Nouvelle égérie du belcanto, Vasilisa Berzhanskaya ne cesse d’élargir son répertoire. À peine vient-elle de triompher en Cenerentola à Paris, rôle emblématique de contralto colorature, qu’elle annonce pour mars 2027 à Milan sa première Anna Bolena, partition écrite pour un soprano dramatique d’agilité, puis en juin Leonora du Trovatore. Entre ces deux pôles vocaux, la chanteuse russe interprète déjà Norma, qu’elle reprendra à Florence en 2027, et s’apprête à aborder Violetta à Vérone dès ce mois de juillet. Un tel grand écart vocal rappelle, s’il en était besoin, combien le système des Fächer*, élaboré après l’âge d’or du belcanto, peine parfois à rendre compte de la réalité des voix et de leur évolution.
* Élaboré dans les théâtres germaniques à la fin du XIXe siècle, le système des Fächer classe les voix selon leur tessiture, leur timbre, leur puissance et leurs caractéristiques dramatiques afin de guider les distributions et de préserver les chanteurs.


