La saison 2026-27 de Marie Lys s’annonce pour le moins passionnante, de Mozart (Vitellia dans La Clémence de Titus) au belcanto bellinien (Giuletta dans I Capuleti e i Montecchi). L’agenda de la soprano réservera bien sûr une place importante au répertoire baroque, avec notamment une tournée dans le rôle-titre de Theodora de Haendel.
– Votre programme d’été sur scène ?
Pour la première fois en dix ans, je serai en vacances tout l’été. J’ai eu une saison très chargée, avec plusieurs prises de rôle importantes, et j’avais vraiment besoin de faire une pause. Donc pas de représentations pour moi avant septembre !
– Vos vacances, si vous avez la possibilité d’en prendre ?
Je passe l’été au Canada, en commençant par une série de cours avec mon professeur à Montréal pour préparer le rôle de Vitellia dans La Clémence de Titus, puis je partirai en road trip jusqu’à Vancouver. J’ai hâte ! Je devrai également beaucoup étudier et travailler, car j’ai une grande quantité de musique à apprendre pour l’automne.
– Un festival que vous recommandez ?
Il existe tellement de beaux festivals que je me sentirais coupable d’en recommander un seul — et cela dépend énormément des goûts et des centres d’intérêt de chacun. Jusqu’à présent, mon préféré reste le Festival d’Innsbruck de musique ancienne : j’y ai toujours passé de très beaux moments en chantant !
– Un livre que vous aimeriez lire ?
Il y en a tellement ! Je ne sais même pas par lequel commencer… Peut-être L’Alchimiste de Paulo Coelho : je ne l’ai toujours pas lu, alors que tant de personnes disent que ce livre a changé leur vie !
– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
Il y a un album que j’aime beaucoup : Manifesto Tropical de Selton. J’en ai entendu parler grâce à ma très sympathique maquilleuse sur une production, car son mari a fondé le groupe. J’aime aussi beaucoup Sona Jobarteh, et en particulier son album Fasiya.
– Votre plus beau souvenir d’été ?
Peut-être l’été où j’ai participé à l’Académie d’Ambronay, en 2011. Nous avons interprété la Messe en si mineur de Bach lors d’une tournée européenne, après l’avoir étudiée pendant un mois en Italie. J’y ai rencontré tellement de personnes formidables : certaines sont encore aujourd’hui de très bons amis, et avec quelques-unes d’entre elles, nous avons également cofondé l’Abchordis Ensemble.



