Les quotidiens régionaux qui relaient l’information sous-titrent « Quand l’argent public répare une décision politique »…
On se souvient de la décision prise au printemps 2020 par le Maire de Dijon (François Rebsamen, à l’époque) de limoger Laurent Joyeux, suivi de Stefen Sazio, avant le terme de leur contrat, décision inexpliquée, le bilan artistique et financier étant incontesté. Depuis, son successeur, Dominique Pitoiset, recruté à la hussarde, et Bruno Hamard, son second, ont quitté l’opéra.
L’enjeu de l’audience de la Cour des Comptes (*) est de statuer notamment sur « l’octroi d’un avantage injustifié à autrui et à l’engagement d’une dépense sans en avoir le pouvoir ». Des indemnités sont au cœur de l’affaire, généreuses, pour obtenir que la justice ne soit pas saisie. A quoi il faut ajouter l’absence d’information du Conseil d’Administration. La Cour des Comptes vient de requérir une amende de 9000 euros à l’encontre de Christine Martin, adjointe à la Culture, présidente du Conseil d’administration de l’opéra (exécutrice de l’opération, qui déclarera à la barre « Il faisait très bien son travail. Je n’avais pas d’éléments pour le licencier »), et de Dominique Pitoiset (directeur au moment des faits). La Chambre du contentieux rendra son arrêt d’ici une dizaine de jours.


