C’est une histoire racontée sur Instagram par Bogdan Volkov, particulièrement applaudi cette saison en Lenski dans Eugène Onéguine sur la scène de l’Opéra Garnier. Lors d’une répétition publique au Grafenegg Festival, voilà que survient cette mésaventure tant redoutée des chanteurs : le trou de mémoire. Au milieu de La danza de Rossini, chanson qu’il a pourtant interprétée d’innombrables fois, le ténor ukrainien a soudain été incapable de se souvenir des paroles du deuxième couplet. Impossible d’attaquer, impossible d’improviser : son esprit s’était complètement vidé – un cauchemar devenu réalité.
Face à cet incident, Bodgan Volkov a fait le choix d’adopter une attitude sincère : reconnaître et accepter sa défaillance. Et, d’une manière inattendue, raconte-t-il, l’énergie qu’a suscité cette absence passagère a ensuite porté la soirée.
Moralité, toujours selon Bogdan Volkov : la scène est un lieu où l’on partage ce qu’il y a de plus intime, et chaque instant, même les plus absurdes, a sa valeur. Les moments les plus absurdes sont peut-être même les plus précieux…
Telle est la magie du spectacle vivant.



