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Diana Montague et Huw Montague Rendall : Noces en famille

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Brève
14 octobre 2026

Il est des familles qui se rassemblent autour d’une table. Chez les Montague Rendall, c’est la partition qui sert de plat de résistance. Mardi 13 octobre, au Théâtre des Champs-Élysées, Diana Montague et son fils Huw Montague Rendall étaient réunis à l’affiche des Noces de Figaro, elle en Marceline, lui en comte Almaviva. Occasion rare, puisque mère et fils, bien qu’ils fréquentent les mêmes maisons, n’avaient chanté ensemble qu’une seule fois, en 2019 à Bucarest, dans Peter Grimes de Britten. Dans un entretien accordé à Presto Music, le baryton évoquait avec gourmandise le plaisir qu’il avait pris à malmener sa mère et à lui fournir du laudanum sur scène… tout en avouant se fier à l’oreille maternelle plus qu’à toute autre.

Huw a grandi entre une mère mezzo-soprano, pilier de Covent Garden, et un père ténor, David Rendall, disparu en 2025, qui lui donna ses premières leçons de chant. Le garçon se rêvait pourtant policier, et c’est en jouant de la guitare et de la batterie dans un groupe de rock qu’il découvrit sa voix, avant de marcher dans les pas de ses parents. Dans les colonnes d’Opéra Magazine, il se souvenait d’une enfance passée en coulisses avec son frère et ses deux sœurs, à croiser Domingo, Pavarotti ou Hvorostovsky. Pour son Pelléas aixois, il avait même hérité de la partition de Mélisande annotée par sa mère. À force d’y ajouter ses propres notes, il avait fini par devoir s’acheter une partition neuve !

À Paris, Diana Montague, longtemps Chérubin de référence, cède le page à Eva Zaïcik et retrouve Marceline, qu’elle chantait déjà à Londres en 2019. Quant à Huw, tout juste applaudi en Figaro dans Le Barbier de Séville à Bastille, le voici promu comte Almaviva. De barbier chez Rossini à grand seigneur chez Mozart, l’ascension sociale aura été rapide, les déboires conjugaux aussi.

Pour cette version de concert, le Théâtre des Champs-Élysées avait également convié Elbenita Kajtazi (la Comtesse), Lauranne Oliva (Suzanne) et Adrien Fournaison (Figaro), avec le B’Rock Orchestra sous la direction de Sasha Scolnik-Brower.

Dans l’opéra de Mozart, Marceline découvre sur le tard que Figaro est son fils. Chez les Montague Rendall, nul besoin d’attendre le troisième acte pour reconnaître les liens du sang. Et cette fois, le laudanum était superflu.

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