Créé deux ans avant la trilogie Rigoletto /Trouvère / Traviata, Luisa Miller a souffert de cette promiscuité qui lui a fait de l’ombre. Dernier opéra de jeunesse ou première œuvre de la maturité ? Son statut hybride explique peut-être sa présence épisodique sur les scènes internationales ainsi que la pauvreté de sa discographie qui comporte à peine plus de cinq enregistrements officiels et une poignée de versions live avec souvent les mêmes artistes.
Label : Deutsche Grammophon
En dépit d’une discographie fournie, Il trovatore n’est pas de ces opéras pour lesquels il est facile d’élire une version idéale, les plus grands enregistrements présentant tous des défauts susceptibles de réserver le jugement.
Comment résister ? Comme le Chevalier des Grieux (Nicolai Gedda) à Saint Sulpice, nous ne pouvons que succomber aux sortilèges de la Manon de Beverly Sills, qui nous murmure « N’est-ce plus ma main que cette main presse ? ».
Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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