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	<title>Patrice CHEREAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Patrice CHEREAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>« Richard Peduzzi. Perspective », une exposition parisienne pour amateurs d’opéra (mais pas seulement)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/richard-peduzzi-perspective-une-exposition-parisienne-pour-amateurs-dopera-mais-pas-seulement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 06:53:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Les bijoux de scène de l’Opéra de Paris, c&#8217;est l’autre exposition parisienne en lien avec l’art lyrique cette saison : à la Galerie des Gobelins jusqu’au 31 décembre, « Richard Peduzzi. Perspective » offre une rétrospective des créations de ce scénographe et designer connu pour sa collaboration avec Patrice Chéreau. Décors de théâtre et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec <a href="https://www.forumopera.com/les-bijoux-de-scene-de-lopera-de-paris-la-verite-par-le-faux/">Les bijoux de scène de l’Opéra de Paris</a>, c&rsquo;est l’autre exposition parisienne en lien avec l’art lyrique cette saison : à la Galerie des Gobelins jusqu’au 31 décembre, « Richard Peduzzi. Perspective » offre une rétrospective des créations de ce scénographe et designer connu pour sa collaboration avec <strong>Patrice Chéreau</strong>. Décors de théâtre et d’opéras, peintures, dessins, mobilier et objets sont présentés dans un parcours couvrant plus de 50 ans de carrière. Seul regret, une documentation succincte et l’absence de témoignages sonores. Des vidéos du <em>Ring </em>du centenaire ou d’<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre/">Elektra</a></em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre/"> à Aix-en-Provence</a>, auxquels Peduzzi participa, auraient apporté une dimension supplémentaire aux maquettes exposées. (<a href="https://www.mobiliernational.culture.gouv.fr/fr/expositions-et-evenements/richard-peduzzi-perspective-mobilier-decors-dessins">Plus d’informations</a>)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Questionnaire de Proust : Louis Langrée : « Mon pire souvenir fut d’arriver en retard à l’opéra alors que je devais être dans la fosse ».</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-louis-langree-mon-pire-souvenir-fut-darriver-en-retard-a-lopera-alors-que-je-devais-etre-dans-la-fosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 05:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Louis LANGREE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ? Pelléas et Mélisande à l’Opéra de Lyon, mis en scène par Pierre Strosser, et dirigé par John Eliot Gardiner. (mais aussi Written on skin de George Benjamin (Katie Mitchell) ou encore Elektra (Salonen/Chéreau) à Aix-en-Provence.   Mon pire souvenir dans un opéra ? À l’Opéra de Dresde, où je dirigeais une série &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><strong>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra</strong> <strong>?</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>Pelléas et Mélisande</i> à l’Opéra de Lyon, mis en scène par Pierre Strosser, et dirigé par John Eliot Gardiner. </span><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">(mais aussi <i>Written on skin</i> de George Benjamin (Katie Mitchell) ou encore<i> Elektra </i>(Salonen/Chéreau) à Aix-en-Provence.</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><strong>Mon pire souvenir dans un opéra</strong> ?</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><span style="color: black;">À</span> l’Opéra de Dresde, où je dirigeais une série de représentations de <i>Don Giovanni</i>. Entre deux représentations, je m’étais rendu à Londres ; au retour, j’ai oublié de changer l’heure de ma montre (il y a une heure de décalage en Londres et l’Europe occidentale). Un quart d’heure avant le début de la représentation, j’ai été appelé par le régisseur de la Staatskapelle, inquiet de ne pas me voir : « Maestro, vous dirigez l’Ouverture dans 15 minutes ». Stupeur, panique… J’ai enfilé ma queue de pie à toute allure, et ai foncé vers le théâtre. Je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie. Je suis arrivé hors d’haleine, et nous avons commencé avec trois minutes de retard… Au pupitre, mon taux d&rsquo;adrénaline était si haut que j’ai cassé deux baguettes pendant le premier acte, et ai fini la représentation à mains nues ! </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le film qui a changé ma vie ?</span></strong></div>
<div><em><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Rocco et ses frères</span></em></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le chanteur ou/et la chanteuse du passé que j’aurais aimé diriger.</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Mary Garden, Georges Thill, Robert Massard,</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><strong>Mon plus grand moment de grâce face à une œuvre d’art</strong>. </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La Valse de Camille Claudel</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La ville où je me sens chez moi ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Paris</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La ville qui m’angoisse ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Tokyo</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Ce qui, dans mon pays, me rend le plus fier ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">L’attention portée par l’Etat à la culture</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Mon pire souvenir pendant une représentation ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Je dirigeais <i>Carmen</i> au MET. Les enfants devaient entrer en scène sur une tournette dont le moteur s’est bloqué. Entre eux et moi, un grand mur&#8230; Je n’entendais rien sur le plateau, et eux n’entendaient pas l’orchestre. Lorsqu’ils sont enfin arrivés à l&rsquo;avant-scène après avoir contourné le mur, j’ai réalisé que nous avions plus d&rsquo;une mesure de décalage… J’ai fait un signe rapide à l’orchestre et les musiciens ont immédiatement sauté, dans un ensemble parfait, une mesure et demie pour se raccorder au plateau !</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le chef d’opéra qui m’a le plus appris en l’observant ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">James Levine </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">L’œuvre lyrique la plus périlleuse qu’il m’ait été donné de diriger ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Celle que je dirige en ce moment : <i>l’Heure espagnole</i> de Ravel</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Si je pouvais apprendre un instrument du jour au lendemain, lequel serait-il ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le violoncelle</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Un opéra dont j’aurais rêvé d’être le créateur ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>Pelléas et Mélisande</i> de Debussy</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Le compositeur auquel j’ai envie de dire “mon cher, ta musique n’est pas pour moi” ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Paul Hindemith</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><b>QUESTION AJOUTEE</b> : Une légende disparue que vous avez aimé diriger </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Renata Scotto (<i>La voix humaine</i>  à Amsterdam)</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><b>QUESTION AJOUTEE</b> : une œuvre que je n’ai jamais dirigée et que j’aimerais diriger</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>Parsifal </i></span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i> </i></span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Si l’étais un Lied ou une Mélodie.</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>L’invitation au voyage</i> d’Henri Duparc </span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Mon plus fort souvenir historique des 40 dernières années.</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">La chute de Mur de Berlin.</span></div>
<div></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">L’œuvre que je ne dirigerai plus jamais ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"><i>L&rsquo;Élixir d&rsquo;amour</i> de Donizetti</span></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><strong><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Ma devise ?</span></strong></div>
<div><span style="font-family: Aptos,sans-serif; font-size: small;">Je n’en ai pas, mais j’ai grandi en passant chaque jour devant une devise peinte sur le clavecin de mon père : <i>Esse quam videri </i></span></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Patrice Chéreau, irrésistiblement vivant</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/patrice-chereau-irresistiblement-vivant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 05:30:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dix ans déjà que Patrice Chéreau a quitté ce monde. Et peut-être que ce que dit Dominique Blanc dans le documentaire consacré au metteur en scène en ce moment sur Arte.tv est vrai : plus jamais personne n’a dirigé de cette façon-là après lui. Chéreau s’approchait au plus près des acteurs et les emmenait quelque &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dix ans déjà que Patrice Chéreau a quitté ce monde. Et peut-être que ce que dit Dominique Blanc dans le documentaire consacré au metteur en scène en ce moment sur Arte.tv est vrai : plus jamais personne n’a dirigé de cette façon-là après lui. Chéreau s’approchait au plus près des acteurs et les emmenait quelque part. Pour nous qui n’avons pas eu la chance de le connaître de son vivant, le documentaire de Marion Stalens nous donne à voir un homme à ce point passionné de théâtre qu’il en a fait une véritable façon de vivre. Né d’un père peintre et d’une mère dessinatrice, Chéreau grandit en arpentant les salles du Louvre à la rencontre des tableaux de maître sous le regard exigeant de son père, et c’est très tôt qu’il ressent l’envie de fabriquer des spectacles, avec cette obsession de l’excellence mais aussi un militantisme certain, porté par Brecht et le Berliner Ensemble sans oublier Giorgio Strehler pour qui l’art avait le pouvoir de changer le monde. Lui aussi veut changer le monde. Et pour cela, il sait qu’il lui faut prendre le pouvoir. C’est ainsi qu’il dirigera des théâtres, révolutionnera la direction d&rsquo;acteurs, au théâtre, au cinéma comme à l&rsquo;opéra, travaillant sur les corps, cherchant à révéler la part sombre des hommes et la dimension politique des textes. Chéreau marquerait ainsi l&rsquo;entrée dans l&rsquo;ère du metteur en scène souverain. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Cette prise de pouvoir-là n’a rien d’une volonté de devenir un officiel de la Cour. Rien non plus d&rsquo;une volonté de dominer pour écraser les autres. Quand on lui propose l’Odéon, il choisit les Amandiers, au plus près des spectateurs qui ne sont pas habitués à aller au théâtre. Pour lui, le théâtre devait être nécessité sinon rien. : <em>«</em> Je me méfierai toujours de quelqu’un qui pense que c’est absolument naturel de faire du théâtre aujourd’hui. Ça n’a plus rien de naturel. Il faut que ça ait un sens, il faut qu’il y ait une sorte de rareté sublime qui fasse que ça vaille le coup. Il faut que les choses qui sont dites ne puissent être dites que par ce moyen-là.<em> »</em> L’exigence, toujours. La clairvoyance et cette probité qui l&rsquo;encline à essayer de ne pas se mentir. Cet homme qui avait le goût du risque et cette soif de réinvention permanents était aussi en proie au doute. Engagé mais pas figé, il avançait continuellement : <em>« </em>Ce qui m’intéresse c’est de penser qu’un jour, j’y arriverai.<em> »</em> Patrice Chéreau nous manque, parce qu’en plus de fabriquer des spectacles, il fabriquait de la pensée. Et l&rsquo;on a besoin aujourd&rsquo;hui d’êtres qui fabriquent de la pensée comme lui.</p>
<p><em>Patrice Chéreau, Irrésistiblement vivant</em>, documentaire de Marion Stalens (Fr., 2023, 90 min). <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/107087-000-A/patrice-chereau-irresistiblement-vivant/">Sur Arte.tv, jusqu’au 30 décembre</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Waltraud Meier fait ses adieux à la Scala de Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/waltraud-meier-fait-ses-adieux-a-la-scala-de-milan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 9 janvier prochain, ce ne sera pas seulement l&#8217;anniversaire de Waltraud Meier ; ce jour sonnera aussi, pour la mezzo-soprano allemande, l&#8217;heure des adieux avec le public et les planches de la Scala de Milan, à l&#8217;issue d&#8217;un récital en duo avec la basse Günther Groissböck. Si la carrière de Waltraud Meier reste indissociablement &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 janvier prochain, ce ne sera pas seulement l&rsquo;anniversaire de <strong>Waltraud Meier</strong> ; ce jour sonnera aussi, pour la mezzo-soprano allemande, <a href="https://volksblatt.at/deutsche-sopranistin-meier-mit-abschiedskonzert-an-der-scala/">l&rsquo;heure des adieux avec le public et les planches de la Scala de Milan</a>, à l&rsquo;issue d&rsquo;un récital en duo avec la basse <strong>Günther Groissböck</strong>. Si la carrière de Waltraud Meier reste indissociablement liée aux opéras de Munich, de Vienne ou au Festival de Bayreuth, ses liens avec la Scala n&rsquo;en sont pas moins étroits : après des débuts <em>in loco </em>plutôt confidentiels en 1987, dans la Dame du <em>Cardillac </em>de Paul Hindemith, Waltraud Meier est régulièrement revenue à l&rsquo;affiche dans des rôles de plus en plus prestigieux (Leonore de <em>Fidelio, </em>Marie de <em>Wozzeck</em>) et pour de nombreux concerts. Appréciée par <strong>Riccardo Muti</strong>, qui l&rsquo;enrôle régulièrement dans ses incursions wagnériennes au cours des années 1990, elle aura même eu l&rsquo;honneur d&rsquo;officier plus d&rsquo;une fois à la traditionnelle soirée d&rsquo;inauguration de la Saint-Ambroise, en Sieglinde (<em>La Walkyrie</em>), en Kundry (<i>Parsifal</i>), et bien sûr en Isolde, dans une bouleversante composition pour <strong>Patrice Chéreau</strong> et <strong>Daniel Barenboim</strong>. Le programme du 9 janvier, qui sera composé de mélodies de Hans Rott, Anton Bruckner et Hugo Wolf, s&rsquo;achèvera par des pages de Gustav Mahler, notamment un « Urlicht » qui devrait faire couler quelques larmes dans la salle&#8230; Compte-rendu à suivre sur Forum Opéra !</p>
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			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Elektra — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-streaming-aix-en-provence-on-se-leve-tous-pour-electre-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/on-se-lve-tous-pour-electre-streaming/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de Elektra au Festival d&#8217;Aix-en-Provence (visible jusqu&#8217;au 5 août 2020), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 13 juillet 2013.  C&#8217;est debout,comme le soir de la première, que le public salue la deuxième représentation d&#8217;Elektra au Festival d&#8217;Aix-en-Provence. Passée l&#8217;émotion, desserrée l&#8217;étreinte &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-streaming-aix-en-provence-on-se-leve-tous-pour-electre-streaming/"> <span class="screen-reader-text">STRAUSS, Elektra — Aix-en-Provence</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="15" summary="">
<tbody>
<tr>
<td> </td>
<td>
<p><strong style="font-size: 14px;text-align: justify">A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>Elektra</em> au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence (<a href="https://www.arte.tv/fr/videos/049231-000-A/elektra-par-patrice-chereau/">visible jusqu&rsquo;au 5 août 2020</a>), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 13 juillet 2013. </strong></p>
<hr />
<p>C&rsquo;est debout,comme le soir de la première, que le public salue la deuxième représentation d&rsquo;<em>Elektra </em>au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence. Passée l&rsquo;émotion, desserrée l&rsquo;étreinte qui, le spectacle durant, prend à la gorge, demeure le souvenir d&rsquo;un de ces miracles d&rsquo;opéra où interprétation musicale, vocale et théâtrale se rencontrent puis se confondent au même niveau d&rsquo;accomplissement.</p>
<p>					On se doutait que la tragédie de Sophocle décapée au Kärcher psychanalytique par Hofmannsthal inspirerait<strong> Patrice Chéreau</strong>, lui dont le travail n&rsquo;aime rien tant qu&rsquo;exacerber la violence des sentiments. Sa mise en scène, illustrative, reste fidèle à l&rsquo;esprit du livret plus qu&rsquo;elle ne lui obéit. En phase avec notre époque éprise de paradoxe, elle se plaît à ne rien cacher tout en suscitant l&rsquo;interrogation. Les assassinats de Clytemnestre puis d&rsquo;Egisthe ont lieu sous nos yeux. A la fin de l&rsquo;opéra, Elektra ne meurt pas, ou du moins ne semble pas mourir, mais reste assise, les yeux grands ouvertes, comme pétrifiée. De joie ? D&rsquo;horreur ? De douleur ? Peu importe. Ces quelques libertés prises avec un synopsis qui laisse peu de place à l&rsquo;implicite relèvent de l&rsquo;anecdote. L&rsquo;essentiel est ailleurs, dans l&rsquo;étude du geste réglé sur les mots et la musique jusqu&rsquo;à ne former qu&rsquo;un, dans la sculpture du mouvement qui fait du drame lyrique de Richard Strauss un vaste ballet mortifère. La force de ce travail tient à la manière dont il est entrepris, non pas indépendamment des interprètes mais en intégrant leur personnalité à la composition afin que rien ne semble artificiel.</p>
<p> </p>
<p>					<img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="301" src="/sites/default/files/styles/large/public/elek3.jpg?itok=vTpDfbch" title="© IPTC P. Victor" width="400" /><br />
					© IPTC P. Victor</p>
<p>					Aurait-on pu envisager Clytemnestre séduisante si elle avait été confiée à une autre que <strong>Waltraud Meier</strong> ? La mezzo-soprano allemande lui prête sa beauté froide, sa silhouette élégante sanglée dans une robe noire et une voix dont l&rsquo;aigu encore tranchant contraste avec le grave moins évident, utilisé pour insinuer plutôt qu&rsquo;asséner, à l’opposé de ces reines au masque d&rsquo;épouvante que l&rsquo;on a coutume de distribuer dans le rôle. Aurait-on pu faire d&rsquo;Elektra cette furie adolescente sans une soprano de l&rsquo;envergure d&rsquo;<strong>Evelyn Herlitzius</strong> ? Possédée, la soprano allemande ne se contente pas d&rsquo;incarner la princesse avec la longueur et la puissance vocales inhumaines que requiert la partition. Elle l&rsquo;habite avec l&rsquo;opiniâtreté et l&rsquo;énergie qui caractérisent le personnage tandis que le chant supporte sans flancher les coups de boutoir d&rsquo;une écriture meurtrière. Moins investie scéniquement parce qu&rsquo;il est impossible de faire autant, <strong>Adrianne Pieczonka</strong>, l&rsquo;aigu inépuisable, épouse de la même façon, sans faillir, tous les contours vocaux de Chrysothemis. Seul face à ces trois mégères non apprivoisées, <strong>Mikhail Petrenko</strong> en Oreste tempère d&rsquo;un timbre de bronze les excès de ses partenaires, faisant de son duo avec Elektra un moment de répit salvateur.<br />
					Les seconds rôles ne déparent pas les premiers, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des cinq servantes, de l&rsquo;Egisthe de <strong>Tom Randle </strong>ou des glorieux vétérans que sont <strong>Donald McIntyre</strong> et <strong>Franz Mazura</strong>, déjà à l&rsquo;affiche du <em>Ring</em> légendaire mis en scène par Patrice Chéreau à Bayreuth, et dont les noms tracent entre le passé et le présent comme un arc de triomphe.</p>
<p>					A la tête d&rsquo;un Orchestre de Paris transcendé,<strong> Esa-Pekka Salonen</strong> est l&rsquo;autre triomphateur de la représentation. A l&rsquo;instar de la mise en scène et des chanteurs, sa direction prend aux tripes, équilibrée, précise et, alors que l&rsquo;on pense avoir atteint les limites du maelström sonore, capable de pousser l&rsquo;intensité un cran plus loin, jusqu&rsquo;à nous laisser, à la fin de l&rsquo;opéra, pantelant et debout.</p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/049231-000-A/elektra-par-patrice-chereau/">Voir la vidéo</a>
</td>
<td> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>STRAUSS, Elektra — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-streaming-new-york-etrange-sensations-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 10:11:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/etrange-sensations-streaming/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming d&#8217;Elektra au Metropolitan Opera (visible jusqu&#8217;au 21 avril, 23h30), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 14 avril 2016.  A propos d&#8217;Elektra dans la mise en scène de Patrice Chéreau, lire aussi les comptes rendus de : la première à Aix-en-Provence en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion de <a href="https://metoperafree.brightcove.services/?videoId=6150398610001">la rediffusion en streaming d&rsquo;<em>Elektra </em>au Metropolitan Opera</a> (visible jusqu&rsquo;au 21 avril, 23h30), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 14 avril 2016. </p>
<p>A propos d&rsquo;<em>Elektra</em> dans la mise en scène de Patrice Chéreau, lire aussi les comptes rendus de :</p>
<ul>
<li><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">la première à Aix-en-Provence en juillet 2013</a></li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/elektra-berlin-patrice-chereau-toujours-vivant">la retransmission sur grand écran en direct de New York en mai 2016</a></li>
<li>l<a href="https://www.forumopera.com/elektra-berlin-patrice-chereau-toujours-vivant">a reprise à Berlin en octobre 2016</a></li>
</ul>
<hr />
<p>Etranges sensations pour le spectateur européen venu à New York pour voir ou revoir cette production uppercut d’<em>Elektra</em> du Festival d’Aix-en-Provence (<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">lire le compte-rendu de Christophe Rizoud</a>). Une production devenue depuis le testament de <strong>Patrice Chéreau</strong>, et que, dans la longue liste des théâtres associés, le Metropolitan Opera accueille parmi les derniers. Dès le départ, Peter Gelb avait voulu que le rôle titre soit interprété par <strong>Nina Stemme</strong>, trop longtemps éloignée de la scène du Lincoln Center. Revenue à l’occasion d’un cycle de <em>Turandot </em>de répertoire en janvier, la voici tête d’affiche d’une nouvelle production qui échoit à <strong>Vincent Huguet</strong>. Une collaboration préparée de longue date <a href="http://www.forumopera.com/actu/nina-stemme-je-peux-etre-coriace">comme la soprano suédoise nous l’expliquait en avril 2015</a>. Autour d’elle, une grande partie de l’équipe artistique d’Aix a fait le voyage, à commencer par <strong>Adrianne Pieczonka </strong>(Chrysotemis) et <strong>Waltraud Meier</strong> (Klytämnestra).</p>
<p>Etranges sensations : à l&rsquo;instar d’Elektra qui cherche la présence de son père dans chacun des recoins et chacune des pierres de cette cours de Mycènes, on cherche le souvenir du choc, la stupeur des scènes, les épiphanies inouïes de ces moments de justesse profonde. La scène de la reconnaissance où les vieux serviteurs s’étreignent avant même que le frère et la sœur n’aient compris, le moment de tendresse maternelle avant qu’Elektra n’explose… Ils sont bien là dans leur majorité, mais ce que <strong>Vincent Huguet</strong> change va finalement à l’encontre de l’harmonie générale et l’idée force qui irriguait la vision de Chéreau de bout en bout. Ce ne sont que des détails, des gestes qui ne sont plus les mêmes, mais toute la magie de Chéreau était dans cette adéquation parfaite entre un moment musical, un moment dramatique et un interprète. Ainsi Elektra ne retire plus les bandelettes de la hache avec frénésie pendant que les violons grésillent le leitmotiv d’Oreste ; elle ne s’écorche plus les mains sur ces pierres pendant qu’elle appelle son père ; elle ne s’effondre plus impuissante devant sa mère mais la saisira d’abord à la gorge. En somme, le metteur en scène réintroduit des monstres, là où Chereau les avait bazardés sans ménagement.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/elektra_2654-s.jpg?itok=C1nv6Om4" title="© Marty Sohl/Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Marty Sohl/Metropolitan Opera</p>
<p>Etranges sensations d’un rôle titre incarné à l’opposé de la proposition initiale. Torche vive, Evelyn Herlitizus compensait quelques lacunes vocales par une expressivité débridée, une couleur et des accents déchirants. <strong>Nina Stemme</strong>, <a href="http://www.forumopera.com/elektra-vienne-staatsoper-nun-denn-allein">déjà impériale à Vienne pour ses débuts</a> dans le rôle n’a pas ce problème (à l’exception ce soir d’un ut qui est émis péniblement). Peu aidée en Autriche par la mise en scène, elle s’investit dans cette proposition avec ce qui fait son charisme : une ligne et un souffle souverain, une puissance vocale. Son Elektra vit et émeut par les notes avant que l’on considère la présence scénique. L’actrice est là aussi à l’opposé de sa devancière : intériorisée, moins mobile, paradoxalement encore plus fragile. Mais si la danse triomphale n’est plus hystérique, la prostration finale d’un personnage vidé de sa substance par l’accomplissement de la vengeance reste la même. <strong>Adrianne Pieczonka</strong> réitère sa belle prestation d’Aix-en-Provence, même si un vibrato plus prononcé chahute la ligne vocale. <strong>Waltraud Meier</strong>, royale (mais est-il encore besoin de l’écrire) habite sa Klytämnestra de toute l’intelligence de ses moyens : les graves lui manquent toujours et peut-être encore davantage dans l’immensité du Met, mais l’instinct félin de l’allemande stupéfie toujours autant. Ce sont les hommes qui ont été renouvelés. Plus de clin d’œil au deux chanteurs mythiques de Chéreau à Bayreuth, les américains relèvent le gant. <strong>Kevin Short</strong> aussi charismatique que Franz Mazura en précepteur d’Oreste. Dans le rôle du frère, <strong>Eric Owens</strong> module son beau timbre des sentences sombres et inquiétants de son entrée, à l’urgence et la tendresse du duo avec Elektra. Aegisth trouve en <strong>Burkhard Ulrich</strong> un ténor à la couleur requise, doublé d’un bon acteur.</p>
<p>	Etranges sensations. L’orchestre du Metropolitan Opera se désunit à plusieurs reprises, alors que les cuivres multiplient les petits accidents. A l’exception d’une belle scène lyrique entre Elektra et Orest et d’une mort de Klytämnestra glaçante tant elle est fouettée par les attaques des violoncelles, <strong>Esa-Pekka Salonen</strong>, dans un geste pourtant proche de celui d’Aix, ne parvient ni à imprimer puissance et tension, refuse les crescendos dramatiques bien souvent, et précipite le final.</p>
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		<title>Chéreau l&#8217;expo à l&#8217;Opéra de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/chereau-lexpo-a-lopera-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Nov 2017 14:06:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Patrice Chéreau, mettre en scène l’opéra » : vaste programme, appliqué à un corpus d’œuvre finalement assez restreint (onze titres au total). Sans doute est-ce la raison pour laquelle cette exposition, présentée à la bibliothèque-musée de l’Opéra de Paris depuis le 18 novembre, ne se focalise-t-elle pas, comme d’autres auparavant, sur la relation entre l’homme et le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Patrice Chéreau, mettre en scène l’opéra » : vaste programme, appliqué à un corpus d’œuvre finalement assez restreint (onze titres au total). Sans doute est-ce la raison pour laquelle cette exposition, présentée à la bibliothèque-musée de l’Opéra de Paris depuis le 18 novembre, ne se focalise-t-elle pas, comme d’autres auparavant, sur la relation entre l’homme et le lieu : il y aurait pourtant beaucoup à dire, en ne retenant que <em>Les Contes d’Hoffmann</em> (1974), <em>Lulu</em> (1979) ou les reprises de <em>Così fan tutte</em> (2005) et <em>De la maison des morts </em>actuellement à Bastille. Mais cette manifestation préfère englober toute la carrière de Chéreau metteur en scène lyrique, depuis <em>L’Italienne à Alger</em> à Spolète (1969) jusqu’à <em>Elektra</em> à Aix (2013). On prendra le temps de lire les passionnantes notes prises par Chéreau sur son propre travail, les lettres que lui ont adressées Boulez ou Barthes, Liebermann ou Barenboïm. Et l&rsquo;on n’oubliera pas, dans les couloirs menant aux salles d’exposition, d’admirer les robes de Lulu, d’Olympia ou de Giulietta (même si celle-ci ne fut jamais portée par Christiane Eda-Pierre, contrairement à ce qu’indique le cartel). Et pour approfondir le sujet, on se réfèrera au catalogue paru chez Actes Sud (compte rendu à venir), au <a href="https://www.forumopera.com/livre/opera-et-mise-en-scene-patrice-chereau-on-ne-badine-pas-avec-patrice">numéro spécial de L’Avant-Scène Opéra</a>, ou à l’épais volume publié par les Presses Universitaires de Rennes, <em>Patrice Chéreau à l’œuvre</em>, sorti il y a un an. </p>
<p>Jusqu&rsquo;au 3 mars 2018, plus d&rsquo;information sur le <a href="https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/patrice-chereau-mettre-en-scene-lopera">site de l&rsquo;Opéra de Paris</a></p>
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		<item>
		<title>JANACEK, De la maison des morts — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-maison-des-morts-paris-bastille-letincelle-divine-selon-chereau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Nov 2017 04:35:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était une reprise aux airs de résurrection : l’Opéra de Paris affiche comme « nouveau spectacle » le De la maison des morts déjà mythique de Patrice Chéreau créé il y a dix ans dans le cadre des Wiener Festwochen. En effet, la production s’est déjà forgé une identité propre, programmée sur de nombreuses scènes et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était une reprise aux airs de résurrection : l’Opéra de Paris affiche comme « nouveau spectacle » le <em>De la maison des morts</em> déjà mythique de <strong>Patrice Chéreau</strong> créé il y a dix ans dans le cadre des Wiener Festwochen. En effet, la production s’est déjà forgé une identité propre, programmée sur de nombreuses scènes et immortalisée en DVD par Deutsche Grammophon. L’ombre double de Chéreau et Boulez plane donc sur cette première parisienne, comme en témoigne l’exposition hommage au metteur en scène, inaugurée ce même samedi 18 novembre.</p>
<p>Aucun opéra de Janáček ne laisse autant de liberté à son metteur en scène. Puisant dans le roman déjà très fragmenté de Dostoïevski, le compositeur ne retient pour son livret que l’essentiel nécessaire à l’ossature d’un spectacle. Le matériau littéraire pour la composition est noir et dur, plus encore que les propositions formulées dans<em> Jenůfa</em> ou<em> Kat’a Kabanová</em>. Mais c’est surtout ici que le génie humaniste d’un Janáček au sommet de sa gloire transforme la trivialité du quotidien et les destins ordinaires des prisonniers en modèles d’humanisme. Loin du romantisme comme de l’expressionnisme, c’est la vérité et l’ambivalence de l’âme humaine qui intéressent le compositeur, à la recherche de « l’étincelle divine » qui anime toute créature. </p>
<p>D’une telle subtilité de personnages, <strong>Patrice Chéreau</strong> ne pouvait que tirer l’un de ses spectacles les plus aboutis. Le décor unique conscrit l’action dans un espace majestueux mais angoissé, œuvre de <strong>Richard Peduzzi</strong> qui tentera une expérience similaire dans <em>Elektra</em>, ultime production du metteur en scène. Les lumières de <strong>Bertrand Couderc</strong> sont savamment distillées afin de faire ressortir la crudité ou la désolation de chaque scène, mais c’est avantu tout la direction d’acteur minutieuse qui confère à cette production son caractère exceptionnel. Grâce au travail que l’on suppose acharné de <strong>Peter McClintock</strong>, <strong>Vincent Huguet</strong> et <strong>Thierry Thieû Niang</strong>, l’esthétique précise et efficace héritée de l’expérience au théâtre et à l’écran de Chéreau est restituée à merveille. Chaque geste s’inscrit dans une parfaite cohésion avec le texte et donc avec la musique, faisant de toutes les « étincelles divines » de Janáček un grand brasier théâtral.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/haberer_3.jpg?itok=LLky1whf" title="© Elisa Haberer (OnP)" width="468" /><br />
	© Elisa Haberer (OnP)</p>
<p>Pour une telle reprise, le plateau devait lui aussi se montrer irréprochable, et force est de constater que l’on atteint ce soir une qualité de casting rarement égalée. Car distribuer Janáček n’est pas une mince affaire : l’écriture vocale est retranchée dans les régions extrêmes de la voix et beaucoup de rôles évoluent dans des registres similaires l’un à l’autre. Pourtant, tout sépare la candeur d’Aleïa de la dureté de Louka, et c’est aux chanteurs d’expliciter ces différences.</p>
<p>Dans la pantomime, saluons premièrement le Kedril acide mais à propos de <strong>Marian Pavlović</strong> ainsi que le baryton ample du Don Juan d’<strong>Aleš Jenis</strong>. Du tandem Grand et Petit Prisonnier, nous préférons la couleur sombre et puissante de <strong>Vladimír Chmelo</strong> au ténor plus poussif mais tout aussi investi de <strong>Peter Straka</strong>. De même, <strong>Olivier Dumait</strong> et <strong>Ján Galla</strong>, bien que respectivement ténor (Jeune Prisonnier) et baryton (Tchekounov), sont eux aussi mis en difficulté par les assauts de l’écriture vocale ingrate du compositeur. En revanche, la présence scénique touchante de <strong>Graham Clark </strong>nous fera rapidement oublier son timbre quelque peu nasillard. <strong>Jiří Sulženko</strong> est un Commandant imposant et massif, aussi crédible vocalement que scéniquement, tout l’inverse du Chapkine impertinent mais clair et percutant de <strong>Peter Hoare</strong>. Le duo formé par <strong>Willard White</strong> et <strong>Eric Stoklossa</strong> est un modèle de complémentarité. Le timbre déjà mûr du premier répond à la candeur juvénile du second. La musicalité et la sincérité de jeu touchante du jeune Aleïa feront de ce rôle l’un des plus marquants de la soirée. <strong>Štefan Margita</strong> est un Louka Kouzmitch à la voix  métallique et puissante, aussi terrifiante que la partition le requiert. Son récit de l’assassinat du commandant agrippe le public au tripes, si bien que l’on a du mal à le reconnaître derrière la comptine profondément mélancolique du deuxième acte. <strong>Ladislav Elgr</strong> a certes plus de mal à emplir toute la salle de son ténor au timbre pourtant déjà corsé, mais un investissement scénique hors pairs rachète immédiatement ce léger manque de puissance. Enfin, <strong>Peter Mattei</strong> est un Chichkov à la sincérité toute désarmante, pliant son timbre net mais souple aux rapides sautes d’humeur du rôle.</p>
<p>Les chœurs d’hommes préparés par <strong>José Luis Basso</strong> démontrent que les formations françaises peuvent elles-aussi chanter en tchèque sans (trop) de difficulté et compter parmi elles des basses tout aussi solides qu’ailleurs. Du pianissimo le plus retenu aux cris poignants de liberté, tout semble réussir à une phalange qui était pourtant assez peu habituée à la musique de Janáček. Les interventions chorales demeurant assez rares dans l’ouvrage, c’est donc avec parcimonie que l’on savoure la beauté du son collectif qui s’en dégage.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Esa-Pekka Salonen</strong> galvanise un orchestre très enthousiaste pour ce soir de première. En une seule personne se retrouvent réunies la palette granitique du très regretté Mackerras et la clarté analytique du non-moins regretté Boulez. Dépecée de tout facilité d’un son trop plein ou trop facilement riche, la partition nous apparait telle qu’elle est : rude, torturée mais sincère, qualités que Chéreau avait déjà su saisir lors de la gestation de la production et qui font aujourd’hui la réussite de cette première parisienne.</p>
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		<title>Best of 2016</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2016/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/best-of-2016/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 07:03:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/best-of-2016/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&#8217;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016. Janvier L&#8217;année commence mal : Pierre Boulez et Ettore Scola décèdent ; Anna Netrebko fait une mauvaise chute durant les répétitions &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&rsquo;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cyrilrovery.jpg?itok=c-VoLIQd" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Cyril Rovery © Barihunk" /><strong>Janvier</strong></p>
<p>L&rsquo;année commence mal : <a href="http://www.forumopera.com/breve/deces-de-pierre-boulez"><strong>Pierre Boulez</strong></a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-dettore-scola-homme-de-cinema-mais-aussi-metteur-en-scene-dopera"><strong>Ettore Scola</strong></a> décèdent ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus">Anna Netrebko</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus"> fait une mauvaise chute</a> durant les répétitions du <a href="http://www.forumopera.com/il-trovatore-paris-bastille-anna-netrebko-meilleure-chanteuse-du-monde"><em>Trouvère </em>à l&rsquo;Opéra de Paris</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere">Simon Keenlyside</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere"> est de nouveau opéré</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue"> doit annuler une série de représentations</a> à New-York pour poursuivre sa thérapie et <a href="http://www.forumopera.com/breve/philippe-jaroussky-contraint-de-renoncer-a-partenope"><strong>Philippe Jaroussky</strong></a> est contraint de renoncer à <a href="http://www.forumopera.com/partenope-paris-tce-un-altra-volta-ancor"><em>Partenope</em> au Théâtre des Champs-Elysées</a> pour raisons familiales. En exhibant ses pectoraux dans <em><a href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons">Simon Boccanegra</a></em><a href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons"> à Bordeaux</a>, <a href="http://www.forumopera.com/breve/cyril-rovery-un-barihunk-a-lopera-de-bordeaux">le « barihunk » <strong>Cyril Rovery</strong></a> déclenche malgré lui une vive polémique autour de l&rsquo;importance grandissante de l’apparence à l’opéra.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/gens_0.jpg?itok=6tdfUxHd" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Véronique Gens © Marc Ribes" /><strong>Février</strong></p>
<p>La nouvelle saison de l’Opéra de Paris n’est pas encore annoncée que déjà <a href="http://www.forumopera.com/breve/voici-la-saison-2016-2017-de-lopera-de-paris">des fuites</a> révèlent une <a href="http://www.forumopera.com/actu/lopera-de-paris-est-il-trop-cher">révision à la hausse des tarifs</a>. Malgré <a href="http://www.forumopera.com/breve/veronique-gens-victime-dun-malaise-en-plein-concert">un malaise en fin de concert</a>, <strong>Véronique Gens</strong>, avec le concours du Palazzetto Bru Zane, arrache de l’oubli <em><a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">Dante </a></em><a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">de Godard à Versailles</a>. Les <a href="http://www.forumopera.com/breve/deshayes-et-dreisig-couronnees-aux-victoires-de-la-musique-classique-2016">Victoires de la musique classique</a> couronnent <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Elsa Dreisig</strong>. Avec le triomphe de <strong>Pretty Yende</strong> et le bis de <strong>Lawrence Brownlee</strong> dans <a href="http://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-paris-bastille-opera-au-bord-de-la-crise-de-nerfs"><em>Il barbiere di Siviglia</em> à la Bastille</a>, <a href="http://www.forumopera.com/mithridate-paris-tce-traquer-le-theatre-dans-le-theatre"><em>Mitridate</em> dirigé par <strong>Emmanuelle Haim</strong> au Champs-Elysées</a> et un<a href="http://www.forumopera.com/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie-un-requiem-au-scalpel"> <em>Requiem</em> de Verdi tracé au scalpel par <strong>Gianandrea Noseda</strong> à la Philharmonie</a>, la saison parisienne bat son plein. Pendant ce temps, Nancy offre <a href="http://www.forumopera.com/orfeo-nancy-les-gens-heureux-nont-pas-dhistoire">une production mémorable de l’<em>Orfeo</em> de Rossi</a> et douze ans après sa renaissance à Marseille, <a href="http://www.forumopera.com/laiglon-marseille-la-force-dinertie-defiee"><em>L’Aiglon</em> effectue un retour en beauté sur cette même scène</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/harnoncourt.jpg?itok=GiKtOl-A" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Nikolaus Harnoncourt © Marco Borggreve/Sony " /><strong>Mars</strong></p>
<p>L’intérêt se déporte vers l’étranger où <strong>Roberto Alagna</strong>, <a href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes">remplaçant </a><a href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes"><strong>Jonas Kaufmann</strong></a>, est salué debout dans <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">Manon Lescaut</a></em><a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met"> </a> par le public new-yorkais. Le Bayerische Staatsoper annonce <a href="http://www.forumopera.com/breve/prochaine-saison-du-bayerische-staastoper-cest-fou">une nouvelle saison de folie</a>. Trop de sexe et de violence dans la <a href="http://www.forumopera.com/breve/trop-de-sexe-et-de-violence-dans-lucia-di-lammermoor-a-londres">mise en scène de <em>Lucia di Lammermoor</em> par <strong>Katie Mitchell</strong></a> agite Londres. <a href="http://www.forumopera.com/breve/hommage-a-harnoncourt-audrey-azoulay-semmele-les-pinceaux">Audrey Azoulay s&#8217;emmêle les pinceaux</a> dans son hommage à <strong><a href="http://www.forumopera.com/actu/nikolaus-harnoncourt-lhomme-qui-disait-non">Nikolaus Harnoncourt</a></strong> dont <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-nikolaus-harnoncourt">la disparition, à l’âge de 86 ans</a>, met le monde musical en berne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pellerin.jpg?itok=W_84B4Bt" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Fleur Pellerin © Reuters" /><strong>Avril</strong></p>
<p>« Non abbiamo soprano » : <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement">Jonas Kaufmann</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement"> recherche Tosca désespérément</a> à Vienne et <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko">Anna Netrebko</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko"> renonce à Norma</a>. Après <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence</a> et pas mal d’autres grandes scènes internationales, <a href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations">l’<em>Elektra</em> testamentaire de Patrice Chéreau</a> conquiert New-York. A la suite de son limogeage, <a href="http://www.forumopera.com/actu/fleur-pellerin-ce-qui-me-fait-pleurer-cest-toujours-le-bel-canto-et-mozart">Fleur Pellerin fait son <em>coming out</em> lyrique</a>. De retour en France pour chanter Gilda dans <a href="/rigoletto-paris-bastille-un-carton"><em>Rigoletto </em>à l’Opéra de Paris</a>, <strong>Olga Peretyatko</strong> est une nouvelle fois victime d’une de nos spécialités locales – avec la baguette, le camembert et l&rsquo;opéra-comique – : <a href="/breve/olga-peretyatko-heureuse-de-chanter-en-france">les grèves</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/yoncheva_6.jpg?itok=wjrLd-SR" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sonya Yoncheva © Javier De Real" /><strong>Mai</strong></p>
<p><em><a href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres">Tristan</a></em><a href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres"> à Paris</a> dirigé par <strong>Daniele Gatti</strong> ; <em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts"> à Dresde</a> avec le couple star <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Piotr Beczala</strong> : Wagner occupe le devant des scènes. Pourtant, c’est <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">Sonya Yoncheva </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">qui capte l’attention</a> en annonçant qu’elle chantera Norma à la place d’<strong>Anna Netrebko </strong>à Londres tandis que le CSA ne trouve rien de mieux pour nuire à sa crédibilité qu’<a href="http://www.forumopera.com/breve/jerome-deschamps-et-patricia-petibon-interdits-de-television">interdire de télévision le clip promotionnel de « Tous à l’Opéra »</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/domingo_2.jpg?itok=2jdu-66L" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Placido Domingo © DR" /><strong>Juin</strong></p>
<p>De retour <a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-paris-bastille-formidable-yoncheva">à Paris dans <em>La traviata</em></a> après quinze ans d’absence, <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">Placido Domingo </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">met le feu à la Bastille</a>. Dans <em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">Tosca </a></em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">à Munich</a>, <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Anja Harteros</strong> et <strong>Bryn Terfel</strong> frappent aux portes de la légende. <strong>Robert Carsen</strong> revoit et corrige à l’encre noire <em><a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun">Don Carlo</a></em><a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun"> à Strasbourg</a>. Plus au sud, l’héritière de Verdi milite pour qu’on rétablisse <a href="http://www.forumopera.com/breve/lheritiere-de-verdi-defend-le-diapason-verdien">la hauteur de diapason exigée par son illustre ancêtre</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devieilhe_3.jpg?itok=hP7tPfdm" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sabine Devieilhe dans Il trionfo del tempo e del disinganno à Aix-en-Provence © Pascal Victor / Artcomart" /><strong>Juillet</strong></p>
<p>Les Festivals prennent le relais. A <a href="http://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-aix-en-provence-reussir-limpossible">Aix-en-Provence, <em>Pelléas et Mélisande</em></a> réussit l’impossible et <strong>Sabine Devieilhe</strong>, avant d’annoncer <a href="http://www.forumopera.com/breve/sabine-devieilhe-annulations-pour-heureux-evenement">son retrait momentané des scènes</a> pour heureux événement, recueille tous les éloges dans <em><a href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi">Il trionfo del tempo e del disinganno</a></em><a href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi"> mis en scène par <strong>Krzysztof Warlikowski</strong></a><strong>.</strong><strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho">Pas de repos pour </a><strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho"><strong>Ermonela Jaho</strong></a>, </strong>qui à Orange hisse haut <em><a href="http://www.forumopera.com/madama-butterfly-orange-jaho-toujours-plus-haut">Madame Butterfly</a></em> et, toujours aux Chorégies, s’apprête à reprendre le flambeau de <em><a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-orange-equipe-epique-pour-folle-equipee">La Traviata</a></em> des <a href="http://www.forumopera.com/breve/diana-damrau-pourrait-ne-pas-chanter-traviata-a-orange">mains de <strong>Diana Damrau</strong></a>. Verbier découvre <strong>Ying Fang</strong>, aux côtés de <strong>Bryn Terfel</strong>, dans <em><a href="http://www.forumopera.com/falstaff-verbier-enorme-terfel">Falstaff</a></em>. A Montpellier, <strong>Sonya Yoncheva </strong>ressuscite <em><a href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">Iris </a></em><a href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">de Mascagni</a>. Après avoir fait <a href="http://www.forumopera.com/concert-douverture-festival-de-bad-kissingen-bad-kissingen-ha-ca-oh-ra-toujours-lair-chinoa">l’ouverture de Bad Kissingen</a>,<strong> Klaus Florian Vogt </strong>chante à Bayreuth dans <a href="http://www.forumopera.com/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal">une nouvelle production de <em>Parsifal</em></a> qui, tout compte fait, suscite <a href="http://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter">plus de peur que de mal</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dessi-armiliato-nicola-allegri_0.jpg?itok=obon1Hou" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Daniela Dessì, Fabio Armiliato © Nicola Allegri" /><strong>Août</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">Olga Peretyatko </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">est allergique à Pesaro</a><strong>,</strong> au contraire de <strong>Michael Spyres</strong>, vainqueur du combat de contre-ut qui l’oppose à <strong>Juan-Diego Florez</strong> dans <em><a href="http://www.forumopera.com/la-donna-del-lago-pesaro-lart-de-reveler">La donna del lago</a></em> et applaudi plus encore lors de <a href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-nourrit-pesaro-du-coffre-et-du-coeur">l’hommage qu’il rend à Adolphe Nourrit sur la scène du Teatro Rossini</a>. Les <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-30-ans-de-roberto-alagna-sauves-par-lorchestre-promethee">30 ans de carrière de <strong>Roberto Alagna</strong> à Orange</a> sont sauvés par l&rsquo;Orchestre Prométhée. <strong>Anna Netrebko</strong> annonce qu&rsquo;elle ne chantera pas à Bayreuth, où sa <a href="http://www.forumopera.com/breve/netrebko-a-bayreuth-rien-nest-fait">participation prévue au <em>Lohengrin</em> de 2018</a> avait pourtant déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. « <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-daniela-dessi"><em>Une maladie brève, terrible et incompréhensible</em></a> » emporte à seulement 59 ans, <a href="http://www.forumopera.com/actu/daniela-dessi-lexemplaire">l’« exemplaire » soprano génoise <strong>Daniela Dessì</strong></a>. Durant ses funérailles, son époux, le ténor <strong>Fabio Armiliato</strong>, prononce <a href="http://www.forumopera.com/breve/lemouvant-adieu-de-fabio-armiliato-a-daniela-dessi">un discours à l’émotion contagieuse</a>. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/verismo.jpg?itok=TrLSn8BJ" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Anna Netrebko © Deutsche Grammophon" /><strong>Septembre</strong></p>
<p>La rentrée serait marquée par <a href="http://www.forumopera.com/eliogabalo-paris-garnier-eliogabalo-sous-le-feu-des-projecteurs">l’<em>Eliogabalo</em> qu’interprète à Paris <strong>Franco Fagioli</strong></a> si <strong>Anna Netrebko</strong> ne frappait un grand coup avec <a href="http://www.forumopera.com/cd/verismo-la-victoire-en-chantant">son nouvel album <em>Verismo</em></a>. A Londres, <strong><a href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses">Sonya Yoncheva</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses"> dans <em>Norma</em></a> gagne son pari et à Genève, <strong><a href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante">Patricia Petibon</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante"> dans <em>Manon</em></a> mise en scène par <strong>Olivier Py</strong> est rousse et flamboyante. Le ciel s’obscurcit : <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">Johan Botha </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">s’éteint prématurément à l’âge de 51 ans</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca">Jean-Philippe Lafont</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca"> échappe au pire</a> lors des répétitions de <em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant">Tosca</a></em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant"> à la Bastille</a> ; <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-choristes-du-cosi-aixois-victimes-dexploitation-raciste">les choristes du <em>Così</em> aixois se disent victimes d’exploitation raciste</a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-grosse-fatigue">les ennuis de santé de <strong>Jonas Kaufmann</strong></a> ne font que commencer. Le ténor allemand est contraint de renoncer à une première série de concerts. Les mois à venir seront rythmés par l’annonce de ses annulations, accueillies à chaque fois avec consternation par ses admirateurs toujours aussi nombreux malgré un <a href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-dolce-vita-si-vous-netes-napolitain"><em>Dolce Vita</em> à côté de la plaque</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vargas_0.jpg?itok=fB1Vxv8u" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Ramon Vargas dans Les Contes d'Hoffmann à l'Opéra national de Paris © Julien Benhamou / ONP" /><strong>Octobre</strong></p>
<p>Les barytons ont mangé du lion : <strong>Ludovic Tézier</strong> aborde avec succès <a href="http://www.forumopera.com/macbeth-barcelone-magnifique-prise-de-role-de-ludovic-tezier">Macbeth à Barcelone</a> ;  <strong>Marc Mauillon</strong> triomphe en pop star dans <em><a href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">Orfeo </a></em><a href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">de Monteverdi à Dijon</a> ; <strong>Simon Keenlyside</strong> effectue un retour triomphal <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-retour-triomphal-de-simon-keenlyside-au-met">à New York dans le rôle-titre de Don Giovanni</a> et à 74 ans, <strong>Leo Nucci</strong> reste <a href="http://www.forumopera.com/nabucco-liege-leo-lion-de-babylone">à Liège un Nabucco</a> de haute lignée. A la suite du <a href="http://www.forumopera.com/breve/contes-dhoffmann-a-paris-ramon-vargas-a-la-rescousse">remplacement de <strong>Jonas Kaufmann</strong> par <strong>Ramon Vargas</strong></a> dans <a href="/les-contes-dhoffmann-paris-bastille-et-pourtant-elle-tourne"><em>Les Contes d’Hoffmann</em></a>, l&rsquo;Opéra de Paris, pris au piège de sa tarification,  offre <a href="http://www.forumopera.com/breve/annulation-de-jonas-kaufmann-a-lopera-de-paris-compensation-pour-les-abonnes-seulement">une compensation à ses seuls abonnés</a>. <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-sir-neville-marriner">Le nom de <strong>Sir Neville Marriner</strong></a> s’ajoute à la trop longue liste des disparus de l’année.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/_12a1411_0_0.jpeg?itok=R9YfcFdG" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Michael Spyres © A.Bacciardi" /><strong>Novembre</strong></p>
<p>Facebook se transforme en tribune où <strong>Rolando Villazón</strong>, indigné par l’élection de Donald Trump,  <a href="http://www.forumopera.com/breve/election-de-donald-trump-le-message-indigne-de-rolando-villazon">compare le futur président des Etats-Unis au Joker</a>, le maître du crime dans les <em>comics </em>américains. Sur Facebook encore, <strong>Daniel Delarue</strong>, le professeur de chant de la soprano prodige et météorite, <strong>Alexia Cousin</strong>, tente dix ans plus tard d’<a href="http://www.forumopera.com/breve/alexia-cousin-son-professeur-de-chant-accuse">expliquer son retrait prématuré des scènes</a>. Les réseaux sociaux s’écharpent également autour de <a href="http://www.forumopera.com/cd/don-giovanni-lultime-orgasme">l’enregistrement de <em>Don Giovanni</em></a><strong> </strong>dirigé par <strong>Teodor Currentzis</strong><strong>. </strong><strong>Juan-Diego Florez</strong><strong> </strong>triomphe <a href="http://www.forumopera.com/les-huguenots-berlin-deutsche-oper-pari-gagne-pour-florez">à Berlin dans <em>Les Huguenots</em></a><strong>. </strong>Avec <em><a href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">Capriccio</a></em><a href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">, Bruxelles</a><strong> </strong>offre un des plus beaux spectacles d’opéra de la saison. A<strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/ermione-lyon-lamour-apre-et-sauvage">Lyon</a> puis à <a href="http://www.forumopera.com/breve/ermione-paris-apres-lyon-meme-notation-autres-impressions">Paris dans <em>Ermione</em></a>, après <a href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-andrea-nozzari-florence-il-est-libre-mike">Florence le mois précédent</a>, <strong>Michael Spyres</strong> s’impose comme le seul chanteur capable aujourd’hui de s’approprier les partitions taillées par Rossini à la mesure gigantesque du légendaire Andrea Nozzari.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmann_16.jpg?itok=-juDJtDz" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Jonas Kaufmann © DR" /><strong>Décembre</strong></p>
<p>2016 se referme sur une série de points d’interrogation. Qui restera-t-il dans <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth"> en 2018 à Bayreuth</a> ? La prochaine saison de l’Opéra national de Paris, communiquée officiellement fin janvier, sera-t-elle identique à <a href="http://www.forumopera.com/breve/la-nouvelle-saison-de-lopera-de-paris-devoilee-par-erreur">celle dévoilée par erreur en début de mois</a> ? Handicapé par des problèmes d&rsquo;équilibre liés à sa maladie – une tumeur au cerveau non opérable – <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique"> remontera-t-il sur scène</a> ? <a href="http://www.forumopera.com/breve/renee-fleming-des-adieux-qui-nen-sont-peut-etre-pas">Même question pour <strong>Renée Fleming</strong></a> qui dans le <em>Financial Times</em> déplore que le répertoire ne comprenne malheureusement pas de rôles pour une soprano lyrique de son âge.  <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations">Jonas Kaufmann</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations"> sera-t-il enfin rétabli</a>, comme tout semble l’indiquer, pour chanter <em>Lohengrin</em> à la Bastille en janvier ? Réponses en 2017.</p>
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		<title>STRAUSS, Elektra — Berlin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-berlin-patrice-chereau-toujours-vivant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 09:23:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aix-en-Provence il y a trois ans, Milan et New-York un peu plus tard, Berlin aujourd’hui, demain Barcelone : l’Elektra de Richard Strauss selon Patrice Chéreau tourne comme peu de spectacles le font. Yannick Boussaert avait dit, au printemps dernier, ce que l’immensité du Metropolitan Opera lui faisait perdre en puissance et en acuité. Mais le Schillertheater, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><a href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence il y a trois ans</a>, Milan et New-York un peu plus tard, Berlin aujourd’hui, demain Barcelone : l’<em>Elektra </em>de Richard Strauss selon <strong>Patrice Chéreau</strong> tourne comme peu de spectacles le font. <a href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations">Yannick Boussaert avait dit, au printemps dernier</a>, ce que l’immensité du Metropolitan Opera lui faisait perdre en puissance et en acuité. Mais le Schillertheater, où la Staatsoper de Berlin continuera de jouer ses productions encore un an, n’est pas immense : dix-sept rangs à l’orchestre, neuf au balcon, et presque que des fauteuils de face qui ne laissent rien passer de l’action. Et quelle action ! Rappeler que Chéreau a livré, avec ce qui fut sa dernière mise en scène, l’une de ses plus émouvantes réalisations ne surprendra plus personne. Ce qui surprend encore, c’est l’émotion intacte qui secoue invariablement la salle, face à des images qui appartiennent désormais à l’Histoire et inhiberont ou inspireront sans doute des générations de successeurs : comment pourra-t-on montrer les retrouvailles d’Electre et d’Oreste autrement qu’ainsi, avec en arrière-scène les longues accolades des servants qui se reconnaissent, la bouche bée ? Comment vouloir dorénavant d’une Chrysothemis ingénue et d’une Clytemnestre vociférante ? Comment, après cela, imaginer faire débuter la confrontation entre la mère et la fille sans ce long premier regard, plein de crainte et d’amertume ? Là est le secret de cette <em>Elektra </em>: s’imposer avec évidence par la fluidité des enchaînements, le naturel de la direction d’acteur, l’authenticité de personnages qui font résonner chaque mot de Hofmannsthal, la beauté un peu énigmatique du décor de <strong>Richard Peduzzi </strong>et des éclairages de <strong>Dominique Bruguière</strong>. Rien que le texte et la musique, et raconter une histoire.</p>
<p class="rtejustify">Cette histoire-là, personne ne peut sans doute l’incarner mieux qu’<strong>Evelyn Herlitzius</strong>. Sans minimiser le talent de la grande Nina Stemme, reconnaissons : l’Electre de Chéreau, c’est Herlitzius, ses trépignements d’adolescente grandie trop vite, ses danses extatiques, et jusqu’à sa voix, assez claire pour paraître juvénile encore, mais bien assez solide pour assumer sans trébucher la terrifiante partition de Richard Strauss, ses terrifiantes colères comme ses tendresses, son abandon (les retrouvailles avec Oreste), parfois sa presque <em>vis comica</em> (le bref duo avec Egisthe). Face à elle, <strong>Adrianne Pieczonka</strong>, on le sait, ne fait pas l’oie blanche : de son timbre sombre gorgé d’harmoniques, elle esquisse dès son entrée une Chrysothemis cherchant l’ivresse de la sensualité où sa sœur préfère les vertiges de la vengeance, une Chrysothemis déjà femme. Et <strong>Waltraud Meier</strong> est, elle, une Clytemnestre femme encore, plus qu’un vampire spasmophile, une femme digne et outragée qui émeut plus qu’elle terrifie ; on sait combien son art du phrasé, son éloquence distancée, sa technique aussi, qui lui permet d’apprivoiser une tessiture qui n’est plus naturellement sienne, renforcent cette conception, marquante assurément.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/elektrachereau3.jpg?itok=bdOK_MWW" title="© Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	© Bernd Uhlig</p>
<p class="rtejustify">Face à un trio féminin aussi soudé qu’oppressant – pour le meilleur et pour le pire : une famille – il faut que les autres chanteurs soient solides pour n’être pas résiduels. C’est le cas, et de quelle manière, avec le splendide Oreste de <strong>Michael Volle</strong>, qui a tout à la fois l’expressivité d’un Liedersänger, la sensibilité d’un Hans Sachs, la résignation ombrageuse d’un <em>Hollandais volant…</em> C’est le cas encore avec <strong>Stephan Rügamer</strong>, Egisthe sans afféteries. C’est le cas enfin, avec une constellation de luxueux et bouleversants seconds rôles, figures bien connues qui ne sont certes pas étrangères aux résonnances familières du spectacle : <strong>Franz Mazura</strong>, immense, impérieux, <strong>Donald McIntyre</strong>, fragile et émouvant, un extraordinaire plateau de servantes et de suivantes, d’où émergent les voix d’<strong>Anna Samuil</strong> et de <strong>Marina Prudenskaya</strong>, la présence irremplaçable de <strong>Roberta Alexander</strong>, le timbre immédiatement reconnaissable de <strong>Cheryl Studer</strong>.</p>
<p class="rtejustify">Pour la première fois, Esa-Pekka Salonen n’est pas dans la fosse lors d’une représentation de l’<em>Elektra </em>de Chéreau. Sa direction, à la fois tendue et souple, rendait justice à Strauss qui voulait que l’œuvre fût jouée comme « de la musique de fée ». A la tête de l’opulente Staatskapelle de Berlin, <strong>Daniel Barenboïm</strong> ne craint pas de plonger avec délices dans l’exploration des moindres détails de la partition, mais ne s’éloigne pas pour autant du théâtre. La baguette de ce vieux complice de Patrice Chéreau agit, au contraire, comme le baromètre de ce qui se déroule sur scène, accentuant ou atténuant à l’envi un solo, modulant les rythmes, sculptant les phrases sans jamais cesser de prendre soin de ses chanteurs.</p>
<p class="rtejustify">Et à l’issue d’un moment de musique et de théâtre sans temps mort, sans compromis, sans fulgurances artificielles et sans facilité, d’un moment de musique et de théâtre dont pas une minute n’est volée à l’œuvre ni à ses auteurs, que le public, comme un seul homme, se lève et fait un triomphe aux artistes. Peut-être pour dire qu’il faut faire tourner pour longtemps encore l’<em>Elektra </em>de Patrice Chéreau. </p>
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