Il y a deux ans, l’Opéra de Turin réunissait sur une courte période trois œuvres inspirées de Manon Lescaut, que le public pouvait ainsi découvrir successivement : la Manon de Massenet, tube incontesté, la Manon Lescaut de Puccini, et celle d’Auber, rarissime. Sur ce même modèle, l’institution turinoise présente cette année du 15 octobre au 22 novembre un festival « Verismo », fidèle à son audace habituelle. Au canonique diptyque Cavalleria rusticana / Pagliacci sera adjointe une seconde œuvre de chacun des deux compositeurs : La Bohème de Leoncavallo et Iris de Mascagni. Si cette dernière a déjà été redonnée récemment, à Montpellier ou Madrid notamment, l’autre est vraiment oubliée. Inspirée comme l’opéra homonyme de Puccini des Scènes de la vie de bohème de Murger, l’œuvre a été totalement éclipsée par la notoriété de La Bohème de son collègue. Quant à Iris, dont l’action se situe au Japon, on peut y voir une prémonition de Madama Butterfly.
Les productions seront confiées à deux metteurs en scène différents, l’un s’attelant aux deux Mascagni (Daniele Menghini) et l’autre aux deux Leoncavallo (Francesco Micheli), sous la baguette d’un même chef tout au long du festival : Andrea Battistoni. Côté chanteurs, on pourra notamment entendre Ariunbaatar Ganbaatar en Alfio et Tonio, Ekaterina Semenchuk en Santuzza, Erika Grimaldi en Iris et Gregory Kunde en Canio pour la dernière.
Enfin, il est possible de partir un week-end à Turin pour voir ces trois productions un jour après l’autre : du 6 au 8 ou du 13 au 15 novembre.
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