une incertitude tonale, sur les arpèges très éthérés du piano, et non moins surpris par ses cinq mélodies en allemand, d’une puissance insensée, sur des poèmes écrits par elle.<br />
Elles furent éditées en Allemagne en 1880. D’un romantisme tardif, dans la ligne de Brahms ou de Liszt, elles font appel à de grands moyens vocaux (Marina Rebeka les a) et à une tessiture d’une longueur redoutable. L’effusion amoureuse de <em>Dein</em>, l’intensité et la violence de <em>Der Sturm</em>, la légèreté puis la mélancolie de <em>Die Vöglein</em>, l’élan à la Schumann d’<em>Ewige Liebe</em>, le désespoir de <em>Die Wang’ ist blass</em>, toute cette aventure intérieure, qu’on peut penser autobiographique, Marie Jaëll la transpose puissamment, sans sensiblerie. Et Marina Rebeka la transmet avec noblesse, parfois avec virulence, parfois en suspendant le temps : souffle inépuisable, sûreté de la ligne vocale, limpidité du timbre, magnifiques pianissimi et jamais de sensiblerie.</p>
<p><strong>La Russie de Viardot</strong></p>
<p>Les six mélodies russes de Pauline Viardot qui viennent ensuite ont des ambitions plus modestes, mais beaucoup de charme. Sans doute composées pendant le long exil à Baden-Baden du couple Viardot, et pour le public de leurs amis, elles mettent en musique des poèmes de Pouchkine, de Fet ou du cher Tourgueniev, ami tendre de Pauline, qui l’introduisit à la poésie russe. Ces romances, Maria Rebeka y met une délicatesse teintée de nostalgie. Et surtout cette voix d’une pureté lumineuse.&nbsp; Elle sait plier ses grands moyens à l’intimité d’une confidence de salon. Mais c’est toute sa puissance qu’elle retrouve dans <em>Invocation</em> sur un poème de Pouchkine, et là Viardot atteint à une grandeur pathétique et à une ampleur dignes de tous ceux qu’elle a servis et du grand personnage qu’elle fut, elle qui créa la Rhapsodie pour alto de Brahms.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/xvm6f3859e0-966b-11e8-aa13-e08da54889c6-200x300_0.jpg?itok=msIcoEZX" title="Pauline Viardor © D.R." width="312"><br />
Pauline Viardot © D.R.</p>
<p><strong>Exotisme Troisième République</strong></p>
<p>On avouera que certaines des mélodies choisies semblent d’un intérêt plus anecdotique ou pittoresque. Mais quel chic dans la <em>Chanson slave</em> de Cécile Chaminade et quel soin à tirer le meilleur d’autres partitions, d’un orientalisme d’époque, tel <em>Désir de l’Orient</em> (1871) de Saint-Saëns (le texte est de lui, qui mélange la terre chinoise, une sultane enivrée et de blancs minarets), Saint-Saëns qui à vingt ans rêvait d’Italie, assez banalement d’ailleurs (<em>La Madonna col bambino</em>, sur un texte de saint Alphonse de Liguori), et poursuivait son retour à une Italie fantasmée avec <em>Alla riva del Tebro</em>, nettement plus inspirée.</p>
<p>Quant à Gounod, c’est dans une période de dèche à Londres, où il s’était exilé après la capitulation de Sedan, qu’il composa&nbsp; pour se renflouer <em>Perché piangi </em>et <em>Oh ! Dille tu</em>. Il fallait plaire au public victorien en lui offrant un exotisme sans trop d’inattendu. Rebeka soutient ces partitions aimables avec panache.</p>
<p>Cela dit, malgré tout le talent qu’elle y met, la mélodie de Widor reste un pensum…</p>
<p><strong>Passages obligés</strong></p>
<p>Mais ç’aurait été dommage de se passer de quelques mélodies fameuses, sous prétexte qu’elles le sont.<br />
<em>L’Invitation au voyage</em> (Baudelaire/Duparc) devient une pièce aérienne, se perchant sur les sommets de la voix. Marina Rebeka prend le parti d’en faire une grande chose, quasi un air d’opéra, vaste et radieux, et le toucher liquide de Mathieu Pordoy suggère à merveille les flots des canaux où flottent les vaisseaux…</p>
<p><em>La Flûte enchantée</em>, deuxième mélodie de <em>Shéhérézade</em> (Klingsor/Ravel), rayonne de sensualité et de transparence. La voix dorée s’alanguit, portée par un souffle inépuisable. Les couleurs du piano, tout aussi voluptueuses, sont à l’unisson.</p>
<p><em>Les Roses d’Ispahan</em> (Lecomte de Lisle/Fauré) est d’un charme irrésistible et vaudrait le voyage à elle seule. La ligne serpentine de la mélodie, évoquant la silhouette de Leïla, la clarté du timbre, la diction distillée et impeccable (on ne perd pas un mot), le plaisir à séduire, les arabesques 1900, tout concourt à un plaisir teinté de mélancolie.</p>
<p>Qu’en est-il aujourd’hui de cet Orient-là ?</p>
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