Tandis que la Cenerentola de Rossini, depuis peu bicentenaire poursuit tranquillement sa grande carrière, notamment à l’Opéra de Paris, la Cendrillon de Massenet est partout ces temps-ci, et l’on ne va certainement pas s’en plaindre. Après un parcours brillant qui l’a conduit de Berlin à New York, cet « opéra sans ténor » est en ce moment présenté par Angers Nantes Opéra, et il foulera pour la première fois cet été les planches du festival de Glyndebourne. D’aucuns ont jadis exhumé la Cendrillon de Pauline Viardot, ou celle de Frank Martin. Mais cette saison, c’est encore une autre version lyrique du conte de Perrault qui va faire florès : la Cendrillon du compositeur maltais Nicolas (ou Nicolò) Isouard, antérieure à celle de Rossini puisqu’elle fut créée à Paris en 1810. Le Palazzetto Bru Zane la proposera en mai 2019 à Saint-Etienne, et plus tard à Caen, avec tout le soin dont cette institution est coutumière. Mais avant d’en arriver là, et si vous avez manqué les représentations données en juin dernier à Malte, les mélomanes parisiens pourront découvrir cette partition grâce à la version de concert qu’en interprètera avant Noël la très méritante Compagnie de l’Oiseleur. Rendez-vous au Temple du Luxembourg à Paris, le mercredi 19 décembre à 20h.
Et une Cendrillon de plus, une !
Partager sur :
Brève
6 décembre 2018
Et une Cendrillon de plus, une !
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
- 23 février 2026
- 21 février 2026
Vous pourriez être intéressé par :
De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Si Les Troyens de Berlioz ont dû attendre une soixantaine d’années pour être joués dans leur intégralité, selon les intentions du compositeur, les maisons de disques n’ont jamais délaissé le magnus opus lyrique de l’enfant terrible du romantisme français.
[themoneytizer id="121707-28"]



