Forum Opéra

Francesco Meli préfère Otello noirci

Partager sur :
Brève
29 novembre 2024

Alors qu’il vient d’ajouter Otello de Verdi à son répertoire, Francesco Meli remet sur la table le sujet délicat du « blackface » à l’opéra. Dans une interview au Giornale, le ténor déplore que le metteur en scène, Fabio Ceresa, ait voulu Otello blanc : « c’est un choix avec lequel je ne suis pas d’accord parce que l’origine géographique d’Otello et donc la couleur de sa peau ont une valeur dramaturgique ; la thèse est que le blanc Iago soit le méchant qui va inciter Otello à commettre un crime ».

Si Francesco Meli se réjouit que l’opéra ne soit plus une « chose momifiée », qu’il y ait « plus d’empathie entre la scène et le public », il déplore que le genre ait perdu les « connotations de son identité » au contraire de la comédie musicale et du ballet : « Quand on va voir Le Lac des cygnes de Tchaïkovski, on veut voir les cygnes, les plumes, tout comme personne ne rêve du Fantôme de l’Opéra dans le Bronx ou dans une décharge. « Le paradoxe, c’est que nous nous sommes ouverts au dialogue avec le public, mais que nous le perdons. », conclut-il.

C’est précisément avec Otello de Verdi qu’en 2015 à New York qu’avait surgi la première controverse d’importance autour du « blackface ». Pour se faire sa propre opinion sur la question, on peut (re)lire l’article consacré au sujet dans notre dossier sur la cancel culture.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Francesco Meli (Otello) ©Michele Crosera

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]