Francis Poulenc la surnommait son « Rossignol à larmes ». Denise Duval s’est éteinte lundi 25 janvier à l’âge de 94 ans en Suisse. Son nom est tellement associé à celui du compositeur français que l’on oublie qu’avant d’être une interprète définitive de Blanche de La Force dans Dialogues des Carmélites, de Thérèse dans Les Mamelles de Tiresias et de l’héroïne de La Voix Humaine, la soprano française, née à Paris le 23 octobre 1921, avait participé à une revue des Folies-Bergère et chanté sur la scène de l’Opéra-Comique aussi bien L’Heure espagnole que Madame Butterfly. Nul ne parle mieux d’elle cependant que Francis Poulenc lorsqu’il raconte leur rencontre – « De suite, je fus frappé par sa voix lumineuse, sa beauté, son chic… » – ou lorsque le 7 mars 1960, de New York où vient d’avoir lieu la création triomphale de La Voix Humaine, il écrit à Pierre Bernac : « Hier soir, en robe de grand soir sans un accessoire, sans téléphone, elle a tenu haletante une salle bondée à craquer où les dames sanglotaient ». C’est à notre tour de pleurer aujourd’hui.
Mort de Denise Duval, le « rossignol à larmes » de Francis Poulenc
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Brève
26 janvier 2016
Mort de Denise Duval, le « rossignol à larmes » de Francis Poulenc
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