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	<title>Le Voyage dans la lune - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 06:23:48 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Le Voyage dans la lune - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Le Voyage dans la Lune, d&#8217;après Offenbach (Olivier Fredj et Jean Lecointre)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Voyage dans la Lune, opéra féérie d’Offenbach riche en effets spéciaux qui participèrent à son succès, est maintenant bien connu, notamment à la faveur de la tournée de la production d’Olivier Fredj, offerte en de nombreux endroits. Clément Mariage a rendu compte de sa dernière apparition à Montpellier ( Heureux qui comm’ Caprice ).  Le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Voyage dans la Lune</em>, opéra féérie d’Offenbach riche en effets spéciaux qui participèrent à son succès, est maintenant bien connu, notamment à la faveur de la tournée de la production d’<strong>Olivier Fredj</strong>, offerte en de nombreux endroits. Clément Mariage a rendu compte de sa dernière apparition à Montpellier ( <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-montpellier/">Heureux qui comm’ Caprice</a> )</em>.  Le spectacle, déjanté, vif et souriant, réapparaît à la faveur de la publication d’un ouvrage auquel <strong>Jean Lecointre</strong> apporte son concours, édité par Actes Sud, maison à laquelle la musique – entre autres domaines – doit tant. Mais, à la différence des ouvrages qui enrichissent régulièrement les collections dédiées, c’est au rayon BD-Jeunesse qu’on le découvre, destiné aux enfants « dès 8 ans » (mentionne l’éditeur). La musique n’est pas absente : à la faveur d’un QR code sur la page de titre, on accède à 28 extraits, opportunément choisis, en relation étroite avec les scènes décrites. En dehors des dialogues que résume l’image, tous les airs, ensembles et chœurs sont bien là, au moins partiellement repris de l’enregistrement (Bru Zane Label) où <strong>Pierre Dumoussaud</strong> dirige les chœurs et l’orchestre de l’Opéra national de Montpellier.</p>
<p>Tout juste aurait-on pu souhaiter que chaque page comporte la correspondance avec les plages enregistrées : si cela paraît aisé au familier de l’ouvrage, malgré les indications portées sur l’écran (titre de chaque chapitre du livre), on aimerait être sûr que le lecteur puisse dévorer sa « BD » d’un trait… Si le roman-photo, comme la BD, utilise des bulles (ou phylactères, diront les spécialistes), rares ici, où les concepteurs choisissent un texte typographié, cette réalisation relève davantage du premier genre, dont le succès fut vif dans les années d’après-guerre, reposant sur le roman sentimental à destination du public féminin.  Se fondant sur les photographies prises durant le spectacle, Jean Lecointre et Olivier Fredj, ont choisi les plus appropriées pour résumer l’action en images. Un travail graphique et l’ajout de textes résumant livret, font le reste. La fidélité à l&rsquo;esprit est constante. Costumes et décors inventifs, de fiction, surréalistes, dont l’effet comique est souligné, trouvent ici, privés de musique, une force expressive autonome. Quant aux chanteurs-acteurs, c&rsquo;est un égal plaisir de retrouver leurs poses et leurs mimiques.</p>
<p>Quiconque a assisté au spectacle se régalera d’en revivre d’une façon nouvelle les moments essentiels. On souhaite évidemment que la réalisation, originale, soignée et de grande qualité, participe à la conquête de nouveau publics.</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, Le Voyage dans la lune (Montpellier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Heureux qui, comm&#8217; Caprice, a fait un beau voyage, S&#8217;est baladé partout plus d&#8217;une lunaison, Et puis est retourné, mais frais comme un gardon, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Nous sommes en novembre 2020. L&#8217;Avant-Scène Opéra vient de faire paraître un numéro consacré au Voyage dans la lune d&#8217;Offenbach, en prévision &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Heureux qui, comm&rsquo; Caprice, a fait un beau voyage,</em><br />
<em>S&rsquo;est baladé partout plus d&rsquo;une lunaison,</em><br />
<em>Et puis est retourné, mais frais comme un gardon,</em><br />
<em>Vivre entre ses parents le reste de son âge !</em></p>
<p>Nous sommes en novembre 2020. <em>L&rsquo;Avant-Scène Opéra</em> vient de faire paraître un numéro consacré au <em>Voyage dans la lune</em> d&rsquo;Offenbach, en prévision d&rsquo;une production qui s&rsquo;apprête à être créée à Montpellier, avant de poursuivre son chemin dans toute la France, de Metz à Marseille et de Nice à Rouen. Mais qui dit décembre 2020 dit&#8230; Covid-19. La pandémie a changé le cours de l&rsquo;histoire et obligé l&rsquo;Opéra de Montpellier à présenter le spectacle sans public, devant un parterre de professionnels et de journalistes. Bien heureusement, quatre ans plus tard, le public local peut enfin embarquer à bord de ce <em>Voyage dans la</em> lune, et avec un plaisir palpable !</p>
<p>La production d&rsquo;<strong>Olivier Fredj</strong> a déjà été commentée plusieurs fois sur Forum Opéra, à l&rsquo;occasion des représentations de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille/">Marseille</a>, de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-nice-de-deux-choses-lune/">Nice</a>, de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-compiegne-le-ver-de-lune-amoureux-dune-etoile/">Compiègne</a> ou de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-rouen-la-belle-selene/">Rouen</a>. Les retours de nos collègues sur la mise en scène étaient dans l&rsquo;ensemble plutôt réservés, mais le spectacle semble s&rsquo;être rôdé et avoir gagné en cohérence et en fluidité jusqu&rsquo;à ces dernières représentations montpelliéraines. Même si la distribution a changé bien des fois en fonction des maisons dans lesquelles la production a été accueillie, on observe parmi les artistes un esprit de troupe remarquable, qui participe pleinement à la vivacité et à l&rsquo;éclat de la représentation.</p>
<p><em>Le Voyage dans la lune</em> est un opéra-féérie, un genre qui repose en grande partie sur les effets visuels et le spectaculaire : le livret fait se succéder pas moins de vingt-trois tableaux différents, avec des scènes d&rsquo;éruption, de décollage et d&rsquo;alunissage, et pas moins de deux ballets. Lors de la création du spectacle, les auteurs en vinrent même à louer un véritable dromadaire du Jardin des Plantes pour le faire apparaître sur le plateau et impressionner le public.</p>
<figure id="attachment_179812" aria-describedby="caption-attachment-179812" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-179812 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/center-4-1024x687.jpg" alt="" width="1024" height="687" /><figcaption id="caption-attachment-179812" class="wp-caption-text">© Marc Ginot</figcaption></figure>
<p>Évidemment, les moyens de cette production sont plus modestes que ceux du Théâtre de la Gaîté en 1875, mais les vingt-trois tableaux sont conservés dans leur intégralité (même le dromadaire est là !). Les changements de décors sont assurés par des projections en fond de scène, mêlant adroitement gravures et photographies d&rsquo;époque, où le matériau scientifique se métamorphose en rêverie fantaisiste, dans la veine d&rsquo;un Jules Verne, pour représenter des lieux plein d&rsquo;extravagance et de piquant. L&rsquo;autre référence convoquée est postérieure à la création de l&rsquo;œuvre d&rsquo;Offenbach, mais immanquable et évidente, puisque son titre sera repris par Georges Méliès pour l&rsquo;un de ses films les plus connus. Le metteur en scène choisit donc d&rsquo;inscrire la représentation dans la fiction d&rsquo;un tournage : un régisseur/réalisateur au début du spectacle rassemble les figurants et les vedettes pour commencer à tourner le film. L&rsquo;action est ensuite souvent ponctuée par un cadre de scène resserré et circulaire, ressemblant à un objectif ou une lentille, dans lequel apparaît la tête d&rsquo;Offenbach mouchetée de cratères lunaires (il ne lui manque que l&rsquo;obus dans l&rsquo;œil pour rappeler ce plan mythique du film de Méliès).</p>
<p>L&rsquo;insertion de cette intrigue de tournage n&rsquo;est pas d&rsquo;une originalité folle mais a le mérite d&rsquo;être efficace et ludique. Six danseurs occupent successivement les postes d&rsquo;ingénieur du son, de machiniste ou de figurant, avant d&rsquo;animer les tableaux et faire vibrer la partition à différents moments de l&rsquo;action dans une variété d&#8217;emplois stupéfiante. Les chorégraphies, signées <strong>Anouk Viale</strong>, sont particulièrement réussies, notamment dans la scène où la princesse Fantasia découvre le sentiment amoureux : les danseurs et danseuses interprètent des sélénites découvrant le désir, par des secousses corporelles pleines de sensualité.</p>
<p>Mais ce qui rend la représentation particulièrement vivante et drôle, c&rsquo;est une direction d&rsquo;acteur précise et dynamique, permettant aux différents tableaux de s&rsquo;enchaîner à une allure vertigineuse, ainsi qu&rsquo;un goût de l&rsquo;accessoire et du gag particulièrement affuté. Ainsi, le roi V&rsquo;lan arbore une couronne démesurément grande, le prince Caprice ne se déplace pas sans ses bâtons de marche affublés de deux énormes chaussures et Fantasia sans un ballon accroché à sa robe. Le roi Cosmos ressemble à une méduse emperruquée et les habitantes de la lune étant divisées (avant de reprendre le pouvoir après la découverte de l&rsquo;amour) en « femmes utiles » et en « femmes d&rsquo;intérieur », les unes sont habillées en aspirateur ou en pelote de laine et les autres en miroir ou en pot de fleur. Le costume le plus désopilant est celui de la reine Popotte, sorte d&rsquo;éponge géante qui se déplace toujours avec son éponge de compagnie sur un diable&#8230; Ces touches d&rsquo;humour, pleine d&rsquo;inventivité et riches en trouvailles visuelles, aussi cocasses qu&rsquo;impertinentes, n&#8217;empêchent pas le metteur en scène de conférer pleinement leur charge poétique aux scènes plus oniriques de l&rsquo;œuvre, comme le duo des pommes, où les deux chanteuses sont suspendues dans les airs, tout comme dans les scènes enneigées, ponctuées par la chute délicate des flocons de neige.</p>
<figure id="attachment_179820" aria-describedby="caption-attachment-179820" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-179820 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/center-1024x705.jpg" alt="" width="1024" height="705" /><figcaption id="caption-attachment-179820" class="wp-caption-text">Marie Perbost (Prince Caprice) © Marc Ginot</figcaption></figure>
<p>La réussite scénique du spectacle s&rsquo;accompagne d&rsquo;une complète réussite musicale. Dans le rôle du déluré Caprice, <strong>Marie Perbost</strong> impressionne par son énergie et son abattage scénique. Sa voix souple, son phrasé raffiné et son timbre toujours aussi frais et fruité confèrent à chaque air une couleur singulière, qu’il s’agisse de galops effrénés ou de tendres romances amoureuses. Seul bémol : la rondeur de la couverture vocale ne lui permet pas toujours de délivrer le texte avec clarté. Si cela gêne moins dans d&rsquo;autres répertoire, la saveur et la netteté du texte mériteraient d&rsquo;être mieux mises en valeur dans ce type d&rsquo;œuvres. À ses côtés, <strong>Sheva Tehoval</strong> impressionne hautement. La chanteuse éblouit dès sont premier air, d<span class="s1">’une virtuosité et d’une aisance ébouriffantes. Fantasia rivalisant avec le prince Caprice sur le terrain de l&rsquo;excentricité, la chanteuse exprime la fantaisie du personnage par des vocalises précises, des aigus brillants, des graves assurés, voire même salis et abrasés pour signifier la colère. L&rsquo;interprète soulève l&rsquo;enthousiasme dans le reste de l&rsquo;œuvre, toujours drôle et sensible, grâce à une technique sûre, une voix de soprano léger au timbre charmant et une présence scénique magnétique.</span></p>
<p>L&rsquo;autre grand triomphateur de la soirée est <strong>Yoann Le Lan</strong>, qui s&rsquo;impose comme le meneur du spectacle. D&rsquo;abord régisseur/réalisateur plein d&rsquo;aplomb au début de l&rsquo;œuvre, il interprète ensuite Marie-Anouk l&rsquo;hôtesse de l&rsquo;air et la caissière avec un plaisir manifeste, avant d&rsquo;apparaître en Quipasseparlà. On ne peut apprécier sa voix chantée que lors de cet air court, mais la souplesse du phrasé, la vigueur de la projection et la clarté du timbre augurent du meilleur. Un artiste talentueux à suivre de près, assurément.</p>
<p>On pourrait imaginer une voix plus sombre et mordante pour le roi V&rsquo;lan, mais <strong>Florent Karrer</strong> a le mérite de ne pas fabriquer d&rsquo;effets vocaux pour correspondre à une certaine idée du personnage. En résulte un portrait touchant et sensible du roi, jamais caricatural. <strong>Thibaut Desplantes</strong>, dans le rôle de son collègue lunaire Cosmos, est désopilant et plein de verve, aussi à l&rsquo;aise dans les parties parlées et que chantées.</p>
<p>En dehors de Fiamma, incarnée avec beaucoup de charme par <strong>Jennifer Michel</strong>, on n&rsquo;a peu l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre chanter les autres personnages. <strong>Carl Ghazarossian</strong> est cependant particulièrement marquant en Microscope charismatique et élégant, tout comme <strong>Marie Lenormand</strong>, habituée des rôles comiques, qui campe une Popotte hilarante. On se met presque à regretter de ne pouvoir entendre l&rsquo;interpréter tous les airs ajoutés par Offenbach lorsque Thérésa reprit le rôle au Châtelet en 1877. <strong>Christophe Poncet de Solages</strong> complète idéalement cette distribution homogène où plane un esprit de troupe réjouissant.</p>
<figure id="attachment_179813" aria-describedby="caption-attachment-179813" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-179813 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/center-5-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-179813" class="wp-caption-text">Florent Karrer (V&rsquo;lan), Sheva Téhoval (Fantasia), Thibaut Desplantes (Cosmos), Marie Lenormand (Popotte) © Marc Ginot</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400;">L&rsquo;<strong>Orchestre national Montpellier Occitanie</strong> retrouve une œuvre déjà fréquentée en 2020. Un enregistrement publié par le Palazzetto Bru Zane témoigne de l&rsquo;adéquation de l&rsquo;orchestre avec cette musique, ce que ces représentations de 2024 ne font que confirmer. Cette fois, c&rsquo;est <strong>Victor Jacob</strong> qui est à la tête de l&rsquo;orchestre : il fait se succéder avec bonheur variations dynamiques et agogiques, mettant en valeur la délicatesse de l’orchestration d’Offenbach, notamment dans les mélodrames et les ballets. L&rsquo;ouverture en est d&#8217;emblée un exemple frappant : la folie du galop final, qui s&#8217;emballe dans un tempo de plus en plus rapide, répond à la grâce du solo de cor, beaucoup plus souple et rubato. Les pupitres féminins du <strong>Chœur de l&rsquo;Opéra national de Montpellier</strong> semblent mieux préparés que les pupitres masculins, qui se perdent un peu dans certains passages délicats, sans pour autant démériter en terme d&rsquo;homogénéité sonore.</p>
<p>Ce <em>Voyage dans la lune</em> achève donc son aventure à Montpellier de la plus belle des manières. Dommage que le spectacle ne poursuive pas sa tournée jusque sur la lune : nul doute qu’il séduirait les Sélénites autant qu’il enchante les Terriens !</p>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage dans la lune — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-paris-opera-comique-un-voyage-pour-former-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>﻿Encore une production rescapée de la crise covidaire. Initialement prévu en juin 2020, reprogrammé en 2021, de nouveau annulé puis finalement capté à huis clos, Le Voyage dans la lune est enfin représenté sur la scène de l’Opéra Comique. Et visuellement, c’est un enchantement. Sur les affinités entre Offenbach et Laurent Pelly, faut-il revenir ? Nul &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>﻿Encore une production rescapée de la crise covidaire. Initialement prévu en juin 2020, reprogrammé en 2021, de nouveau annulé puis finalement capté à huis clos, <em>Le Voyage dans la lune</em> est enfin représenté sur la scène de l’Opéra Comique. Et visuellement, c’est un enchantement. Sur les affinités entre Offenbach et <strong>Laurent Pelly</strong>, faut-il revenir ? Nul ne sait comme lui exprimer l’humour et la poésie induits par cette musique. Son approche, inspirée à la fois par le cinéma muet et la bande dessinée, ne laisse pas de place au hasard. Le (sou)rire nait du mouvement autant que du burlesque des situations. A la planète Terre souillée de déchets s’oppose une lune vierge mais privée d’amour. Les costumes adoptent le même parti pris symbolique. Sombre ou vive, la couleur des habits terriens contraste avec le blanc immaculé de toilettes lunaires qui rivalisent d’imagination – mention spéciale pour la silhouette burlesque de Cosmos en forme de bouteille d’Orangina. Las, la confrontation entre ces deux mondes antagonistes tombe à plat. La faute à l’adaptation du livret dont l’argument se dissipe dans la surenchère féérique. Les intrigues nouées au fil des premiers tableaux ne se dénouent pas dans les derniers, motivés d’abord par le Ballet des Flocons de neige – ici réduit à un seul mouvement –, et par un clair de Terre du plus bel effet.  </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/voy2.jpg?itok=5-We197c" title="© Stéphane Brion" width="468" /><br />
	© Stéphane Brion</p>
<p>Musicalement, l’impression est plus mitigée. A l’origine de ce <em>Voyage dans la lune</em> – à ne pas confondre avec <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille">celui proposé ces derniers mois par Génération Opera et le Palazetto Bru Zane</a> – le désir d’Olivier Mantei et de Sarah Koné de créer une « vraie production lyrique » pour les jeunes interprètes de la Maîtrise populaire de l’Opéra Comique. L’intention est si louable que l’on s’en veut de ne pas y souscrire entièrement.</p>
<p>La partition a été écourtée, son orchestration réduite. Là n’est pas le problème, même si l’on préfère une version intégrale, au plus près des intentions originales. A défaut d’un large nuancier instrumental, <strong>Alexandra Cravero</strong> sait animer le récit sans abuser de la vivacité qui pourrait paradoxalement en altérer la fantaisie. Le <em>Voyage dans la Lune</em> comprend un grand nombre de numéros avec chœur, propres à mettre en avant les élèves de la Maîtrise populaire. Jeunes voix obligent, la couleur chorale accuse un défaut de contraste mais l’aisance scénique, la justesse et la précision des ensembles témoignent de l’aboutissement du travail réalisé par Sarah Koné et ses équipes depuis le lancement de l’initiative en 2016.</p>
<p>Les solistes ont été recrutés parmi les meilleurs éléments de la compagnie, à l’exception de <strong>Franck Leguérinel</strong> qui dans le rôle du roi V’lan apporte à l’ensemble son crédit offenbachien. Ces talents en herbe, âgés la plupart d’une vingtaine d’année, ont encore du chemin à faire. Nos encouragements les accompagnent. Seule s’impose vraiment <strong>Ludmilla Bouakkaz</strong>. Sa Fantasia ajoute à une jolie voix capable de traits virtuoses ce don que l’on n’acquiert pas forcément sur les bancs de l’école : la présence. La plus grande frustration reste d’avoir confié à un ténor le rôle du Prince Caprice, initialement dévolu à Zulma Bouffar, soprano pétillant et agile auquel Offenbach avait réservé les meilleurs numéros de la partition. Cette mauvaise idée ne rend pas service au jeune <strong>Arthur Roussel</strong>, en difficulté avec une écriture trop brillante au point que le Rondeau de l’obus au premier acte est chanté par Frank Leguérinel. « L’interprétation du <em>Voyage dans la Lune</em> repose toute entière sur Mlle Zelma Bouffar qui a fait du prince Caprice une de ses meilleures créations », écrivait le journal <em>La Comédie</em> en 1875. C’est dire sans s’attarder davantage notre frustration.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Des idées de cadeaux pour un Noël européen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/des-idees-de-cadeaux-pour-un-noel-europeen/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/des-idees-de-cadeaux-pour-un-noel-europeen/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2022 07:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ces temps difficiles pour l&#8217;Europe, Forum Opéra s&#8217;est avisé de proposer un Noël aux couleurs de notre continent. Paresse oblige, nous avons retenu trois nations ce Noël européen (quatre si l&#8217;on ajoute l&#8217;Autriche) mais on ne saurait douter que chacun des pays composant notre belle Union ne recèle les trésors nécessaires à un joyeux &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/des-idees-de-cadeaux-pour-un-noel-europeen/"> <span class="screen-reader-text">Des idées de cadeaux pour un Noël européen</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En ces temps difficiles pour l&rsquo;Europe, Forum Opéra s&rsquo;est avisé de proposer un Noël aux couleurs de notre continent. Paresse oblige, nous avons retenu trois nations ce Noël européen (quatre si l&rsquo;on ajoute l&rsquo;Autriche) mais on ne saurait douter que chacun des pays composant notre belle Union ne recèle les trésors nécessaires à un joyeux Noël !&nbsp;</strong></p>
<hr>
<p><strong>UN NOËL ALLEMAND</strong> par Sylvain Fort</p>
<p>Peut-être devrait-on dire : en allemand car ce Noël-ci nous mène bien au-delà des frontières de l&rsquo;Allemagne&#8230;&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no1b.jpg?itok=yHXeR1Hp" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"><strong>DIETRICH FISCHER-DIESKAU, COMPLETE LIEDER RECORDINGS, Deutsche Grammophon. 107 CD</strong></p>
<p>C&rsquo;est la première fois que Deutsche Grammophon rassemble en un gros et unique coffret le thesaurus de DFD. On y retrouve ses grandes intégrales (Schubert, Schumann, Wolf, Brahms) mais aussi les sélections indispensables (Loewe, Liszt, Strauss), les raretés (Von Einem, Debussy&#8230;) &nbsp;et les heureux doublons (Winterreise, Dichterliebe&#8230;). Bref, une somme rassemblant les enregistrements de 1949 à 2003 qui est, pour tout auditeur, la substance d&rsquo;une vie.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no2.jpg?itok=HkgEKnDa" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>WAGNER, RHEINGOLD (2CD) / DIE WALKÜRE (4CD), Wiener Philharmoniker, dir. Georg SOLTI. Deutsche Grammophon&nbsp;</strong></p>
<p>Quoi ? Encore une réédition &nbsp;de cette base de toute discothèque wagnérienne ? Oui, cher lecteur, mais une fois n&rsquo;est pas coutume, nous parlerons technique. Car si nous ne sommes pas de ceux qui jugent un disque sur la qualité du son, le transfert réalisé ici par Andrew Wedman des bandes de John Culshaw en format 24bit/192kHz est simplement renversant. Même avec une chaîne moyenne, on entendra ici une présence sonore, charnelle, dramatique comme rarement on l&rsquo;avait perçue dans un enregistrement d&rsquo;opéra : on a simplement l&rsquo;impression d&rsquo;être au premier rang d&rsquo;une représentation convoquant dans son salon tout le théâtre de Wagner. Époustouflant et rare, dans un habillage luxueux.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no3.jpg?itok=Bc-xR7yV" style="width: 150px; height: 219px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Eric CHAILLIER,&nbsp;<em>Anton Bruckner ou l&rsquo;immensité intime</em>. Buchet-Chastel. 384 pages</strong></p>
<p>Il est toujours extrêmement difficile de rendre compte de l&rsquo;humilité de Bruckner et de l&rsquo;ambition cosmologique de son œuvre. Eric Chaillier y parvient admirablement en se mettant à l&rsquo;écoute d&rsquo;un géant modeste, en tenant la plume au plus près de la vibration secrète du compositeur. Ce regard pénétrant et pudique porté sur la vie et l&rsquo;œuvre du maître autrichien fait de ce livre un compagnon indispensable pour cheminer avec Bruckner.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no4.jpg?itok=KVZClJP8" style="width: 150px; height: 284px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>André TUBEUF,&nbsp;<em>Schubert, l&rsquo;ami Franz</em>. Actes Sud. 192 p.&nbsp;</strong></p>
<p>Œuvre posthume de qui aura sa vie entière scruté Schubert, et y sera comme personne entré, nous livrant année après année le trésor de son écoute. Le livre est bref, non parce qu&rsquo;il est sec ou allusif, mais parce qu&rsquo;il est comme quintessencié. Ici est la substance même de ce que Schubert nous donne à entendre. Non pas une somme, donc, mais un bréviaire.&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no5.jpg?itok=zLJDAfFE" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Mathias GOERNE, Daniil TRIFONOV, Lieder (Berg, Schumann, Wolf, Chostakovitch, Brahms)</strong>. 1 CD Deutsche Grammophon</p>
<p>Assumons : ce ne sont pas exactement des chants de Noël. Mais tout ce que le lied allemand (et, ici, russe en plus) porte de gravité et de force, par deux interprètes que n&rsquo;effraie aucun abîme. Un des plus beaux programmes et une des plus belles exécutions de l&rsquo;année ; un sommet, tout simplement.&nbsp;</p>
<hr>
<p><strong>UN NOEL FRANCAIS</strong> par Christophe Rizoud</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no6.jpg?itok=xFWkcP6R" style="width: 150px; height: 246px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-embarquement-pour-la-lune">Jacques Offenbach, <em>Le Voyage dans la lune</em></a> </strong>(CD-livre Palazzetto Bru Zane)</p>
<p>Quand l’inépuisable fantaisie de Jacques Offenbach rencontre l’univers fantastique de Jules Vernes, cela donne <em>Le Voyage dans la lune</em>, un opéra-bouffe-féerie redécouvert récemment grâce aux efforts conjugués de Génération Opéra, du Palazzetto Bru Zane et d’une quinzaine d’institutions lyriques françaises. Servi par une équipe artistique menée de main de maestro par Pierre Dumoussaud, ce <em>Voyage </em>est d’autant plus recommandé qu’il continuera d’occuper l’affiche de nos théâtres l’année prochaine dans une mise en scène de Laurent Pelly – notamment l’Opéra Comique du 24 janvier au 3 février. A compléter évidemment par <a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune">le numéro de l’Avant-Scène Opéra</a> consacré à cet ouvrage lunaire.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no7.jpg?itok=3HDyJXgQ" style="width: 150px; height: 233px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-de-la-belle-epoque-au-monde-globalise-colossal-proteiforme-et">Hervé Lacombe, </a><em><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-de-la-belle-epoque-au-monde-globalise-colossal-proteiforme-et">Histoire de l&rsquo;opéra français &#8211; De la Belle Epoque au monde globalisé</a></em></strong> (Fayard)</p>
<p><em>O Monumento </em>! Dirigée par Hervé Lacombe, le 3<sup>e</sup> volume de l’<em>Histoire de l’opéra français</em> passe au scanner l’opéra en France au XXe siècle et au-delà, qu’il s’agisse du genre en lui-même, de ses nombreux avatars – l’opérette notamment –, de ses théâtres, en Province et à Paris, de son répertoire – arc-bouté sur une centaine d’œuvres et cependant sujet à transformation comme en témoigne la révolution baroque –, de l’évolution de sa représentation avec la primauté accordée à la mise en scène, des thèmes abordés par ses livrets, de sa déclinaison cinématographique et numérique… A compléter nécessairement par les deux premiers volets de cette trilogie monumentale&nbsp;: <em><a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-du-roi-soleil-a-la-revolution-et-la-lumiere-fut">Du Roi Soleil à la Révolution</a></em> et&nbsp;<em><a href="https://www.forumopera.com/histoire-de-lopera-francais-du-consulat-aux-debuts-de-la-iiie-republique-salut-a-la-france">Du Consulat aux débuts de la IIIe République</a></em>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no8.jpg?itok=sKbe7XOK" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/marina-rebeka-voyage-voyage-en-douce">Marina Rebeka, <em>Voyage</em></a> </strong>(Prima Classic)</p>
<p>Lorsqu’elle n’incarne pas les grandes héroïnes du belcanto romantique – Norma, Anna Bolena… –, Marina Rebeka voyage en compagnie de Mathieu Pordoy dans le pays merveilleux de la mélodie française, un genre que l’on ne lasse pas d’explorer tant il compte de joyaux, tels ceux proposés dans cet album par une des voix les plus magnétiques du moment. A compléter absolument par <a href="https://www.forumopera.com/cd/faure-complete-songs-une-somme-en-forme-de-pari-faureen">l’intégrale Fauré de Cyrille Dubois et Tristan Raes</a> chez Aparté.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/no9.jpg?itok=2ilnCME-" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/benjamin-bernheim-boulevard-des-italiens-le-grand-bleu">Benjamin Bernheim, <em>Boulevard des italiens</em></a> </strong>(DG)</p>
<p>Avec au programme des airs d’opéras composés en français par des musiciens italiens – Spontini, Cherubini, Donizetti, Mascagni, Verdi… – le dernier album de Benjamin Bernheim rappelle l’attraction lyrique exercée par Paris au XIXe siècle. Comme à chaque fois qu’il chante dans notre langue, le ténor y est souverain. A compléter éventuellement par l’enregistrement des <a href="https://www.forumopera.com/cd/les-abencerages-dispensable-chainon-manquant"><em>Abencérages</em> de Cherubini</a>, un exemple cette fois intégral d’opéra français d’origine italienne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/mondonville_0_0.jpg?itok=9SvEEAVf" style="width: 150px; height: 172px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong><a href="https://www.forumopera.com/dvd/jean-joseph-cassanea-de-mondonville-titon-et-laurore-vraiment-baroque">Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville &#8211; Titon et l&rsquo;Aurore</a></strong> (DVD Naxos)</p>
<p><em>Titon et l&rsquo;Aurore </em>dirigé par William Christie et mise en scène par Basil Twist <a href="https://www.forumopera.com/titon-et-laurore-paris-opera-comique-mondonville-contre-le-blue-monday">à Paris en 202</a>1 rappelait quel grand compositeur d&rsquo;opéra était Mondonville. Le report du spectacle en DVD le confirme.&nbsp;Reinoud Van Mechelen et&nbsp;Gwendoline Blondeel dans les rôles titres sont épatants. Les&nbsp;jeux de marionnettes se laissent regarder avec plaisir et depuis l&rsquo;enregistrement des Grands Motets en 1997, on connaît les affinités des Arts Florissants avec cette musique. A compléter forcément par le récent <a href="https://www.forumopera.com/cd/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag"><em>Zoroastre</em> de Rameau chez Alpha</a> avec de nouveau Reinoud Van Mechelen&nbsp;dans le rôle titre.</p>
<hr>
<p><strong>UN NOEL ITALIEN</strong> par Cédric Manuel</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/natale-alla-scala-interno-due-colonne.jpg?itok=UvjjxjOg" style="width: 150px; height: 94px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>ESCAPADE LYRIQUE A MILAN</strong></p>
<p>Pour un cadeau à la fois inattendu et original (mais qui suppose quelques moyens il est vrai), offrez donc des billets pour un spectacle inoubliable à la Scala de Milan, où tout ne se résume pas à la soirée très <em>select </em>de la Saint-Ambroise ! Tenez, par exemple, quoi de mieux que de savourer un Verdi dans la ville où il repose (vous pourrez d&rsquo;ailleurs en profiter pour aller à la Casa di Riposo où se trouve son tombeau) et ça tombe bien : vous pourrez choisir entre <em>I Vespri siciliani </em>en février (avec en alternance Marina Rebeka et Angela Meade) ou bien encore <em>Macbeth </em>en juin (Salsi, Netrebko / Semenchuk)&#8230; Pour la peine, la Scala vous propose des <a href="https://teatroallascala.org/en/box-office/la-scala-as-christmas-gift.html" rel="nofollow">petits kits cadeaux</a>&#8230;</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/710izs4i3tl._sy450__0.jpg?itok=J4PHunYd" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>&nbsp;Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier</strong>, <em><strong>Insieme </strong></em>(Sony Classical)</p>
<p>Enregistré un peu à l&rsquo;improviste au plus fort de la pandémie, ce disque événement affiche non seulement deux voix d&rsquo;exception, mais aussi une réelle complicité artistique et humaine à laquelle se joint avec un sens du théâtre qui dit tout de son art, un Antonio Pappano qui couve les deux chanteurs du luxueux tapis de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile. Un disque d&rsquo;âge d&rsquo;or, comme nous le disions à sortie !</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/sardelli_couv-i-1-pdf_0.jpg?itok=PAlkIM-K" style="width: 150px; height: 242px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;"></p>
<p><strong>Federico Maria Sardelli</strong>, <em><strong>L&rsquo;Affaire Vivaldi</strong></em> (Van Dieren)</p>
<p>Mieux qu&rsquo;un casque de réalité virtuelle, une plongée dans le Metavers ou n&rsquo;importe quelle réalité augmentée, le livre de l&rsquo;éminent vivaldien Federico Maria Sardelli vous donnera le sentiment d&rsquo;être immergés dans le coeur de l&rsquo;Italie baroque, autour de la vie mystérieuse et trépidante du Prêtre roux. Un livre érudit, vigoureux, théâtral, en un mot un trésor qui ne déparera pas au bas du sapin !</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/i-capuleti-e-i-montecchi_0.png?itok=cAwdudsz" style="width: 150px; height: 223px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Vincenzo Bellini</strong>, <em><strong>I Capuletti e i Montecchi</strong></em> (DVD Naxos)</p>
<p>Nul besoin d&rsquo;aller dans les maisons d&rsquo;opéras qui tiennent le haut du pavé lyrique pour trouver des bijoux, ni de courir après les divas à la mode. Cela n&#8217;empêche ni les superbes écrins (ici La Fenice), ni les mises en scène de grande classe (ici l&rsquo;approche picturale d&rsquo;Arnaud Bernard), ni les voix de premier ordre (ici Jessica Pratt, Sonia Ganassi), ni un orchestre qui, sans être celui de la Scala, sert parfaitement l&rsquo;oeuvre de Bellini sous la baguette alerte d&rsquo;Omer Meir Wellber.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/norma_7.jpg?itok=odKgbJuy" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;"><strong>Guy Delvaux, Antonio Ferrara,</strong> <em><strong>Norma </strong></em>(Si l&rsquo;opéra m&rsquo;était dessiné&#8230;, Kifadassé)</p>
<p>Et si pour amadouer votre enfant rétif (ou rétive) à l&rsquo;opéra, vous commenciez par lui offrir une bande dessinée ? Le 9e art regorge de ressources et ne cesse de surprendre par son foisonnement. Sortie voici un an, cette <em>Norma</em> sur un texte -très fidèle au livret de Romani- de Guy Delvaux et des dessins remarquables d&rsquo;Antonio Ferrara, est le troisième tome d&rsquo;une série initiée avec <em>Thaïs</em>, puis <em>Alcina</em>. Admirable travail luxueusement présenté, il suffit d&rsquo;en accompagner la lecture par un enregistrement du niveau approprié : pourquoi pas ceux de Callas, si brillamment remasterisés il y a quelques années ? Un cadeau qui en appelle un autre ? Décidément, c&rsquo;est Noël ! Buon Natale, quindi !</p>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage dans la lune — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-rouen-la-belle-selene/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 05:00:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On n’était pas sûr de pouvoir assister à ce Voyage dans la Lune à Rouen, la première du 4 novembre ayant été annulée pour cause de grève (pour « dénoncer les salaires très bas des intermittents »). Mais cette matinée est bien maintenue pour notre plus grand plaisir et celui du public qui réserve un triomphe à la troupe aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">On n’était pas sûr de pouvoir assister à ce <em>Voyage dans la Lune</em> à Rouen, la première du 4 novembre ayant été annulée pour cause de grève (pour <a href="https://www.paris-normandie.fr/id357650/article/2022-11-04/greve-lopera-de-rouen-la-representation-du-voyage-sur-la-lune-doffenbach-annulee#:~:text=Ils%20l%27avaient%20annonc%C3%A9%2C%20et,font%20partie%20de%20ce%20mouvement." rel="nofollow">« dénoncer les salaires très bas des intermittents »</a>). Mais cette matinée est bien maintenue pour notre plus grand plaisir et celui du public qui réserve un triomphe à la troupe aux saluts.</p>
<p style="font-size: 14px">Après Montpellier, <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille">Marseille</a>, <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-nice-de-deux-choses-lune">Nice</a> ou <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-compiegne-le-ver-de-lune-amoureux-dune-etoile">Compiègne</a>, et un <a href="https://www.forumopera.com/cd/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-embarquement-pour-la-lune">enregistrement</a>, la production du <em>Voyage dans la Lune</em> montée sous l’égide de Génération Opéra et du Palazzetto Bru Zane atterrissait en effet ce dimanche à Rouen. Et ses pérégrinations ne sont pas finies, au vu des théâtres ayant co-produit ce spectacle (plus d’une quinzaine en France et en Suisse).</p>
<p style="font-size: 14px">La proposition scénique, sans chercher à retrouver le luxe des spectacles « féériques » de l’époque de la création, parvient, avec des moyens relativement limités (un dispositif tournant en milieu de scène, des projections en fond de scène et un rideau de scène se refermant sur un oculus laissant voir le visage d’Offenbach s’inscrivant dans la lune), à bien caractériser les scènes et nous emporter dans une expédition fantasmagorique.</p>
<p style="font-size: 14px">On reconnaît bien là l’univers baroque de <strong>Jean Lecointre</strong> à la direction artistique du spectacle, dans les projections d’abord en noir et blanc, classiques et très élégantes, sur la terre puis de plus en plus colorées et surréalistes (voir psychédéliques !) sur la lune au fur et à mesure que l’amour fait des ravages.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/orn_s2223_voyagedanslalune_c_marc_ginot_006_1.jpg?itok=zH3HjCJM" title=" © Marc Ginot" width="468" /><br />
	 © Marc Ginot</p>
<p style="font-size: 14px">La mise en scène d’<strong>Olivier Fredj</strong> se veut à l’unisson des rythmes endiablés concoctés par Jacques Offenbach, quitte à parfois frôler l’excès d’agitation. Mais ce serait dommage de ne pas profiter d’une troupe d’acteurs chanteurs déchainés, au premier rang desquels <strong>Kaëlig Boche</strong>, qui avant d’enfiler la tenue et de chanter (fort bien) les couplets de Quipasseparla aura été tour à tour metteur en scène, hôtesse de l’air, caissière… Les costumes signés<strong> Malika Chauveau </strong>sont cocasses, notamment ceux des femmes sélènes. On comprend ainsi immédiatement que sur la lune, les femmes sont forcément assignées à une catégorie : elles sont soit utiles (donc vouées à faire le ménage – avec <strong>Aurélia Legay</strong> (Popotte) et son costume Spontex comme digne représentante, qui s’en donne à cœur joie scéniquement malgré une partition vocale réduite à la portion congrue) soit décoratives (avec en femme abat-jour une <strong>Jennifer Michel</strong> (Flamma) à la projection un peu confidentielle).</p>
<p style="font-size: 14px">On n’oublie pas les danseuses, danseurs et acrobates qui, mélangeant les styles, du hip hop au classique, tantôt amusent tantôt charment dans un ballet des flocons d’une merveilleuse poésie.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="341" src="/sites/default/files/styles/large/public/orn_s2223_voyagedanslalune_c_marc_ginot_014.jpg?itok=4IJy3gQA" title=" © Marc Ginot" width="468" /><br />
	 © Marc Ginot</p>
<p style="font-size: 14px">On sent un véritable esprit de troupe au sein des chanteurs, même si certains interprètes changent d’une ville à l’autre. On retrouve ainsi les mêmes rois qu’à <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-compiegne-le-ver-de-lune-amoureux-dune-etoile">Compiègne</a>, <strong>Matthieu Lécroart</strong> en V’lan et <strong>Thibaut Desplantes</strong> en Cosmos, avec la même réussite, conjuguant solide présence vocale et belle verve comique. Leurs conseillers, le Microscope d’<strong>Eric Vignau</strong> et le Cactus de <strong>Christophe Poncet de Solages</strong> sont de parfaits personnages de caractère.</p>
<p style="font-size: 14px">Le prince Caprice a cet après-midi les traits d’<strong>Héloïse Mas</strong>. Son mezzo long et bien projeté conjugué à une belle énergie s’épanouit dans ce personnage de prince blasé, qui tombe amoureux d’une belle Sélène. Notre bonheur pourrait être parfait n’était une diction peu intelligible. Son timbre se marie à ravir avec le soprano léger de <strong>Sheva Tehoval</strong> (Fantasia). Vocalement c’est elle qui a la partition la plus exigeante mais aussi la plus payante ! Au-delà d’une belle maîtrise technique (vocalises parfaitement en place, trilles) elle séduit par son soin à habiter la moindre de ses vocalises, évoquant par moments le souvenir d’une certaine Natalie Dessay.</p>
<p style="font-size: 14px"><strong>Chloé Dufresne</strong>, à la tête d’un Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie qui prend un plaisir audible à ce répertoire, retranscrit avec verve les divers affects de la partition, les valses et autres polkas entraînantes comme les passages plus rêveurs. On applaudit enfin le Chœur accentus /Opéra de Rouen Normandie dirigé par Christophe Grapperon, impeccable comme toujours.</p>
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		<title>Le Voyage dans la lune, notre disque du mois</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-voyage-dans-la-lune-notre-disque-du-mois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né d&#8217;un vaste projet porté par Génération Opéra (ex-CFPL), le Palazzetto Bru Zane et une quinzaine d&#8217;institutions lyriques françaises, ce livre-disque redonne vie au rare Voyage dans la lune d&#8217;Offenbach. Avec ses chanteurs, formidables et tous si justes dans leurs rôles, un Chœur et un Orchestre de Montpellier galvanisés par un Pierre Dumoussaud des grands jours, cet &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Né d&rsquo;un vaste projet porté par Génération Opéra (ex-CFPL), le <strong>Palazzetto Bru Zane</strong> et une quinzaine d&rsquo;institutions lyriques françaises, ce livre-disque redonne vie au rare <a href="https://www.forumopera.com/cd/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-embarquement-pour-la-lune"><em>Voyage dans la lune</em> d&rsquo;Offenbach</a>. Avec ses chanteurs, formidables et tous si justes dans leurs rôles, un Chœur et un Orchestre de Montpellier galvanisés par un<strong> Pierre Dumoussaud</strong> des grands jours, cet enregistrement s&rsquo;impose sans difficulté comme notre disque du mois !</p>
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		<item>
		<title>Offenbach : Le voyage dans la lune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-le-voyage-dans-la-lune-embarquement-pour-la-lune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avignon, Clermont-Ferrand, Compiègne, Limoges, Marseille, Massy, Metz, Montpellier, Nancy, Nice, Reims, Rouen, Toulon, Tours, Vichy : ce sont les quinze villes françaises où l&#8217;on a vu ou verra bientôt ce Voyage dans la Lune.&#160;Une impressionnante coproduction initiée par l&#8217;ex-Centre français de promotion lyrique, aujourd&#8217;hui Génération Opéra, avec le concours du Palazzetto Bru Zane –&#160;Centre de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avignon, Clermont-Ferrand, Compiègne, Limoges, Marseille, Massy, Metz, Montpellier, Nancy, Nice, Reims, Rouen, Toulon, Tours, Vichy : ce sont les quinze villes françaises où l&rsquo;on a vu ou verra bientôt ce <em><strong>Voyage dans la Lune.&nbsp;</strong></em>Une impressionnante coproduction initiée par l&rsquo;ex-Centre français de promotion lyrique, aujourd&rsquo;hui Génération Opéra, avec le concours du Palazzetto Bru Zane –&nbsp;Centre de musique romantique française, jamais à court d&rsquo;une aventure éditoriale. C&rsquo;est à ce dernier qu&rsquo;on doit d&rsquo;avoir entre les mains le 44e livre-disque d&rsquo;une collection devenue incontournable dans un paysage discographique lyrique où les nouveautés sont rares.</p>
<p>Cet opéra-féerie d&rsquo;Offenbach écrit en 1875, le cinquième et dernier d&rsquo;une série commencée en 1872 avec <em>Le Roi Carotte</em>, s&rsquo;inspire plutôt librement de Jules Verne (<em>De la terre à la lune</em>), se déroule en 4 actes et 23 tableaux.</p>
<p>Pour ce qui est de l&rsquo;intrigue et de la féerie, on renvoie aux précieuses&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune"><em><strong>Cinq clés pour Le Voyage dans la Lune</strong></em></a> que <a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune">Christophe Rizoud</a> et L&rsquo;Avant-Scène Opéra nous fournissaient <a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune">ici même</a> au début de ce périple sur les scènes de France. On renvoie aussi aux comptes rendus contrastés qu&rsquo;en ont donnés les critiques de <em>Forumopera ,&nbsp;</em>à <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille">Marseille</a>, <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-nice-de-deux-choses-lune">Nice</a>, <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-compiegne-le-ver-de-lune-amoureux-dune-etoile">Limoges</a>.</p>
<p>L&rsquo;enregistrement de ce <em>Voyage dans la lune</em> résulte&#8230; d&rsquo;une annulation pour cause de crise sanitaire ! En effet, c&rsquo;est à Montpellier que devait commencer la tournée de ce Voyage en décembre 2020. Représentations en public impossibles ! C&rsquo;était sans compter sur l&rsquo;obstination de la directrice de l&rsquo;Opéra Orchestre national de Montpellier, Valérie Chevalier, qui tenait à ce que le travail des chanteurs et de l&rsquo;équipe réunie autour du metteur en scène Olivier Freidj et du jeune chef <strong>Pierre Dumoussaud</strong> (assisté de Chloé Dufresne) aille à son terme et que les générales (deux puisque double distribution) aient lieu&#8230; mais sans public ! On imagine que le Palazzetto avait prévu, comme c&rsquo;est souvent le cas, un enregistrement «&nbsp;live ». Manqué ! Mais personne ne pouvait imaginer renoncer à graver ce «&nbsp;premier enregistrement mondial intégral ». Il fallut attendre la levée des restrictions sanitaires et tout le monde se retrouva début septembre 2021 dans la salle Béracasa du Corum de Montpellier.</p>
<p>Comme nous n&rsquo;avons pas encore vu ce Voyage dans la Lune sur scène, nous nous contenterons de ce que nous entendons sur ce double CD, non sans avoir lu l&rsquo;avertissement d&rsquo;Alexandre Dratwicki sur les conditions de l&rsquo;enregistrement : «&nbsp;Le spectacle élaboré par Olivier Fredj et son équipe fut un temps paralysé puis reformulé à cause du Covid : il a fallu opérer plusieurs coupures dont le désagrément musicologique est relativisé par la nouvelle dynamique des enchaînements. Le présent enregistrement permet d&rsquo;entendre l&rsquo;intégralité de la musique et les principales scènes dialoguées, raccourcies pour favoriser la fluidité de l&rsquo;écoute musicale ».</p>
<p>Et ce qu&rsquo;on entend est fort réjouissant !</p>
<p><strong>Un grand chef</strong></p>
<p>Une fois n&rsquo;est pas coutume dans une critique d&rsquo;opéra, on va commencer par le chef. Car c&rsquo;est bien d&rsquo;abord celui que les Victoires de la musique classique ont désigné, il y a quelques semaines, comme «&nbsp;Révélation chef d&rsquo;orchestre », le jeune trentenaire Pierre Dumoussaud, qu&rsquo;il faut saluer comme le maître d&rsquo;œuvre d&rsquo;une vraie réussite.</p>
<p>On le sait, mais on le répète, rien n&rsquo;est plus difficile à diriger que la musique dite «&nbsp;légère », d&rsquo;illustres baguettes ne se sont jamais risquées à l&rsquo;opérette viennoise ou française. A écouter ce <em>Voyage</em>, où les pages d&rsquo;orchestre sont tout sauf négligeables –&nbsp;deux ballets tout de même, celui des Chimères, et, plus développé, celui des Flocons de neige, avec moult pièces de genre, mazurkas, valses, variations, polkas, galops –&nbsp;on mesure la formidable capacité du jeune chef à parfaitement restituer l&rsquo;esprit d&rsquo;Offenbach, l&rsquo;humour, la vivacité, la tendresse, l&rsquo;élégance d&rsquo;une musique faussement simple. L&rsquo;orchestre de Montpellier brille de tous ses feux (le Chœur de l&rsquo;Opéra de Montpellier préparé par Noëlle Gény n&rsquo;est pas en reste) et répond tout en souplesse aux moindres inflexions de Pierre Dumoussaud. Une leçon de style, une baguette déjà confirmée qui ira loin !</p>
<p>La réussite du chef est d&rsquo;autant plus probante que la partition qu&rsquo;il a sous les yeux n&rsquo;est pas toujours d&rsquo;un chef-d&rsquo;œuvre. Offenbach reprend, emprunte, réassemble des thèmes, des idées musicales qu&rsquo;il a déjà utilisés, sans toujours un souci de cohérence. Dès l&rsquo;ouverture on reconnaît l&rsquo;air de Dapertutto «&nbsp;Scintille diamant »&nbsp;des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em>, la polka du ballet des Flocons de neige sonnera familièrement aux oreilles des amateurs de la Gaîté parisienne de Manuel Rosenthal, et tout au long de ce <em>Voyage</em>, plus d&rsquo;une fois on se dira que tel air, tel duo, tel ensemble est du déja entendu dans Offenbach.</p>
<p><strong>Jeunes voix</strong></p>
<p>La réussite de cet enregistrement tient aussi à l&rsquo;homogénéité d&rsquo;un <em>cast</em>&nbsp;où les jeunes voix sont encadrées par des aînés (relatifs, pas des barbons !) qui sont comme poissons dans l&rsquo;eau dans ce répertoire.</p>
<p>Le prince Caprice est incarné par <strong>Violette Polchi :&nbsp;</strong>la jeune mezzo parisienne passée par la Maîtrise de Radio France a été repérée par le Palazzetto Bru Zane dès 2018 et s&rsquo;est déjà frottée à l&rsquo;opérette française. On la sent parfois embarrassée par un vibrato généreux et une diction qui peut certainement s&rsquo;améliorer. Son amoureuse, dans Le Voyage, Fantasia, est délicieusement chantée par la jeune soprano bruxelloise <strong>Sheva Tehoval</strong>, timbre clair et sourire dans la voix. Leur «&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=ymls9DaGf34">duo des pommes</a>&nbsp;»&nbsp;à la fin du deuxième acte est irrésistible et devrait figurer dans toute bonne compil d&rsquo;Offenbach !</p>
<p>Le roi Vlan, le père de Caprice, ne pourrait trouver meilleur interprète que le toujours fringant <strong>Matthieu</strong> <strong>Lécroart</strong>, tout récemment entendu dans <em><a href="https://www.forumopera.com/hulda-paris-tce-dor-et-de-sang">Hulda</a>&nbsp;</em>au théâtre des Champs-Elyséees (tout comme <strong>Ludivine Gombert&nbsp;</strong>qui chante ici, tour à tour, Flamma, Adja, une bourgeoise ou une forgeronne !). L&rsquo;autre Belge de la distribution, le ténor namurois <strong>Pierre Derhet</strong>, confirme, dans le personnage de Quipasseparla (sic), les espoirs que sa promotion comme lauréat de l&rsquo;Académie de chant de La Monnaie avait fait naître en 2016. Le Microscope<strong>&nbsp;</strong>du ténor gracieux de <strong>Raphaël Brémard</strong> ne déçoit pas ceux qui l&rsquo;ont déjà entendu dans Offenbach.&nbsp;</p>
<p>On ne sera pas étonné que <strong>Marie Lenormand</strong>, qu&rsquo;on avait applaudie en irrésistible nonne dans<em> Le <a href="https://www.forumopera.com/cd/le-testament-de-la-tante-caroline-un-joyeux-drille-nomme-albert-roussel">Testament de la tante Caroline</a> </em>de Roussel, soit une parfaite Popotte<b>.&nbsp;</b>Compliments à partager avec <strong>Thibaut Desplantes</strong>, le barytonnant Cosmos<strong>,&nbsp;</strong>à moins qu&rsquo;il ne soit le Commissaire ou Cosinus, avec l&rsquo;expérimenté Christophe Poncet de Solages dans les brefs rôles de Cactus et Parabase.</p>
<p>La réussite de cet album tient aussi à la qualité des textes de Jérôme Collomb (Offenbach et la féerie), du spécialiste ès-Offenbach Jean-Claude Yon (Jacques Offenbach et Jules Verne : rendez-vous manqués) et d&rsquo;Alexandre Dratwicki (Le Voyage&#8230; dans la presse).&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ymls9DaGf34">https://www.youtube.com/watch?v=ymls9DaGf34</a></p>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage dans la lune — Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-compiegne-le-ver-de-lune-amoureux-dune-etoile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Ver de Lune amoureux d’une étoile », c’est ainsi que se prétend Microscope – avec son chapeau genre Inspecteur Gadget – vis-à-vis de la reine Popotte. Féérie, Le Voyage dans la Lune l’est totalement, que ce soit chez Jules Verne, Offenbach ou Méliès. Plus de 600 costumes à la création, il est difficile d’imaginer la splendeur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Ver de Lune amoureux d’une étoile », c’est ainsi que se prétend Microscope – avec son chapeau genre Inspecteur Gadget – vis-à-vis de la reine Popotte. Féérie,<em> Le Voyage dans la Lune</em> l’est totalement, que ce soit chez Jules Verne, Offenbach ou Méliès. Plus de 600 costumes à la création, il est difficile d’imaginer la splendeur d’un spectacle où brillaient certaines des vedettes de l’époque, Zulma Bouffar en prince Caprice et – à la reprise de 1876 où furent ajoutés les airs de Popotte – Thérésa déjà citée dans <em>La Vie Parisienne</em>. Aujourd’hui, Popotte nous laisse sur notre faim, car la version choisie est celle de la création, donc sans ses airs. Sans entrer dans les querelles habituelles concernant les diverses versions chez Offenbach, rappelons qu’il s’agissait d’un grand spectacle, avec un orchestre important, une figuration conséquente, et une mise en scène fastueuse sur un large plateau. La seule version qui puisse en donner une petite idée est celle de Jérôme Savary (1979 à Berlin et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=bYHYV5c_D3U">1987 à Genève</a>), dont on peut voir sur YouTube une diffusion suivie mais en médiocre état, et une autre en meilleur état mais tronçonnée en 6 épisodes. Mais il y en eut d&rsquo;autres depuis,<a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-massy-comment-decrocher-la-lune"> Olivier Desbordes et l&rsquo;Opéra éclaté</a>, <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-paris-croquons-la-pomme">Les Tréteaux Lyriques</a>, et tout récemment Laurent Pelly.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="321" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/le_voyage_dans_la_lune_cmarc_ginot_34corrbd.jpg?itok=x6G_EVF1" width="468" /><br />
	© Photo Marc Ginot</p>
<p>Bien entendu, la version du metteur en scène <strong>Olivier Fredj</strong> ne cherche pas à rivaliser avec ces grandes machines du passé, mais essaie surtout d’en redonner la saveur, ce en quoi il réussit le plus souvent. Le début, avec en décor des gravures noir et blanc, est bien dans l’esprit, et l’on peut penser qu’il est dommage que le parti pris n’ait pas été poursuivi de bout en bout, comme dans le beau film de Karel Zeman <em>Aventures fantastiques</em> (1958). Les costumes auraient pu alors constituer un efficace contrepoint coloré. Or c’est justement dans les costumes que se situe l’un des gros bémols de la production. Non qu’ils soient inintéressants, mais à part les deux rois, ils se ressemblent tous, rendant difficile au non-initié la différenciation entre les Terriens et les Séléniens. L’autre bémol est constitué par la présence d’une sorte de soucoupe volante au centre du plateau, qui – dans le cas où celui-ci se révèle au fil de la tournée un peu exigu – rend les choses extrêmement confuses. Quant au principe du tournage d’un film, le procédé est tellement usé jusqu’à la corde que l’on préfère l’oublier.</p>
<p>	Mais il y a aussi beaucoup de dièses, dont la participation de danseurs-figurants-acrobates qui animent l’espace avec fougue et efficacité. On a aussi apprécié la présence du ballet « des flocons de neige », souvent coupé, même s’il est ici écourté et au total peu inventif et même vieilli. Des apparitions de figures amusantes, trois Suzanne Lenglen (les Trois cousines de la Périchole…), un dromadaire agité, un ours débonnaire et un drôle de petit bonhomme de neige, occupent l’espace sans trop de raisons sinon vouloir amuser. Mais pourquoi faire courir trop souvent toute la troupe en tous sens, créant une vaine agitation qui vient même brouiller l’audition de la partition, et ne participe guère à clarifier l’action ! On préfère les moments de simple émotion poétique où le spectacle excelle également, même si c’est parfois aux dépens de la veine comique.</p>
<p>	Au niveau du plateau, on salue avec enthousiasme la prestation de <strong>Sheva Tehoval</strong> qui campe une princesse Fantasia désopilante, notamment dans son premier air où elle transfère excellemment en jeux scéniques fort drôles et en amusantes roucoulades vocales pyrotechniques une partition au demeurant difficile. Le prince Caprice de <strong>Violette Polchi</strong> est plus sage, ce qui est paradoxal pour un esprit aussi aventureux. Les rois de la Terre et de la Lune (<strong>Matthieu Lécroart </strong>et <strong>Thibaut Desplantes</strong>) sont excellents, de même que leurs âmes damnées Microscope et Cactus (<strong>Eric Vignau</strong> à  la diction excellente comme toujours et <strong>Pierre-antoine Chaumien</strong>) que l’on peut avoir du mal à distinguer du fait de l’attirail fort semblable dont ils sont affublés. On note aussi la jolie voix et le jeu de <strong>Jennifer Michel</strong> (Flavinia). Tous sont aguerris à ce type de répertoire, et le défendent fort bien.</p>
<p>	La direction musicale de <strong>Chloé Dufresne</strong> est dynamique sans être embrouillée, fluide tout en gardant de bonnes inflexions musicales et rapide sans trop bousculer le plateau, bref, une très bonne cheffe pour Offenbach. Les chœurs quant à eux sont relativement décevants, car dans une acoustique aussi exceptionnelle que celle du théâtre impérial de Compiègne, il aurait fallu que quelqu’un leur explique que pour chanter fortissimo, point n’est besoin de crier, et encore moins de hurler. Néanmoins, au rideau, une représentation ovationnée par un public enthousiaste, qui a pu ainsi découvrir cette œuvre en attendant de pouvoir écouter enfin un enregistrement « intégral », publié par la fondation Bru Zane, et annoncé comme le premier (si l’on exclut l’enregistrement vidéo de Savary, on ne dispose en effet que d’<a href="https://www.forumopera.com/cd/le-voyage-dans-la-lune-un-petit-pas-pour-lhomme">un enregistrement ORTF</a>).</p>
<p>Après Montpellier, <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille">Marseille </a>et <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-nice-de-deux-choses-lune">Nice</a>, ce spectacle durement touché par la pandémie continue sa tournée qui doit le mener jusqu&rsquo;en 2023 dans de nombreuses directions.</p>
<p> </p>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage dans la lune — Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-nice-de-deux-choses-lune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Voyage dans la lune se poursuit en France. Après Marseille (voir l’article de Guillaume Saintagne) ce spectacle d’Offenbach coproduit par quinze opéras a trouvé à Nice son rythme de croisière. Ne lui demandons pas la lune ! Offenbach a fait mieux dans le genre. Néanmoins, ce « Voyage » comporte une succession d’airs exquis – dont l’air &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <em>Voyage dans la lune</em> se poursuit en France. Après Marseille<a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille"> (voir l’article de Guillaume Saintagne) </a>ce spectacle d’Offenbach coproduit par quinze opéras a trouvé à Nice son rythme de croisière.</p>
<p>Ne lui demandons pas la lune ! Offenbach a fait mieux dans le genre. Néanmoins, ce « Voyage » comporte une succession d’airs exquis – dont l’air « Il neige » qui a tout d’un tube. Il manque toutefois ce final brillant qui met généralement les spectateurs en état d’euphorie à la sortie des opérettes.</p>
<p>A l’origine, l’ouvrage durait quatre heures, il a été réduit à deux.<br />
	L’histoire est simple : propulsés dans la lune par un canon à la Jules Verne, trois terriens (le roi V&rsquo;lan, son fils Caprice et le savant Microscope) découvrent une société dans laquelle les gens ignorent ce qu’est l’amour. Les pauvres ! Les trois terriens vont remédier à la chose. Ils vont faire croquer la pomme à ces dames et, aussitôt, la révolution amoureuse se répand sur l’astre de nos nuits. On ne vous raconte pas !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="227" src="/sites/default/files/styles/large/public/dsc_6869.jpg?itok=DmvyrVPS" title="Un sacré canon pour aller dans la lune (PHoto Dominique Jaussein)" width="468" /><br />
	Un sacré canon pour aller dans la lune © Dominique Jaussein</p>
<p>A l’occasion sont évoqués quelques sujets de société comme le féminisme, à grands traits caricaturaux. « Sur la lune, les femmes servent à deux choses : soit elles sont utiles, soit elles sont décoratives ! » Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Du coup, la reine, qui fait partie de la première catégorie, arrive déguisée en éponge à récurer.</p>
<p>Le metteur en scène <strong>Olivier Fredj </strong>s’en est donné à cœur joie. Lui a bien les pieds sur terre. Son spectacle est rodé comme une super machine. Il a imaginé qu’il se trouvait sur le plateau du tournage du film « Le voyage dans la lune » de Mélies en 1901. On voit les techniciens passer sur scène et se transformer en danseurs acrobates. Les premiers tableaux sont en noir et blanc, on passe à la couleur en arrivant sur la lune. On a droit à une avalanche d’effets vidéos, de gags, de costumes. Certains tableaux sont vraiment poétiques – comme celui où les chanteurs chantent suspendus dans les airs. Le final manque, lui, de charme. Certains dialogues sont bien venus – comme les recommandations de compagnie aérienne au moment d’embarquer dans le canon pour la lune. D’autres échanges sont plats. De manière générale, la prononciation des acteurs laisse à désirer – sauf <strong>Marie Lenormand</strong> dans le rôle de Popote. (C’est elle, l’éponge Spontex).</p>
<p>La distribution est dominée par <strong>Sheva Tehoval</strong> (la princesse de la lune). Elle vocalise avec aisance du grave au suraigu et sait trouver dans le grave des effets comiques.<strong> Violette Polchi</strong>, qui incarne en travesti le prince Caprice, possède un chant brillant mais une prononciation insuffisante. Au parlé, en revanche, elle est compréhensible. Parmi les personnages principaux, <strong>Matthieu Lécroart</strong> assure bien son rôle de souverain. Le chant de <strong>Chloé Chaume</strong> est lumineux. (Est-ce pour cela qu’elle porte un abat-jour sur la tête ?) Tout en étant Microscope, <strong>Eric Vignau </strong>assume une performance de belle envergure. On apprécie au passage le Quipasseparla de <strong>Kaëlig Boché</strong>.</p>
<p>La jeune cheffe <strong>Chloé Dufresne</strong> fait preuve d’un dynamisme visible dans les envolées de ses bras mais surtout perceptible dans le brio de son orchestre.</p>
<p>On est heureux de découvrir ce <em style="font-size: 14px">Voyage dans la lune</em> que peu connaissaient. Car, c&rsquo;est bien simple, soit on reste dans la routine, soit on ose la nouveauté. De deux choses lune !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;border: none;padding: 0cm;line-height: 100%"> </p>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage dans la lune — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-dans-la-lune-doffenbach-marseille-embarquement-timide-a-marseille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les recréations des opéras d’Offenbach se multiplient depuis plusieurs années, et c’est tant mieux. Même si leurs producteurs ont pris la fâcheuse habitude d’annoncer systématiquement le fameux chef-d’œuvre oublié, jouir du raffinement de cette écriture avec des morceaux que l’on ne connait pas déjà par cœur est un plaisir certain. Ce Voyage dans la lune &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les recréations des opéras d’Offenbach se multiplient depuis plusieurs années, et c’est tant mieux. Même si leurs producteurs ont pris la fâcheuse habitude d’annoncer systématiquement le fameux chef-d’œuvre oublié, jouir du raffinement de cette écriture avec des morceaux que l’on ne connait pas déjà par cœur est un plaisir certain. Ce <em>Voyage dans la lune</em> ne fait pas exception, ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est plus que plaisant à écouter, tant l’orchestration se révèle délicieuse. Mais à écouter seulement, car le livret de cet opéra féérie est bien bancal à force de fantaisie. Certes on y trouve des échos féministes (les femmes utiles versus les femmes décoratives), de la critique politique (le choix des rois sur la Lune) et des clins d’œil amusants (l’amour, maladie réintroduite sur la Lune en croquant une pomme) mais nos trois librettistes (rien que ça !) ne font pas le poids en comparaison du duo qui permit à Offenbach de composer des œuvres qui n’ont jamais eu à être redécouvertes, Meilhac et Halévy. Ce livret (très lointainement inspiré de Jules Verne) était surtout prétexte à une féerie visuelle et sonore. On en a eu un timide aperçu aujourd’hui à Marseille.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/p1300843_photo_christian_dresse_2021.jpg?itok=4Ny6EzOs" title="Crédits: Christian Dresse" width="468" /><br />
	© Christian Dresse</p>
<p>Chercher à retrouver l’émerveillement qui dût être celui du public en 1875 a semblé impossible au metteur en scène, trop conscient de l’horizon d’attente d’une audience désormais habituée aux effets spéciaux sur grand écran. Des spectacles comme l’<em>Ercole Amante </em>de Cavalli par Hecq &amp; Lesort ou la <em>Cendrillon</em> de Massenet par Lazar (pour prendre l’exemple d’une scénographie faisant également référence à Méliès) nous ont pourtant prouvé le contraire ; mais soit, troquons à présent l’émerveillement pour la dérision : un plateau de cinéma, où l’on tourne donc un <em>Voyage dans la Lune </em>avec les moyens du bord. Un cadre de scène en forme de lentille et régulièrement occulté par le portrait lunaire du compositeur marque la séparation de chaque scène. Ne reste de la féérie que de très belles projections surréalistes et des costumes rappelant ceux de Laurent Pelly ou de Macha Makeïeff. Le procédé fonctionne et réussit à justifier l’enchainement de tableaux bien peu liés dramatiquement. L’explosion du volcan rend tout le monde à sa nature première dépourvue d’oripeaux, et le clair de terre final est celui d’une projection crue sur le plateau nu. Hélas, la poésie de cette vision, si elle est bien menée, reste assez pauvre et peu inventive. Jusque dans les dialogues platement réécrits, ou les jeux de genre, on a le sentiment d’avoir déjà tout vu en mieux ailleurs et l’imaginaire naïf que déploie <strong>Olivier Fredj </strong>et son équipe nous semble trop recyclé.</p>
<p>Le versant musical n’est pas beaucoup plus éclatant. L’<strong>Orchestre de l’Opéra de Marseille </strong>d’abord est assez irrégulier : on commence par regretter le manque de justesse du célèbre solo de cor de l’ouverture, puis par trouver les attaques des tableaux terrestres bien trop molles et le rythme pataud. Heureusement, la fine folie orchestrale voulue par Offenbach chez les Sélénites inspire davantage nos musiciens et la baguette de <strong>Pierre Dumoussaud</strong> est bien plus agile sur les formidables passages enneigés. Le <strong>Chœur de l’Opéra</strong> sonne également régulièrement hésitant : est-ce dû aux masques qu’in extremis on leur a demandé de porter sur scène ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/p1310138_photo_christian_dresse_2021.jpg?itok=fpMsxkAH" title="Crédits: Christian Dresse" width="468" /><br />© Christian Dresse</p>
<p>Génération Opéra, co-producteurs de cette récréation, entend donner l’opportunité à de jeunes chanteurs de faire l’expérience de la scène. L’intention est évidemment louable mais la différence avec les autres Offenbach donnés par le Palazetto BruZane saute aux oreilles. Remercions <strong>Christophe Lacassagne</strong> d’avoir repris au pied levé le rôle du roi V’lan : faire preuve d’une telle assertivité dans ces conditions est rare. Les Microscope d’<strong>Eric Vignau </strong>et Cactus de <strong>Christophe Poncet de Solages</strong> sont de valeureuses utilités comiques. <strong>Kaëlig Boché</strong> est tout aussi marquant en figurant burlesque qu’en chantant le marchand Quipasseparla. Le Cosmos d’<strong>Erick Freulon </strong>est cependant souvent à court de graves. Chez les femmes, dommage que <strong>Cécile Galois</strong> n’ait pratiquement rien à chanter, car ses quelques interventions sont très réussies et sonores. La Flamma de <strong>Ludivine Gombert</strong> laisse peu de souvenir et le Caprice de <strong>Violette Polchi</strong> troque souvent l’intelligibilité de son texte pour un chant certes plein d’entrain, mais au jeu assez emprunté. C’est la Fantasia de <strong>Sheva Tehoval</strong> qui l’emporte : bien sûr c’est le personnage qu’Offenbach a le plus gâté, mais assumer crânement ces vocalises sans esquiver la difficulté, alors même que le suraigu est très tendu, et aller chercher des graves burlesques qui donnent du relief au personnage, comme le faisait si bien Natalie Dessay en Eurydice, ça paye.</p>
<p>Le spectacle de cette matinée inaugure une tournée assez extraordinaire puisque cette production voyagera sur rien moins que 15 scènes francophones ! Gageons que les errements constatés sauront se corriger au fil des représentations et que les prochains embarquements seront plus explosifs.</p>
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