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	<title>Maître Peronilla - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Maître Peronilla - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Maître Péronilla</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 16:12:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la parution récente d’un enregistrement du « Faust originel » de Gounod, on saluait dans ces colonnes l’œuvre « de salubrité publique » conduite depuis plusieurs années par la Fondation du Palazzetto Bru Zane en faveur du répertoire lyrique français. Cet enregistrement intégral du Maître Péronilla d’Offenbach en offre une nouvelle et éclatante démonstration. Après une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la parution récente d’un enregistrement du « Faust originel » de Gounod, <a href="https://www.forumopera.com/cd/faust-faust-rendu-a-sa-prime-jeunesse">on saluait dans ces colonnes l’œuvre « <em>de salubrité publique</em> » conduite depuis plusieurs années par la Fondation du Palazzetto Bru Zane</a> en faveur du répertoire lyrique français. Cet enregistrement intégral du <em>Maître Péronilla</em> d’Offenbach en offre une nouvelle et éclatante démonstration. Après <a href="https://www.forumopera.com/cd/la-perichole-la-chienne-ideale">une <em>Périchole </em>(certes mutilée) confiée à la baguette amoureuse et experte de Marc Minkowski</a>, l’équipe du Palazzetto Bru Zane prolonge les festivités du bicentenaire Offenbach en réhabilitant une œuvre de sa maturité. <em>Maître Péronilla</em>, opéra bouffe en trois actes, fut en effet créé aux Bouffes Parisiens en mars 1878, deux ans et demi avant la mort du compositeur, la même année que <em>Madame Favart</em> ou la deuxième version des <em>Brigands</em>.</p>
<p>Hormis une confidentielle publication de l’ORTF captée en 1970, indisponible depuis des lustres, l’œuvre n’avait jusqu’ici jamais eu les honneurs du disque. Est-ce à dire qu’elle n’en valait pas la peine ? Assurément non, bien au contraire. La musique est celle du meilleur Offenbach, inspirée d’un bout à l’autre de la partition, tour à tour enjouée, rêveuse, légère et bondissante. Offenbach situe l’action (passablement complexe, on y reviendra) en Espagne, ce qui lui permet de donner libre cours à son goût très prononcé pour ces espagnolades qui jalonnent son œuvre, comme le rappelle l’article passionnant de Jean-Claude Yon qui figure dans le livre-disque toujours aussi soigné. Boléros, malagueñas et séguedilles stimulent son imagination musicale, on le vérifie une fois encore.</p>
<p>D’où vient, dès lors, que <em>Maître Péronilla</em> n’ait pas accédé à la postérité que sa partition aurait du lui garantir ? Principalement, selon nous, à deux facteurs. Le livret en est vraisemblablement la première cause. Attribué, lors de la création, à un certain « Monsieur X », il est l’œuvre du compositeur lui-même. Offenbach, pris par le temps (1878 ne fut pas, pour lui, une année faste) et n’arrivant pas à s’accorder avec ses librettistes habituels, dut se résoudre à écrire lui-même le livret de sa nouvelle composition. Ce n’est pas faire injure au talent du maître que de reconnaître que cet exercice ne le trouve pas à son meilleur. Plus d’une fois on regrette la vivacité d’esprit et les traits de plume de Meilhac ou Halévy, pour ne citer que les deux plus fameux acolytes. Toujours est-il que le livret ne contribue pas à faire gagner en lisibilité une intrigue au départ assez complexe. Celle-ci, assez touffue, tourne autour d’un double mariage empêché <em>in extremis</em> à force d’intrigues et de rebondissements. Tout ceci mobilise pas moins d’une petite vingtaine de personnages, ce qui constitue, sans doute, la deuxième explication au relatif désamour qu’a rencontré l’œuvre : difficile en effet, hier comme aujourd’hui, de monter dans de bonnes conditions un ouvrage à la distribution aussi pléthorique.</p>
<p>On en accueille avec d’autant plus de plaisir et de reconnaissance cette publication, qui vient donc combler une des nombreuses lacunes de la discographie offenbachienne (<a href="https://www.forumopera.com/actu/offenbach-au-disque-ou-lapprentissage-de-la-frustration">on renverra sur ce sujet à l’article publié dans ces colonnes en janvier 2019</a>). Mais l’intérêt de la présente sortie ne réside pas uniquement dans son apport relatif à la connaissance de l’œuvre d’Offenbach. Une importante lacune est comblée, certes, et c’est déjà beaucoup. Mais elle l’est, au surplus, de la plus belle des manières. Le soin mis à cette réalisation n’appelle, en effet, que des éloges.</p>
<p>Avant de passer en revue les prestations individuelles, ce qui frappe en premier lieu, c’est la justesse du ton, ce fameux ton offenbachien, qui doit mêler légèreté, causticité, sens du rythme bondissant et tendresse méditative, tout en bannissant la moindre lourdeur. Cet équilibre, très subtil, n’est pas à la portée de tous, et bien des grands noms sont passés à côté : que l’on n’y prenne garde, et l’interprétation d’Offenbach peut vite verser dans l’hystérie superficielle ou la lourdeur pesante. Rien de tout cela ici, et l’équilibre, quasi miraculeux, est préservé d’un bout à l’autre de l’œuvre.</p>
<p>Le chef et l’orchestre y apportent une contribution décisive : la battue de <strong>Markus Poschner</strong>, constamment vive et alerte, idéalement transparente, sert magnifiquement la partition. Le sens du rythme n’est jamais pris en défaut, ce qui s’avère bienvenu dans cette œuvre où les hispanismes abondent. L’Orchestre national de France se prête avec délectation à l’exercice, et valorise les textures subtiles de l’orchestration, qui montre Offenbach à son meilleur. Le chœur de Radio France n’est pas en reste, tout juste pourrait-on lui reprocher ça et là une intonation un peu défaillante.</p>
<p>La distribution intégralement francophone est pour beaucoup dans la réussite de cette entreprise : dialogues et parties chantées sont parfaitement intelligibles. Mieux : les (nombreux) solistes réunis pour l’occasion parviennent à faire vivre dramatiquement l’action, en dépit des faiblesses de l’intrigue. Cela joue, cela vibre, cela crie, cela vit, bref : on est au théâtre, et cela compte beaucoup. L’enregistrement a eu lieu en marge de représentations (au Théâtre des Champs-Elysées), et cela s’entend.</p>
<p>On retrouve dans la distribution certains habitués des publications du Palazzetto Bru Zane, comme <strong>Tassis Christoyannis</strong>, au baryton toujours aussi souple, ici Ripardos au style impeccable. Sa Chanson militaire du dernier acte montre quel Boum il pourrait être… <strong>Véronique Gens</strong> campe une Léona très grande dame, mais capable de se déboutonner quand l’action l’exige, pour notre plus grand bonheur (la Ballade de la belle espagnole, les cris qui ouvrent le finale du 1<sup>er</sup> acte…). <strong>Antoinette Dennefeld</strong> emporte l’adhésion en Frimouskino juvénile et conquérant (ébouriffant rondeau au deuxième acte), et sa jeune voix de mezzo est riche de belles promesses, tout comme celle d’<strong>Anaïs Constans, </strong>adorable autant qu’espiègle en Manoëla. Maître Péronilla trouve en <strong>Eric Huchet</strong> un interprète familier du répertoire offenbachien, où il excelle, rendant justice à ce personnage satisfait mais finalement attachant. Ses couplets du chocolat sont irrésistibles. <strong>Chantal Santon-Jeffery</strong> s’insère à merveille dans cet ensemble, et campe un Alvarès (autre rôle travesti) fougueux à souhait. Aucun des autres chanteurs de cette plantureuse distribution ne dépare l’ensemble, et l’on s’en veut de ne pas tous les citer. Une fois encore, on vérifie que la somme vaut plus que la simple addition des parties.</p>
<p>Les motifs de satisfaction, on l’aura compris, ne manquent pas, à l’écoute de ce <em>Maître Péronilla</em>. Il y a d’abord la jubilation, presque enfantine, que procure la découverte d’un opus jusque là inconnu du grand Jacques. S’y ajoute le bonheur de retrouver, intact et scintillant, l’esprit d’Offenbach, si bien servi par les forces vives du chant français : la ressource existe donc pour servir comme il le mérite ce répertoire. Il suffit donc de lui en offrir l’occasion. C’est ce que fait le Palazzetto Bru Zane, que l&rsquo;on encourage donc à persévérer dans cette noble et exaltante mission : il reste tant à faire !</p>
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		<title>Best of 2019</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 18:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.    Janvier 2019 Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350e année &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.</strong></p>
<hr />
<p> </p>
<p><strong> Janvier 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/opera_bastille_christian_leiber.jpg?itok=hql7AXYu" style="width: 150px; height: 97px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350<sup>e</sup> année avec fracas. Le retour sur scène des <a href="https://www.forumopera.com/les-troyens-paris-bastille-un-cheval-nomme-enee"><em>Troyens</em>, revus et corrigés par Dmitri Tcherniakov et dirigés par Philippe Jordan</a>, ne s’est pas contenté des huées du soir de la première : il a ébranlé durant tout le mois de janvier la lyricosphère qui a adoré le détester. Sans déchaîner autant les passions, le <a href="https://www.forumopera.com/il-primo-omicidio-paris-garnier-double-homicide-au-palais-garnier"><em>Primo omicidio</em> de Scarlatti à la sauce Castellucci </a>a lui aussi provoqué son lot de réactions mitigées. Un début d’année chargé aussi bien à Garnier qu’à Bastille – dont le bâtiment fêtait sa trentième année d’existence –, bientôt suivi par le feuilleton à rebondissements de la <a href="https://www.forumopera.com/actu/alexander-neef-dirigera-lopera-national-de-paris-des-2021">nomination d’Alexander Neef</a>.<br />
	Un vieux monsieur de 350 ans, l’Opéra de Paris ?</p>
<p><strong>Février 2019</strong></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmannrach_0.jpg?itok=ZoKbJxb6" style="width: 120px; height: 145px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /></a>Si le mois de février a vu sur scène les très rares <a href="https://www.forumopera.com/la-finta-pazza-dijon-ecouter-et-jubiler-avec-le-theatre"><em>Finta pazza</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/la-divisione-del-mondo-strasbourg-olympe-ton-univers-impitoyable"><em>Divisione del mondo</em></a>, ou encore les récitals remarqués de <a href="https://www.forumopera.com/recital-yusif-eyvazov-paris-gaveau-eyvazov-enflamme-gaveau">Yusif Eyvazov</a> et <a href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin">Vivica Genaux</a>, ce ne sont pas les spectacles qui ont le plus retenu l’attention des lecteurs de notre site. Ils passeraient presque inaperçus alors que Jonas Kaufmann domine l’actualité avec deux brèves en quelques jours, annonçant <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-apres-lacte-ii-lacte-iii">l’acte III de <em>Tristan</em> pour 2020</a> et faisant entendre sa <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">maîtrise de la voix de tête dans la Barcarolle </a><a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">des <em>Contes d’Hoffmann</em></a> ! A ses côtés, les espoirs d’entendre <a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-a-bordeaux-la-saison-prochaine">Anna Netrebko à Bordeaux</a> et <a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-adriana-lecouvreur-a-paris-en-2020">à Paris</a>, les <a href="https://www.forumopera.com/breve/edita-gruberova-adieux-a-lucia">adieux d’Edita Gruberova à Lucia</a> et les diverses <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-annulation-de-plus-pour-bryan-hymel">annulations de Bryan Hymel </a>: l’actualité lyrique revêt bien des formes, et ne se limite décidément pas à des comptes rendus et à des interviews.<br />
	La preuve – s’il en fallait une – qu’à l’opéra le spectacle n’est pas seulement dans la salle…</p>
<p><strong>Mars 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/javier_camarena_tonio_met_marty_sohl.jpg?itok=02t3lgJ8" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Que de ténors pour un seul mois ! Et quels ténors ! Mars guette fébrilement la présence de <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-chantera-chantera-pas-dans-la-forza">Jonas Kaufmann dans <em>La Forza del destino </em></a>à Londres et s’inquiète pour sa santé ; <a href="https://www.forumopera.com/breve/bonne-nouvelle-pour-les-fans-dalagna">Roberto Alagna montre des signes de fatigue dans <em>Otello</em></a> à Bastille et <a href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Aleksandrs Antonenko se voit contraint de renoncer à Samson à New York</a>… Chanter chaque jour à l’opéra ? « <em>Mais le gosier le plus flexible / Ne peut résister à cela !</em> » nous rappelle Saint-Phar dans <em>Le Postillon de Lonjumeau</em>. Tout auréolé de gloire, le ténor n’en est pas moins un homme : notre empathie et notre bienveillance devraient être à la hauteur de l’admiration que nous leur portons. Heureusement, de belles nouvelles viennent aussi parsemer le mois : le <a href="https://www.forumopera.com/breve/en-direct-du-met-camarena-dechaine-les-foules">triomphe de Javier Camarena</a> en Tonio au Metropolitan, le retour sur cette même scène de <a href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Gregory Kunde après douze ans d’absence</a>, et même un <a href="https://www.forumopera.com/breve/carnet-rose-jonas-kaufmann-est-papa">nouveau-né dans la famille Kaufmann</a> !<br />
	Décidément… <em>On ne peut pas résister à un ut !</em></p>
<p><strong>Avril 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/postillon_de_lonjumeau_stefan_brion.jpg?itok=7u4ZlsuN" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /> Avril voit la France sous le coup de l’émotion après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, nous rappelant que les chefs-d’œuvre du passé eux aussi sont fragiles et en péril. Un rappel également qu’il convient de saisir la beauté lorsqu’elle nous vient : une <a href="https://www.forumopera.com/cd/semiramide-feu-dartifices"><em>Semiramide</em> fabuleuse enregistrée par Mark Elder</a>, le <a href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re">retour du <em>Postillon de Lonjumeau</em> salle Favart</a>, une <a href="https://www.forumopera.com/la-damnation-de-faust-strasbourg-damour-lardente-larme"><em>Damnation de Faust</em> à l’affiche éblouissante</a>, le <a href="https://www.forumopera.com/manon-bordeaux-benjamin-bernheim-le-chevalier-supreme">duo Bernheim et Sierra à Bordeaux</a>, un premier <a href="https://www.forumopera.com/manon-massenet-paris-tce-nest-ce-plus-manon">des Grieux superlatif pour Juan Diego Flórez</a>, un <a href="https://www.forumopera.com/passion-selon-saint-jean-bwv-245-bach-paris-philharmonie-in-persona-christie">Reinoud van Mechelen stupéfiant d’émotion en Evangéliste</a>… Avril est le triomphe de la voix, qui vient mettre un peu de baume au cœur des auditeurs.<br /><em>Pour mieux sécher mes pleurs, que ta voix parle encore…</em></p>
<p><strong>Mai 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/logocarre_0.jpg?itok=Cuz-Tv1b" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />C’est en mai 1999 que Camille De Rijck inaugurait un site qui, s’il a évolué par sa forme au gré des mutations d’internet, demeure un repère favori des lyricomanes. Riche de multiples métamorphoses et de rédacteurs passionnés qui ont donné de leur temps et de leur plume tout au long de ces deux décennies d’existence ; riche de comptes-rendus, brèves et dossiers en tous genres ; riche enfin de lecteurs qui permettent à Forum Opéra de poursuivre son chemin avec toujours plus de succès. Un grand merci à tous !<br /><em>Nous n’avons encore que vingt ans</em>… mais sommes prêts à continuer vingt ans de plus ! La preuve ? Nos rédacteurs n&rsquo;ont pas cessé de parcourir l’Europe : une belle <a href="https://www.forumopera.com/die-walkure-naples-la-walkyrie-ou-la-metamorphose"><em>Walkyrie</em> napolitaine</a>, le <a href="https://www.forumopera.com/andrea-chenier-londres-roh-voix-grand-format">Chénier londonien de Roberto Alagna</a>, une <a href="https://www.forumopera.com/die-frau-ohne-schatten-vienne-staatsoper-incontournable-nina-stemme"><em>Femme sans ombre </em>viennoise</a> à la formidable distribution ou un <a href="https://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-berlin-deutsche-oper-noir-cest-noir"><em>Vaisseau fantôme</em> berlinois</a>… L’aventure se poursuit !</p>
<p><strong>Juin 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jacques_offenbach_andre_gill.jpg?itok=4S6CKLCL" style="width: 120px; height: 118px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Il n’en est pas fini des anniversaires pour 2019, loin de là : un 20 juin il y a 200 ans naissait notre Jacques Offenbach national… à Cologne ! L’occasion de (ré)entendre les chefs d’œuvre du roi de l’opérette mais aussi des raretés : <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage"><em>Les voyages de MM. Dunanan père et fils</em></a>, <a href="https://www.forumopera.com/maitre-peronilla-paris-tce-paris-plus-fin-que-bouffe"><em>Maître Peronilla</em></a>, <a href="https://www.forumopera.com/pomme-dapi-montpellier-festival-a-croquer"><em>Pomme d’Api</em></a>, ou encore le <a href="https://www.forumopera.com/madame-favart-paris-favart-retour-au-bercail-reussi">retour de <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique</a> ont réjoui les oreilles des auditeurs en ce bicentenaire. Autant de bulles de champagne distillées tout au long de l’année, accompagnées d’un <a href="https://www.forumopera.com/dossier/le-roi-offenbach-bach-que-lon-fete">dossier consacré au compositeur</a> mettant en lumière son goût éclectique pour la légèreté et le sérieux, le burlesque et l’héroïque, la tradition et la parodie, et toutes les formes d’entre-deux.<br />
	Un anniversaire dignement fêté, mais assombri par la<a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-franco-zeffirelli"> disparition de Franco Zeffirelli</a>, metteur en scène de légende dont les productions n’ont pas fini d’occuper la scène.</p>
<p><strong>Juillet 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/guillaume-tell_philippe_gromelle.jpg?itok=a8V5b_uR" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />L’été revient comme chaque année avec son lot de festivals, dont certains sortent l’opéra de la salle de concert – et de son confort. Un décor enchanteur ne suffit certes pas à adoucir les exigences du public, ce dont le festival d’Aix-en-Provence a fait les frais avec un <a href="https://www.forumopera.com/requiem-aix-en-provence-extinction-du-spectacle-vivant"><em>Requiem</em> de Mozart</a> et une <a href="https://www.forumopera.com/tosca-aix-en-provence-mort-et-naissance-dune-diva"><em>Tosca</em></a> dont les mises en scène ont provoqué des critiques véhémentes. Mais l’extérieur et le ciel étoilé ont évidemment leur magie, comme en témoignent un très beau <a href="https://www.forumopera.com/guillaume-tell-orange-un-enchantement-sous-les-etoiles"><em>Guillaume Tell</em> à Orange</a>, un <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-bregenz-ris-donc-paillasse"><em>Rigoletto</em> à Bregenz</a> avec sa marionnette monumentale, ou encore des <a href="https://www.forumopera.com/le-nozze-di-figaro-grenade-noces-dans-les-jardins-despagne"><em>Noces de Figaro</em> au cœur des jardins de l’Alhambra</a>. Difficile malgré tout d’éviter les caprices météorologiques, comme lorsque <a href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-beaune-rameau-sous-lorage">l’orage s’invite au milieu des <em>Indes Galantes</em></a> : en juillet, la nature reprend ses droits sur l’opéra !</p>
<p><strong>Août 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hector_berlioz_etienne_carjat.jpeg?itok=NYrJYzIp" style="width: 100px; height: 146px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Dans la série des anniversaires – on vous l’avait dit, 2019 fut une année festive ! – citons également les 150 ans de la mort d’Hector Berlioz. Si les hommages ont été nombreux, le mois d’août a connu deux soirées mémorables – un <a href="https://www.forumopera.com/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines"><em>Benvenuto Cellini</em> dirigé par John Eliot Gardiner</a> offrant une leçon de chant berliozien en la personne de Michael Spyres, et un <a href="https://www.forumopera.com/romeo-et-juliette-la-cote-saint-andre-un-romeo-russe-chez-hector"><em>Roméo et Juliette</em> sous la baguette inspirée de Valery Gergiev</a> – ainsi que la parution d’une <a href="https://www.forumopera.com/cd/la-damnation-de-faust-jardin-anglais-a-la-francaise"><em>Damnation de Faust</em> dirigée par Simon Rattle</a> et d’une <a href="https://www.forumopera.com/dvd/berlioz-la-mort-de-cleopatre-une-torche-sallume"><em>Mort de Cléopâtre</em> où éclot le talent de Lucile Richardot</a>. Un mois faste donc, qui offre plusieurs versions de référence à la discographie.<br />
	« <em>Mais révère en ton cœur et garde en ta mémoire / Et d’Enée et d’Hector les exemples de gloire</em> » écrivait Berlioz : les artistes étrangers rendent en tout cas un bel hommage à un génie français en attendant, qui sait, <a href="https://www.forumopera.com/breve/berlioz-au-pantheon-oui-mais-pourquoi-pas-offenbach">son entrée au Panthéon</a> ?</p>
<p><strong>Septembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/traviata_stone_charles_duprat.jpg?itok=2kcXcied" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Tout pluriséculaire qu’il est, l’opéra n’a pas oublié en ce mois de septembre de plonger à pieds joints dans la modernité. Avec une <a href="https://www.forumopera.com/la-traviata-paris-garnier-violetta-sur-les-reseaux-sociaux"><em>Traviata</em> à l’ère des réseaux sociaux</a>, des<em> <a href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide">Indes Galantes</a></em><a href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide"> à la sauce voguing</a>, un <a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette"><em>Don Carlos</em> en hôpital psychiatrique</a> et un<em> <a href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui">Idoménée</a></em><a href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui"> transposé comme il se doit</a>, les metteurs en scène nous rappellent – s’il en était besoin – à quel point l’opéra peut être brûlant d’actualité et miroir de notre temps. Que cela plaise ou déplaise, l’art lyrique ne semble pas avoir épuisé l’intérêt que les metteurs en scène lui portent – et c’est au moins une bonne nouvelle. Mais il se révèle aussi de son temps lorsqu’il est frappé par les débats qui agitent le monde contemporain, tels que les <a href="https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-new-york-cest-fini">accusations portées à l’encontre de Placido Domingo</a>, entraînant le chanteur à renoncer à se produire sur le sol américain dans <em>Macbeth</em>. L’opéra, un art définitivement 2.0.</p>
<p><strong>Octobre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jessye-norman_c.-friedman.jpg?itok=EOddCDgf" style="width: 150px; height: 98px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Il est des mois où le sort semble s’acharner : octobre est de ceux-là, voyant disparaître trois grands noms de la scène lyrique. Le <a href="https://www.forumopera.com/actu/jessye-la-consolatrice">décès de Jessye Norman</a> a ému la planète comme rarement lorsqu’une grande voix s’éteint. De la Marseillaise, la mort de Didon, les gospels enflammés ou son Elisabeth chez Wagner, chacun choisira sa madeleine. Nous ont quittés également<a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-rolando-panerai"> Rolando Panerai</a> – formidable Taddeo au disque auprès de l’Italienne de Teresa Berganza – et <a href="https://www.forumopera.com/actu/marcello-giordani-le-colosse-aux-pieds-dargile">Marcello Giordani</a>, ténor aux moyens éblouissants.<br />
	C’est sans conteste toujours une grande tristesse de perdre ces figures qui, au fil des concerts et des enregistrements, ont accompagné d’une manière ou d’une autre des moments de notre vie. Octobre fut donc, en quelque sorte, le mois des souvenirs et du temps qui passe.</p>
<p><strong>Novembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/prince_igor.jpg?itok=w3kIiMvP" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />En moins d’une semaine, l’actualité de notre site s’est trouvée bousculée par deux spectacles aux propositions dramaturgiques diamétralement opposées, et qui ont déchaîné les passions des lecteurs. D’un côté des <a href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-paris-tce-strehler-bis"><em>Noces de Figaro</em> vues par le cinéaste James Gray</a>, partisanes d’un classicisme et d’une tradition comme on n’en voit plus guère sur nos scènes ; de l’autre un <a href="https://www.forumopera.com/le-prince-igor-paris-bastille-fais-moi-mal-barrie"><em>Prince Igor</em> par Barrie Kosky</a>, résolument ancré dans le monde contemporain et assumant un propos politique. Nous voici à une époque charnière pour les metteurs en scène, mus par leur désir de réinvention mais se heurtant aux résistances d’une partie du public. Si la question n’est pas tout à fait nouvelle, le hasard de la programmation des scènes parisiennes a pourtant fait surgir à cette occasion un débat d’une rare violence sur notre forum.<br />
	Après <em>prima la musica</em> ou <em>prime le parole</em> et après la querelle des Bouffons, peut-être la mise en scène sera-t-elle le sujet de la nouvelle grande querelle de l’opéra ?</p>
<p><strong>Décembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1_fortunio_dr_stefan_brion_0.jpg?itok=FbpkYhxP" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="© Stefan Brion" />Grèves obligent, la vie musicale s’est vue perturbée et ralentie en ce mois de décembre. Annulations en série – notamment à l’Opéra de Paris –, salles moins remplies, inquiétudes et attente ont été le lot de cette fin d’année, assombrie également par le <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-peter-schreier-levangeliste-sest-tu">décès du ténor Peter Schreier</a>, fervent interprète de Bach aussi bien que de Mozart et de Lieder.</p>
<p>Heureusement, de magnifiques spectacles viennent illuminer ces temps troublés : un <a href="https://www.forumopera.com/fortunio-paris-favart-beau-ainsi-quune-promesse"><em>Fortunio </em>plein de poésie</a> à l’Opéra Comique, un <a href="https://www.forumopera.com/il-pirata-madrid-la-came-du-lyricomane"><em>Pirata </em>à Madrid</a> au casting éblouissant, le <a href="https://www.forumopera.com/die-tote-stadt-munich-jonas-kaufmann-nouvelle-etape-nouveau-triomphe">triomphe de Jonas Kaufmann</a> dans <em>Die tote Stadt</em> à Munich… Quant aux malheureux lyricomanes immobilisés loin des salles de concert, ils ont pu se consoler en retrouvant, au DVD, <a href="https://www.forumopera.com/dvd/die-entfuhrung-aus-dem-serail-on-refait-tout-comme-avant"><em>L’Enlèvement au sérail</em> mythique de Giorgio Strehler</a> et en lisant les <a href="https://www.forumopera.com/livre/maria-callas-lettres-et-memoires-chere-madame-callas-chere-maria">lettres de Maria Callas rassemblées par Tom Volf</a>.</p>
<p> </p>
<p>En attendant de voir ce que l’année 2020 nous réserve, belle fin d’année à tous !</p>
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		<title>OFFENBACH, Maître Peronilla — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/maitre-peronilla-paris-tce-paris-plus-fin-que-bouffe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 19:51:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est avec une rareté, signée Offenbach, Maître Péronilla, sous-titrée La femme aux deux maris, que le Palazetto Bru Zane ouvre la septième édition de son festival à Paris. Mise à l’affiche en mars 1878, cette œuvre devait, dans l’esprit du compositeur, le faire renouer avec le succès qui, depuis Les Brigands, semblait quelque peu s’étioler. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec une rareté, signée <strong>Offenbach, </strong><em>Maître Péronilla,</em> sous-titrée <em>La femme aux deux maris, </em>que le Palazetto Bru Zane ouvre la septième édition de son festival à Paris.<em> </em>Mise à l’affiche en mars 1878, cette œuvre devait, dans l’esprit du compositeur, le faire renouer avec le succès qui, depuis <em>Les Brigands</em>, semblait quelque peu s’étioler. Pour ce faire, il s’employa à décupler son génie comique et musical, dans une histoire abracadabrantesque de son cru, puisque derrière la figure de l’énigmatique Monsieur X, auteur du livret, se dissimulait en réalité, non sans facétie, Offenbach. Quiproquos et  travestissements, autant d’ingrédients que ce dernier sait faire mijoter dans la grande marmite de sa créativité. Hélas, la recette ne saura pas exciter les papilles du public. Au succès en demi-teinte, s’ajouteront des démêlés judiciaires pour le plagiat allégué d&rsquo;une pièce de théâtre d&rsquo;Oswald et Lévy. Dans ce contexte, <em>Maître Péronilla</em> se meurt avant d’avoir existé. L’œuvre disparaît et ne réapparaîtra plus. Il est vrai aussi que cet opus Offenbachien réclame une distribution nombreuse et riche en diverses tessitures, ce qui ne facilitera pas sa résurrection. Autant dire que la version concert présentée hier soir au Théâtre des champs Elysées, sous l’impulsion du Palazzetto Bru Zane, tient du miracle et justifiait ainsi une captation sur le vif pour une diffusion radiophonique sur France Musique le 23 juin prochain.</p>
<p><em>Maître Péronilla</em> repose sur un comique de situation aux rocambolesques rebondissements. Entre la belle Manoëla, fille du Maître chocolatier Péronilla, et la mûrissante Léona, le Maître de chapelle Alvarès, a choisi la première. Léona parvenant cependant à éloigner celui-ci, Manoëla se croit abandonnée et finit par épouser le vieux Guardona devant notaire. Toutefois, ses cousins (dont le clerc Frimouskino) la protègent et après signature de l’acte notarié parviennent à substituer Alvarès, de retour pour le mariage religieux, à Guardona. Manoëla se retrouve alors avec deux maris. Accusée de bigamie, elle ne tarde pas d’être arrêtée et tous les protagonistes de l’affaire sont alors attraits devant le tribunal. Au cours du procès, Maître Péronilla, plein de verve, se lance dans une plaidoirie fleuve en faveur de sa fille et obtient, par un fin subterfuge, l’annulation du mariage civil. Qualifiée à tort d’espagnolade, cette opérette ne porte en elle que peu de l’âme hispanique à l’exception d’une ouverture parcimonieusement ponctuée de castagnettes et de <em>La</em> <em>Malagueña</em> du deuxième acte. On retient surtout ici les airs raffinés drapés dans une orchestration chatoyante, mais qui n’est à aucun moment habitée par cette amplitude, ce tourbillon de folie qui emporte tout, marque des grandes opérettes.</p>
<p>Pour donner corps à cette œuvre oubliée, le Palazzetto Bru Zane, s’est adjointe une kyrielle de  chanteurs talentueux. Mais l’absence sur scène d&rsquo;une réelle interaction entre les artistes, confinés derrière leur pupitre, prive leur jeu d’efficacité et les met en difficulté pour donner expressivité et présence à leurs personnages. Ils ne sont certes pas aidés dans cette tâche par une histoire dont les ressorts comiques peinent à convaincre, en dépit de quelques dialogues percutants. L’œuvre aurait sans nul doute gagné en dimension dans l’écrin d’une mise en scène dynamique plutot que dans la posture figée d’une version concert. Au-delà de ces réserves, <em>Maître Péronilla</em> est servie ici par une distribution de belle tenue, <strong>Véronique Gens </strong>en tête, laquelle ne cesse de nous enchanter depuis ses débuts sur les rives du baroque. Sa voix a désormais gagné ampleur et puissance mais sans pour autant perdre ce timbre pur qui lui a permis de passer de la Didon de Purcell aux grandes héroïnes du répertoire romantique. Doté d’aigus percutants et de graves délicatement cuivrés, avec une impressionnante palette de couleurs, toujours intelligemment utilisée, la soprano capte l’attention. Les qualités de diseur de <strong>Tassis Christoyannis</strong> font ici merveille. L&rsquo;aigu précis, percutant, emplit la salle sans jamais être forcé. Il alterne à merveille les intonations narquoises et les ondulations romanesques. Il est  surtout particulièrement réjouissant de voir avec quelle maestria un artiste grec est capable de défendre l&rsquo;art du chant français. <strong>Anaïs Constans</strong> se distingue par la rondeur de sa voix et son engagement dans le rôle Manoëla. <strong>Chantal Santon-Jeffery, </strong>pourtant à contre-emploi en Alvarès, s&rsquo;illustre autant par la pureté aérienne qu&rsquo;un  timbre clair d&rsquo;une voix qui s’élance fièrement jusque dans les notes d’ornement les plus aiguës. <strong>Antoinette Dennefeld, </strong>qui vient d’interpréter une magnifique Carmen à Dijon, est aisée dans l’aigu et séduisante dans les graves ronds et chaud. Le ténor <strong>Eric Huchet</strong> est un magnifique récitant et confère au truculent Péronilla sa voix sonore et chaleureuse, toujours claire, colorée, intelligible. Le reste de la distribution est également de belle facture avec une mention spéciale pour le toujours impeccable <strong>François Piolino </strong>succulent Guardona,  le ténor franco-congolais <strong>Patrick Kabongo</strong> qui séduit d’emblée par son agilité et sa volubilité d’authentique rossinien et <strong>Jérome Boutillier, </strong>mordant dans la diction et à l’instrument parfaitement timbré. </p>
<p>L’orchestre de Radio France sous la direction <strong>Markus Poschner </strong>s’illustre ici par l’engagement et la précision dans l’exécution. Toutefois, l’approche du chef allemand manque d’une pointe de pittoresque qui aurait conféré plus de chatoyance et de générosité à cette partition, certes élégante, mais dépourvue de la verve irrévérencieuse propre au genre. Cette résurrection, dans la parenthèse d’un soir, a l’évident mérite de la redécouverte d’une œuvre dite « oubliée », mais peut-être pas aussi injustement qu’on pouvait le penser&#8230;</p>
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		<title>Maître Peronilla ouvre le 7e Festival Palazzetto Bru Zane Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/maitre-peronilla-ouvre-le-7e-festival-palazzetto-bru-zane-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2019 14:59:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D’après Jean-Claude Yon*, Maître Peronilla, créé le 13 mars 1878 aux Bouffes-Parisiens, « peut être compté au nombre des meilleures partitions d’Offenbach quoique parmi les plus oubliées ». L’Espagne, souvent choisie par le compositeur de La Périchole pour taquiner l’Impératrice Eugénie sur ses origines, lui a toujours porté chance. Tel ne fut pas le cas cette fois-ci, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>D’après Jean-Claude Yon*, <em>Maître Peronilla</em>, créé le 13 mars 1878 aux Bouffes-Parisiens,<em> « peut être compté au nombre des meilleures partitions d’Offenbach quoique parmi les plus oubliées</em> ». L’Espagne, souvent choisie par le compositeur de <em>La Périchole</em> pour taquiner l’Impératrice Eugénie sur ses origines, lui a toujours porté chance. Tel ne fut pas le cas cette fois-ci, malgré une critique plutôt favorable. Le succès d’ouvrages rivaux – <em>Le Petit duc</em>, <em>Les Cloches de Corneville</em>… – compromit les recettes. En dépit des couplets du chocolat, bissés le soir de la première, de la ballade de la belle Espagnole ou encore de la romance d’Alvarès, <em>Maître Peronilla</em> ne dépassa pas la 50<sup>e</sup> représentation. En quête permanente de raretés à exhumer, le Palazzetto Bru Zane a arrêté son choix sur cet opéra-bouffe injustement méconnu pour marquer le bicentenaire de la naissance du Grand Jacques. Une version de concert au Théâtre des Champs-Elysées, samedi prochain, 1<sup>er</sup> juin, ouvrira le 7<sup>e</sup> Festival Palazzetto Bru Zane Paris. Dix-sept solistes, certains incontournables (<strong>Eric Huchet</strong> en Peronilla) , d&rsquo;autres inattendus dans ce répertoire (<strong>Tassis Christoyannis</strong> !) seront placés sous la direction de <strong>Markus Poschner</strong> à la tête de l’Orchestre National de France et du Chœur de Radio France. Jusqu&rsquo;au 30 juin, une dizaine de rendez-vous compose un programme dont les mots d&rsquo;ordre sont rire et gaité. Si fantaisiste soit-il, Offenbach n&rsquo;a pas l&rsquo;apanage de la bonne humeur. D&rsquo;autres compositeurs seront à l’honneur de cette édition 2019. Citons par exemple <em>Mam’zelle Nitouche,</em> opérette du véritable inventeur du genre, Florimond Roger dit Hervé, dans la mise en scène de <strong>Pierre-André Weitz</strong> les 7, 9, 10, 11, 12, 14 et 15 juin au Théâtre Marigny. Plus d’informations sur <a href="https://www.bru-zane.com/fr/festival-palazzetto-bru-zane-a-parigi/">bru-zane.com</a>.</p>
<p>* Jean-Claude Yon, <em>Offenbach</em> (NRF Biographies, Gallimard, 2000)</p>
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		<title>Bicentenaire de la naissance d’Offenbach : début des réjouissances</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bicentenaire-de-la-naissance-doffenbach-debut-des-rejouissances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Aug 2018 08:36:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2019 marquera le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (né le 20 juin 1819 à Cologne). Si, contrairement à Berlioz, le Ministère de la culture n’a pas encore annoncé la création d’un comité dédié, les réjouissances s’organisent déjà. Les Fées du Rhin à Tours, La Périchole à Bordeaux mais aussi Offenbach Colorature, un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0px 0px 10.66px;">L’année 2019 marquera le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (né le 20 juin 1819 à Cologne). Si, <a href="https://www.forumopera.com/breve/anniversaire-de-la-mort-de-berlioz-commemorations-en-vue"><u>contrairement à Berlioz</u></a>, le Ministère de la culture n’a pas encore annoncé la création d’un comité dédié, les réjouissances s’organisent déjà. <em><a href="https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour"><u>Les Fées du Rhin</u></a></em><a href="https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour"><u> à Tours</u></a>, <em><a href="https://www.forumopera.com/breve/2018-19-un-millesime-charpente-pour-lopera-national-de-bordeaux"><u>La Périchole</u></a></em><a href="https://www.forumopera.com/breve/2018-19-un-millesime-charpente-pour-lopera-national-de-bordeaux"><u> à Bordeaux</u></a> mais aussi <em>Offenbach Colorature</em>, un florilège d’airs pour colorature par <strong>Jodie Devos</strong> en Belgique, Italie et France, n’attendront pas l’année prochaine pour lancer les festivités. A Venise, en son fief, le Palazzetto Bru Zane (PBZ) propose du 29 septembre au 28 octobre 2018 un festival de musique de chambre et d’extrait d’œuvres. Le PBZ encore mènera la danse en juin 2019, avec le 1<sup>er</sup> <em>Maître Peronilla</em> Théâtre des Champs-Elysées, <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique du 20 au 30, et un colloque consacré au compositeur. Côté publications : Actes Sud prévoit l’édition d’un recueil de la correspondance tandis que <em>La Perichole</em> et <em>Offenbach Colorature</em> feront l’objet d’un disque. Espérons qu’il ne s’agit là que d’un début… Offenbach mérite encore plus.</p>
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