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	<title>Johan BOTHA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Johan BOTHA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Arte en fête(s)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/arte-en-fetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2019 11:12:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous êtes à la recherche, en cette fin d’année, de la playlist idéale pour accompagner les fêtes, le site Arte Concert vous offre une sélection de choix ! Jugez plutôt ce programme très viennois : des extraits de l’album Mein Wien par Jonas Kaufmann, le concert des 150 ans de l’Opéra de Vienne (enregistré en mai &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous êtes à la recherche, en cette fin d’année, de la playlist idéale pour accompagner les fêtes, le <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-013881/arte-concert-classic/">site Arte Concert </a>vous offre une sélection de choix !</p>
<p>Jugez plutôt ce programme très viennois : des extraits de l’album<em> Mein Wien</em> par <strong>Jonas Kaufmann</strong>, le concert des 150 ans de l’Opéra de Vienne (enregistré en mai dernier avec <strong>Roberto Alagna, Nina Stemme, Erwin Schrott</strong> ou <strong>Benjamin Bernheim</strong> entre autres), des airs d’opérette avec le ténor <strong>Johan Botha</strong> et <strong>Simone Young</strong>, et le bal viennois donné à la Philharmonie autour d’<strong>Annette Dasch</strong> et <strong>Cyrille Dubois</strong>.</p>
<p>A côté du traditionnel concert de Noël enregistré au Konzerthaus – cette année avec Marianne Crebassa, Beate Ritter, Michael Schade et Bo Skovhus –, vous pouvez également retrouver l’<em>Oratorio de Noël</em> de Bach dirigé par <strong>Gotthold Schwarz</strong>.</p>
<p>De quoi nous occuper jusqu’au Nouvel An !</p>
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		<title>Puccini &#8211; Il Tabarro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/puccini-il-tabarro-verisme-avec-style/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Sep 2018 14:57:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Puccini passe pour un compositeur populaire. C’est oublier qu’une grande partie de son œuvre reste dans l’ombre de Tosca, Madame Butterfly ou La Bohème. Qui, parmi les mélomanes ordinaires, peut se vanter d’avoir vu sur scène ou entendu au disque Edgar, Le Villi ou La Rondine, sans parler la très mésestimée Messa di Gloria ? Il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Puccini passe pour un compositeur populaire. C’est oublier qu’une grande partie de son œuvre reste dans l’ombre de <em>Tosca</em>, <em>Madame Butterfly</em> ou <em>La Bohème</em>. Qui, parmi les mélomanes ordinaires, peut se vanter d’avoir vu sur scène ou entendu au disque <em>Edgar</em>, <em>Le Villi</em> ou <em>La Rondine</em>, sans parler la très mésestimée <em>Messa di Gloria</em> ? <em>Il Triticco</em> se situe dans une sorte d’entre-deux : longtemps négligée, cette étrange trilogie connaît depuis vingt ans un regain de popularité. Mais les spectateurs ressortent souvent plus marqués par le tragique religieux de <em>Suor Angelica</em> ou la fine drôlerie de <em>Gianni Schicchi</em>. <em>Il Tabarro</em>, donné en début de soirée, a tendance à pâlir face à ses deux voisins, si efficaces au niveau dramatique. Un nouvel enregistrement peut contribuer à rendre justice à l’opéra. Surtout s’il dispose d’atouts aussi considérables que cette nouvelle parution, dont le luxe (prise de son splendide de clarté, livret complet traduit en anglais et en allemand, biographie des artistes) nous change des disques « jetables » qui inondent le marché.</p>
<p class="rtejustify">N’en déplaise aux détracteurs du compositeur italien, les opéras de Puccini sont bien des opéras « de chef », au sens non seulement d’une orchestration d’une richesse dont on n’a jamais fini de faire le tour, mais aussi parce qu’une réussite est impensable sans une grande baguette à la barre, qui puisse tendre l’arc dramatique, quelles que soient les stars du chant rassemblées pour l’occasion. Lorin Maazel et Giuseppe Sinopoli hier, Antonio Pappano aujourd’hui, sont de ces grands « pucciniens », comme il existe de grands « wagnériens ». <strong>Bertrand de Billy</strong> prend place dans ce cercle très exclusif. On s’explique mal la faible réputation du chef dans son propre pays. Parce que ce qu’il fait entendre dans ce concert de mai 2010, qui marquait ses adieux à <strong>l’orchestre de la radio autrichienne</strong>, tient du prodige : il parvient à obtenir cet équilibre si rare entre la rigueur de la battue, si vitale à l’impact dramatique, et la richesse des coloris, qui permet au lyrisme puccinien de déployer son fantastique camaïeu d’émotions. Sa baguette sait faire avancer le tragique fait divers vers sa conclusion lapidaire, tout en ménageant des pauses à l’exact moment où l’auditeur a besoin de respirer, lorsque le trop plein de noirceur menace. Et la cohésion entre les épisodes reste intacte, tout étant relié par le fil rouge de la destinée, matérialisé par des déflagrations sonores d’une puissance terrifiante. Les instrumentistes viennois, s’ils n’ont pas tout à fait le velours et la patine de leurs collègues du Philharmonique, donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre, et ne se montrent avares ni en volume ni en luxe. Surtout, le tissu orchestral reste constamment raffiné, à l’opposé complet de ce que le vérisme peut véhiculer comme image racoleuse.</p>
<p class="rtejustify">En 2010,<strong> Wolfgang Koch</strong> était en début de carrière. Il ne cherchait pas encore à « maniérer » son chant comme il a pu le faire par la suite, et se contentait de dérouler son beau baryton, jeune et onctueux, sans cherche midi à quatorze heures. Chez lui, comme en écho à l’orchestre, les réserves de puissance semblent infinies, et les déchaînements de son monologue ou de la scène finale ont dû laisser les spectateurs du Konzerthaus en état de choc.  Nul doute que ce concert a fait beaucoup pour lancer le chanteur sur la scène internationale. <strong>Johan Botha</strong> était déjà nettement plus connu, mais on l’imaginait peu dans le répertoire italien. A tort. A condition de faire son deuil de toute forme de « latinité », on fera son miel de sa voix éclatante, pleine d’une vitalité à laquelle il est impossible de résister. Un Luigi « heldentenor » ? Après tout, pourquoi pas ? Puccini n’a jamais fait mystère de son admiration pour Wagner, et on est loin du contresens. L’émotion étreint lorsque, en plus de la jouissance procurée par la voix, on réalise que c’est là un des derniers enregistrements du Sud-africain. <strong>Charles Reid</strong> prend pour lui les trois rôles secondaires. C’est une raison de plus de se réjouir, tant son chant est gorgé de vie, de santé et de tonus. Talpa bénéficie d’une vraie basse profonde, <strong>Janusz Monarcha</strong>, qui allie expressivité et bel canto. La Frugola de <strong>Heidi Brunner</strong> est aussi jeune de timbre, ce qui est la marque de fabrique de l’ensemble du cast, mais elle est capable de colorer son chant de la nostalgie requise.</p>
<p class="rtejustify">Seule relative faiblesse de ce très beau disque, la Giorgetta de <strong>Elza van den Heever</strong>. Vocalement, rien à redire à sa prestation. Toutes les notes du rôle sont là, belles et faciles, la projection est nette et la caractérisation remarquable. Au niveau du timbre, cela manque de la « griffe » des grandes du passé, telles Mirella Freni ou Renata Scotto, que l’on pouvait reconnaître après seulement quelques mesures. Une belle voix un peu anonyme. Rien d’indigne ; mais il manque le « je ne sais quoi » qui détrônerait les références signées Maazel (Sony) et Bartoletti (Decca).</p>
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		<title>Best of 2016</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2016/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 07:03:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&#8217;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016. Janvier L&#8217;année commence mal : Pierre Boulez et Ettore Scola décèdent ; Anna Netrebko fait une mauvaise chute durant les répétitions &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&rsquo;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cyrilrovery.jpg?itok=c-VoLIQd" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Cyril Rovery © Barihunk" /><strong>Janvier</strong></p>
<p>L&rsquo;année commence mal : <a href="http://www.forumopera.com/breve/deces-de-pierre-boulez"><strong>Pierre Boulez</strong></a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-dettore-scola-homme-de-cinema-mais-aussi-metteur-en-scene-dopera"><strong>Ettore Scola</strong></a> décèdent ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus">Anna Netrebko</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus"> fait une mauvaise chute</a> durant les répétitions du <a href="http://www.forumopera.com/il-trovatore-paris-bastille-anna-netrebko-meilleure-chanteuse-du-monde"><em>Trouvère </em>à l&rsquo;Opéra de Paris</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere">Simon Keenlyside</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere"> est de nouveau opéré</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue"> doit annuler une série de représentations</a> à New-York pour poursuivre sa thérapie et <a href="http://www.forumopera.com/breve/philippe-jaroussky-contraint-de-renoncer-a-partenope"><strong>Philippe Jaroussky</strong></a> est contraint de renoncer à <a href="http://www.forumopera.com/partenope-paris-tce-un-altra-volta-ancor"><em>Partenope</em> au Théâtre des Champs-Elysées</a> pour raisons familiales. En exhibant ses pectoraux dans <em><a href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons">Simon Boccanegra</a></em><a href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons"> à Bordeaux</a>, <a href="http://www.forumopera.com/breve/cyril-rovery-un-barihunk-a-lopera-de-bordeaux">le « barihunk » <strong>Cyril Rovery</strong></a> déclenche malgré lui une vive polémique autour de l&rsquo;importance grandissante de l’apparence à l’opéra.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/gens_0.jpg?itok=6tdfUxHd" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Véronique Gens © Marc Ribes" /><strong>Février</strong></p>
<p>La nouvelle saison de l’Opéra de Paris n’est pas encore annoncée que déjà <a href="http://www.forumopera.com/breve/voici-la-saison-2016-2017-de-lopera-de-paris">des fuites</a> révèlent une <a href="http://www.forumopera.com/actu/lopera-de-paris-est-il-trop-cher">révision à la hausse des tarifs</a>. Malgré <a href="http://www.forumopera.com/breve/veronique-gens-victime-dun-malaise-en-plein-concert">un malaise en fin de concert</a>, <strong>Véronique Gens</strong>, avec le concours du Palazzetto Bru Zane, arrache de l’oubli <em><a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">Dante </a></em><a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">de Godard à Versailles</a>. Les <a href="http://www.forumopera.com/breve/deshayes-et-dreisig-couronnees-aux-victoires-de-la-musique-classique-2016">Victoires de la musique classique</a> couronnent <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Elsa Dreisig</strong>. Avec le triomphe de <strong>Pretty Yende</strong> et le bis de <strong>Lawrence Brownlee</strong> dans <a href="http://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-paris-bastille-opera-au-bord-de-la-crise-de-nerfs"><em>Il barbiere di Siviglia</em> à la Bastille</a>, <a href="http://www.forumopera.com/mithridate-paris-tce-traquer-le-theatre-dans-le-theatre"><em>Mitridate</em> dirigé par <strong>Emmanuelle Haim</strong> au Champs-Elysées</a> et un<a href="http://www.forumopera.com/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie-un-requiem-au-scalpel"> <em>Requiem</em> de Verdi tracé au scalpel par <strong>Gianandrea Noseda</strong> à la Philharmonie</a>, la saison parisienne bat son plein. Pendant ce temps, Nancy offre <a href="http://www.forumopera.com/orfeo-nancy-les-gens-heureux-nont-pas-dhistoire">une production mémorable de l’<em>Orfeo</em> de Rossi</a> et douze ans après sa renaissance à Marseille, <a href="http://www.forumopera.com/laiglon-marseille-la-force-dinertie-defiee"><em>L’Aiglon</em> effectue un retour en beauté sur cette même scène</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/harnoncourt.jpg?itok=GiKtOl-A" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Nikolaus Harnoncourt © Marco Borggreve/Sony " /><strong>Mars</strong></p>
<p>L’intérêt se déporte vers l’étranger où <strong>Roberto Alagna</strong>, <a href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes">remplaçant </a><a href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes"><strong>Jonas Kaufmann</strong></a>, est salué debout dans <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">Manon Lescaut</a></em><a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met"> </a> par le public new-yorkais. Le Bayerische Staatsoper annonce <a href="http://www.forumopera.com/breve/prochaine-saison-du-bayerische-staastoper-cest-fou">une nouvelle saison de folie</a>. Trop de sexe et de violence dans la <a href="http://www.forumopera.com/breve/trop-de-sexe-et-de-violence-dans-lucia-di-lammermoor-a-londres">mise en scène de <em>Lucia di Lammermoor</em> par <strong>Katie Mitchell</strong></a> agite Londres. <a href="http://www.forumopera.com/breve/hommage-a-harnoncourt-audrey-azoulay-semmele-les-pinceaux">Audrey Azoulay s&#8217;emmêle les pinceaux</a> dans son hommage à <strong><a href="http://www.forumopera.com/actu/nikolaus-harnoncourt-lhomme-qui-disait-non">Nikolaus Harnoncourt</a></strong> dont <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-nikolaus-harnoncourt">la disparition, à l’âge de 86 ans</a>, met le monde musical en berne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pellerin.jpg?itok=W_84B4Bt" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Fleur Pellerin © Reuters" /><strong>Avril</strong></p>
<p>« Non abbiamo soprano » : <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement">Jonas Kaufmann</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement"> recherche Tosca désespérément</a> à Vienne et <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko">Anna Netrebko</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko"> renonce à Norma</a>. Après <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence</a> et pas mal d’autres grandes scènes internationales, <a href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations">l’<em>Elektra</em> testamentaire de Patrice Chéreau</a> conquiert New-York. A la suite de son limogeage, <a href="http://www.forumopera.com/actu/fleur-pellerin-ce-qui-me-fait-pleurer-cest-toujours-le-bel-canto-et-mozart">Fleur Pellerin fait son <em>coming out</em> lyrique</a>. De retour en France pour chanter Gilda dans <a href="/rigoletto-paris-bastille-un-carton"><em>Rigoletto </em>à l’Opéra de Paris</a>, <strong>Olga Peretyatko</strong> est une nouvelle fois victime d’une de nos spécialités locales – avec la baguette, le camembert et l&rsquo;opéra-comique – : <a href="/breve/olga-peretyatko-heureuse-de-chanter-en-france">les grèves</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/yoncheva_6.jpg?itok=wjrLd-SR" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sonya Yoncheva © Javier De Real" /><strong>Mai</strong></p>
<p><em><a href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres">Tristan</a></em><a href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres"> à Paris</a> dirigé par <strong>Daniele Gatti</strong> ; <em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts"> à Dresde</a> avec le couple star <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Piotr Beczala</strong> : Wagner occupe le devant des scènes. Pourtant, c’est <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">Sonya Yoncheva </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">qui capte l’attention</a> en annonçant qu’elle chantera Norma à la place d’<strong>Anna Netrebko </strong>à Londres tandis que le CSA ne trouve rien de mieux pour nuire à sa crédibilité qu’<a href="http://www.forumopera.com/breve/jerome-deschamps-et-patricia-petibon-interdits-de-television">interdire de télévision le clip promotionnel de « Tous à l’Opéra »</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/domingo_2.jpg?itok=2jdu-66L" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Placido Domingo © DR" /><strong>Juin</strong></p>
<p>De retour <a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-paris-bastille-formidable-yoncheva">à Paris dans <em>La traviata</em></a> après quinze ans d’absence, <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">Placido Domingo </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">met le feu à la Bastille</a>. Dans <em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">Tosca </a></em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">à Munich</a>, <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Anja Harteros</strong> et <strong>Bryn Terfel</strong> frappent aux portes de la légende. <strong>Robert Carsen</strong> revoit et corrige à l’encre noire <em><a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun">Don Carlo</a></em><a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun"> à Strasbourg</a>. Plus au sud, l’héritière de Verdi milite pour qu’on rétablisse <a href="http://www.forumopera.com/breve/lheritiere-de-verdi-defend-le-diapason-verdien">la hauteur de diapason exigée par son illustre ancêtre</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devieilhe_3.jpg?itok=hP7tPfdm" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sabine Devieilhe dans Il trionfo del tempo e del disinganno à Aix-en-Provence © Pascal Victor / Artcomart" /><strong>Juillet</strong></p>
<p>Les Festivals prennent le relais. A <a href="http://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-aix-en-provence-reussir-limpossible">Aix-en-Provence, <em>Pelléas et Mélisande</em></a> réussit l’impossible et <strong>Sabine Devieilhe</strong>, avant d’annoncer <a href="http://www.forumopera.com/breve/sabine-devieilhe-annulations-pour-heureux-evenement">son retrait momentané des scènes</a> pour heureux événement, recueille tous les éloges dans <em><a href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi">Il trionfo del tempo e del disinganno</a></em><a href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi"> mis en scène par <strong>Krzysztof Warlikowski</strong></a><strong>.</strong><strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho">Pas de repos pour </a><strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho"><strong>Ermonela Jaho</strong></a>, </strong>qui à Orange hisse haut <em><a href="http://www.forumopera.com/madama-butterfly-orange-jaho-toujours-plus-haut">Madame Butterfly</a></em> et, toujours aux Chorégies, s’apprête à reprendre le flambeau de <em><a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-orange-equipe-epique-pour-folle-equipee">La Traviata</a></em> des <a href="http://www.forumopera.com/breve/diana-damrau-pourrait-ne-pas-chanter-traviata-a-orange">mains de <strong>Diana Damrau</strong></a>. Verbier découvre <strong>Ying Fang</strong>, aux côtés de <strong>Bryn Terfel</strong>, dans <em><a href="http://www.forumopera.com/falstaff-verbier-enorme-terfel">Falstaff</a></em>. A Montpellier, <strong>Sonya Yoncheva </strong>ressuscite <em><a href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">Iris </a></em><a href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">de Mascagni</a>. Après avoir fait <a href="http://www.forumopera.com/concert-douverture-festival-de-bad-kissingen-bad-kissingen-ha-ca-oh-ra-toujours-lair-chinoa">l’ouverture de Bad Kissingen</a>,<strong> Klaus Florian Vogt </strong>chante à Bayreuth dans <a href="http://www.forumopera.com/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal">une nouvelle production de <em>Parsifal</em></a> qui, tout compte fait, suscite <a href="http://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter">plus de peur que de mal</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dessi-armiliato-nicola-allegri_0.jpg?itok=obon1Hou" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Daniela Dessì, Fabio Armiliato © Nicola Allegri" /><strong>Août</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">Olga Peretyatko </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">est allergique à Pesaro</a><strong>,</strong> au contraire de <strong>Michael Spyres</strong>, vainqueur du combat de contre-ut qui l’oppose à <strong>Juan-Diego Florez</strong> dans <em><a href="http://www.forumopera.com/la-donna-del-lago-pesaro-lart-de-reveler">La donna del lago</a></em> et applaudi plus encore lors de <a href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-nourrit-pesaro-du-coffre-et-du-coeur">l’hommage qu’il rend à Adolphe Nourrit sur la scène du Teatro Rossini</a>. Les <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-30-ans-de-roberto-alagna-sauves-par-lorchestre-promethee">30 ans de carrière de <strong>Roberto Alagna</strong> à Orange</a> sont sauvés par l&rsquo;Orchestre Prométhée. <strong>Anna Netrebko</strong> annonce qu&rsquo;elle ne chantera pas à Bayreuth, où sa <a href="http://www.forumopera.com/breve/netrebko-a-bayreuth-rien-nest-fait">participation prévue au <em>Lohengrin</em> de 2018</a> avait pourtant déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. « <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-daniela-dessi"><em>Une maladie brève, terrible et incompréhensible</em></a> » emporte à seulement 59 ans, <a href="http://www.forumopera.com/actu/daniela-dessi-lexemplaire">l’« exemplaire » soprano génoise <strong>Daniela Dessì</strong></a>. Durant ses funérailles, son époux, le ténor <strong>Fabio Armiliato</strong>, prononce <a href="http://www.forumopera.com/breve/lemouvant-adieu-de-fabio-armiliato-a-daniela-dessi">un discours à l’émotion contagieuse</a>. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/verismo.jpg?itok=TrLSn8BJ" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Anna Netrebko © Deutsche Grammophon" /><strong>Septembre</strong></p>
<p>La rentrée serait marquée par <a href="http://www.forumopera.com/eliogabalo-paris-garnier-eliogabalo-sous-le-feu-des-projecteurs">l’<em>Eliogabalo</em> qu’interprète à Paris <strong>Franco Fagioli</strong></a> si <strong>Anna Netrebko</strong> ne frappait un grand coup avec <a href="http://www.forumopera.com/cd/verismo-la-victoire-en-chantant">son nouvel album <em>Verismo</em></a>. A Londres, <strong><a href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses">Sonya Yoncheva</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses"> dans <em>Norma</em></a> gagne son pari et à Genève, <strong><a href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante">Patricia Petibon</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante"> dans <em>Manon</em></a> mise en scène par <strong>Olivier Py</strong> est rousse et flamboyante. Le ciel s’obscurcit : <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">Johan Botha </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">s’éteint prématurément à l’âge de 51 ans</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca">Jean-Philippe Lafont</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca"> échappe au pire</a> lors des répétitions de <em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant">Tosca</a></em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant"> à la Bastille</a> ; <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-choristes-du-cosi-aixois-victimes-dexploitation-raciste">les choristes du <em>Così</em> aixois se disent victimes d’exploitation raciste</a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-grosse-fatigue">les ennuis de santé de <strong>Jonas Kaufmann</strong></a> ne font que commencer. Le ténor allemand est contraint de renoncer à une première série de concerts. Les mois à venir seront rythmés par l’annonce de ses annulations, accueillies à chaque fois avec consternation par ses admirateurs toujours aussi nombreux malgré un <a href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-dolce-vita-si-vous-netes-napolitain"><em>Dolce Vita</em> à côté de la plaque</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vargas_0.jpg?itok=fB1Vxv8u" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Ramon Vargas dans Les Contes d'Hoffmann à l'Opéra national de Paris © Julien Benhamou / ONP" /><strong>Octobre</strong></p>
<p>Les barytons ont mangé du lion : <strong>Ludovic Tézier</strong> aborde avec succès <a href="http://www.forumopera.com/macbeth-barcelone-magnifique-prise-de-role-de-ludovic-tezier">Macbeth à Barcelone</a> ;  <strong>Marc Mauillon</strong> triomphe en pop star dans <em><a href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">Orfeo </a></em><a href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">de Monteverdi à Dijon</a> ; <strong>Simon Keenlyside</strong> effectue un retour triomphal <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-retour-triomphal-de-simon-keenlyside-au-met">à New York dans le rôle-titre de Don Giovanni</a> et à 74 ans, <strong>Leo Nucci</strong> reste <a href="http://www.forumopera.com/nabucco-liege-leo-lion-de-babylone">à Liège un Nabucco</a> de haute lignée. A la suite du <a href="http://www.forumopera.com/breve/contes-dhoffmann-a-paris-ramon-vargas-a-la-rescousse">remplacement de <strong>Jonas Kaufmann</strong> par <strong>Ramon Vargas</strong></a> dans <a href="/les-contes-dhoffmann-paris-bastille-et-pourtant-elle-tourne"><em>Les Contes d’Hoffmann</em></a>, l&rsquo;Opéra de Paris, pris au piège de sa tarification,  offre <a href="http://www.forumopera.com/breve/annulation-de-jonas-kaufmann-a-lopera-de-paris-compensation-pour-les-abonnes-seulement">une compensation à ses seuls abonnés</a>. <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-sir-neville-marriner">Le nom de <strong>Sir Neville Marriner</strong></a> s’ajoute à la trop longue liste des disparus de l’année.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/_12a1411_0_0.jpeg?itok=R9YfcFdG" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Michael Spyres © A.Bacciardi" /><strong>Novembre</strong></p>
<p>Facebook se transforme en tribune où <strong>Rolando Villazón</strong>, indigné par l’élection de Donald Trump,  <a href="http://www.forumopera.com/breve/election-de-donald-trump-le-message-indigne-de-rolando-villazon">compare le futur président des Etats-Unis au Joker</a>, le maître du crime dans les <em>comics </em>américains. Sur Facebook encore, <strong>Daniel Delarue</strong>, le professeur de chant de la soprano prodige et météorite, <strong>Alexia Cousin</strong>, tente dix ans plus tard d’<a href="http://www.forumopera.com/breve/alexia-cousin-son-professeur-de-chant-accuse">expliquer son retrait prématuré des scènes</a>. Les réseaux sociaux s’écharpent également autour de <a href="http://www.forumopera.com/cd/don-giovanni-lultime-orgasme">l’enregistrement de <em>Don Giovanni</em></a><strong> </strong>dirigé par <strong>Teodor Currentzis</strong><strong>. </strong><strong>Juan-Diego Florez</strong><strong> </strong>triomphe <a href="http://www.forumopera.com/les-huguenots-berlin-deutsche-oper-pari-gagne-pour-florez">à Berlin dans <em>Les Huguenots</em></a><strong>. </strong>Avec <em><a href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">Capriccio</a></em><a href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">, Bruxelles</a><strong> </strong>offre un des plus beaux spectacles d’opéra de la saison. A<strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/ermione-lyon-lamour-apre-et-sauvage">Lyon</a> puis à <a href="http://www.forumopera.com/breve/ermione-paris-apres-lyon-meme-notation-autres-impressions">Paris dans <em>Ermione</em></a>, après <a href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-andrea-nozzari-florence-il-est-libre-mike">Florence le mois précédent</a>, <strong>Michael Spyres</strong> s’impose comme le seul chanteur capable aujourd’hui de s’approprier les partitions taillées par Rossini à la mesure gigantesque du légendaire Andrea Nozzari.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmann_16.jpg?itok=-juDJtDz" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Jonas Kaufmann © DR" /><strong>Décembre</strong></p>
<p>2016 se referme sur une série de points d’interrogation. Qui restera-t-il dans <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth"> en 2018 à Bayreuth</a> ? La prochaine saison de l’Opéra national de Paris, communiquée officiellement fin janvier, sera-t-elle identique à <a href="http://www.forumopera.com/breve/la-nouvelle-saison-de-lopera-de-paris-devoilee-par-erreur">celle dévoilée par erreur en début de mois</a> ? Handicapé par des problèmes d&rsquo;équilibre liés à sa maladie – une tumeur au cerveau non opérable – <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique"> remontera-t-il sur scène</a> ? <a href="http://www.forumopera.com/breve/renee-fleming-des-adieux-qui-nen-sont-peut-etre-pas">Même question pour <strong>Renée Fleming</strong></a> qui dans le <em>Financial Times</em> déplore que le répertoire ne comprenne malheureusement pas de rôles pour une soprano lyrique de son âge.  <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations">Jonas Kaufmann</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations"> sera-t-il enfin rétabli</a>, comme tout semble l’indiquer, pour chanter <em>Lohengrin</em> à la Bastille en janvier ? Réponses en 2017.</p>
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		<title>Mort de Johan Botha</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 07:21:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;après la presse autrichienne et le site sud-africain d&#8217;information en ligne SABC News, Johan Botha serait décédé dans sa maison à Vienne. Sa voix était à l&#8217;image de sa silhouette corpulente : massive, solide et idéale pour le répertoire wagnérien dont il était un des interprètes les plus recherchés.  Il y a une saison encore, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>D&rsquo;après <a href="https://kurier.at/kultur/startenor-johan-botha-ist-tot/220.101.458">la presse autrichienne</a> et le <a href="https://twitter.com/SAfmnews/status/773772493056151552">site sud-africain d&rsquo;information en ligne <em>SABC News</em></a>, <strong>Johan Botha </strong>serait décédé dans sa maison à Vienne. Sa voix était à l&rsquo;image de sa silhouette corpulente : massive, solide et idéale pour le répertoire wagnérien dont il était un des interprètes les plus recherchés.  Il y a une saison encore, son interprétation de Siegmund aux côtés d’Anja Kampe dans <em>Die Walküre</em> ravissait les spectateurs de Bayreuth. A Munich, à Londres on a encore dans l’oreille son Empereur (<i>Die Frau ohne Schatten</i>). Une longue maladie l’avait contraint à une absence prolongée des scènes il y a sept mois. Son retour à Budapest en juin dernier, toujours Siegmund, laissait espérer une guérison… Hélas, le ténor sud-africain s’est éteint à l&rsquo;âge de 51 ans.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/vwj5ZrDF2Jw" width="560"></iframe></p>
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		<title>Débuts à Salzbourg pour Christian Lacroix</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/debuts-a-salzbourg-pour-christian-lacroix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 15:36:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, les amateurs d’opéra se sont habitués à voir leurs chanteurs préférés habillés par Christian Lacroix, le plus souvent dans des productions signées Vincent Boussard (La Favorite à Toulouse, La Traviata à Strasbourg…) ou Denis Podalydès (Fortunio Salle Favart, La Clémence de Titus au Théâtre des Champs-Elysées). Avec l&#8217;Otello monté par le premier &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, les amateurs d’opéra se sont habitués à voir leurs chanteurs préférés habillés par <strong>Christian Lacroix</strong>, le plus souvent dans des productions signées <strong>Vincent Boussard</strong> (<em>La Favorite</em> à Toulouse, <em>La Traviata </em>à Strasbourg…) ou <strong>Denis Podalydès</strong> (<em>Fortunio</em> Salle Favart, <em>La Clémence de Titus </em>au Théâtre des Champs-Elysées). Avec l&rsquo;<em>Otello </em>monté par le premier de ces deux metteurs en scène, le couturier s’apprête à faire ses débuts à Salzbourg dans le cadre du Festival de Pâques. Si les costumes vaudront le coup d’œil, la distribution méritera aussi un coup d’oreille :<strong> Johan Botha</strong> ayant annulé sa participation, c’est <strong>José Cura</strong> qui incarnera le rôle-titre, <strong>Dmitri Hvorostovsky</strong>, enfin remis, sera Iago ; <strong>Dorothea Röschmann</strong> fera ses débuts en Desdémone, et le ténor franco-suisse <strong>Benjamin Bernheim</strong> chantera Cassio. Le tout dirigé par le directeur artistique du festival, <strong>Christian Thielemann</strong>. Quant à la mise en scène, Vincent Boussard annonce vouloir montrer le conflit de l’ancien monde pétri de certitudes et du monde moderne abandonné de Dieu, la lutte de la « 2D hardware » contre la 3D…</p>
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		<title>Tannhaüser à New York, une romance aux étoiles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tannhauser-a-new-york-une-romance-aux-etoiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Oct 2015 23:00:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Met, pour les lyricophiles, c&#8217;est avant tout les stars, dans un défilé ininterrompu de grands noms tout au long d&#8217;une saison. Tannhaüser présenté en live dans les cinémas du monde entier ce samedi 31 octobre, ne fait pas exception à la règle. Peu importe que la mise en scène d&#8217;Otto Schenk sente la naphtaline &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Le Met, pour les lyricophiles, c&rsquo;est avant tout les stars, dans un défilé ininterrompu de grands noms tout au long d&rsquo;une saison. <em>Tannhaüser</em> présenté en live dans les cinémas du monde entier ce samedi 31 octobre, ne fait pas exception à la règle. Peu importe que la mise en scène d&rsquo;<strong>Otto Schenk</strong> sente la naphtaline et que le jeu des acteurs soit inexistant. <strong>Johann Botha</strong> lance ses aigus glorieux presque sans effort, <strong>Eva-Maria Westbroek</strong> nous émeut par sa sincérité, <strong>Michelle de Young </strong>caresse les oreilles de l&rsquo;auditeur en Vénus capiteuse à souhait, et <strong>Gunther Groissböck </strong>confirme qu&rsquo;il est la basse wagnérienne du moment. Mais les deux vrais triomphateurs de la soirée sont <strong>Peter Mattei,</strong> qui est tellement sublime en Wolfram qu&rsquo;il fait oublier le ridicule de son costume et l&rsquo;absence d&rsquo;idées du metteur en scène, et <strong>James Levine</strong>, qui a survécu à tous ses problèmes de santé, et tire d&rsquo;un orchestre comme dopé par sa présence des sonorités enivrantes. L&rsquo;opéra « à l&rsquo;ancienne », ça peut encore avoir du chien !</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/dEveAPMYowA" width="560"></iframe></p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-bayreuth-2015-bayreuth-trop-de-mousse-et-pas-assez-de-creme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2015 07:31:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est le lien entre la politique de la terre brulée à Bakou en 1942 et les péripéties de Die Walküre ? Quel est le rapport entre notre Amérique des arnaqueurs à la pompe dans Das Rheingold hier et nos paysans frustres d’aujourd’hui (voir la description complète de Maurice Salles l’an passé) ? Il n’y en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quel est le lien entre la politique de la terre brulée à Bakou en 1942 et les péripéties de <em>Die Walküre </em>? Quel est le rapport entre notre Amérique des arnaqueurs à la pompe dans <a href="/das-rheingold-bayreuth-2015-bayreuth-petites-provocations-et-grandes-trahisons"><em>Das Rheingold</em> hier</a> et nos paysans frustres d’aujourd’hui (<a href="http://www.forumopera.com/die-walkure-bayreuth-lettre-a-roselyne-2">voir la description complète de Maurice Salles l’an passé</a>) ? Il n’y en a pas. L’incohérence de lieu pourrait passer, mais le retour dans le passé annihile toute possibilité de jonction entre le prologue et la première journée. Difficile de voir dans les magouilles pétrolifères de mafieux des <em>fifties</em>, les graines de la révolution plantées lors du séjour de Staline en Azerbaïdjan (1907). Pourtant, <strong>Frank Castorf</strong> confirme l’impression donnée hier. Point d’arc narratif englobant pour ce Ring. ça on le savait. Mais un récit et une manière du kaléidoscope comme si toutes les facettes de l’épopée ne pouvaient être captées que par morceaux, différents à chaque vision. Une méthode, une sorte d’<em>happening</em> poussé à son paroxysme, une mise en tension de l’instant même de la représentation. Le regard des spectateurs et donc la réception de l’oeuvre sont toujours partagés entre l’action principale, des actions secondaires (l’ouvrier devenu professeur qui lit le petit-livre rouge entre autres exemples), la captation vidéo de la coulisse (Hunding qui s’endort) ou la projection d’autres vidéos (Wotan avec la mère des Wälsungen, propagande soviétique). C’est du moins ce qu’expliquent les spectateurs revenus pour une deuxième ou une troisième fois voir ce<em> Ring</em>. Mais ils disent aussi que maintenant qu’ils reviennent, ce ne sont pas la mise en scène et ses références obscures (cyrillique oblige) qui retiennent leur attention, mais bien la musique et les chanteurs. Frank Castorf se sera juste quelque peu trompé de lorgnette pour cette journée : dans son <em>Rheingold</em> on retrouve sans mal l&rsquo;essentiel de l’œuvre une fois abstraction faite du vernis bling-bling qui l&rsquo;habille. <em>Die Walküre</em> perd ce fil : il y a trop de mousse et pas assez de crème. Si à cela s’ajoute une direction d’acteur bien moins fouillée et tendue que celle de la veille…</p>
<p>	La crème est une nouvelle fois à l’orchestre. On ne revient pas <a href="http://www.forumopera.com/das-rheingold-bayreuth-2015-bayreuth-petites-provocations-et-grandes-trahisons">sur les qualités évoquées pour <em>Das Rheingold</em> et toujours d’actualité</a>, mais on s’attardera sur le lyrisme : la suavité des cordes est à se pâmer et <strong>Kirill Petrenko</strong> travaille une pâte cette fois plus volumineuse, plus héroïque notamment au premier et au troisième acte. Toutefois, il faut noter un passage à vide dans le deuxième acte atour du monologue de Wotan où l’orchestre trop en sourdine aurait pu être fouetté davantage pour pallier le statisme de la mise en scène. Seul reste à cet instant <strong>Wolfgang  Koch</strong> toujours aussi diseur, qui tente, planté seul sur scène, de faire vivre son discours. S’économise-t-il ? Le troisième acte le verra tout donner et se fatiguer jusqu’à des adieux poignants mais bien souvent imprécis dans les attaques. Le creux dans l’acte central se fait sentir encore davantage quand on entend comment le chef Russe mène les scènes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de celle de Fricka (<strong>Claudia Mahnke </strong>superlative)<strong> </strong>noble et vindicative (elle est armée d’un fouet pour elle aussi faire monter la sauce à l’unisson de l’orchestre), et l’annonce de la Mort, entamée dans une douceur de mauvais augure et qui au gré d’un crescendo haletant s’achève sur la résolution de Brunnhilde. <strong>Catherine Foster</strong> n’est plus la même, <a href="http://www.forumopera.com/die-walkure-bayreuth-lettre-a-roselyne-2">Maurice</a> et <a href="http://www.forumopera.com/auteurs/roselyne-bachelot-narquin">Roselyne</a> en seraient surpris. Péché véniel qu’une simplification dans le trille avant la montée à l’aigu de ses Hojotoho, la soprano en impose avec un grave sonore, un aigu triomphant et du volume à revendre. La ligne et le lyrisme sont eux aussi bien servis, malgré quelques brefs problèmes de souffle dans les longues interventions du 3<sup>e</sup> acte. Nos Walkyries, qui rassemblent de nombreuses solistes des autres volets et quelques prompts renforts (voir la distribution), amènent leur lot de satisfaction&#8230; à défaut des corps des héros tombés au combat. On se délecte de leurs simagrées devant la caméra. Mais pour un soir, les héros sont encore les jumeaux maudits et trahis : <strong>Johan Botha</strong>, en remontre à tous en terme d&rsquo;endurance et de beau chant <a href="http://www.forumopera.com/die-meistersinger-von-nurnberg-new-york-cest-dans-les-vieux-pots">même si le timbre est plus nasal que celui de son Walther New-Yorkais</a>. Le Hunding vocalement effacé de <strong>Kwangchul Youn </strong>peut bien la menacer physiquement, <strong>Anja Kampe</strong> rayonne. Sur scène déjà, où tout est rendu crédible par cette beauté blonde, par ce port qui rappelle certaine devancière par si lointaine (Waltraud si tu la regardes…), et par ce chant enfin, toujours vibrant, qui vous serre la gorge lorsque surgit le leitmotiv de la rédemption par l’amour.</p>
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		<title>WAGNER, Die Meistersinger von Nürnberg — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-meistersinger-von-nurnberg-new-york-cest-dans-les-vieux-pots/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 18:00:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des noms dans le monde lyrique qui, de triomphes publics en succès critiques, ont fini par acquérir la force de mythes vivants. Le Metropolitan Opera, critiqué pour le virage modernisant de son directeur Peter Gelb, fait en ce mois de décembre le choix d&#8217;une certaine tradition en alignant trois grands noms du chant, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des noms dans le monde lyrique qui, de triomphes publics en succès critiques, ont fini par acquérir la force de mythes vivants. Le Metropolitan Opera, critiqué pour le virage modernisant de son directeur Peter Gelb, fait en ce mois de décembre le choix d&rsquo;une certaine tradition en alignant trois grands noms du chant, de la direction d’orchestre et de la mise en scène.</p>
<p>	Depuis 1993, la production d’<strong>Otto Schenk</strong> a pris beaucoup de patine. Mais pour l’européen maintenant habitué (ou résigné selon ses goûts) à des visions décapantes des œuvres, ces <em>Maitres chanteurs </em>font souffler un certain vent d&rsquo;originalité. Les décors et la direction d’acteur ? Merci de vous reporter au livret et à ses didascalies : tout y est ! Au ruban près, de la chapelle à la cellule du marqueur, aux rues à colombages, à la vigne vierge sur le mur de la maison de Pogner, à la prairie où a lieu le concours… Le tout dans une opulence de couleurs et d’étoffes. Spectacle « à la grand-papa » ? Peut-être, mais force est de constater qu&rsquo;il a sacrément de tenue. Pour les interprètes de la soirée, cette mise en scène fonctionne comme un gant de cuir vieilli dans lequel l’on se glisse et l’on se meut avec aisance. Les chanteurs toujours placés dans le premier quart de la scène ne sont jamais mis en danger. Les ressorts comiques reposent en permanence sur la truculence de la partition wagnérienne. La pantomime de Beckmesser dans l’atelier de Sachs au IIIe acte est ainsi réglée comme du papier à musique : l’individu trébuche et se cogne au mobilier en rythme, tout perclus qu’il est de la bastonnade de la nuit précédente, jusqu’à tomber nez à nez avec le poème de Sachs. La soirée s’écoule donc jovialement dans cette volonté manifeste d’éviter tout commentaire ou réflexion sur l’œuvre et sa polysémie. On est loin des pistes et propositions de Katharina Wagner à Bayreuth 2007, de David Alden à Amsterdam en 2013 et tout récemment de Tobias Kratzer à Karlsruhe (il mettra en scène <em>Tannhauser</em> à Bayreuth en 2019).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="305" src="/sites/default/files/styles/large/public/meis_4558a-l.jpg?itok=jHMk2cBZ" title="Acte 3 - prairie (© Ken Howard/Metropolitan Opera)" width="468" /><br />
	Acte 3 &#8211; prairie (© Ken Howard/Metropolitan Opera)</p>
<p>Cela n’a guère d’importance un soir comme celui-ci, quand Sachs se voit incarné par<strong> James Morris</strong>, <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-meistersinger-au-cinema-en-direct-de-new-york">remis de son coup de froid passager</a> du samedi précédent. Certes la voix a perdu en harmoniques, la plupart des aigus du rôle sont définitivement hors de portée, le vibrato par moment envahissant… mais l’endurance, à 67 ans, est toujours là. Le style déclamatoire, l’intelligence musicale et scénique crèvent les planches car l’interprète sait son rôle jusque dans les moindres recoins psychologiques. L’ovation qui l’accueille aux saluts n’est pas seulement la conséquence de sa renommée ou d’un chauvinisme new-yorkais.</p>
<p>Triomphe également pour <strong>Johan Botha</strong> dont le Walther est un régal de beau chant, assis sur une voix bien projetée et élégamment colorée. Son timbre va à ravir à son personnage de chevalier galant et impétueux. Il est fort dommage qu’<strong>Annette Dasch</strong> ne lui donne pas la réplique avec le même soin. Emaillé d’attaques hasardeuses, le chant de la soprano semble s’économiser pendant tout le IIe acte, passant difficilement la rampe, avant de retrouver ses moyens dans le dernier acte. La beauté de son toast d&rsquo;introduction au début du fameux quintette du baptême finit de convaincre des qualités vocales de l&rsquo;artiste, par ailleurs irréprochable actrice.</p>
<p>Le couple Madeleine/David est lui aussi déséquilibré mais cette fois en faveur de l&rsquo;élément fémini. <strong>Karen Cargill</strong> campe une nourrice où rondeur du timbre et scrupule dans la conduite du chant font immédiatement mouche. De son coté, <strong>Paul Appleby</strong> a indéniablement la couleur et les notes du rôle… il lui en manque encore l’endurance : le premier acte le voit faiblir et flancher au fil de sa longue scène.</p>
<p>Le climat new-yorkais aura fait une autre victime conduisant à un jeu de chaises musicales. Johannes Martin Kränzle, très apprécié lors de la retransmission HD le samedi précédent, a dû céder la place à <strong>Martin Gantner</strong> (normalement interprète du personnage de Kothner, chanté ce soir là par <strong>Ryan McKinny</strong>). C’est un remplacement irréprochable, tant le baryton allemand est bluffant d’habilité vocale et scénique. Tous les maitres, sans exception (voir la distribution ci-contre), sont au meilleur des niveaux d’une scène internationale, le Metropolitan s’étant payé le luxe d’un <strong>Hans-Peter König</strong> en Pogner et d’un <strong>Matthew Rose</strong> en veilleur de nuit.</p>
<p>	Dernier mythe vivant de la soirée, <strong>James Levine</strong>, que ses problèmes de mobilité condamnent à recevoir ses ovations en fosse aux saluts, délivre une interprétation détaillée mais simple, puissante mais à l’écoute de son plateau, belle et théâtrale. L’orchestre du Metropolitan sonne avec une rondeur exceptionnelle et fluide où les thèmes et les pupitres se croisent et s’enchainent. L’air de rien, c’est finalement le chef qui a un discours d’exégèse sur l’œuvre. En prenant volontairement un tempo rapide lors du premier air de Walther, puis en le calmant dans l’atelier du maitre et même et l’alanguissant lors du concours dans la prairie, James Levine détaille orchestralement ce que le livret et l’écriture vocale de Wagner décrivent : comment l’on devient un maitre, comment se construit un chef-d’œuvre.</p>
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		<title>Les Meistersinger au cinéma en direct de New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-meistersinger-au-cinema-en-direct-de-new-york/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2014 15:18:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les cinémas belges Kinépolis poursuivent leurs diffusions en direct des spectacles du Met de New York. Moment très attendu de la saison, les Meistersinger de Wagner n’ont pas déçu.  Même s’il est permis de trouver la mise en scène d’Otto Schenk datée et peu mobile, les réalisateurs réussissent l’exploit de remplir de vie ce vieux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les cinémas belges Kinépolis poursuivent leurs diffusions en direct des spectacles du Met de New York. Moment très attendu de la saison, les <em>Meistersinger </em>de Wagner n’ont pas déçu.  Même s’il est permis de trouver la mise en scène d’<strong>Otto Schenk </strong>datée et peu mobile, les réalisateurs réussissent l’exploit de remplir de vie ce vieux cadre, grâce à un découpage pertinent et à des caméras très mobiles. Le principe même de l’opéra au cinéma prend ici tout son sens. Les chanteurs offrent globalement ce qui se fait de mieux dans le domaine wagnérien à l’heure actuelle. Passons rapidement sur un Pogner fatigué et souvent faux, le reste de la distribution est un sans-faute : qui aujourd’hui dispense la lumière d’Eva avec la grâce <strong>d’Annette Dasch</strong> ? Qui peut faire oublier l’embonpoint de son Walter par un chant dont le lyrisme emporte  tout, sinon <strong>Johan Botha</strong> ? Le Beckmesser de <strong>Johannes Martin Kränzle</strong> est non seulement un ravissement vocal, mais il est hilarant dans toutes ses expressions scéniques.  Appelé à remplacer au pied levé un James Morris malade, <strong>Michael Volle</strong> confirme qu’il est un Hans Sachs majeur de notre époque, chez qui l’onction et la sagesse n’empêchent pas la vitalité. Les hésitations d’Eva n’ont jamais paru si crédibles. Grand triomphateur de la soirée, <strong>James Levine</strong> fait crépiter son orchestre. Entendre un tel feu d’artifice provoqué par un artiste aussi diminué physiquement relève du prodige. On dit que la foi déplace les montagnes. La musique fait mieux.</p>
<p> </p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/7i9qvQnluG8?rel=0" width="560"></iframe></p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-bayreuth-lettre-a-roselyne-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2014 06:02:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vos perplexités, chère Roselyne*, sont les miennes devant cette Walküre si foisonnante qu’on en perd son latin. Pour un peu on se prendrait à dire à Frank Castorf, tel Rossini à la cantatrice qui surchargeait une de ses pièces : «  C’est bien beau ! Mais de qui est-ce ? » Sur le plateau tournant, un édifice complexe &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/die_walkure_3_enrico_nawrath.jpg?itok=myLZGFMZ" title="©" width="468" />Vos perplexités, chère Roselyne*, sont les miennes devant cette <em>Walküre</em> si foisonnante qu’on en perd son latin. Pour un peu on se prendrait à dire à <strong>Frank Castorf</strong>, tel Rossini à la cantatrice qui surchargeait une de ses pièces : «  <em>C’est bien beau ! Mais de qui est-ce ?</em> » Sur le plateau tournant, un édifice complexe s’élève, aux allures de manoir fortifié car une haute tour  de bois domine escaliers et terrasses qui descendent vers une cour où l’on voit un enclos renfermant des dindons et des balles de foin. Castorf aurait-il choisi la fidélité temporelle au livret ? Mais il y a cette guirlande d’ampoules électriques qui semble annoncer l’entrée… Sommes-nous à Wagnerland ? Dans ce décor indéchiffrable ni le manteau de Siegmund ni la tenue de Sieglinde (à la fois sobre et sexy car elle cache et elle dévoile) n’aident à y voir plus clair. Même le frac et le  haut de forme  de Hundig sont imprécis, puisque cet uniforme que la bourgeoisie a emprunté est devenu sa marque intemporelle. On n’en est que plus surpris que  l’épée reste une épée, car on n’a pas vu le frène, si la vidéo ne nous a rien laissé ignorer de l’endormissement  difficile de Hundig. Bien malin évidemment qui pourrait dire que l’obscurité (remarquable efficacité des canons à brouillard, utilisés magistralement) est celle d’une nuit de printemps.</p>
<p>Au deuxième acte la tour est devenue un derrick et le plateau tournant révèle un hangar autour et à l’intérieur duquel sont stockés des accessoires liés à l’industrie pétrolière. On se souvient alors que dans le programme figure une lettre de Staline relative à la situation des ouvriers et du Parti dans les champs pétrolifères du Caucase.  Wotan porte une longue barbe comme Karl Marx et lit la Pravda mais avec sa redingote noire et sa dégaine négligée il évoque aussi bien des images de Juifs fixées par la photographie vers 1900. Les images vidéo sont du reste traitées en grisé, à la manière de celles des films muets  La féminité de Brünnhilde est suggérée par le peignoir qu’elle arbore, et sa brève rencontre avec Fricka est rendue lourde de sens aussi par le jeu corporel des interprètes qui se toisent. Comme dans <em>Das Rheingold</em>, la mise en scène de Frank Castorf est inattaquable sur le plan de la direction d’acteurs, mais cet environnement matériel si présent, comme son réalisme nous semble peu nécessaire ! Sans doute on peut répéter que ce choix relève de la volonté de démystifier, de désacraliser, de réévaluer, et cela passe par une ironie grinçante qui n’épargne pas le spectateur, et d’abord le spectateur allemand, le plus concerné.</p>
<p>C’est probablement pourquoi au dernier acte le derrick s’est fait mirador, avec toutes les connotations implicites. L’étoile rouge brille à son sommet que des anarchistes ont tenté en vain d’occuper, abattus par les Walkyries, fidèles gardiennes de l’ordre établi. Il y a dans peut-être dans cette accumulation la volonté de rejoindre, de façon moins paradoxale qu’il n’y paraît, le syncrétisme wagnérien. Les choix de la costumière restent, eux, énigmatiques, en particulier pour les Walkyries, dont l’arrivée différée permet d’en mesurer la fantaisie digne d’une fête costumée, et du reste sur une terrasse elles ont à manger et à boire, ce dont elles ne se privent pas. Comme dans <em>Das Rheingold</em> la vidéo et des images tirées de films anciens de propagande (?) nous placent en situation de préférer les gros plans à la vision globale, avec toutes les conséquences qu’entraîne ce choix. C’est d’une intelligence indéniable, cela n’empêche pourtant que le deuxième acte nous a semblé se traîner, malgré le talent des interprètes.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/die_walkure_3_enrico_nawrath.jpg?itok=myLZGFMZ" width="468" /></p>
<p>Comme vous, chère Roselyne, j’ai trouvé la Brünnhilde de <strong>Catherine Foster</strong> gênée aux entournures, sans le poids vocal et l’énergie nécessaires pour s’imposer dès son entrée, et même en délicatesse avec la justesse dans les sauts vers l’aigu. Elle a pourtant de beaux moments de lyrisme, le personnage est incarné visiblement selon les consignes du metteur en scène, mais elle n’empoigne pas, et quand ses demi-sœurs lancent à leur tour le « Hojotoho », le sien pâlit encore. C’est dommage car le reste de la distribution est très satisfaisant, jusqu’à l’exceptionnel. Bien plus marquante que la veille,<strong> Claudia Mahnke</strong> trouve pour Fricka tous les accents du bon droit mâtiné de ressentiment et d’agressivité mal réprimée. <strong>Kwangchul Youn</strong> est un Hunding plus mesuré que d’autres, probablement muselé par la conception du rôle qui lui est imposée, et sans la profondeur de sa voix, le personnage semblerait peu consistant, ici presque dépourvu de sa brutalité rugueuse envers Sieglinde. <strong>Wolfgang Koch</strong> est encore plus impressionnant, surtout quand on a à l’esprit sa performance de la veille, en acteur protéiforme et en chanteur maître de sa technique pour ne donner, au terme de l’opéra, pas le moindre signe de fatigue. Seules quelques notes très graves le mettent en difficulté ; pour tout le reste il est d’une souplesse et d’une solidité qui n’appellent que des éloges. Le Siegmund de<strong> Johan</strong> <strong>Botha</strong> déconcerte d’abord tant la voix paraît claire et presque fragile ; mais c’est en homme blessé qu’il arrive pour s’effondrer. Progressivement l’intensité et la couleur irriguent un chant qui atteint sa plénitude charnue au cours de l’échange avec Hunding et ne la perdra plus jusqu’au dernier soupir du personnage. Mais la Sieglinde d’<strong>Anja Kampe</strong> l’emporte au tumulte des ovations, s’il faut établir un palmarès, et il est vrai qu’à part de fugaces tensions dans la zone aiguë elle incarne avec une grâce et une fraîcheur enviables la féminité d’abord bafouée, puis révélée et libérée, aussi bien vocalement que scéniquement.</p>
<p><strong>Kirill Petrenko</strong> est sacré roi, comme la veille. Quelques forte un peu moins forts et une conclusion plus enveloppée de sfumato  nous auraient comblé, mais cessons d’être vétilleux pour saluer une direction aussi maîtresse d’elle-même. De la fosse ne monte que du bonheur, alliance de sonorités subtiles qui coexistent ou se fondent, dans un équilibre ou une tension qui enveloppent et portent le plateau. Les pages célèbres, comme  la Chevauchée, sont  lavées des stridences et des frénésies qui les défigurent si souvent et qui nous assaillent, hélas, au passage d’un taxi, dans le lent reflux vers la vie…</p>
<p>* En réponse à <a href="/actu/bonheur-a-celui-par-qui-le-scandale-arrive">l&rsquo;article du 7 août dernier</a><br />
 <br />
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