Forum Opéra

Décès d’Eva Saurova

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Brève
11 avril 2023

La chanteuse d’origine tchèque et naturalisée française s’était fait connaître comme l’une des quatre Carmen alternant dans la légendaire adaptation de Peter Brook, La Tragédie de Carmen. Née à Prague, alors capitale de la Tchécoslovaquie, le 25 mars 1944, dans une famille d’artiste, elle fuit le pays avec celle-ci dans la foulée du soulèvement avorté du Printemps de Prague. Réfugiée en France, elle entre au Conservatoire national supérieur de Paris et y obtient, en 1969, un Premier Prix de chant décerné à l’unanimité. Elle chante dans divers théâtres de province (Dijon, Avignon, Toulouse) avant de rentrer, en 1974, dans la troupe de l’Opéra du Rhin où elle interprète Tosca, Musetta, Tatiana, Nedda, Marina, Giulietta, Desdemona. Elle participe également à la Tétralogie de l’Opéra de Lyon (1979 – 1980). En troupe à l’Opéra de Paris, entre 1983 et 1985, elle y chante essentiellement des rôles secondaires : Wellgunde dans Rheingold (1983), une sorcière dans Dido and Enea à Favart (dans le giron de l’ONP à cette époque) aux côtés de Jessye Norman (1984), Gavotte dans Manon (Favart, 1984), Berta dans Il Barbiere di Siviglia (Favart, 1985), Marianne Leitmetzerin dans Rosenkavalier (1984), Lauran (Le Convive de Pierre, 1985), Dama di Lady (Macbeth, 1985), Alise (L’Ecume des jours, création mondiale, 1986), Ismène (Le Siège de Corinthe, 1985), Flora (La Traviata, 1986), Vénus (Orphée aux Enfers, 1988). Durant cette période, elle n’a guère l’occasion de chanter qu’un premier rôle, et pour une soirée, celui de La Belle Hélène (1985), ouvrage qu’elle reprend au Théâtre de Paris en 1986 aux côtés de Gabriel Bacquier, Georges Gautier et Jacques Martin, ce dernier assurant la mise en scène (plusieurs distributions alternent pour ce spectacle). Sa carrière se fait plus discrète à partir de 1990, et elle se consacre à l’enseignement à partir des années 2000. Elle décède le 23 mars 2023.

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Brève
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