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	<title>Nicola BERLOFFA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 07 May 2026 06:01:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Nicola BERLOFFA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Saint-Etienne 2026-27 : honneur au lyrique !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/saint-etienne-2026-27-honneur-au-lyrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 05:26:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une lecture superficielle et précipitée du programme 2026-27 de l&#8217;Opéra de Saint-Etienne, dévoilée le 3 mai, peut surprendre : quatre opéras seulement, auxquels s’ajoutent les Carmina Burana, pour les fêtes… Ce serait se méprendre gravement. En effet, les spectacles lyriques structurent toujours la saison, qui fait la plus large part au chant. Une Carmen, avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une lecture superficielle et précipitée du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://opera.saint-etienne.fr/otse/saison-26-27/spectacles//type-lyrique">programme 2026-27 de l&rsquo;Opéra de Saint-Etienne</a>, dévoilée le 3 mai, peut surprendre : quatre opéras seulement, auxquels s’ajoutent les <em>Carmina Burana</em>, pour les fêtes… Ce serait se méprendre gravement. En effet, les spectacles lyriques structurent toujours la saison, qui fait la plus large part au chant.</p>
<p>Une <em>Carmen</em>, avec dialogues parlés, où <strong>Héloïse Mas</strong> reprend le rôle, mise en scène par <strong>Christophe Rico,</strong> en ouverture.</p>
<p>Jamais monté depuis 1905, l’opéra de Mermet, <em>Roland à Roncevaux</em>, retrouvera vie à la faveur de la collaboration avec le Centre de musique romantique française (Palazzetto Bru Zane). C’est <strong>Hervé Niquet</strong> qui dirigera, la mise en scène étant confiée à <strong>Jean-Romain Vesperini</strong> (en mars).</p>
<p>Suivra, en avril-mai, le <em>Roméo et Juliette</em> de Gounod (<strong>Jean-Yves Ruf</strong> / Christian Lacroix), offerte à l’Opéra-Comique en période de pandémie COVID, avec une direction et une distribution totalement renouvelées (<strong>Guillaume Tourniaire</strong>, <strong>Cyrille Dubois</strong>, <strong>Florie Valiquette</strong>…).</p>
<p>En juin, ce sera une <em>Turandot</em>, qui ira ensuite à Tours, coproduction oblige. <strong>Giuseppe Grazioli</strong>, chef permanent de l’Orchestre de l’Opéra de Saint-Etienne, spécialiste du répertoire italien, en assurera la direction. <strong>Nicola Berloffa</strong> signera la mise en scène, et <strong>Alexandra Marcellier</strong> sera Liù (tous les Stéphanois gardent en mémoire la <em>Madame Butterfly</em>, qui marqua son envol international, en novembre 2021).</p>
<p>S&rsquo;ajoutent à ces productions d&rsquo;autres spectacles lyriques dont l’intérêt n’est pas moindre : en octobre <em>The Opera Locos</em>, imprégné d’humour, où cinq chanteurs, dont <strong>Florian Laconi</strong>, se disputent Mozart, Puccini, Rossini et Verdi ; <em>Didon et Enée</em>, par Les Surprises, avec <strong>Blandine de Sansal</strong>, en décembre ; <em>Broadway Rhapsody</em>, le mois suivant, sera l’occasion de se réjouir avec Cyrille Dubois, et avec <strong>Jean-Michel Founereau</strong> auquel on doit la réalisation ;<em> Dites-le donc avec des fleurs</em>, où l’amour est mis en question, par trois chanteurs, avec le concours de Mozart, Rossini, de la comédie musicale et de l’opérette, en mars.</p>
<p>Il faudrait ajouter, en novembre, le concert de l’Ensemble orchestral contemporain, que dirige <strong>Bruno Mantovani</strong>, où le monodrame de Philippe Manoury pour contralto et ensemble sera donné, avec deux créations de Suzanne Giraud et Claude Ledoux. Sans en oublier deux autres de <em>Canticum Novum</em>, où la voix d’<strong>Emmanuel Bardon </strong>est essentielle (décembre et mars).</p>
<p>Ajoutons que cinq des sept <em>Afterworks de l’Opéra</em> illustrent le chant lyrique. Saint-Etienne nous promet une somptueuse saison. A la tienne, Etienne !</p>
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		<title>DONIZETTI, Lucie de Lammermoor — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lucie-de-lammermoor-tours-salut-et-appel-a-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’heure est grave. ﻿La diminution des subventions ajoutée aux effets de l’inflation met en péril la programmation de nos institutions lyriques, voire leur survie. Rouen ferme ses portes ; Montpellier et Strasbourg revoient leur saison à la baisse ; Tours ne propose que deux représentations de Lucie de Lammermoor (contre trois auparavant par opéra). « &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’heure est grave. ﻿La diminution des subventions ajoutée aux effets de l’inflation met en péril la programmation de nos institutions lyriques, voire leur survie. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/rouen-contraint-de-baisser-le-rideau">Rouen ferme ses portes</a> ; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/a-montpellier-requiem-pour-les-scenes-de-faust">Montpellier</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/lopera-national-du-rhin-contraint-de-reduire-la-voilure">Strasbourg</a> revoient leur saison à la baisse ; Tours ne propose que deux représentations de <em>Lucie de Lammermoor</em> (contre trois auparavant par opéra). « Denis, démission ! » s’écrie un spectateur au premier balcon tandis que les musiciens avec le soutien de la direction retardent de dix minutes le lever de rideau en signe de protestation contre la précarité de leur situation (Emmanuel Denis est le maire EELV de Tours, élu en 2020). Économique, politique, le drame se joue dans la salle autant que sur la scène.</p>
<p>L’accès à la culture se réduit comme l’oxygène dans le tombeau d’Aida. Terrible constat lorsque les opéras en région rivalisent d’imagination pour élargir leur public et dynamiser leur répertoire. Paris propose une sempiternelle <em>Lucia </em>(du 18 février au 10 mars) ; Tours ose <em>Lucie</em>, son adaptation française créée en 1839 au Théâtre de la  Renaissance et disparue des radars depuis une vingtaine d’années (la dernière fois en 2002 à Lyon puis à Paris avec selon les cas Natalie Dessay ou Patricia Ciofi dans le rôle-titre, Roberto Alagna ou Marcelo Alvarez en Edgar, Ludovic Tézier en Henri).</p>
<p>Si la supériorité de l’original sur l’avatar ne fait pas de doute, l’occasion de renouveler son regard sur une des œuvres les plus fameuses du répertoire est trop belle pour ne pas la saisir. Costumes transposés à l’époque de la création, décor intemporel constituée de trois cloisons amovibles blanches et moulurées, quelques accessoires contemporains, lecture au pied de la lettre : la mise en scène de <strong>Nicola Berloffa</strong> à pour premier mérite de ne pas parasiter cette (re)découverte.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/lucie3.jpg?itok=TXE8s1TN" title="© Marie Pétry" width="468" /><br />
	© Marie Pétry</p>
<p>Le remplacement du personnage d’Alisa, la camériste, par le perfide Gilbert, fait de Lucie le seul rôle féminin de la pièce. <strong>Jodie Devos</strong> lui offre un chant que l’on pourra trouver trop raisonnable comparé à la virtuosité débridée de certaines interprètes de la version italienne. Mais l’approche s’inscrit dans une esthétique française, favorisée par la diction et les couleurs d’une voix dont la légèreté n’exclut pas la densité. Les reprises sont variées ; l’agilité de l’écriture dominée ; les aigus assumés sans excès de prouesse conformément à la partition qui prive la scène de folie de ses cadences avec flûte (ou harmonica de verre) et de ses notes stratosphériques. Surtout les nuances et les intentions participent à la caractérisation, appelée en toute logique à s’enrichir à l’épreuve du temps et de la scène (si tant est que l’opportunité lui en soit de nouveau offerte).</p>
<p>Ses partenaires masculins n’usent hélas pas de la même subtilité. Dans une salle de dimension modeste, leurs interventions s’apparentent trop souvent à un concours de décibels. Le parti pris peut se comprendre au 3e acte dans la scène du Wolf’s Crag. Bien qu’édulcoré dans la version française, l’affrontement à la vie à la mort  entre Henri et Edgar peut justifier une surenchère de puissance. Ailleurs, un niveau d’intensité oscillant entre <em>forte</em> et <em>fortissimo</em> s’avère dommageable. Pourtant, <strong>Florian Sempey</strong> n’est jamais aussi convaincant que lorsqu’il allège une voix longue et souple, exactement taillée aux dimensions héroïques d’Henri. On devine alors les failles sans lesquelles le frère de Lucie se réduirait à une brute épaisse. De même, <strong>Matteo Roma</strong> s’impose dans la scène finale, lorsqu’il consent enfin à trouver des accents moins appuyés pour exprimer les tourments d’Edgar. Biberonné au répertoire rossinien, le ténor italien – cela s’entend – possède sinon l’éclat et la vaillance requis par une écriture particulièrement tendue.</p>
<p>Le constat vaut pour les autres chanteurs : <strong>Kevin Amiel</strong> (Arthur), <strong>Yoann Le Lan</strong> (Gilbert), <strong>Jean-Fernand Setti</strong> (Raymond). Moins de force, plus de nuances aideraient à asseoir des rôles dont chacun possède les clés dans un français irréprochable.</p>
<p><strong>Joanna Slusarczyk</strong> aurait-elle dû les inciter à plus de pondération ? Récompensée par de nombreux prix, la jeune cheffe d’orchestre qui dirige son premier opéra sait équilibrer les volumes et soigner les contrastes. Le chœur réussit à être intelligible sans que leur cohérence ne soit prise en défaut. En dépit d&rsquo;instrumentistes aguerris, le son de l’orchestre n’affiche pas la même unité, conséquence probable de la réduction d’activité dénoncée en début de spectacle. Le nombre de concerts est passé de 61 en 2017-18 à 36 cette saison. Puissent leurs revendications, étayées par <a target="_blank" href="https://www.petitionenligne.fr/sauvez_lorchestre_region_centre_val_de_loire_de_lopera_de_tours" rel="nofollow">une pétition en ligne</a>, être entendues. Il faut sauver le seul orchestre ayant une mission de service public de diffusion de musique lyrique et symphonique en Région Centre.</p>
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		<title>Tours : une saison 2023 sous le signe de l&#8217;Italie&#8230; parisienne !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tours-une-saison-2023-sous-le-signe-de-litalie-parisienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 14:45:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2023 de l&#8217;Opéra de Tours sera placée sous le signe des compositeurs italiens à Paris. Donizetti ouvrira le bal avec deux opéras. Le premier sera une Lucie de Lammermoor (remaniement plutôt que simple traduction en français de la version italienne) affichant Jodie Devos dans le rôle-titre aux côtés de Matteo Roma et Florian Sempey, sous &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2023 de l&rsquo;Opéra de Tours sera placée sous le signe des compositeurs italiens à Paris. Donizetti ouvrira le bal avec deux opéras. Le premier sera une <em>Lucie de Lammermoor</em> (remaniement plutôt que simple traduction en français de la version italienne) affichant <strong>Jodie Devos </strong>dans le rôle-titre aux côtés de<strong> Matteo Roma</strong> et <strong>Florian Sempey</strong>, sous la direction de  <strong>Joanna Slusarczyk </strong>et dans une production de <strong>Nicola Berloffa</strong>. <strong>Patrizia Ciofi</strong>, <strong>Dietrich Henschel</strong> et <strong>Léo Vermot-Desroches</strong> défendront le rare <em>Deux hommes et une femme</em>, toujours de Donizetti. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peu dire que l&rsquo;ouvrage est rare :  même son compositeur ne l&rsquo;a jamais vu ! Sa création, sous le titre un peu plus connu de<em> Rita, ou Le mari battu</em>, eut lieu 12 ans après la mort de l&rsquo;auteur. La direction musicale en sera asurée par <strong>Vincenzo Milletari </strong>et la production sera signée <strong>Vincent</strong> <strong>Boussard</strong>. Pour son 40<sup>e</sup> anniversaire, le Choeur se produira en concert en avril avant de défendre la<em> Petite messe solennelle</em> de Rossini en mai. La saison lyrique se terminera par un concert de <strong>Roberto Alagna</strong> dirigé par <strong>Laurent Campellone</strong>, Directeur Général de l&rsquo;Opéra de Tours: ce sera d&rsquo;ailleurs la première visite du ténor dans la cité tourangelle. Le <a target="_blank" href="https://operadetours.fr/sites/default/files/operadetours/fichiers/brochure_saison_2023.pdf" rel="nofollow">programme </a>comporte également de nombreux concerts et spectacles divers et variés irradiant dans toute la région. Plus d&rsquo;informations sur <a target="_blank" href="https://operadetours.fr/" rel="nofollow">operadetours.fr</a>.</p>
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		<item>
		<title>THOMAS, Hamlet — Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/hamlet-saint-etienne-de-grands-moyens-pour-une-reussite-magistrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 05:00:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Saint-Etienne et à Paris, où l’Opéra-Comique reprend une production connue, Hamlet retrouve le chemin de nos opéras. La scène stéphanoise, attachée à la promotion de l’opéra français, ne l’avait pas inscrit à son programme depuis 2010. Pour cette nouvelle production, elle a invité le chef Jacques Lacombe, le metteur en scène Nicola Berloffa, et constitué une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A Saint-Etienne et à Paris, où l’Opéra-Comique reprend <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/hamlet-paris-favart-retour-triomphal">une production connue</a>, <em>Hamlet</em> retrouve le chemin de nos opéras. La scène stéphanoise, attachée à la promotion de l’opéra français, ne l’avait pas inscrit à son programme depuis 2010. Pour cette nouvelle production, elle a invité le chef <strong>Jacques Lacombe</strong>, le metteur en scène <strong>Nicola Berloffa</strong>, et constitué une formidable équipe de chanteurs.</p>
<p>Nicola Berloffa avait monté <em>Carmen</em>, ici même, il y a deux ans. Nul besoin de note d’intention. Tout fait sens pour le spectateur, quelle que soit sa culture. Non seulement, à son habitude, il ne se contente pas de servir l’œuvre avec intelligence et humilité, mais il en renforce la cohérence. Ainsi, aux premières scènes du II, lorsqu’Ophélie inquiète lit et voit passer Hamlet indifférent, nous observons ce dernier, concentré, absent, chercher ses idées et les consigner dans un carnet, réjoui de ses trouvailles : ce sera le scénario de la pantomime du roi Gonzague et de la reine Genièvre, dont il remettra les feuillets aux comédiens chargés de sa réalisation. Y compris dans les fulgurances du héros, tout paraît juste, naturel : le spectateur n’est plus au théâtre, il est témoin. On oublie le travail de direction d’acteurs, tant le jeu de chacun, les expressions, la gestique et les mouvements paraissent aller de soi.</p>
<p>La vaste scène permet d’accueillir la foule des courtisans et les solistes avec ordre protocolaire et naturel. La fête est une vraie fête aristocratique. Les fossoyeurs sont d’une vérité criante. L’économie de moyens qui préside aux scènes fantastiques concourt à leur force. Les décors, d’une rare beauté, permettront la continuité fluide des tableaux à la faveur de mouvements, de rideaux occultants ou filtrants, et de lumières parfaitement accordées, qui participeront à l&rsquo;expression du mal-être des personnages. On est à la Cour d&rsquo;une monarchie européenne d&rsquo;entre les deux-guerres. Les costumes aristocratiques sont réussis, somptueux, dans des tons séduisants, et les changements qu’opèrent les solistes entre les tableaux n’appellent que des éloges. La beauté des scènes, comme l’intensité des gestes nous valent un constant régal visuel et dramatique. Une vidéo comme on les aime – pertinente, discrète, efficace et belle – accompagne les passages orchestraux, dans une synchronisation subtile. Eaux frémissantes, aux mouvements permanents et renouvelés, chemins forestiers animés, dans des tons estompés, sépia, où la couleur, rare, est magistralement exploitée.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/hamlet_7602.jpg?itok=NsHL3GqG" title="Jérôme Boutillier (Hamlet) entre Marcellus et Horatio © Hubert Genouilhac" width="468" /><br />
	Jérôme Boutillier (Hamlet) entre Marcellus et Horatio © Hubert Genouilhac</p>
<p>La relation tendre, passionnée entre Hamlet et Ophélie, devenue incertaine, accablée, passe par la mélancolie, nostalgique puis désespérée, de l’héroïne. L&rsquo;Hamlet que vit <strong>Jérôme Boutillier </strong>force l&rsquo;admiration. Après avoir été Révélation classique de l’ADAMI en 2016, puis désigné Etoile montante 2020 par les lecteurs de Forumopera.com, il a fait son chemin, et cette prise de rôle, magistrale, en confirme toutes les qualités. La beauté du timbre, la projection, la longueur de voix, la diction souveraine, l’engagement scénique absolu, tout est splendide. Musicale comme dramatique, la plus large palette expressive est illustrée tout au long de l&rsquo;action. « Ô vin, dissipe la tristesse », faussement joyeux, l’affrontement avec sa mère, son célèbre monologue introduit par le cor anglais : du début à la fin ambigüe, le personnage est attachant. Les airs sont superbes, à l’égal de tous les passages récitatifs, des dialogues et rares ensembles. Les progressions, les incertitudes planant sur son équilibre mental, tout est traduit avec justesse. L’émotion est constante, comme si l’ouvrage était neuf. Le public est captivé.</p>
<p>Ophélie est confiée à <strong>Jeanne Crousaud</strong>. L’annonce de son maintien, malgré un problème de santé (pas le Covid !), réjouit comme il inquiète. Effectivement, si l’émission semble en retrait dans les premières scènes, elle ira s’affermissant au fil du drame, pour nous bouleverser au quatrième acte. Voix fraîche, aérienne, lumineuse, noble, notre Ophélie, fragile, au jeu sensible, où tout semble naturel, a les qualités d’articulation, le tempérament, la puissance. La scène de la folie, souvent caricaturée comme un exercice de haute voltige, est si juste que l’on oublie ses vocalises impossibles, ses<em> piani</em> impalpables. L’infinie douceur douloureuse de « Doute de la lumière » nous étreint. La finesse et l’émotion sont au rendez-vous. Une grande Ophélie.</p>
<p>Le couple royal, bien assorti nous vaut d’abord une Gertrude très caractérisée, confiée à<strong> Emanuela Pascu</strong>, beau mezzo dont l’émission révèle des graves sans poitrinage, voix charnue et saine, sonore et colorée. « Dans son regard plus sombre » au second acte, est dépouillé du caractère trop souvent théâtral, pour traduire le désarroi. Le jeu, dicté par le caractère royal, reste contenu, à la différence de la voix, épanouie, au style exemplaire. Le baryton <strong>Jiwon Song</strong>, découvert à Clermont-Ferrand en 2019, au timbre séduisant, assorti d’une belle présence scénique, campe un Claudius, autoritaire et sensible. Si la prononciation du français accuse ponctuellement son origine coréenne, toujours il est intelligible et expressif, pathétique au III.</p>
<p><strong>Jérémy Duffau</strong> est Laërte. Finaliste du Concours Bellini de 2014, il a maintenant atteint une pleine maturité. La voix est claire, projetée à souhait, aux aigus aisés. Sa cavatine « Pour mon pays », comme ses interventions au dernier acte, donnent à ce personnage secondaire une vie réelle, virile et sensible. <strong>Thomas Dear</strong>, le spectre, intervient peu, dans un ambitus restreint, pour un chant gouverné par le recto-tono. Aucun dramatisme caverneux ajouté n’est nécessaire à l’émission surnaturelle, épuisée, crédible. <strong>Gabriel Saint-Martin</strong>, Horatio, se signale par sa présence vocale et scénique remarquable. Un futur Hamlet ? le baryton en a les moyens. Nos fossoyeurs du dernier acte, <strong>Antoine Foulon</strong> et <strong>Christophe Berry</strong>, sont d&rsquo;une truculente insouciance qui réjouit, malgré le contexte dramatique. Aucun des autres rôles secondaires ne dépare la production : Le Marcellus de <strong>Yoann Le Lan</strong>, ténor, le Polonius de <strong>Thibault de Damas</strong>, basse, aux brèves interventions, s’accordent parfaitement au propos. Il faut mentionner également la performance des comédiens en charge de la pantomime.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/hamlet_7951.jpg?itok=SHLzl6Rd" title="Jeanne Crousaud (Ophélie) © Hubert Genouilhac" width="287" /><br />
	Jeanne Crousaud (Ophélie) © Hubert Genouilhac</p>
<p>Le chœur nombreux et pleinement engagé, malgré le port des masques, participe à l’animation de multiples scènes. Puissant, coloré (on retiendra le chœur bouches fermées), aux incises précises, il n’appelle que des éloges. Pour traduire au mieux la richesse de la partition, l’Orchestre symphonique Saint-Etienne Loire, en très grande formation, se montre sous son meilleur jour. Des cordes rondes, de velours, des bois fruités, jamais acides, des cuivres pleins, dosés subtilement, trois harpes, quatre percussionnistes ajoutant chacun sa couleur, réalisent une fusion proche de la perfection.  Jacques Lacombe déclarait en juillet dernier, avant de quitter la direction de l’Orchestre symphonique de Mulhouse : « … J’ai envie de me donner le loisir de me concentrer sur ce que j’aime faire le plus, c’est-à-dire la musique ». Cet <em>Hamlet</em> en est la plus belle illustration. La direction fervente qu’il imprime est marquée du sceau de l’élégance et de la vigueur. Malgré la passion et la grandeur qu’il confère à l’ouvrage, jamais la force dramatique n’est tonitruante, y compris dans les passages paroxystiques. Le chambrisme de l’écriture est illustré avec art. La transparence du tissu orchestral, les couleurs, les modelés sont exemplaires, tout comme les interventions des nombreux soli (violoncelle, hautbois, cor anglais, clarinette, cuivres etc.). Une belle leçon de musique française.</p>
<p>Tout concourt à la réussite magistrale de ce spectacle, riche en émotions musicales et dramatiques, longuement ovationné par un public et des critiques enthousiastes. On souhaite sa reprise par de grandes scènes, tant il est achevé et proche de la perfection. Dans cette attente, une captation vidéo a été réalisée que l’on retrouvera avec bonheur.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>BIZET, Carmen — Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-saint-etienne-une-equipe-qui-gagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2019 22:02:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Saint-Gall et Ténérife, cette coproduction arrive à St-Etienne, après une escale à Rennes, il y a deux ans. Réussir Carmen impose déjà des solistes pleinement investis. L’opéra de Saint-Etienne réussit le pari d’une équipe extraordinaire d’entente comme de qualités individuelles. La distribution vocale, proche de l’idéal, nous vaut une Carmen subtile, puissante, dont l’évolution &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Saint-Gall et Ténérife, cette coproduction arrive à St-Etienne, après une escale à Rennes, il y a deux ans. Réussir <em>Carmen</em> impose déjà des solistes pleinement investis. L’opéra de Saint-Etienne réussit le pari d’une équipe extraordinaire d’entente comme de qualités individuelles. La distribution vocale, proche de l’idéal, nous vaut une Carmen subtile, puissante, dont l’évolution est parfaitement maîtrisée. La voix d’<strong>Isabelle Druet</strong> est somptueuse, le chant ample, timbre sombre aux graves capiteux, avec un soutien et des phrasés admirables. Seul regret : la direction d’acteur ne lui permet pas d’atteindre un jeu pleinement convaincant, traduisant la lascivité ensorcelante, l’effronterie, le tempérament de feu de la bohémienne andalouse. <strong>Florian Laconi</strong> n’a certainement jamais mieux incarné Don José. La santé vocale, l’aisance, le charme, la distinction, la force, le lyrisme avec le métal, la vérité du jeu forcent l’admiration et nous émeuvent. L’air de la fleur, long cri de passion douloureuse, est éblouissant, et le dernier acte d’un souffle dramatique particulièrement intense et juste. <strong>Ludivine Gombert</strong> nous vaut une Micaëla touchante, voix égale, longue, bien timbrée aux aigus aisés. Bien que familier du rôle du torero adulé, le baryton ni Martin, ni Verdi, ni basse de <strong>Jean Kristof Bouton</strong> convainc davantage par le jeu que par la voix, aux graves faibles et dépourvue de la projection comme du panache attendu. Ce sera la seule réserve. Morales , <strong>Frédéric Cornille</strong>, est un beau baryton, sonore, dont les couplets sont la première satisfaction de la soirée. <strong>Jean-Vincent Blot</strong>, solide basse, autoritaire et sonore, campe un Zuniga remarquable. C’est particulièrement dans les ensembles (trio des cartes, quintette) que sont valorisées les autres voix. <strong>Julie Mossay</strong>, Frasquita délurée, <strong>Anna Destraël</strong>, Mercédès capiteuse, comme le Dancaïre de <strong>Yann Toussaint</strong> et le Remendado de <strong>Marc Larcher</strong> sont extraordinaires. Couleurs, équilibre, projection, intelligibilité, leurs ensembles forcent l’admiration. Les chœurs n’appellent que des éloges. Celui des enfants, déjà, pittoresque, charmant, mais aussi et surtout les nombreux numéros de la partition où, militaires, cigarières, contrebandiers, public des arènes, se voient confier un rôle important. Leur puissance, leurs timbres, la cohésion ainsi que leur parfaite articulation méritent d’être soulignées.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="293" src="/sites/default/files/styles/large/public/carmen_3_1.jpg?itok=Hnk7GYO4" title="Carmen (acte 3) © Cyrille Cauvet" width="468" /><br />
	Carmen (acte 3) © Cyrille Cauvet</p>
<p><strong>Alain Guingal</strong> connaît bien l’ouvrage, qu’il a souvent dirigé. L’efficacité dramatique, l’intensité expressive sont bien au rendez-vous. Cependant, routine ou parti-pris, on s’étonne de la lecture sans relief que nous offre parfois l’orchestre symphonique de Saint-Etienne, dès le prélude. A la nonchalance à laquelle invite la première scène (« Sur la place, chacun passe… ») est substituée une fébrilité qui dérange. La légèreté, les respirations instrumentales sont fréquemment oubliées, les hispanismes quelque peu gommés, la couleur estompée. Ductile, parfait d’attention pour le trio des cartes, vocalement et dramatiquement remarquable, l’orchestre ne parviendra à une plénitude chaleureuse, subtile, dramatique incontestable qu’aux derniers actes. Les bois (malgré une flûte quelconque dans l’entracte précédant le III) auront également attendu pour conjuguer leurs timbres.</p>
<p>Les jeunes occupaient principalement les tout premiers rangs des fauteuils d’orchestre. D’un seul mouvement, spontané, ils se levèrent au baisser du rideau pour crier leur enthousiasme, suivis de tout le public. Les longues acclamations comme l’attente de plusieurs dizaines de personnes à la sortie des artistes, témoignent du bonheur des spectateurs pour cette réalisation, dont les qualités sont manifestes.</p>
<p>Pourtant, la mise en scène de <strong>Nicola Berloffa</strong> interrogeait au début. Elle fonctionne dans un cadre unique, charpente brunâtre à combinaisons ingénieuses, particulièrement au dernier acte, où les choristes assistent, dos au public, à la projection d’extraits opportunément empruntés au film muet de Lubitsch (1918). Le premier acte paraît figé, sans imagination ni couleurs. Ponctuellement, l’invraisemblable affleure (un coup de petit sac de Micaëla envoie un homme athlétique au sol …), les choristes sont plus souvent plantés comme des poireaux que doués d’une vie autonome. L’artifice y est patent. Le deuxième, chez Lilas Pastia, avec sa belle chanson andalouse et le quintette, puis celui dans la montagne sont mieux servis par la mise en scène et la direction d’acteurs. Le dernier fait oublier toutes les réserves tant sa justesse, son inventivité, sa force expressive sont patentes. Les costumes d&rsquo;<strong>Ariane Isabell Unfried</strong>, cohérents, déçoivent par leur caractère sombre, grisâtre. Autant ils sont aussi légitimes pour les migrants que les contrebandiers devenus passeurs, autant surprennent les uniformes et sous-vêtements noirs, comme les combinaisons des cigarières, sous de courtes blouses, sable, chaussées d’élégants talons hauts, les pelisses, les costumes de la foule allant aux arènes. Les danseuses sont en jaune, et la coupe de leur habit renvoie au film, mais la première apparition de Micaëla se fait dans une robe de dentelle&#8230; rouge. On ne comprend pas, tout comme les éclairages qui maintiennent le plateau dans une semi obscurité quasi invariable. Où sont la lumière, le soleil brûlant ? Au total, une réalisation exemplaire par ses qualités vocales, inégale quant à sa mise scène et à son travail orchestral, mais il est vrai que c’était la première. Les Stéphanois auront droit à trois représentations de cette <em>Carmen</em>. On se prend à regretter qu’une telle équipe, brillante, jeune, totalement engagée, n’ait pas davantage d’occasions d’offrir le fruit de son travail.</p>
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		<title>Trophées 2017 des lecteurs : le palmarès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/trophees-2017-des-lecteurs-le-palmares/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/trophees-2017-des-lecteurs-le-palmares/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 07:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que les prix, dans tous les domaines, sont trop souvent attribués arbitrairement, selon des critères discutables ou confus, parfois par simple petits arrangements entre amis, nous avons voulu rendre nos trophées annuels démocratiques. Avons-nous eu raison ? La réponse semble être oui. Avec plus de 10.000 visites depuis son lancement en décembre, la page caracole &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Parce que les prix, dans tous les domaines, sont trop souvent attribués arbitrairement, selon des critères discutables ou confus, parfois par simple petits arrangements entre amis, nous avons voulu rendre nos trophées annuels démocratiques. Avons-nous eu raison ? La réponse semble être oui. Avec plus de 10.000 visites depuis son lancement en décembre, la page caracole en tête de nos taux d’audience.</strong></p>
<p><strong>Certains auront trouvé la sélection liminaire restrictive. Sauf à développer une application spécifique dont nous n’avons pas les moyens, elle était inévitable. Les règles qui ont guidé nos choix sont rappelées ci-dessous*. </strong></p>
<p><strong>D’autres estiment l’exercice vain. Pas forcément. Il est l’occasion de (re)mettre en lumière des artistes ou des publications qui, dans le feu du quotidien, auraient pu échapper à l&rsquo;attention. Nul n’est censé lire forumopera.com tous les jours. </strong></p>
<p><strong>Enfin, le palmarès – inattendu, si l’on prend comme seul critère d’évaluation l’exposition médiatique des candidats – montre que l&rsquo;opéra n&rsquo;est jamais avare de surprises. C&rsquo;est aussi pour cela que nous l&rsquo;aimons.</strong></p>
<p><strong>Merci de votre participation et bravo aux lauréats. </strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-gar.jpg?itok=gMeFSsLN" style="width: 200px; height: 200px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Meilleure artiste lyrique féminin : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/garanca-elina">Elina Garanča</a></strong> (39%)</p>
<p>Depuis 2006, date à laquelle nous lui avons consacré un premier dossier (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dossier/elina-garanca-mise-a-jour-2010">mis ensuite à jour en 2010</a>), Elina Garanča a intelligemment tissé sa toile. A la base, une voix de mezzo-soprano chaude, égale et satinée, une détermination à toute épreuve – et condition non négligeable à notre époque – un physique : une froide blondeur à laquelle Hitchcock aurait pu ne pas être insensible. De ses premiers Mozart et Rossini, elle a retenu l’indispensable leçon de grammaire pour que, par exemple, aucun des effets voulus par la Chanson du voile dans <em>Don Carlos</em> ne soit contourné. Qu’il fut doux et bon cet automne d’entendre Eboli triller. De Charlotte, de Santuzza, de Carmen dont elle est une des meilleures titulaires aujourd’hui – elle le démontrait encore <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/carmen-paris-bastille-feu-dartifice-final">en juillet dernier à la Bastille</a> –, elle a puisé l’énergie fougueuse et le sens de l’urgence dramatique. La glace sait devenir feu. Et la femme, si fatale soit-elle, peut devenir homme sans l’ombre d’un doute. Rarement dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/der-rosenkavalier-new-york-le-crepuscule-radieux">Rosenkavalier à New York</a></em> en avril dernier, on avait vu chevalier aussi crédible physiquement. Ce n&rsquo;est pas son seul nom qui, au départ, motivait une grande partie du public de <em>Don Carlos</em> à Paris en octobre. Pourtant, tous en sont ressortis les yeux et les oreilles chavirés. Le choix de nos lecteurs en est une preuve supplémentaire.</p>
<p>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/devieilhe-sabine">Sabine Devieilhe</a> (31%)<br />
3 ex-aequo. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/lemieux-marie-nicole-0">Marie-Nicole Lemieux</a> (11%)<br />
3 ex-aequo. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/netrebko-anna">Anna Netrebko</a> (11%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/yoncheva-sonya">Sonya Yoncheva</a> (8%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-tez.jpg?itok=zBK84vGZ" style="width: 200px; height: 200px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Meilleur artiste lyrique masculin : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/tezier-ludovic">Ludovic Tézier</a> </strong>(38%)</p>
<p>Il y eut d’abord <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-ludovic-tezier-paris-garnier-nous-avons-fait-un-beau-voyage">cette année un récital au Palais Garnier</a>, un froid dimanche de janvier, où devant une salle comble, Ludovic Tézier laissait entrevoir les quelques héros wagnériens que son chant pourrait un jour engendrer. Puis, l’écho d’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-trovatore-vienne-staatsoper-le-grand-frisson">un <em>Trouvère</em> viennois</a> où aux côtés d’Anna Netrebko il raflait encore la mise, et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/simon-boccanegra-paris-tce-une-prise-de-role-memorable">le premier Simon Boccanegra</a>. Mémorable. Si Londres, en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/plus-de-iago-pour-ludovic-tezier">le privant du rôle de Iago</a>, l’empêcha en juin de marquer de nouveaux points, Paris lui offrit sa revanche. La nouvelle production de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/don-carlos-paris-bastille-qui-a-peur-de-krzysztof-warlikowski">Don Carlos à la Bastille</a></em> ne fit pas l’unanimité – loin de là – mais tous s’accordèrent à porter son interprétation du Marquis de Posa au pinacle. La beauté, la longueur, la puissance, la ligne : évidemment. Plus encore, la compréhension intime du texte et la manière noble de le traduire firent la différence. Ce premier trophée de nos lecteurs salue aussi la longue lignée de nos barytons français dont Ludovic Tézier est aujourd’hui un de nos meilleurs représentants : une prestance, un orgueil qui passe parfois pour de la raideur mais qu’Ernest Blanc, autre baryton glorieux, appelait à raison « art pur ».</p>
<p>2 ex-aequo. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/kaufmann-jonas">Jonas Kaufmann</a> (20%)<br />
2 ex-aequo. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/spyres-michael">Michael Spyres</a> (20%)<br />
4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/degout-stephane">Stéphane Degout</a> (18%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/abdrazakov-ildar">Ildar Abdrazakov</a> (4%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-sca.jpg?itok=S7F8z_2O" style="width: 200px; height: 200px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Meilleur chef d’orchestre : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/scappucci-speranza">Speranza Scappucci</a>  </strong>(29%)</p>
<p>Quelle ascension ! D’abord pianiste de concert, Speranza Scappucci est devenue en peu de temps une chef d’orchestre connue, reconnue et sollicitée un peu partout dans le monde. Tout comme nos lecteurs, l’Opéra Royal de Wallonie ne s’y est pas trompé. En septembre dernier, l’institution lyrique liégeoise lui confiait officiellement la tête de son orchestre. <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/jerusalem-liege-jerusalem-delivree-par-liege">Jerusalem</a></em> en mars et plus encore, <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/manon-lescaut-liege-honneurs-aux-dames">Manon Lescaut</a></em> en septembre ont confirmé le bien-fondé du choix. Et si certains esprits malveillants s’avisent de mettre son succès sur le fait qu’elle soit une femme au sein d’une profession majoritairement masculine, la réponse de Speranza Scapucci ne se fait pas attendre : « <em>On est musicien, on n&rsquo;est pas homme ou femme. C&rsquo;est la musique qui règne.</em> ».</p>
<p>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/rousset-christophe">Christophe Rousset</a> (25%)<br />
3. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/nelson-john">John Nelson</a> (21%)<br />
4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/sagripanti-giacomo">Giacomo Sagripanti</a> (15%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/rustioni-daniele">Daniele Rustioni</a> (11%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-dub.jpg?itok=BnyHbhNA" style="width: 200px; height: 200px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Etoile lyrique montante : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/dubois-cyrille">Cyrille Dubois</a> </strong>(30%)</p>
<p>Amorcée par <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-paris-garnier-jeunes-artistes-en-rodage">Cosi fan tutte au Palais Garnier</a></em>, achevée avec<em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-cenerentola-lyon-angelina-au-pays-des-merveilles">La Cenerentola à Lyon</a></em>, l’année de Cyrille Dubois s’apparente à un marathon. Durant ces douze mois, le ténor normand, révélation lyrique des victoires de la musique 2015, fut partout où il fallait être. Opportunisme ? Non, gestion avisée d’une carrière en phase de décollage avec comme étapes clés : Lucien de Rubempré dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/trompe-la-mort-paris-garnier-la-haine-a-pleins-poumons">Trompe-la-Mort</a></em>, une création mondiale sur la scène de l’Opéra Bastille ; Iopas remarqué dans « <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-troyens-strasbourg-levenement-musical-de-lannee"><em>Les Troyens</em> du siècle</a> » ; Nadir ovationné dans une version de concert des <em>Pêcheurs de perles</em> à Lille puis au <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-pecheurs-de-perles-paris-tce-trafic-dinfluences">Théâtre des Champs-Elysées</a> ; et des apparitions toujours à propos dans divers CD et DVD (<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/pygmalion-si-court-mais-si-bon">Pygmalion</a></em>, <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/mitridate-pour-grands-que-soient-les-rois-ils-sont-ce-que-nous-sommes">Mitridate</a></em>&#8230;). Le champ s’élargit si l’on ajoute une prédilection pour la mélodie, à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-cyrille-dubois-paris-paris-athenee-fraicheur-polyglotte">l’Athénée</a> et au <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cyrille-dubois-et-tristan-raes-paris-decidement-poetique">Musée de l’Armée</a> à Paris notamment. Avec une voix haut placée et légère, une facilité à vocaliser, une diction claire, une élégance naturelle, presque délicate, Cyrille Dubois a l’embarras du répertoire : Mozart, Rossini, le baroque français, l’Opéra-Comique du 19<sup>e</sup> siècle (il sera dans quelques semaines Horace de Massarena dans <em>Le Domino noir</em> à Liège puis Paris) sont, entre autres, à portée de chant. Quelle direction prendra-t-il ? Prendra-t-il d’ailleurs une direction ? Qu’importe, nous observerons l’étoile monter.</p>
<p>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/sierra-nadine">Nadine Sierra</a>(19%)<br />
3. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/crebassa-marianne">Marianne Crebassa</a> (18%)<br />
4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/sempey-florian">Florian Sempey</a> (18%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/de-barbeyrac-stanislas">Stanislas de Barbeyrac</a> (15%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-car.jpg?itok=fRZC8xEj" style="width: 200px; height: 200px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Meilleure nouvelle production : <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/carmen-rennes-sur-ecran-geant">Carmen </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/carmen-rennes-sur-ecran-geant">(Nicola Berloffa, Rennes)</a></strong> (35%)</p>
<p>Certes, il y eut diffusion gratuite sur une vingtaine d’écrans dans près de 25 villes bretonnes. L’opéra de Rennes se plaçait une nouvelle fois à l’avant-garde des technologies de l’image et du son. Si toutefois un lecteur sur trois a choisi cette nouvelle production de <em>Carmen</em>, ce n’est pas seulement en raison d’un dispositif innovant. Dans un des opéras les plus représentés au monde, Nicola Berloffa a réalisé l’impossible sans-faute. Sa proposition, dénuée de vulgarité, emprunte ses meilleures idées au cinéma. La réussite visuelle et scénique n’empiète pas sur la direction d’acteur, elle aussi remarquable. L’intelligence du concept, enfin, a mis en valeur un impeccable plateau vocal francophone mené par Claude Schnitzler à la tête de l’Orchestre Symphonique de Bretagne<em>.</em></p>
<p><em>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/billy-budd-madrid-avec-les-cintres-pour-greement">Billy Budd </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/billy-budd-madrid-avec-les-cintres-pour-greement">(Deborah Warner, Madrid)</a> (24%)<br />
<em>3.</em><em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte">Cosi fan tutte</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte"> (Ivan Alexandre, Versailles)</a> (18%)<br />
<em>4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tannhauser-munich-au-dela-du-temps-et-de-la-matiere">Tannhaüser</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tannhauser-munich-au-dela-du-temps-et-de-la-matiere"> (Romeo Castellucci, Munich)</a> (15%)<br />
<em>5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tiefland-toulouse-lamour-redempteur">Tiefland</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tiefland-toulouse-lamour-redempteur"> (Walter Suttcliffe, Toulouse)</a> (8%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017_gen.jpg?itok=QOnWQJuJ" style="width: 200px; height: 200px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Meilleur album de l’année :</strong> <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/veronique-gens-visions-un-si-bel-ecrin-et-deux-avis-contraires">Véronique Gens, <em>Visions</em> (Alpha)</a></strong> (32%)</p>
<p>Le sujet avait en juin dernier divisé la rédaction. Pour ou contre ? Nos lecteurs ont tranché. Oui, si difficile soit le choix, si rude soit la concurrence, l’album de Véronique Gens, <em>Visions</em>, est de ceux, inestimables, qui marquent un jalon dans la réappropriation d’un répertoire français trop longtemps délaissé. Derrière ce vote, on croit aussi percevoir la reconnaissance exprimée à une artiste (trop) discrète qui, depuis la série <em>Tragédiennes</em> – et même avant – porte haut les couleurs du chant français sous toutes ses formes : mélodie, opéra&#8230;</p>
<p>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/juan-diego-florez-mozart-album-pas-une-de-trop">Juan Diego Florez, <em>Mozart Album</em> (Sony)</a> (21%)<br />
3. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/meyerbeer-grand-opera-diana-damrau-nul-nest-prophete-en-son-pays">Diana Damrau, <em>Meyerbeer, Grand Op</em>éra (Erato)</a> (20%)<br />
4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/john-osborn-a-tribute-to-gilbert-duprez-dieu-linspire">John Osborn, <em>A Tribute to Gilbert Duprez</em> (Delos)</a> (14%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/carnevale-1729-comment-dit-on-diva-assoluta-en-suedois">Ann Hallenberg, <em>Carnevale</em> (Pentatone)</a> (13%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-aso.jpg?itok=VUtkZmD5" style="width: 200px; height: 200px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Meilleur livre de l’année : </strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/lavant-scene-opera-bible-ou-objet-de-desir">Avant-Scène Opéra, <em>spécial anniversaire. 40 ans d&rsquo;édition</em></a> (48%)</p>
<p>En janvier 1976, paraissait la première édition d’une revue, consacrée à <em>La Flûte enchantée</em>. Une quarantaine d’années et trois-cent numéros plus tard, l’<em>Avant-Scène Opéra</em> appartient au paysage médiatique lyrique francophone, de la même manière que la Tour Eiffel domine la <em>skyline</em> parisienne. Source inépuisable d’approfondissement des ouvrages du répertoire, la publication, dirigée aujourd’hui par Michel Pazdro et Chantal Cazaux, a eu la bonne idée d’un numéro anniversaire, gai, varié et comme toujours instructif, plébiscité par un de nos lecteurs sur deux.</p>
<p>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/avec-voix-et-eloquence-pour-amateurs-dopera-et-plus-encore">Jean-Philippe Lafont, <em>Avec voix et éloquence</em> (Larousse)</a> (17%)<br />
3. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/guide-de-lopera-russe-un-indispensable-qui-porte-bien-son-nom">André Lischke, <em>Guide de l&rsquo;opéra russe</em> (Fayard)</a> (16%)<br />
4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/la-musique-au-defi-du-drame-berlioz-et-shakespeare-comme-le-soleil-pour-les-taupes">Gaëlle Loisel, <em>La Musique au défi du drame. Berlioz et Shakespeare</em> (Classique Garnier)</a> (12%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/fritz-busch-lexil-1933-1951-de-limpossibilite-detre-allemand-ailleurs">Fritz Busch, <em>L&rsquo;exil : 1933-1951</em> (Notes de nuit)</a> (7%)</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-pur.jpg?itok=1GUHcrbX" style="width: 200px; height: 200px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Meilleur DVD de l’année : </strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/i-puritani-belair-classiques-voluptueux-puritains">Vincenzo Bellini,<em> I puritani </em>(BelAir Classiques)</a> (36%)</p>
<p>Au Teatro Real de Madrid en juillet 2016, <em>I Puritani</em>, l’ultime opéra de Vincenzo Bellini mis en scène par <strong>Emilio Sagi</strong> et dirigé par <strong>Evelino Pido</strong> claudiquait. Captée puis éditée par BelAir Classiques, la représentation prend une autre tournure. Autour du duo formé par <strong>Diana Damrau</strong> et <strong>Javier Camerana</strong>, les planètes trouvent leur alignement et cette version se hisse d’autant plus haut dans la vidéographie de l’œuvre qu’elle a été préférée par un tiers de nos lecteurs.</p>
<p>2. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/mitridate-pour-grands-que-soient-les-rois-ils-sont-ce-que-nous-sommes">Wolfgang Amadeus Mozart, <em>Mitridate </em>(Erato)</a> (23%)<br />
3. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/lohengrin-tout-pour-les-oreilles">Richard Wagner, <em>Lohengrin </em>(Deutsche Grammophon)</a> (20%)<br />
4. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/un-ballo-in-maschera-top-hat">Giuseppe Verdi, <em>Un ballo in maschera</em> (C Major)</a> (18%)<br />
5. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/il-trovatore-la-pirozzi-et-la-pyromane">Giuseppe Verdi, <em>Il trovatore</em> (Dynamic)</a> (4%)</p>
<p> </p>
<p>* L’essentiel de notre lectorat étant francophone, la sélection s’appuyait sur le rayonnement en Francophonie durant l’année 2017 des artistes nommés, via notamment les retombées médiatiques et les réseaux sociaux. A ce premier critère, nous avons ajouté nos statistiques en privilégiant les artistes avec le meilleur taux d’audience. Nous avons enfin essayé d’éviter qu’un même artiste soit représenté plusieurs fois dans différentes catégories. Pour les productions, CD, DVD et livres, nous avons également pris en compte la note attribuée par notre critique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/trophees-2017-des-lecteurs-le-palmares/">Trophées 2017 des lecteurs : le palmarès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Trophées de l’année 2017 : à vous de voter !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/trophees-de-lannee-2017-a-vous-de-voter/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/trophees-de-lannee-2017-a-vous-de-voter/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2017 10:53:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/trophees-de-lannee-2017-a-vous-de-voter/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nos trophées annuels se renouvellent. En 2017, à vous de choisir vos lauréats parmi une sélection de candidats* dans huit catégories (voir ci-dessous – cliquez sur les liens pour en savoir plus sur chaque candidat). Meilleur artiste lyrique féminin Sabine Devieilhe Elina Garanča Marie-Nicole Lemieux Anna Netrebko Sonya Yoncheva Meilleur artiste lyrique masculin Ildar Abdrazakov &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nos trophées annuels se renouvellent. En 2017, à vous de choisir vos lauréats parmi une sélection de candidats* dans huit catégories (voir ci-dessous – cliquez sur les liens pour en savoir plus sur chaque candidat).</p>
<hr />
<p><strong>Meilleur artiste lyrique féminin</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/devieilhe-sabine">Sabine Devieilhe</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/garanca-elina">Elina Garanča</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/lemieux-marie-nicole-0">Marie-Nicole Lemieux</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/netrebko-anna">Anna Netrebko</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/yoncheva-sonya">Sonya Yoncheva</a></li>
</ul>
<p><strong>Meilleur artiste lyrique masculin</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/abdrazakov-ildar">Ildar Abdrazakov</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/degout-stephane">Stéphane Degout</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/kaufmann-jonas">Jonas Kaufmann</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/spyres-michael">Michael Spyres</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/tezier-ludovic">Ludovic Tézier</a></li>
</ul>
<p><strong>Meilleur chef d’orchestre</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/nelson-john">John Nelson</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/rustioni-daniele">Daniele Rustioni</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/rousset-christophe">Christophe Rousset</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/sagripanti-giacomo">Giacomo Sagripanti</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/scappucci-speranza">Speranza Scappucci</a></li>
</ul>
<p><strong>Etoile lyrique montante</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/de-barbeyrac-stanislas">Stanislas de Barbeyrac</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/dubois-cyrille">Cyrille Dubois</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/crebassa-marianne">Marianne Crebassa</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/sempey-florian">Florian Sempey</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/artiste/sierra-nadine">Nadine Sierra</a></li>
</ul>
<p><strong>Meilleure nouvelle production</strong></p>
<ul>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/billy-budd-madrid-avec-les-cintres-pour-greement">Billy Budd </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/billy-budd-madrid-avec-les-cintres-pour-greement">(Deborah Warner, Madrid)</a></li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/carmen-rennes-sur-ecran-geant">Carmen </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/carmen-rennes-sur-ecran-geant">(Nicola Berloffa, Rennes)</a></li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte">Cosi fan tutte</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte"> (Ivan Alexandre, Versailles)</a></li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tannhauser-munich-au-dela-du-temps-et-de-la-matiere">Tannhaüser</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tannhauser-munich-au-dela-du-temps-et-de-la-matiere"> (Romeo Castellucci, Munich)</a></li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tiefland-toulouse-lamour-redempteur">Tiefland</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tiefland-toulouse-lamour-redempteur"> (Walter Suttcliffe, Toulouse)</a></li>
</ul>
<p><strong>Meilleur album de l’année</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/meyerbeer-grand-opera-diana-damrau-nul-nest-prophete-en-son-pays">Diana Damrau, <em>Meyerbeer, Grand Op</em>éra (Erato)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/juan-diego-florez-mozart-album-pas-une-de-trop">Juan Diego Florez, <em>Mozart Album</em> (Sony)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/veronique-gens-visions-un-si-bel-ecrin-et-deux-avis-contraires">Véronique Gens, <em>Visions</em> (Alpha)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/carnevale-1729-comment-dit-on-diva-assoluta-en-suedois">Ann Hallenberg, <em>Carnevale</em> (Pentatone)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/john-osborn-a-tribute-to-gilbert-duprez-dieu-linspire">John Osborn, <em>A Tribute to Gilbert Duprez</em> (Delos)</a></li>
</ul>
<p><strong>Meilleur livre de l’année</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/lavant-scene-opera-bible-ou-objet-de-desir">Avant-Scène Opéra, <em>spécial anniversaire. 40 ans d&rsquo;édition</em></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/fritz-busch-lexil-1933-1951-de-limpossibilite-detre-allemand-ailleurs">Fritz Busch, <em>L&rsquo;exil : 1933-1951</em> (Notes de nuit)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/avec-voix-et-eloquence-pour-amateurs-dopera-et-plus-encore">Jean-Philippe Lafont, <em>Avec voix et éloquence</em> (Larousse)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/guide-de-lopera-russe-un-indispensable-qui-porte-bien-son-nom">André Lischke, <em>Guide de l&rsquo;opéra russe</em> (Fayard)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/la-musique-au-defi-du-drame-berlioz-et-shakespeare-comme-le-soleil-pour-les-taupes">Gaëlle Loisel, <em>La Musique au défi du drame. Berlioz et Shakespeare</em> (Classique Garnier)</a></li>
</ul>
<p><strong>Meilleur DVD de l’année</strong></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/i-puritani-belair-classiques-voluptueux-puritains">Vincenzo Bellini,<em> I puritani </em>(BelAir Classiques)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/mitridate-pour-grands-que-soient-les-rois-ils-sont-ce-que-nous-sommes">Wolfgang Amadeus Mozart, <em>Mitridate </em>(Erato)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/il-trovatore-la-pirozzi-et-la-pyromane">Giuseppe Verdi, <em>Il trovatore</em> (Dynamic)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/un-ballo-in-maschera-top-hat">Giuseppe Verdi, <em>Un ballo in maschera</em> (C Major)</a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/lohengrin-tout-pour-les-oreilles">Richard Wagner, <em>Lohengrin </em>(Deutsche Grammophon)</a></li>
</ul>
<hr />
<p>Pour voter,</p>
<ul>
<li>recopiez ou (copiez-collez) le texte en italique ci-dessous en indiquant pour chacune des catégories votre lauréat</li>
<li>envoyez-le via <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/contact">notre rubrique contact</a> avant le mardi 26 décembre, 18h, avec « Trophées 2017 » dans l’objet du message.</li>
</ul>
<p>Il n’est pas nécessaire d’indiquer un lauréat dans toutes les catégories. Les votes avec plusieurs noms dans une même catégorie ou des noms autres que ceux sélectionnés ci-dessus ne seront pas pris en compte. Un seul vote par lecteur est autorisé, l’adresse mail faisant foi.</p>
<p><em>Je vote pour :</em></p>
<ul>
<li><em>Meilleur artiste lyrique féminin :</em></li>
<li><em>Meilleur artiste lyrique masculin :</em></li>
<li><em>Meilleur chef d’orchestre :</em></li>
<li><em>Etoile lyrique montante : </em></li>
<li><em>Meilleure nouvelle production : </em></li>
<li><em>Meilleur album de l’année :</em></li>
<li><em>Meilleur livre de l’année :</em></li>
<li><em>Meilleur DVD de l’année : </em></li>
</ul>
<p> </p>
<p>* Pour des raisons pratiques, il nous a fallu procéder à une sélection que nous avons voulue la plus objective possible. L’essentiel de notre lectorat étant francophone, cette sélection s’appuie sur le rayonnement en Francophonie durant l’année 2017 des artistes nommés, via notamment les retombées médiatiques et les réseaux sociaux. A ce premier critère, nous avons ajouté nos statistiques en privilégiant les artistes avec le meilleur taux d’audience. Nous avons enfin essayé d’éviter qu’un même artiste soit représenté plusieurs fois dans différentes catégories. Pour les productions, CD, DVD et livres, nous avons également pris en compte la note attribuée par notre critique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/trophees-de-lannee-2017-a-vous-de-voter/">Trophées de l’année 2017 : à vous de voter !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-saint-etienne-etrangete-du-familier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2017 06:37:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa première production scénique de la saison, l’Opéra de Saint-Etienne propose Les Contes d’Hoffmann, dans une mise en scène coproduite avec plusieurs théâtres d’Italie et que l’on a déjà pu voir à Toulon en 2015. Pourtant, ce spectacle réserve son lot de (bonnes) surprises. On pourrait reprocher à Nicola Berloffa de recycler un certain &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-saint-etienne-etrangete-du-familier/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Saint-Etienne</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-saint-etienne-etrangete-du-familier/">OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Saint-Etienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa première production scénique de la saison, l’Opéra de Saint-Etienne propose <em>Les Contes d’Hoffmann</em>, dans une mise en scène coproduite avec plusieurs théâtres d’Italie et que l’on a déjà pu voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-contes-dhoffmann-toulon-les-ornieres-de-la-tradition">à Toulon en 2015</a>. Pourtant, ce spectacle réserve son lot de (bonnes) surprises.</p>
<p>On pourrait reprocher à <strong>Nicola Berloffa</strong> de recycler un certain nombre d’idées glanées ici et là (rampe et rideau en fond de scène, théâtre dans le théâtre cher à Robert Carsen ; la cheminée qui sert de porte d’entrée aux personnages fantastiques, comme dans la <em>Roussalka</em> de l’ENO, jadis ; Cochenille devenu une femme, procédé exploité <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-conte-est-bon-mais">par Richard Jones</a> dans sa propre production des <em>Contes d’Hoffmann </em>en 2011). Tout cela est néanmoins assimilé au sein d’un tout esthétique et cohérent qui inclut aussi quelques jolies suggestions, comme Olympia se produisant devant une assemblée d’automates semblables à elle, ou Antonia vivant comme face à un public et mourant un peu après chaque effort vocal. L’ensemble de l’action se déroule dans un décor unique, vaste salon bourgeois qui peut se transformer en taverne pour le prologue ou en lupanar pour l’acte de Venise, cadre familier où surgit avec d’autant plus d’impact l’inquiétante étrangeté.</p>
<p>C’est néanmoins sur le plan musical que ces <em>Contes</em> stéphanois séduisent surtout, en sortant résolument de la routine. On ne saurait trop remercier le chef <strong>David Reiland</strong> d’avoir imposé la version Kaye qui, pour ne pas refléter les découvertes les plus récentes de la musicologie, a le mérite de chercher à rendre son visage au testament offenbachien, transformé par les interventions successives de messieurs Guiraud et Gunsbourg. Il est ainsi permis d’oublier la trop critiquable version Choudens, celle-là même dont notre collègue Maurice Salles regrettait qu’elle ait été donnée à Toulon. Le résultat est un opéra bien plus long qu’à l’accoutumée, avec une « version longue » de quantité de passages abrégés par une mauvaise tradition, comme par exemple le monologue par lequel le docteur Miracle insinue son poison dans l’esprit d’Antonia, dont la moitié des vers avaient été supprimés après la mort du compositeur.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/23316772_2063159517304055_2846824931927232703_n.jpg?itok=PV3aVTUI" title=" © DR" width="468" /><br />
	R. Brémard, F. Conrad, C. Ghazarossian, F. Laconi, L. Roche © DR</p>
<p>Une autre excellente surprise, mais à laquelle l’Opéra de Saint-Etienne nous a plus ou moins habitués, c’est la distribution entièrement francophone. Cela n’a l’air de rien, mais c’est un luxe par les temps qui courent, luxe particulièrement rare dans la capitale. Qu’il est doux de n’avoir jamais la tentation de consulter le surtitrage !</p>
<p>Dans un rôle qu’il fréquente depuis plusieurs années, <strong>Florian Laconi</strong> s’impose avec un naturel et une insolence admirables, et il faut saluer une diction exemplaire dont on ne perd pas une syllabe (écoutez entre autres ses R, ni grasseyés ni véritablement roulés, mais parfaitement projetés). Le comédien s’avère convaincant, en particulier dans toute la première partie comique du spectacle ; le chanteur ne semble nullement éprouvé par la longueur du rôle dans l’édition Kaye, et on ne trouvera guère à lui reprocher qu’une tendance à aborder quelques aigus par une sorte de glissando menant à la note, ce qui n’enlève rien à une fort belle performance.</p>
<p>On était assez impatient de découvrir notre compatriote <strong>Fabienne Conrad </strong>qui, pour s’être produite à Rouen en 2014 dans ce même quadruple rôle féminin, est encore trop peu présente sur les scènes françaises. Trop peu, car cette belle artiste a de nombreux atouts à faire valoir, à commencer par une voix qui se plie à merveille aux différentes incarnations : malgré une méchante laryngite, son Olympia s’aventure volontiers dans le suraigu, sans que les autres héroïnes manquent de corps (un peu plus de consonnes ne seraient pas malvenues dans les moments les plus lyriques). Espérons que la fréquentation de rôles exigeants – la soprano annonce Norma et Tosca dans un avenir proche – sera sans conséquence fâcheuse.</p>
<p>Le froid qui s’est soudain abattu sur notre pays avait fait une autre victime : <strong>Laurent Alvaro</strong> termine la soirée avec une voix sensiblement réduite, qui l’oblige hélas à donner en falsetto l’aigu final de « Scintille, diamant » (curieusement maintenu alors que cet air est un ajout datant du début du XXe siècle). Le baryton dispose néanmoins de belles réserves dans le grave, et peut compter sur un solide métier pour composer quatre « diables » nettement caractérisés, notamment un Miracle insinuant, aux sourires carnassiers, ou un Coppélius aux allures de rabbin.</p>
<p>En muse-Nicklausse, <strong>Lucie Roche</strong> offre un beau timbre de mezzo, où l’on souhaite seulement que, les années passant, l’aigu s’épanouisse avec la même rondeur que le grave. Crespel offre à <strong>Luc Bertin-Hugault </strong>l’occasion de déployer les richesses de sa voix de basse, tandis que <strong>Guilen Goicoechea</strong> confirme les promesses de son Ramiro nancéen. Tous les autres personnages sont correctement tenus, le chœur et l&rsquo;orchestre de l’Opéra de Saint-Etienne livrant eux aussi une prestation méritoire.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-saint-etienne-etrangete-du-familier/">OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Saint-Etienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>María José Siri, Butterfly 2 après Butterfly 1</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/maria-jose-siri-butterfly-2-apres-butterfly-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jul 2017 05:57:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/maria-jose-siri-butterfly-2-apres-butterfly-1/</guid>

					<description><![CDATA[<p>17 février 1904 : la soprano Rosina Storchio, qui a créé Mimì dans La Bohème de Leoncavallo, et le rôle-titre de Zazà du même Leoncavallo, connaît le plus cuisant échec de sa carrière en interprétant Cio-Cio-San le soir de la première de Madama Butterfly, à La Scala. Elle jure alors de ne plus jamais reprendre ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>17 février 1904 : la soprano Rosina Storchio, qui a créé Mimì dans <em>La Bohème </em>de Leoncavallo, et le rôle-titre de Zazà du même Leoncavallo, connaît le plus cuisant échec de sa carrière en interprétant Cio-Cio-San le soir de la première de <em>Madama Butterfly</em>, à La Scala. Elle jure alors de ne plus jamais reprendre ce personnage, mais elle ne tiendra pas longtemps cette promesse et interprètera la version révisée, dite « de Brescia », grâce à laquelle l’œuvre de Puccini a pu devenir le sixième opéra le plus joué au monde. Depuis, la version originale est rarement donnée et on la confie en général à des chanteuses qui ont déjà fait leurs preuves dans la deuxième version. Ce n’était pas le cas de <strong>María José Siri</strong> qui, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/madama-butterfly-version-du-17-fevrier-1904-milan-lepidopterophilie">en décembre dernier</a>, interprétait à La Scala la <em>Butterfly</em> de Milan sans jamais avoir été d’abord celle de Brescia et qui, samedi dernier, 22 juillet, ajoutait à son répertoire la version « habituelle » dans le cadre du festival de Macerata. Dans la mise en scène signée <strong>Nicola Berloffa</strong>, Cio-Cio-San devient la propriétaire japonaise d’un cinéma fréquenté par les GI, où l’on projette les films d’Esther Williams…</p>
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		<title>BIZET, Carmen — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-rennes-sur-ecran-geant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 05:35:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour clore une saison qui s’est révélée particulièrement faste, l’Opéra de Rennes a convoqué une Carmen de grand style. L’évènement est de taille puisque cette production sera diffusée sur grand écrans, gratuitement dans près de 25 villes bretonnes. C’est la cinquième fois qu’Alain Surrans propose ce type de projet et cette nouvelle édition acquiert une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Pour clore une saison qui s’est révélée particulièrement faste, l’Opéra de Rennes a convoqué une <em>Carmen</em> de grand style. L’évènement est de taille puisque cette production sera diffusée sur grand écrans, gratuitement dans près de 25 villes bretonnes. C’est la cinquième fois qu’Alain Surrans propose ce type de projet et cette nouvelle édition acquiert une dimension inédite par le nombre de retransmissions prévues, mais également par toutes les actions culturelles qui entourent l’évènement et qui placent l’opéra de Rennes à l’avant-garde des nouvelles technologies de l’image et du son.</p>
<p dir="ltr">Le choix de l’opéra de Bizet à cette occasion est doublement judicieux. D’une part car l’oeuvre – célébrissime – remporte immanquablement l’adhésion populaire ; d’autre part, parce que la version proposée par l’institution rennaise est une très belle réussite. Réussite visuelle et scénique d’abord avec des décors et costumes qui délaissent les clichés hispanisants pour un univers aux teintes noires, grèges et blanches magnifiées par les belles lumières de<strong> Marco Giusti</strong>. Nous sommes à la fois dans l’Italie fasciste des<em> camicie nere </em>comme le suggèrent les costumes de la garde ; dans un western spaghetti où les persiennes décaties filtrent élégamment la lumière ; aujourd’hui enfin puisque les contrebandiers sont des passeurs qui rançonnent sans vergogne. Cette version extrêmement cinématographique assume pleinement sa référence au dernier acte lorsque la scène se mue en une salle de cinéma qui retransmet une version des années 20 de Carmen. Cette idée habile nous fait vivre l’entrée des toréros sur scène sans déployer de moyens excessifs et les interruptions de la retransmission justifient la bronca du choeur qui proteste en lançant des oranges sur l’écran. <strong>Nicola Berloffa</strong> a donc soigné sa dramaturgie, sans pour autant abandonner la direction d’acteur, elle aussi remarquable.</p>
<p dir="ltr">En effet l’élégance visuelle, l’intelligence du concept met en valeur l’impeccable plateau vocal francophone mené avec maestria par un trio formidable : <strong>Antoine Belanger</strong> campe un Don José très fouillé psychologiquement, déchiré entre pureté et passion et qui vocalement exprime parfaitement ces deux pôles d’emportement et d’extrême fragilité. On lui pardonne volontiers quelques aigus trop allégés car il est profondément émouvant, tout comme la Micaela de <strong>Marie-Adeline Henry</strong>, amoureuse obstinée et courageuse totalement dépourvue de mièvrerie. La soprano était l’an passé sur cette même scène une merveilleuse Tatiana et délaissera sans doute Micaela au profit de rôles plus larges à l’avenir mais sa voix corsée, percussive, sa superbe projection, son travail des nuances réjouissent l’oreille. Le premier duo avec José est tout simplement magnifique.</p>
<p dir="ltr">Face à eux<strong> Julie Robard-Gendre </strong>incarne une Carmen qui évoque les actrices de Cinecittà, impériale, sensuelle, obstinée dans son aspiration à un désir libéré. Son interprétation bénéficie de graves veloutés et d’une mise en œuvre ciselée de la ligne vocale qui cassent le rythme habituel de ces phrases que tout le monde connaît par coeur : La mezzo s’est approprié la partition avec une grande intelligence. Ses deux acolytes, <strong>Marie-Bénédicte Souquet </strong>et <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, jouent, chantent avec une joie communicative. La première jubile dans des aigus aussi somptueux que les graves de la seconde. Sans pour autant démériter,<strong> Régis Mengus</strong>, l’Escamillo qui fait battre le coeur de la Zingarella est un peu moins convaincant vocalement avec quelques difficultés pour passer la fosse et plusieurs finales manquant de justesse.</p>
<p dir="ltr">Le choeur de l’opéra mené par <strong>Gilda Pungier</strong>, est excellent comme à son habitude, même s’il nous faut concéder un petit bémol chez les dames avec une certaine imprécision dans la scène de bagarre du premier acte. Les interventions chorales sont complétées par l’épatante Maitrise de Bretagne de<strong> Jean-Michel Noël </strong>dont les jeunes participants timbrent et articulent remarquablement.</p>
<p dir="ltr">Le plateau vocal est soutenu par un Orchestre Symphonique de Bretagne qui déploie sous la baguette suave de<strong> Claude Schnitzler</strong> une belle énergie et plus de précision encore qu’à l’ordinaire : Bizet lui va bien ! Deux représentations sont encore prévues les 6 et 8 juin, cette dernière retransmise sur écran géant place de la Mairie de Rennes. Des milliers de bretons pourront profiter gratuitement de cette très belle production et cela ne peut que réjouir.</p>
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