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	<title>Benjamin GODARD - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<title>Benjamin GODARD - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>GODARD, Dante — Saint-Etienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 15:46:09 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonne nouvelle, les graines semées par le Palazzetto Bru Zane commencent à se transformer en opulentes moissons. Après <em>Herculanum</em> de Félicien David, ressuscité en concert en 2014 et remonté sur scène à Wexford à l&rsquo;automne 2016, voici le tour de <em>Dante </em>de Benjamin Godard. Sauf que cette fois, c’est en France que le disque enregistré dans la foulée des concerts de janvier 2016 a donné des idées à un directeur de théâtre : à défaut de redonner vie à sa biennale Massenet, l’Opéra de Saint-Etienne n’a pas hésité à programmer l’une des six œuvres lyriques d’un contemporain de l’illustre Stéphanois.</p>
<p>Ce que confirme cette production, c’est d’abord que <em>Dante</em> résiste parfaitement à l’épreuve de la scène, comme on avait pu le pressentir. Godard possédait toutes les qualités nécessaires à composer pour le théâtre, il savait soutenir l’intérêt de l’auditeur, sans sacrifier l’exigence musicale à l’efficacité dramatique. L’originalité de son inspiration mélodique et le raffinement de son orchestration méritent d’être salués et auraient dû lui valoir une place durable dans notre répertoire. Certes, le livret d’Edouard Blau, à qui l’on doit aussi <em>Werther </em>et <em>Le Roi d&rsquo;Ys</em>, n’a rien d’un chef-d’œuvre, mais il tient la route, même s’il se divise assez nettement en deux parties presque opposées, comme représentant deux esthétiques contradictoires. Les deux premiers actes, situés à Florence, semblent sortis d’un grand opéra à l’ancienne, même si le prétexte historique est bien mince : sur fond d’affrontement entre Guelfes et Gibelins, on y assiste à l’ascension et à la chute de Dante Alighieri, aussi rapidement condamné à l’exil qu’il avait été élevé aux fonctions de chef suprême de la ville. Son amour pour Béatrice est aussi la cause de son malheur, à cause de la jalousie qu’il suscite chez Bardi, auquel la jeune fille est promise. Après l’entracte, tout change : à Naples, on entre dans le domaine du rêve – endormi au pied du tombeau de Virgile, Dante a la vision de l’Enfer et du Paradis – et c’est dans un climat de mystère symboliste que se déroulent les retrouvailles des deux amants, vite interrompues par la mort de Béatrice.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="275" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc7243_.jpg?itok=MF-z_AXg" title="© Cyrille Cauvet" width="468" /><br />
	A. Varak, S. Marin-Degor, J. Boutillier, P. Gaugler © Cyrille Cauvet</p>
<p>La mise en scène de <strong>Jean-Romain Vesperini </strong>se place elle aussi sous le signe de la dualité, la deuxième facette ayant apparemment bien davantage éveillé son imagination. Le premier acte le montre un peu à court d’idées pour représenter la guerre civile florentine et les deux camps – vêtus tout en bleu ou tout en rouge – s’affrontent assez mollement. A Naples, en revanche, les jeunes admirateurs de Virgile deviennent une sorte de secte, l’apparition des damnés est très réussie, et le dernier acte, dans son relatif dépouillement, est plutôt bien venu. Le beau décor de <strong>Bruno</strong> <strong>de</strong> <strong>Lavenère</strong> associe à des colonnes de pierre deux passerelles métalliques assorties d’escaliers en colimaçon qui pourraient presque être ceux de la Tour Eiffel, exactement contemporaine de la composition de l’œuvre. Les costumes de <strong>Cédric Tirado</strong> mélange le Moyen Age et la science-fiction, avec coiffures métalliques un peu kitsch (Dante arbore des oreillettes hérissées de pointe qui lui donnent un faux air de Monsieur Spock), des baskets et des tenues dont les matières et les formes associent le XIVe siècle à notre temps. Rétro-futuriste, c’est ainsi que le metteur en scène qualifie lui-même son spectacle. Vu de suffisamment loin, le côté futuriste s’estompe sans doute, et ce n’est pas plus mal.</p>
<p>Restait à trouver les chanteurs prêts à assurer cette résurrection scénique. Pour le rôle-titre, cela commence plutôt mal : les notes les plus hautes coûtent à <strong>Paul Gaugler</strong> des efforts infructueux, et l’émission paraît étrange. Heureusement, la voix se chauffe bientôt, l’aigu devient moins douloureux, même si persiste une tendance à passer par un palier intermédiaire dès qu’il faut s’élever au-dessus de la portée. Le personnage n’en acquiert pas moins une certaine étoffe, et le ténor parvient à assurer jusqu’au bout un rôle qui ne lui laisse guère de répit. <strong>Sophie Marin-Degor</strong> compose une Béatrice solide et charmeuse, profitant des ariosos que Godard lui a réservés, et du beau duo d’amour qu’elle chante avec Dante, pour se révéler envoûtante au dernier acte dans ses adieux à cette terre. Superbe Bardi de <strong>Jérôme Boutillier</strong>, qui tient ici toutes les promesses décelées depuis ses premiers pas : voix parfaitement timbrée, mordant de la diction et jeu théâtral convaincant, pour un personnage que le livret fait passer à toute vitesse d&rsquo;un extrême à l&rsquo;autre, amoureux, vindicatif puis repentant. Pour ses débuts dans son pays natal, la mezzo <strong>Aurhélia Varak</strong> offre à Gemma son opulence vocale et une interprétaion nuancée. C&rsquo;est un plaisir que de retrouver <strong>Frédéric Caton</strong> qui déploie toute son autorité dans le double rôle du vieillard et de l&rsquo;ombre de Virgile ; dommage que <strong>Diana Axentii</strong>, privée de graves par une indisposition, ne puisse lui donner une réplique à sa mesure. Préparé par <strong>Laurent Touche</strong>, le Chœur lyrique Saint-Etienne Loire excelle musicalement, et se déchaîne scéniquement en damnés au troisième acte, tandis que l&rsquo;orchestre, sous la direction convaincue du chef estonien Mihhail Gerts, contribue lui aussi à nous faire rêver d&rsquo;un retour durable de Godard sur les scènes.</p>
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		<title>Dante</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dante-gardez-toute-esperance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2017 05:44:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous qui entrez dans la collection « Opéra français » du Palazzetto Bru Zane, gardez toute espérance : oui, il est encore possible de découvrir des fleurons de notre répertoire jusque-là injustement condamnés à l’oubli. Le Dante de Benjamin Godard vient apporter un éclatant démenti aux oiseaux de mauvais augure pour qui ce qu’on ne joue plus ne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous qui entrez dans la collection « Opéra français » du Palazzetto Bru Zane, gardez toute espérance : oui, il est encore possible de découvrir des fleurons de notre répertoire jusque-là injustement condamnés à l’oubli. Le <em>Dante</em> de Benjamin Godard vient apporter un éclatant démenti aux oiseaux de mauvais augure pour qui ce qu’on ne joue plus ne doit surtout pas être repris.</p>
<p>Avec cet opéra de 1890, Godard se révèle doté d’une voix personnelle, avec une ampleur d’inspiration qui lui permet de s’élever au-dessus des conventions et des formules. Sorte de Gounod moderne, plus affranchi du découpage traditionnel que Massenet, il possède une veine mélodique qui ne succombe jamais à la facilité et s’exprime à travers dans de superbes monologues, ariosos aux contours souples, le tout animé par un vrai sens du théâtre. On admire ainsi le flottement quasi debussyste du « Comme un doux nid sous la ramée » de Béatrice, suivi d’un superbe duo Dante-Béatrice plein de raffinements harmoniques. Même le « rêve de Dante », qui transporte le poète aux Enfers et au Paradis, passage-piège s’il en est, est riche de moments magnifiques, et Godard relève le défi haut-la-main.</p>
<p>Evidemment, pour qu’une résurrection soit réussie, il ne suffit pas que l’œuvre soit à la hauteur des espérances, encore faut-il que la distribution réunie soit apte à la porter. Sur ce plan, aucun souci, le Centre de musique romantique française pouvait compter sur ses plus fidèles collaborateurs. Après <em>Cinq Mars</em> et avant <em>Le Tribut de Zamora</em>, <strong>Ulf Schirmer </strong>rend à Godard les mêmes bons et loyaux services qu’il rend à Gounod : l’orchestre de la radio de Munich donne tout son relief à la partition de Godard. Seul le chœur de la radio bavaroise semble manquer un peu de mordant mais peut-être est-ce une question de prise de son. Heureusement, ce reproche ne vaut guère qu’aux deux premiers actes, et on ne trouvera rien à reprocher à sa prestation en anges et en damnés dans la vision du troisième acte.</p>
<p>Pour les solistes, on retrouve le couple formé pour <em>Herculanum</em>. Alors que, au concert ou en scène, <strong>Edgaras Montvidas</strong> donne parfois l’impression de pousser sa voix sans ménagement, rien de tel pour ce disque, où le ténor lituanien prodigue mille nuances délicates. Quand Dante fait son entrée, sur un monologue d’abord tissé d’imprécations, on  craint pendant quelques instants qu’Edgaras Montvidas ne force tout au long, mais pas du tout, car ce bref discours enchaîne aussitôt sur un air plein de douceur, « Le ciel est si beau sur Florence », où la voix sait se faire suave, recourant à bon escient au falsetto quand les mots s’y prêtent. Et contrairement à l’impression créée à Versailles, la prononciation est irréprochable. Dans un rôle qui respecte sa pudeur d’interprète, <strong>Véronique Gens</strong> se surpasse une fois encore, et sa Béatrice mérite tous les éloges, par l’évidence de sa diction, par la beauté du timbre et par l’intelligence de son incarnation. A ses côtés, <strong>Rachel Frenkel </strong>a de jolis graves, et la voix de Gemma se distingue suffisamment de celle de Béatrice. En méchant de l’histoire vite repenti, <strong>Jean-François Lapointe</strong> n’a pas un rôle bien passionnant, mais il a au moins un soliloque, puis un beau duo avec la mezzo. Personnages plus épisodiques, l’écolier a le timbre chaud de <strong>Diana Axentii</strong>, tandis qu’<strong>Andrew Foster-Williams</strong> est un Virgile qu’on suit bien volontiers aux Enfers ou au Paradis.</p>
<p>Autrement dit, en nous rendant de telles œuvres, le PBZ fait mieux que remplir sa mission et nous rend l’espoir d’en découvrir encore bien d’autres du même calibre.</p>
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		<title>Best of 2016</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2016/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 07:03:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&#8217;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016. Janvier L&#8217;année commence mal : Pierre Boulez et Ettore Scola décèdent ; Anna Netrebko fait une mauvaise chute durant les répétitions &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&rsquo;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cyrilrovery.jpg?itok=c-VoLIQd" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Cyril Rovery © Barihunk" /><strong>Janvier</strong></p>
<p>L&rsquo;année commence mal : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/deces-de-pierre-boulez"><strong>Pierre Boulez</strong></a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mort-dettore-scola-homme-de-cinema-mais-aussi-metteur-en-scene-dopera"><strong>Ettore Scola</strong></a> décèdent ; <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus">Anna Netrebko</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus"> fait une mauvaise chute</a> durant les répétitions du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/il-trovatore-paris-bastille-anna-netrebko-meilleure-chanteuse-du-monde"><em>Trouvère </em>à l&rsquo;Opéra de Paris</a> ; <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere">Simon Keenlyside</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere"> est de nouveau opéré</a> ; <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue"> doit annuler une série de représentations</a> à New-York pour poursuivre sa thérapie et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/philippe-jaroussky-contraint-de-renoncer-a-partenope"><strong>Philippe Jaroussky</strong></a> est contraint de renoncer à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/partenope-paris-tce-un-altra-volta-ancor"><em>Partenope</em> au Théâtre des Champs-Elysées</a> pour raisons familiales. En exhibant ses pectoraux dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons">Simon Boccanegra</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons"> à Bordeaux</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/cyril-rovery-un-barihunk-a-lopera-de-bordeaux">le « barihunk » <strong>Cyril Rovery</strong></a> déclenche malgré lui une vive polémique autour de l&rsquo;importance grandissante de l’apparence à l’opéra.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/gens_0.jpg?itok=6tdfUxHd" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Véronique Gens © Marc Ribes" /><strong>Février</strong></p>
<p>La nouvelle saison de l’Opéra de Paris n’est pas encore annoncée que déjà <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/voici-la-saison-2016-2017-de-lopera-de-paris">des fuites</a> révèlent une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/lopera-de-paris-est-il-trop-cher">révision à la hausse des tarifs</a>. Malgré <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/veronique-gens-victime-dun-malaise-en-plein-concert">un malaise en fin de concert</a>, <strong>Véronique Gens</strong>, avec le concours du Palazzetto Bru Zane, arrache de l’oubli <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">Dante </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">de Godard à Versailles</a>. Les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/deshayes-et-dreisig-couronnees-aux-victoires-de-la-musique-classique-2016">Victoires de la musique classique</a> couronnent <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Elsa Dreisig</strong>. Avec le triomphe de <strong>Pretty Yende</strong> et le bis de <strong>Lawrence Brownlee</strong> dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-paris-bastille-opera-au-bord-de-la-crise-de-nerfs"><em>Il barbiere di Siviglia</em> à la Bastille</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/mithridate-paris-tce-traquer-le-theatre-dans-le-theatre"><em>Mitridate</em> dirigé par <strong>Emmanuelle Haim</strong> au Champs-Elysées</a> et un<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie-un-requiem-au-scalpel"> <em>Requiem</em> de Verdi tracé au scalpel par <strong>Gianandrea Noseda</strong> à la Philharmonie</a>, la saison parisienne bat son plein. Pendant ce temps, Nancy offre <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/orfeo-nancy-les-gens-heureux-nont-pas-dhistoire">une production mémorable de l’<em>Orfeo</em> de Rossi</a> et douze ans après sa renaissance à Marseille, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/laiglon-marseille-la-force-dinertie-defiee"><em>L’Aiglon</em> effectue un retour en beauté sur cette même scène</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/harnoncourt.jpg?itok=GiKtOl-A" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Nikolaus Harnoncourt © Marco Borggreve/Sony " /><strong>Mars</strong></p>
<p>L’intérêt se déporte vers l’étranger où <strong>Roberto Alagna</strong>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes">remplaçant </a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes"><strong>Jonas Kaufmann</strong></a>, est salué debout dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">Manon Lescaut</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met"> </a> par le public new-yorkais. Le Bayerische Staatsoper annonce <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/prochaine-saison-du-bayerische-staastoper-cest-fou">une nouvelle saison de folie</a>. Trop de sexe et de violence dans la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/trop-de-sexe-et-de-violence-dans-lucia-di-lammermoor-a-londres">mise en scène de <em>Lucia di Lammermoor</em> par <strong>Katie Mitchell</strong></a> agite Londres. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/hommage-a-harnoncourt-audrey-azoulay-semmele-les-pinceaux">Audrey Azoulay s&#8217;emmêle les pinceaux</a> dans son hommage à <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/nikolaus-harnoncourt-lhomme-qui-disait-non">Nikolaus Harnoncourt</a></strong> dont <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-nikolaus-harnoncourt">la disparition, à l’âge de 86 ans</a>, met le monde musical en berne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pellerin.jpg?itok=W_84B4Bt" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Fleur Pellerin © Reuters" /><strong>Avril</strong></p>
<p>« Non abbiamo soprano » : <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement">Jonas Kaufmann</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement"> recherche Tosca désespérément</a> à Vienne et <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko">Anna Netrebko</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko"> renonce à Norma</a>. Après <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence</a> et pas mal d’autres grandes scènes internationales, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations">l’<em>Elektra</em> testamentaire de Patrice Chéreau</a> conquiert New-York. A la suite de son limogeage, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/fleur-pellerin-ce-qui-me-fait-pleurer-cest-toujours-le-bel-canto-et-mozart">Fleur Pellerin fait son <em>coming out</em> lyrique</a>. De retour en France pour chanter Gilda dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/rigoletto-paris-bastille-un-carton"><em>Rigoletto </em>à l’Opéra de Paris</a>, <strong>Olga Peretyatko</strong> est une nouvelle fois victime d’une de nos spécialités locales – avec la baguette, le camembert et l&rsquo;opéra-comique – : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/olga-peretyatko-heureuse-de-chanter-en-france">les grèves</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/yoncheva_6.jpg?itok=wjrLd-SR" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sonya Yoncheva © Javier De Real" /><strong>Mai</strong></p>
<p><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres">Tristan</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres"> à Paris</a> dirigé par <strong>Daniele Gatti</strong> ; <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts">Lohengrin</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts"> à Dresde</a> avec le couple star <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Piotr Beczala</strong> : Wagner occupe le devant des scènes. Pourtant, c’est <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">Sonya Yoncheva </a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">qui capte l’attention</a> en annonçant qu’elle chantera Norma à la place d’<strong>Anna Netrebko </strong>à Londres tandis que le CSA ne trouve rien de mieux pour nuire à sa crédibilité qu’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jerome-deschamps-et-patricia-petibon-interdits-de-television">interdire de télévision le clip promotionnel de « Tous à l’Opéra »</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/domingo_2.jpg?itok=2jdu-66L" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Placido Domingo © DR" /><strong>Juin</strong></p>
<p>De retour <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/la-traviata-paris-bastille-formidable-yoncheva">à Paris dans <em>La traviata</em></a> après quinze ans d’absence, <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">Placido Domingo </a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">met le feu à la Bastille</a>. Dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">Tosca </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">à Munich</a>, <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Anja Harteros</strong> et <strong>Bryn Terfel</strong> frappent aux portes de la légende. <strong>Robert Carsen</strong> revoit et corrige à l’encre noire <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun">Don Carlo</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun"> à Strasbourg</a>. Plus au sud, l’héritière de Verdi milite pour qu’on rétablisse <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/lheritiere-de-verdi-defend-le-diapason-verdien">la hauteur de diapason exigée par son illustre ancêtre</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devieilhe_3.jpg?itok=hP7tPfdm" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sabine Devieilhe dans Il trionfo del tempo e del disinganno à Aix-en-Provence © Pascal Victor / Artcomart" /><strong>Juillet</strong></p>
<p>Les Festivals prennent le relais. A <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-aix-en-provence-reussir-limpossible">Aix-en-Provence, <em>Pelléas et Mélisande</em></a> réussit l’impossible et <strong>Sabine Devieilhe</strong>, avant d’annoncer <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/sabine-devieilhe-annulations-pour-heureux-evenement">son retrait momentané des scènes</a> pour heureux événement, recueille tous les éloges dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi">Il trionfo del tempo e del disinganno</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi"> mis en scène par <strong>Krzysztof Warlikowski</strong></a><strong>.</strong><strong> </strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho">Pas de repos pour </a><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho"><strong>Ermonela Jaho</strong></a>, </strong>qui à Orange hisse haut <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/madama-butterfly-orange-jaho-toujours-plus-haut">Madame Butterfly</a></em> et, toujours aux Chorégies, s’apprête à reprendre le flambeau de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/la-traviata-orange-equipe-epique-pour-folle-equipee">La Traviata</a></em> des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/diana-damrau-pourrait-ne-pas-chanter-traviata-a-orange">mains de <strong>Diana Damrau</strong></a>. Verbier découvre <strong>Ying Fang</strong>, aux côtés de <strong>Bryn Terfel</strong>, dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/falstaff-verbier-enorme-terfel">Falstaff</a></em>. A Montpellier, <strong>Sonya Yoncheva </strong>ressuscite <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">Iris </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">de Mascagni</a>. Après avoir fait <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/concert-douverture-festival-de-bad-kissingen-bad-kissingen-ha-ca-oh-ra-toujours-lair-chinoa">l’ouverture de Bad Kissingen</a>,<strong> Klaus Florian Vogt </strong>chante à Bayreuth dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal">une nouvelle production de <em>Parsifal</em></a> qui, tout compte fait, suscite <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter">plus de peur que de mal</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dessi-armiliato-nicola-allegri_0.jpg?itok=obon1Hou" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Daniela Dessì, Fabio Armiliato © Nicola Allegri" /><strong>Août</strong></p>
<p><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">Olga Peretyatko </a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">est allergique à Pesaro</a><strong>,</strong> au contraire de <strong>Michael Spyres</strong>, vainqueur du combat de contre-ut qui l’oppose à <strong>Juan-Diego Florez</strong> dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/la-donna-del-lago-pesaro-lart-de-reveler">La donna del lago</a></em> et applaudi plus encore lors de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-nourrit-pesaro-du-coffre-et-du-coeur">l’hommage qu’il rend à Adolphe Nourrit sur la scène du Teatro Rossini</a>. Les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/les-30-ans-de-roberto-alagna-sauves-par-lorchestre-promethee">30 ans de carrière de <strong>Roberto Alagna</strong> à Orange</a> sont sauvés par l&rsquo;Orchestre Prométhée. <strong>Anna Netrebko</strong> annonce qu&rsquo;elle ne chantera pas à Bayreuth, où sa <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/netrebko-a-bayreuth-rien-nest-fait">participation prévue au <em>Lohengrin</em> de 2018</a> avait pourtant déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. « <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-daniela-dessi"><em>Une maladie brève, terrible et incompréhensible</em></a> » emporte à seulement 59 ans, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/daniela-dessi-lexemplaire">l’« exemplaire » soprano génoise <strong>Daniela Dessì</strong></a>. Durant ses funérailles, son époux, le ténor <strong>Fabio Armiliato</strong>, prononce <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/lemouvant-adieu-de-fabio-armiliato-a-daniela-dessi">un discours à l’émotion contagieuse</a>. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/verismo.jpg?itok=TrLSn8BJ" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Anna Netrebko © Deutsche Grammophon" /><strong>Septembre</strong></p>
<p>La rentrée serait marquée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/eliogabalo-paris-garnier-eliogabalo-sous-le-feu-des-projecteurs">l’<em>Eliogabalo</em> qu’interprète à Paris <strong>Franco Fagioli</strong></a> si <strong>Anna Netrebko</strong> ne frappait un grand coup avec <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/verismo-la-victoire-en-chantant">son nouvel album <em>Verismo</em></a>. A Londres, <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses">Sonya Yoncheva</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses"> dans <em>Norma</em></a> gagne son pari et à Genève, <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante">Patricia Petibon</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante"> dans <em>Manon</em></a> mise en scène par <strong>Olivier Py</strong> est rousse et flamboyante. Le ciel s’obscurcit : <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">Johan Botha </a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">s’éteint prématurément à l’âge de 51 ans</a> ; <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca">Jean-Philippe Lafont</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca"> échappe au pire</a> lors des répétitions de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant">Tosca</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant"> à la Bastille</a> ; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/les-choristes-du-cosi-aixois-victimes-dexploitation-raciste">les choristes du <em>Così</em> aixois se disent victimes d’exploitation raciste</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-grosse-fatigue">les ennuis de santé de <strong>Jonas Kaufmann</strong></a> ne font que commencer. Le ténor allemand est contraint de renoncer à une première série de concerts. Les mois à venir seront rythmés par l’annonce de ses annulations, accueillies à chaque fois avec consternation par ses admirateurs toujours aussi nombreux malgré un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-dolce-vita-si-vous-netes-napolitain"><em>Dolce Vita</em> à côté de la plaque</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vargas_0.jpg?itok=fB1Vxv8u" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Ramon Vargas dans Les Contes d'Hoffmann à l'Opéra national de Paris © Julien Benhamou / ONP" /><strong>Octobre</strong></p>
<p>Les barytons ont mangé du lion : <strong>Ludovic Tézier</strong> aborde avec succès <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/macbeth-barcelone-magnifique-prise-de-role-de-ludovic-tezier">Macbeth à Barcelone</a> ;  <strong>Marc Mauillon</strong> triomphe en pop star dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">Orfeo </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">de Monteverdi à Dijon</a> ; <strong>Simon Keenlyside</strong> effectue un retour triomphal <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/le-retour-triomphal-de-simon-keenlyside-au-met">à New York dans le rôle-titre de Don Giovanni</a> et à 74 ans, <strong>Leo Nucci</strong> reste <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/nabucco-liege-leo-lion-de-babylone">à Liège un Nabucco</a> de haute lignée. A la suite du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/contes-dhoffmann-a-paris-ramon-vargas-a-la-rescousse">remplacement de <strong>Jonas Kaufmann</strong> par <strong>Ramon Vargas</strong></a> dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/les-contes-dhoffmann-paris-bastille-et-pourtant-elle-tourne"><em>Les Contes d’Hoffmann</em></a>, l&rsquo;Opéra de Paris, pris au piège de sa tarification,  offre <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/annulation-de-jonas-kaufmann-a-lopera-de-paris-compensation-pour-les-abonnes-seulement">une compensation à ses seuls abonnés</a>. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-sir-neville-marriner">Le nom de <strong>Sir Neville Marriner</strong></a> s’ajoute à la trop longue liste des disparus de l’année.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/_12a1411_0_0.jpeg?itok=R9YfcFdG" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Michael Spyres © A.Bacciardi" /><strong>Novembre</strong></p>
<p>Facebook se transforme en tribune où <strong>Rolando Villazón</strong>, indigné par l’élection de Donald Trump,  <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/election-de-donald-trump-le-message-indigne-de-rolando-villazon">compare le futur président des Etats-Unis au Joker</a>, le maître du crime dans les <em>comics </em>américains. Sur Facebook encore, <strong>Daniel Delarue</strong>, le professeur de chant de la soprano prodige et météorite, <strong>Alexia Cousin</strong>, tente dix ans plus tard d’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/alexia-cousin-son-professeur-de-chant-accuse">expliquer son retrait prématuré des scènes</a>. Les réseaux sociaux s’écharpent également autour de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/don-giovanni-lultime-orgasme">l’enregistrement de <em>Don Giovanni</em></a><strong> </strong>dirigé par <strong>Teodor Currentzis</strong><strong>. </strong><strong>Juan-Diego Florez</strong><strong> </strong>triomphe <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/les-huguenots-berlin-deutsche-oper-pari-gagne-pour-florez">à Berlin dans <em>Les Huguenots</em></a><strong>. </strong>Avec <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">Capriccio</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">, Bruxelles</a><strong> </strong>offre un des plus beaux spectacles d’opéra de la saison. A<strong> </strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/ermione-lyon-lamour-apre-et-sauvage">Lyon</a> puis à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/ermione-paris-apres-lyon-meme-notation-autres-impressions">Paris dans <em>Ermione</em></a>, après <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-andrea-nozzari-florence-il-est-libre-mike">Florence le mois précédent</a>, <strong>Michael Spyres</strong> s’impose comme le seul chanteur capable aujourd’hui de s’approprier les partitions taillées par Rossini à la mesure gigantesque du légendaire Andrea Nozzari.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmann_16.jpg?itok=-juDJtDz" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Jonas Kaufmann © DR" /><strong>Décembre</strong></p>
<p>2016 se referme sur une série de points d’interrogation. Qui restera-t-il dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth">Lohengrin</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth"> en 2018 à Bayreuth</a> ? La prochaine saison de l’Opéra national de Paris, communiquée officiellement fin janvier, sera-t-elle identique à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/la-nouvelle-saison-de-lopera-de-paris-devoilee-par-erreur">celle dévoilée par erreur en début de mois</a> ? Handicapé par des problèmes d&rsquo;équilibre liés à sa maladie – une tumeur au cerveau non opérable – <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique"> remontera-t-il sur scène</a> ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/renee-fleming-des-adieux-qui-nen-sont-peut-etre-pas">Même question pour <strong>Renée Fleming</strong></a> qui dans le <em>Financial Times</em> déplore que le répertoire ne comprenne malheureusement pas de rôles pour une soprano lyrique de son âge.  <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations">Jonas Kaufmann</a></strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations"> sera-t-il enfin rétabli</a>, comme tout semble l’indiquer, pour chanter <em>Lohengrin</em> à la Bastille en janvier ? Réponses en 2017.</p>
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		<title>Benjamin Godard, mélodies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2016 07:33:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme nous le confiait lors d’une récente interview le ténor Cyrille Dubois, appelé à les chanter lors d’un concert organisé à Venise pour le Palazzetto Bru Zane, les mélodies de Godard valent bien celles de Gounod ou de Massenet. Personne ne prétend que Benjamin Godard soit le mélodiste français scandaleusement oublié, personne n’ira dire qu’il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme nous le confiait lors d’une récente interview le ténor Cyrille Dubois, appelé à les chanter lors d’un concert organisé à Venise pour le Palazzetto Bru Zane, les mélodies de Godard valent bien celles de Gounod ou de Massenet. Personne ne prétend que Benjamin Godard soit <em>le</em> mélodiste français scandaleusement oublié, personne n’ira dire qu’il est l’égal de Duparc, de Debussy ou de Fauré. Pour autant, la production du compositeur de <em>Jocelyn</em> dont le Palazzetto Bru Zane organise cette année la redécouverte mérite un coup d’oreille, sans doute davantage que Félicien David ou Edouard Lalo, dont les efforts dans ce domaine n’avaient pas vraiment convaincu, malgré toutes les qualités de <strong>Tassis Christoyannis</strong>, déjà protagoniste des deux disques susmentionnés, déjà avec Jeff Cohen au piano pour le Lalo. On sait de quoi est capable le baryton grec dans le répertoire français, et hormis quelques broutilles de prononciation (« bourdonn<strong>é</strong>ment », quelques n ou m un peu trop audibles dans les nasales), on ne trouvera rien à reprocher à son interprétation de ces pièces, auxquelles il confère la vie souhaitable sans pour autant se croire à l’opéra.</p>
<p>Au cours de sa trop courte carrière – il mourut à 45 ans –, Benjamin Godard eut malgré tout le temps de composer près de 175 mélodies, chiffre record que seul Massenet dépasse ; la plupart d’entre elles sont cependant antérieures à 1876, date après laquelle Godard se consacra avant tout à l’opéra. Les vingt-six plages enregistrées par Tassis Christoyannis et Jeff Cohen sont donc le fruit d’une sélection impitoyable. Première satisfaction : la qualité des poètes mis en musique. Loin des lamentables scribouillards chers à Massenet, Godard privilégie Hugo, Gautier et Baudelaire, pour ne parler que de ses contemporains. Il livre ainsi une très belle version de « Guitare », sur un poème de Hugo où il affronte pourtant la concurrence directe de Liszt et de Bizet, mais avec des choix bien différents, sans déploiement virtuose de la voix ou du piano ; de Hugo, toujours, « Message » (que Reynaldo Hahn allait rebaptiser « Si mes vers avaient des ailes ») peut tout à fait se défendre. Difficile, en revanche, de lutter avec « L’invitation au voyage » de Duparc : point d’indicible et douloureuse mélancolie chez Godard, la douceur d’aller là-bas vivre ensemble l’emporte sur les larmes des traîtres yeux.</p>
<p>Typique de son temps, le choix de poèmes « archaïques » de Malherbe, Baïf ou Eustache Deschamps pour une série de pastiches évoquant la musique « ancienne » telle qu’on la concevait sous la Troisième République, avec gavottes et pavanes dans le goût d’« Oh ma belle rebelle » de Gounod, et un fort beau menuet ; dans ce cycle manifestement destiné à une voix d’homme, Tassis Christoyannis arrive même à ne pas être ridicule dans « Suis-je belle ? ». Enfin, le cycle d’après La Fontaine devrait valoir à Godard une place auprès d’Offenbach et de Lecocq, pour la vigueur avec lequel il sait disposer sur des accompagnements goguenards six des textes les plus connus du grand fabuliste.</p>
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		<title>Véronique Gens victime d&#8217;un malaise en plein concert</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/veronique-gens-victime-dun-malaise-en-plein-concert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 05:52:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hier, à l’Opéra royal de Versailles, le public français a pu redécouvrir Dante, l’opéra de Benjamin Godard que Munich venait d’entendre quelques jours auparavant. Durant cette exécution en concert, pour laquelle il faut remercier le Palazzetto Bru Zane, on retrouvait l’orchestre de la radio bavaroise dirigé par Ulf Schirmer, comme la saison dernière pour la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, à l’Opéra royal de Versailles, le public français a pu redécouvrir <em>Dante</em>, l’opéra de Benjamin Godard que Munich venait d’entendre quelques jours auparavant. Durant cette exécution en concert, pour laquelle il faut remercier le Palazzetto Bru Zane, on retrouvait l’orchestre de la radio bavaroise dirigé par Ulf Schirmer, comme la saison dernière pour la résurrection de <em>Cinq-Mars</em> de Gounod. Et comme pour <em>Cinq-Mars</em>, l’héroïne était interprétée par une <strong>Véronique Gens</strong> au sommet de son art. Un compte rendu à suivre détaillera les beautés de l’opéra de Godard et les qualités des chanteurs. Mais à quelques minutes de la fin du concert, un incident est venu plonger la salle dans la consternation. Dans le rôle de Béatrice, la soprano venait d’annoncer à son bien-aimé qu’elle était sur le point de rendre l’âme : « Je vais dans l’azur sans voiles, Où les anges, de leurs mains, Recueillent les pleurs humains Pour les changer en étoiles ! ». Les dernières syllabes, murmurées d’une voix atone, laissent croire à un effet délibéré, correspondant à l’état d’esprit du personnage. Pas du tout : Véronique Gens s’effondre alors, s’accroche à son pupitre et laisse retomber sa tête sur sa poitrine. Sa partenaire mezzo fait signe au chef d’arrêter, on s’approche de la chanteuse qui ne reprend pas connaissance. On appelle un médecin, les pompiers arrivent, le public s’inquiète. Le concert prend fin, la salle se vide, et l’on apprend un peu plus tard que Véronique Gens a été victime d’une chute de tension. Nous lui souhaitons de tout cœur un prompt rétablissement, avec l’espoir de la revoir souvent dans ce genre d’œuvres où elle déploie toutes les facettes de son talent.</p>
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		<title>GODARD, Dante — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 06:33:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette fois-ci, c’est la bonne. Après un raté en 2013, avec une Vivandière qui ne méritait pas forcément d’être ressuscitée, Benjamin Godard est définitivement arraché à l’oubli dont il ne surnageait plus guère qu’avec cette scie un peu gnangnan, la fameuse berceuse de Jocelyn, ce « Non, ne t’éveille pas encore » adapté pour tous les instruments, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette fois-ci, c’est la bonne. Après un raté en 2013, avec une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://forumopera.com/la-vivandiere-montpellier-festival-trop-de-flonflons"><em>Vivandière</em> </a>qui ne méritait pas forcément d’être ressuscitée, Benjamin Godard est définitivement arraché à l’oubli dont il ne surnageait plus guère qu’avec cette scie un peu gnangnan, la fameuse berceuse de <em>Jocelyn</em>, ce « Non, ne t’éveille pas encore » adapté pour tous les instruments, chanté dans des langues variées par des interprètes aux tessitures les plus diverses, et même par Tino Rossi. Malgré sa courte vie, Godard eut le temps de composer trois grandes symphonies, plusieurs concertos, et une poignée d’opéras. En choisissant de redonner sa chance à <em>Dante</em> (initialement appelé <em>Le Dante et Béatrice</em>, semble-t-il), le Palazzetto Bru Zane a misé sur le bon cheval. Même si l’œuvre fut tièdement accueillie lors de sa création en 1890, le compositeur s’y montre sous son meilleur jour, sans doute inspiré par un livret qui inclut une évocation de l’Enfer visité avec Virgile pour guide, et du Paradis où apparaît Béatrice. Les scènes de foule et le contexte historique lorgne en direction du grand opéra, ce qui montre bien à quel point le répertoire de l’Opéra-Comique s’était élargi pour accueillir le drame lyrique sous toutes ses formes.</p>
<p>Pour redonner vie à cette partition ambitieuse, il fallait d’abord réunir des forces instrumentales et chorales à la hauteur. Comme l’an dernier pour <em>Cinq-Mars</em> de Gounod, c’est <strong>l’orchestre de la radio de Munich</strong> qui a accepté de s’en charger. Il faut féliciter son directeur artistique, <strong>Ulf Schirmer</strong>, pour sa curiosité intellectuelle, et pour la conviction et la vigueur avec laquelle il entraîne ses musiciens dans cette aventure. Loin des flonflons imposés par le livret bêta de <em>La Vivandière</em>, Godard s’élève, sinon au niveau du génie de la littérature italienne, du moins à la hauteur de ses compatriotes alors les plus réputés ; pourtant, jamais Massenet n’aura inclus dans ses opéras d’aussi stupéfiants morceaux symphoniques, où l’on croit entendre passer des sonorités bien dans l’air du temps, évoquant parfois Wagner (malgré la détestation de Godard pour l’Allemand) ou même Tchaïkovski. Très en voix, le <strong>Chœur de la radio de Munich </strong>accomplit un effort louable d’articulation du français, mais le texte reste difficile à suivre sans regarder le livret.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/6715a0_e7d2f8288f584e7d8d2ce9459b36bc97.jpg?itok=IlbJE7fb" title="Véronique Gens © Frank Juery" width="468" /><br />
	Véronique Gens © Frank Juery</p>
<p>Ce sont aussi leurs qualités de diction qui font la différence parmi des solistes brillants par ailleurs. Confronté à un rôle lourd, qui semble le pousser dans ses derniers retranchements, <strong>Edgaras Montvidas</strong> fait forte impression. S’il n’est jamais couvert par un orchestre parfois tonitruant, c’est peut-être au détriment de la clarté de l’élocution ; son français avait semblé plus net dans <em>Les Barbares </em>ou dans <em>Herculanum</em>, mais sans doute peu de ténors assumeraient aujourd’hui le rôle de Dante avec autant de vaillance et de sensibilité tour à tour. <strong>Jean-François Lapointe</strong> hérite du « méchant » Bardi, qu’il interprète avec sa solidité coutumière, et toujours un peu plus d’aisance dans des aigus claironnants que dans des graves moins sonores. Curieusement, même avec ce chanteur francophone, le texte n’est pas toujours parfaitement intelligible, et <strong>Andrew Foster-Williams</strong> en Virgile est plus facile à suivre. Appelée à remplacer de Sarah Laulan initialement prévue, <strong>Diana Axentii </strong>compose un délectable Ecolier. <strong>Rachel Frenkel </strong>est tout à fait compréhensible et son timbre de mezzo s’harmonise bien avec celui de la grande triomphatrice de cette soirée. Malgré l’incident <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://forumopera.com/breve/veronique-gens-victime-dun-malaise-en-plein-concert">rapporté ici même</a>, sans doute imputable à un agenda chargé (à une série de représentations de <em>Don Giovanni</em> ont succédé l&rsquo;enregistrement de ce <em>Dante </em>et un premier concert donné à Munich le 31 janvier),<strong> Véronique Gens</strong> est en effet une héroïne en tout point admirable : on ne perd pas une syllabe de ce qu’elle chante, et la voix se plie à toutes les exigences d’une partition qui, si elle ne propose pas de « grand air » virtuose, n’en dépassait pas moins les capacités de la créatrice du rôle, plus habituée à Philine et à Lakmé qu’à des personnages de l’ampleur de Béatrice.</p>
<p>Il faut maintenant espérer que Godard ne se rendormira pas aussitôt après ce réveil : la série de concerts prévus à Venise (dont une soirée de mélodies, airs et duos par Cyrille Dubois et Olivia Doray le 9 avril) et à Paris (quatuor et études lors du festival du PBZ aux Bouffes du Nord les 5 au 9 juin) devrait largement y contribuer.</p>
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		<title>Godard et Lalo, héros du PBZ en 2015-16</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/godard-et-lalo-heros-du-pbz-en-2015-16/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:12:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient de dévoiler le contenu de sa saison 2015-16. Le Centre de musique romantique française mettra notamment à l&#8217;honneur deux compositeurs : Edouard Lalo, dont on entendra dès cet été à Montpellier l&#8217;opéra oublié La Jacquerie et dont l&#8217;enregistrement des trente-deux mélodies par Tassis Christoyannis sortira en octobre, et Benjamin Godard (1849-1895), dont on &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient de dévoiler le contenu de sa saison 2015-16. Le Centre de musique romantique française mettra notamment à l&rsquo;honneur deux compositeurs : Edouard Lalo, dont on entendra dès cet été à Montpellier l&rsquo;opéra oublié <em>La Jacquerie </em>et dont l&rsquo;enregistrement des trente-deux mélodies par <strong>Tassis Christoyannis </strong>sortira en octobre, et Benjamin Godard (1849-1895), dont on pourra enfin connaître autre chose que la sempiternelle berceuse de <em>Jocelyn</em>, puisqu&rsquo;on découvrira un autre de ses opéras, <em>Dante </em>et quelques-unes des mélodies. Et ce n&rsquo;est pas tout, puisque commencera un travail sur l&rsquo;opérette, avec <em>Les Chevaliers de  la table ronde</em> d&rsquo;Hervé (1866). Quant au désormais traditionnel Festival du Palazzetto à Paris, il s&rsquo;ouvrira sur la résurrection d&rsquo;<em>Olympie</em>, chef-d&rsquo;oeuvre de Spontini à en croire Berlioz, se poursuivra avec un concert d&rsquo;airs et de duos d&rsquo;opéra français sur le thème des contes de fées, et inclura un récital de mélodies par<strong> Marie-Nicole Lemieux</strong>. Et bien sûr, il y aura des parutions discographiques (<em>Les Mystères d&rsquo;Isis</em>, d&rsquo;après <em>La Flûte enchantée</em>, le très attendu <em>Herculanum</em> de Félicien David, un volume « Prix de Rome » consacré à Paul Dukas et un Portrait de la compositrice Marie Jaëll) et des livres en collaboration avec les éditions Actes Sud. Pas de centenaire en vue en 2016, mais les occasions de fêter la musique française ne manqueront pas !</p>
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		<item>
		<title>Benjamin Godard, un compositeur à (re)découvrir</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/benjamin-godard-un-compositeur-a-redecouvrir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 14:33:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1849, Benjamin Godard fut un auteur précoce qui composa sa première sonate pour violon et piano à l&#8217;âge de seize ans, fut primé à 19 ans pour sa symphonie dramatique pour soli, chœurs et orchestre, Le Tasse et qui porta son premier opéra à la scéne, Les Bijoux de Zalamea, à l&#8217;âge de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1849, Benjamin Godard fut un auteur précoce qui composa sa première sonate pour violon et piano à l&rsquo;âge de seize ans, fut primé à 19 ans pour sa symphonie dramatique pour soli, chœurs et orchestre, <em>Le Tasse</em> et qui porta son premier opéra à la scéne, <em>Les Bijoux de Zalamea</em>, à l&rsquo;âge de 24 ans. La postérité n&rsquo;a pas retenu son <em>Dante et Béatrice</em> mais davantage son <em>Jocelyn</em> (dont la <em>Berceuse</em> acquit une immense popularité caractérisée par de multiples enregistrements à l&rsquo;aube du cylindre et du 78 tours) ou sa <em>Vivandière</em> et l&rsquo;air « Viens avec nous, petit ».  Centre de Musique Romantique française, le Palazetto Bru Zane nous propose un vaste aperçu de ses oeuvres pour piano, interprétés avec brio et talent par le jeune artiste italien <strong>Alessandro Deljavan</strong> : un vrai bain de fraîcheur et de simplicité à découvrir en attendant la résurrection des ouvrages lyriques de ce compositeur, trop vite disparu à l&rsquo;âge de 45 ans.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>GODARD, La Vivandière — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-vivandiere-montpellier-festival-trop-de-flonflons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2013 05:10:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/trop-de-flonflons/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Après Madame Sans-Gêne, la deuxième production lyrique de l’édition 2013 du festival de Radio-France et Montpellier Languedoc-Roussillon nous offre une autre vivandière pour héroïne. La création de cet opéra-comique en trois actes de Benjamin Godard eut lieu à Bruxelles, à La Monnaie, le 21 mars 1893, donc deux ans avant la disparition de son &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-vivandiere-montpellier-festival-trop-de-flonflons/"> <span class="screen-reader-text">GODARD, La Vivandière — Montpellier (Festival)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Après <em>Madame Sans-Gêne,</em> la deuxième production lyrique de l’édition 2013 du festival de Radio-France et Montpellier Languedoc-Roussillon nous offre une autre vivandière pour héroïne. La création de cet opéra-comique en trois actes de Benjamin Godard eut lieu à Bruxelles, à La Monnaie, le 21 mars 1893, donc deux ans avant la disparition de son auteur, et avec une orchestration différente de celle « complétée » par Vidal pour la reprise parisienne, deux ans après. Le thème patriotique du livret d’Henri Caïn correspondait au goût de l’époque. Quant à la musique de Benjamin Godard, elle était prisée de cette bourgeoisie envahie par le piano et la romance.</p>
<p>			Le premier acte se déroule « Aux environs de Nancy », après les victoire républicaines inaugurées par Valmy, et non pas en Vendée, comme le laisse entendre le programme. Ce qui n’est pas anodin au moment où, en 1893 une partie de la Lorraine est devenue allemande. La brève introduction orchestrale est sans équivoque : nous sommes dans le genre militaire, frisant le pompier. Le chœur et la chanson de marche, qui reviendra naturellement illustrer la narration, devaient plaire au public de l’époque. Durant ce premier acte qui voit Georges s&rsquo;engager dans l&rsquo;armée et Jeanne recueillie par Marion &#8211; La Vivandière -, se succèdent des idées mélodiques le plus souvent banales, fragmentaires, des poncifs, avec une illustration quasi littérale du livret &#8211; sans les braiements de Grisonnet, le valeureux âne de Marion &#8211; et une orchestration dépourvue d’intérêt. Seuls le « Viens avec nous, petit » et le duo entre Georges et Jeanne retiennent l&rsquo;attention. L’acte s’achève dans l’indifférence du public, dont les applaudissements sont rares, malgré les mérites des interprètes. On est en droit de redouter le four…</p>
<p>			Le deuxième acte, un campement républicain en Vendée, nous offre une berceuse, moins célèbre que celle de Jocelyn mais du même tonneau, chantée à Jeanne par Marion. Le duo entre cette dernière et le Capitaine Bernard est une des rares pages dramatiques réussies de l’ouvrage, dont l’expression paraît juste et convaincante. L’Hymne à la Patrie entonné par la Vivandière et repris par les solistes et les chœurs emporte l’adhésion et conclut un deuxième acte davantage apprécié du public.</p>
<p>			Un nouveau chœur qui célèbre la victoire ouvre l’acte 3, à la limite de la caricature tant le contraste entre les paroles « On s’est cogné durement…amusons-nous, rions follement » et la musique est fort. L’allegretto vire à la marche funèbre et les choristes, le nez dans leur partition, sont tout sauf joyeux. Georges veut délivrer le marquis, son père, au péril de sa vie. La Vivandière l’en dissuade : elle s’en chargera. Son air « J’ai pu les éloigner » est une page intéressante. L’évasion réussie, l’alarme sonne et Marion se dénonce dans un air poignant, qui se poursuit en un beau duo avec Bernard, navré de la voir promise à la condamnation par la cour martiale. Les trompettes sonnent l’assemblée : un décret de la Convention marque la fin de la guerre et accorde l’amnistie aux vaincus. Finale bref aux accents de chant du départ sur « Vive la Nation ».<br />
			    <br />
			Cette partition est avant tout l’occasion pour <strong>Nora Gubisch </strong>dans le rôle-titre de déployer sa belle voix, ample, chaleureuse, un modèle de diction, et, surtout, chargée d’un lyrisme juste. Dans sa meilleure forme, la mezzo, égale dans tous les registres, fait vivre une musique qui en a bien besoin, de la berceuse jusqu’au dénouement vériste, n’était la fin heureuse, mais artificielle. Jeanne est touchante, incarnée par <strong>Omo Bello</strong>, qui lui confère toute sa fraîcheur simple, candide et bonne. <strong>Alexandre Duhamel</strong>, impose d’emblée le sergent la Balafre avec sa voix splendide de baryton, puissante, bien timbrée, toujours intelligible. <strong>Florian Laconi</strong>, ténor à l’émission claire, parfois légèrement acide, chante avec un art consommé le jeune Georges. Le capitaine Bernard a trouvé son interprète : <strong>Etienne Dupuis</strong>, baryton énergique et souple. <strong>Frank Ferrari</strong>, qui a dû remplacer Jean-Marie Frémeau, incarne le marquis, avec une émission instable.</p>
<p>			La direction de <strong>Patrick Davin </strong>relève de la mise en place, peu attentive aux chanteurs. L’orchestre n’est pas au mieux de sa forme, avec des cuivres dont les attaques et l’intonation sont parfois mises à mal. Quant aux chœurs, ils s’efforcent à la vaillance requise par l’ouvrage, mais ne sont pas convaincants.</p>
<p>			Malgré l’engagement de chacun des solistes, il faut convenir que l’œuvre sent la naphtaline, sinon le formol, la postérité décadente de Bizet, les flonflons en supplément.<em> La Vivandière</em> est une partition quelque peu désuète où la simplicité confine à la mièvrerie, sans grande force, malgré quelques moments dramatiques, dont le langage et l’orchestration déçoivent. Godard n’aurait-il jamais écouté Berlioz ou Meyerbeer ? Si la déclamation musicale paraît toujours juste et naturelle, l’ouvrage ne comporte que quelques pages dignes d’être conservées. L’orchestration, que Vidal compléta à la mort de Godard, ne brille pas par son originalité.</p>
<p>			 </p>
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