Julien Behr se prépare à une saison 2026-27 riche en grands rendez-vous, avec notamment le rôle de Pelléas sous la direction de Sir Simon Rattle, Pylade dans Iphigénie en Tauride de Gluck à Rome, ou encore le rôle-titre de Werther à Angers-Nantes Opéra. Avant d’aborder ces nouveaux défis, le ténor français prendra le temps de souffler après une année particulièrement intense, marquée par une série d’incarnations d’Alfredo dans La Traviata, à Bordeaux, Nice, Bregenz et aux Chorégies d’Orange.
– Votre programme estival sur scène ?
Je passe tout l’été au bord du lac de Constance, au Festival de Bregenz, où nous préparons et jouons La Traviata. J’ai également fait un passage aussi inattendu qu’intense aux Chorégies d’Orange, où j’ai remplacé au pied levé un collègue ténor souffrant le jour même d’une représentation de… La Traviata.
– Vos vacances, si vous avez la possibilité d’en prendre ?
Il me restera une semaine de vraies vacances à la fin du mois d’août. Le Festival de Bregenz donne près de trente représentations dans un théâtre en plein air de 7 000 places, toutes affichant complet. Ce sera donc une semaine au Club Med, en Espagne. À mes yeux, son plus grand avantage est de proposer un Baby Club et un Kids Club. Avec deux enfants de 4 mois et 3 ans, ma compagne mérite encore plus que moi une véritable pause !
– Un festival que vous recommandez ?
Je garderai toujours un souvenir impérissable du Festival d’Aix-en-Provence, où j’ai débuté ma carrière. Cet endroit restera à jamais particulier à mes yeux. On y trouve tout ce qui fait le charme d’un grand festival : une qualité artistique exceptionnelle, des lieux uniques, les terrasses animées, le chant des cigales, les vieilles pierres et cette douceur de vivre propre à la Provence.
– Un livre à lire sur la plage ?
À mon grand désespoir, je n’ai jamais été un grand lecteur. Je suis sans doute trop actif pour réussir à me poser. Peut-être qu’un jour cela viendra : tout le monde me dit que la lecture est un merveilleux voyage.
– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
J’écoute principalement France Info : les enjeux de société et la géopolitique me passionnent. Lorsque j’ai envie de musique, je me tourne souvent vers la chanson française. S’il faut choisir trois titres, je dirais : Que reste-t-il de nos amours ? de Charles Trenet, Comme ils disent de Charles Aznavour et Évidemment de France Gall.
– Votre plus beau souvenir d’été ?
Les premières vacances de mon adolescence avec mes copains rhodaniens, à Méribel puis à Gigaro. C’était l’insouciance à l’état pur : des apéritifs qui n’en finissaient pas, des fêtes mémorables et des souvenirs extraordinaires. Que du bonheur !



