Michael Spyres n’a pas toujours la pêche mais quand il est en forme, ça décoiffe. Qu’il ait mangé du lion, comme à Pesaro l’été dernier, et un air aussi rebattu que « Parmi veder le lagrime » devient un festival d’effets belcantistes : trille, variations inédites dans la reprise de la cabalette et contre-ré conclusif balancé comme s’il s’agissait d’une note à la portée du premier gosier venu. C’est qu’il a tout compris, Michael, avec ses faux airs de Douglas Simmonds : pour faire monter l’adrénaline de l’auditeur et rendre ce répertoire jouissif, il faut prendre des risques. S’il garde la patate, heureux ceux qui pourront l’applaudir en récital à Bad Wildbad en juillet et à Pesaro en août dans le rare Aureliano in Palmira.
Michael Spyres a le goût du risque
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2 juillet 2014
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