Forum Opéra

Mozart Arias

Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
CD
10 février 2014
A réchauffer d’urgence

Note ForumOpera.com

2

Infos sur l’œuvre

Détails

Mozart Arias

Marina Rebeka, soprano

 

« O smania, o furie… D’Oreste, d’Ajace » (Idomeneo)
« Porgi, amor » (Le Nozze di Figaro)
« Der Hölle Rache » (Die Zauberflöte)
« Crudele ! … Non mi dir »
« In quali eccessi… Mi tradì » (Don Giovanni)
« E Susanna non vien… Dove sono » (Le Nozze di Figaro)
« Estinto è Idomeneo… Tutte nel cor vi sento” (Idomeneo)
“O zittre nicht”
“Ach, ich fühl’s” (Die Zauberflöte)
“Martern aller artern” (Die Entführung aus dem Serail)

Royal Liverpool Philharmonic Orchestra
Direction musicale
Speranza Scappucci

Enregistré à The Friary, West Everton, Liverpool, du 24 au 28 mars 2013

1 CD Warner Classics 50999 6 15497 2 2 – 59’03

La soprano lettonne Marina Rebeka semble être à l’aube d’une belle carrière internationale, et l’on comprend qu’ait pour elle sonné l’heure du premier récital au disque, après sa récente participation à l’enregistrement de la Petite Messe solennelle de Rossini sous la direction d’Antonio Pappano. Régulièrement invitée à Pesaro, à Salzbourg ou à Baden-Baden, elle a déjà été Donna Anna à New York et Violetta un peu partout. Son répertoire se partage assez équitablement entre Mozart, Rossini et Verdi, avec de plus rares incursions dans l’opéra français (Antonia des Contes d’Hoffmann, Leïla des Pêcheurs de perles, Micaëla ou Juliette). Vers lequel de ces domaines allait-elle se tourner ? Un disque Verdi de plus après l’année du bicentenaire n’aurait sans doute pas été une bonne idée (et La Traviata ne suffit peut-être pas à faire une verdienne, comme le suggérait son concert à Pesaro l’été dernier) ; Rossini aurait pu être une idée, mais Mozart a dû apparaître comme un choix prudent et attractif à la fois. Va donc pour un récital mozartien, dans lequel Marina Rebeka semble vouloir nous montrer qu’elle peut faire le grand écart entre les personnages les plus différents, être à la fois Anna et Elvira, ou Pamina et sa mère. Malgré tout, elle n’est « que » la Comtesse dans Les Noces, « que » Elettra dans Idoménée, « que » Constance dans L’Enlèvement au sérail. Cela fait quand même pas mal, même si la durée totale du disque atteint à peine une heure.

La tâche la plus délicate est alors de déterminer dans quel type de personnage cette voix-là s’épanouit le mieux. La Reine de la Nuit n’est pas forcément ce dans quoi on l’attend le plus, mais quand on est capable de vocaliser avec l’assurance dont témoigne le « Martern aller Arten », ses deux airs étaient peut-être des passages obligés. La véhémence lui convient assez, sans quoi elle aurait enregistré Ilia plutôt qu’Elettra dans Idoménée. Pourtant, c’est lorsque les difficultés techniques sont moindres, lorsque la musique sollicite davantage les émotions de l’interprète, que Marina Rebeka semble avoir vraiment des choses à nous dire. De ce point de vue, et même si le rôle qu’elle privilégie en scène est celui d’Anna, son Elvira nous touche davantage. Il manque aux autres héroïnes une humanité que la chanteuse ne parvient pas à leur conférer par-delà leur violence. Le timbre est limpide mais ferme, la virtuosité n’est jamais un obstacle, mais on ne trouve pas ici le frémissement qu’on voudrait entendre. D’ailleurs, et c’est peut-être significatif, Così est (avec La Clémence de Titus) le grand absent de cet enregistrement focalisé sur les opéras de la maturité mozartienne : que serait une Fiordiligi froide, sans cette vie intérieure qu’on cherche en vain dans plusieurs plages de ce disque ? Marina Rebeka doit aborder le rôle ce mois-ci à Zurich, et il faut espérer que le travail avec un metteur en scène comme Sven-Erich Bechtolf l’aidera à aller plus loin dans l’incarnation, dans cette théâtralité qu’il est toujours bien difficile de retrouver dans la froideur des studios d’enregistrement. Avec ses tempos très (trop ?) mesurés, probablement appris au contact de Riccardo Muti dont elle a été l’assistante, la Romaine Speranza Scappucci, jusqu’ici surtout pianiste, chef de chant, ne l’a peut-être pas assez soutenue dans cette quête : le Liverpool Philharmonic, très propre, ne paraît pas très concerné par ce qu’il joue. Attendons donc de voir Marina Rebeka en scène, sinon en chair et en os – aucun passage par la France n’est prévu dans un avenir proche – du moins à l’écran, puisque sa Mathilde de Pesaro sera certainement immortalisée par un DVD.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
>
marina_rebeka_mozart_arias_waner_classics

Note ForumOpera.com

2

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

Note des lecteurs

()

Votre note

/5 ( avis)

Aucun vote actuellement

Infos sur l’œuvre

Détails

Mozart Arias

Marina Rebeka, soprano

 

« O smania, o furie… D’Oreste, d’Ajace » (Idomeneo)
« Porgi, amor » (Le Nozze di Figaro)
« Der Hölle Rache » (Die Zauberflöte)
« Crudele ! … Non mi dir »
« In quali eccessi… Mi tradì » (Don Giovanni)
« E Susanna non vien… Dove sono » (Le Nozze di Figaro)
« Estinto è Idomeneo… Tutte nel cor vi sento” (Idomeneo)
“O zittre nicht”
“Ach, ich fühl’s” (Die Zauberflöte)
“Martern aller artern” (Die Entführung aus dem Serail)

Royal Liverpool Philharmonic Orchestra
Direction musicale
Speranza Scappucci

Enregistré à The Friary, West Everton, Liverpool, du 24 au 28 mars 2013

1 CD Warner Classics 50999 6 15497 2 2 – 59’03

>

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Pétillant et pétulant
Iakovos PAPPAS, Christophe CRAPEZ, Chloé JACOB
CD