Grande première en Grande-Bretagne : la compositrice Judith Weir (née en 1954) vient d’être nommée Master of the Queen’s Music, titre prestigieux qui n’avait jusque-là jamais été attribué à une femme. Elle succède à son glorieux aîné Peter Maxwell Davies (dont les 8 Chants pour un roi fou, de 1969, ont été tout récemment créés en France, voir brève). De 1995 à 2000, elle a dirigé le Spitalfields Festival, à Londres. Elève de John Tavener, elle a notamment composé plusieurs opéras, depuis The Black Spider en 1985, jusqu’à Miss Fortune en 2011, en passant par Blond Egbert en 1994. Créé au festival de Bregenz, Miss Fortune a été très froidement accueilli à Covent Garden en 2012, ce qui a ensuite poussé le festival de Santé Fé à le déprogrammer alors qu’il aurait dû y être donné cet été. Cela n’empêche pas Judith Weir d’être très souvent interprétée au Royaume-Uni, où son cantique Jerusalem est régulièrement exécuté à Noël par des chœurs d’enfants. En tant que Master (ou Mistress ?) of the Queen’s Music, elle devra composer des pièces de circonstances pour les mariages, couronnements, naissances et décès royaux d’Outre-Manche, et même conseiller la souveraine en matière de musique. Vaste programme…
Judith Weir nommée Master of the Queen’s Music
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Brève
30 juin 2014
Judith Weir nommée Master of the Queen’s Music
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