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"Néère", Véronique Gens

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CD
20 octobre 2015
Véronique Gens, un chant qui se veut dire

Note ForumOpera.com

3

Infos sur l’œuvre

Détails

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Extraits des Etudes Latines
Néère
Trois jours de vendange

Henri Duparc (1848-1933)
Chanson triste
Romance de Mignon
Phidylé

Ernest Chausson (1855-1899)
Sept mélodies opus 2
Nanny
Le charme
Les papillons
La dernière feuille
Sérénade
Hébé
Le colibri

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Quand je fus pris au pavillon
Le rossignol des lilas
A Chloris

Ernest Chausson (1855-1899)
La chanson bien douce
Le temps des lilas (extrait du Poème de l’amour et de la mer, opus 19)

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Extraits des Etudes latines
Lydé
Tyndaris

Henri Duparc (1848-1933)
Au pays où se fait la guerre
L’invitation au voyage

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Extrait Etudes latines
Pholoé
Phyllis
Le printemps

Véronique Gens, soprano
Susan Manoff, piano

1 CD Alpha

Avec le succès éclatant de ses Tragédiennes, nous avions presque perdu l’habitude de voir Véronique Gens en mélodiste. Et pourtant : les Chants d’Auvergne de Canteloube, la Shéhérazade de Ravel ou plusieurs disques consacrés à Berlioz, dont deux versions des Nuits d’été, auront pu graver quelques souvenirs dans la mémoire des mélomanes. Le présent enregistrement la leur rafraîchira encore, à travers quelques fleurons d’un répertoire de plus en plus fêté, célébré récemment par deux natures vocales aussi différentes et deux tempéraments aussi antagonistes que  Soile Isokoski et Natalie Dessay.

Reynaldo Hahn, Henri Duparc et Ernest Chausson ne résument certes pas à eux seuls toute la mélodie française. Mais leur œuvre, variée, en résume une quintessence que la composition du présent récital cherche à saisir par l’alternance et la rupture. Les compositeurs, ici, ne suivent pas, mais se passent le relai alternativement, au gré d’affinités électives guidées par l’amour du mot : rondels gracieux signés Charles d’Orléans et Léopold Dauphin pour Hahn, exaltation panthéiste de Lahor, Leconte de Lisle ou Goethe (traduit par Wilder) pour Duparc, Etudes latines pour ouvrir et clore le programme… Les brèves Sept mélodies de Chausson, présentant elles-mêmes une authentique unicité poétique, sont le seul cycle ininterrompu d’un programme préférant le morceau choisi à l’exhaustivité.

Véronique Gens, dans ces pièces bien souvent à fleur de peau, à la sensualité requise. Ne forçant pas l’articulation de son français toujours audible, elle laisse sa voix, « blanche comme un marbre avec ses roses joues » (l’on comprend ici pourquoi « Néère » donne son titre à l’album) épouser les contours mélodiques sinueux et les rythmes souvent complexes de « Chloris », de « Phidylé » ou de « L’Invitation au voyage ». Les teintes pastel du timbre, à peine ombrées dans l’aigu, conviennent à un choix de mélodies où la mélancolie est une compagne de route omniprésente. Même les « Trois jours de vendange », écrits par Reynaldo Hahn sur un poème d’Alphonse Daudet, voient progressivement leur robustesse s’étioler et leur fraîcheur se fâner. Alors, la voix de Véronique Gens ose des allègements, se soustrait au vibrato, s’autorise même à détimbrer . Sur un texte de Gauthier, « La dernière feuille » de Chausson contient tout l’art d’un chant qui se veut dire. 

Le piano de Susan Manoff est le partenaire indispensable de cet art épuré. Bizarrement, par sa robustesse, il appuie le chant sans le contraindre. Carré et volontiers rythmique sans jamais être lourd, il est la colonne vertébrale de ce disque tout en contours et en détours. Et sa solidité supporte toutes les licences poétiques…

 

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3

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

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Détails

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Extraits des Etudes Latines
Néère
Trois jours de vendange

Henri Duparc (1848-1933)
Chanson triste
Romance de Mignon
Phidylé

Ernest Chausson (1855-1899)
Sept mélodies opus 2
Nanny
Le charme
Les papillons
La dernière feuille
Sérénade
Hébé
Le colibri

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Quand je fus pris au pavillon
Le rossignol des lilas
A Chloris

Ernest Chausson (1855-1899)
La chanson bien douce
Le temps des lilas (extrait du Poème de l’amour et de la mer, opus 19)

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Extraits des Etudes latines
Lydé
Tyndaris

Henri Duparc (1848-1933)
Au pays où se fait la guerre
L’invitation au voyage

Reynaldo Hahn (1874-1947)
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Le printemps

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