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	<title>Madame Favart - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Madame Favart - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Best of 2019</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 18:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.    Janvier 2019 Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350e année &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.</strong></p>
<hr />
<p> </p>
<p><strong> Janvier 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/opera_bastille_christian_leiber.jpg?itok=hql7AXYu" style="width: 150px; height: 97px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350<sup>e</sup> année avec fracas. Le retour sur scène des <a href="https://www.forumopera.com/les-troyens-paris-bastille-un-cheval-nomme-enee"><em>Troyens</em>, revus et corrigés par Dmitri Tcherniakov et dirigés par Philippe Jordan</a>, ne s’est pas contenté des huées du soir de la première : il a ébranlé durant tout le mois de janvier la lyricosphère qui a adoré le détester. Sans déchaîner autant les passions, le <a href="https://www.forumopera.com/il-primo-omicidio-paris-garnier-double-homicide-au-palais-garnier"><em>Primo omicidio</em> de Scarlatti à la sauce Castellucci </a>a lui aussi provoqué son lot de réactions mitigées. Un début d’année chargé aussi bien à Garnier qu’à Bastille – dont le bâtiment fêtait sa trentième année d’existence –, bientôt suivi par le feuilleton à rebondissements de la <a href="https://www.forumopera.com/actu/alexander-neef-dirigera-lopera-national-de-paris-des-2021">nomination d’Alexander Neef</a>.<br />
	Un vieux monsieur de 350 ans, l’Opéra de Paris ?</p>
<p><strong>Février 2019</strong></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmannrach_0.jpg?itok=ZoKbJxb6" style="width: 120px; height: 145px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /></a>Si le mois de février a vu sur scène les très rares <a href="https://www.forumopera.com/la-finta-pazza-dijon-ecouter-et-jubiler-avec-le-theatre"><em>Finta pazza</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/la-divisione-del-mondo-strasbourg-olympe-ton-univers-impitoyable"><em>Divisione del mondo</em></a>, ou encore les récitals remarqués de <a href="https://www.forumopera.com/recital-yusif-eyvazov-paris-gaveau-eyvazov-enflamme-gaveau">Yusif Eyvazov</a> et <a href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin">Vivica Genaux</a>, ce ne sont pas les spectacles qui ont le plus retenu l’attention des lecteurs de notre site. Ils passeraient presque inaperçus alors que Jonas Kaufmann domine l’actualité avec deux brèves en quelques jours, annonçant <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-apres-lacte-ii-lacte-iii">l’acte III de <em>Tristan</em> pour 2020</a> et faisant entendre sa <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">maîtrise de la voix de tête dans la Barcarolle </a><a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">des <em>Contes d’Hoffmann</em></a> ! A ses côtés, les espoirs d’entendre <a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-a-bordeaux-la-saison-prochaine">Anna Netrebko à Bordeaux</a> et <a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-adriana-lecouvreur-a-paris-en-2020">à Paris</a>, les <a href="https://www.forumopera.com/breve/edita-gruberova-adieux-a-lucia">adieux d’Edita Gruberova à Lucia</a> et les diverses <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-annulation-de-plus-pour-bryan-hymel">annulations de Bryan Hymel </a>: l’actualité lyrique revêt bien des formes, et ne se limite décidément pas à des comptes rendus et à des interviews.<br />
	La preuve – s’il en fallait une – qu’à l’opéra le spectacle n’est pas seulement dans la salle…</p>
<p><strong>Mars 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/javier_camarena_tonio_met_marty_sohl.jpg?itok=02t3lgJ8" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Que de ténors pour un seul mois ! Et quels ténors ! Mars guette fébrilement la présence de <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-chantera-chantera-pas-dans-la-forza">Jonas Kaufmann dans <em>La Forza del destino </em></a>à Londres et s’inquiète pour sa santé ; <a href="https://www.forumopera.com/breve/bonne-nouvelle-pour-les-fans-dalagna">Roberto Alagna montre des signes de fatigue dans <em>Otello</em></a> à Bastille et <a href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Aleksandrs Antonenko se voit contraint de renoncer à Samson à New York</a>… Chanter chaque jour à l’opéra ? « <em>Mais le gosier le plus flexible / Ne peut résister à cela !</em> » nous rappelle Saint-Phar dans <em>Le Postillon de Lonjumeau</em>. Tout auréolé de gloire, le ténor n’en est pas moins un homme : notre empathie et notre bienveillance devraient être à la hauteur de l’admiration que nous leur portons. Heureusement, de belles nouvelles viennent aussi parsemer le mois : le <a href="https://www.forumopera.com/breve/en-direct-du-met-camarena-dechaine-les-foules">triomphe de Javier Camarena</a> en Tonio au Metropolitan, le retour sur cette même scène de <a href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Gregory Kunde après douze ans d’absence</a>, et même un <a href="https://www.forumopera.com/breve/carnet-rose-jonas-kaufmann-est-papa">nouveau-né dans la famille Kaufmann</a> !<br />
	Décidément… <em>On ne peut pas résister à un ut !</em></p>
<p><strong>Avril 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/postillon_de_lonjumeau_stefan_brion.jpg?itok=7u4ZlsuN" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /> Avril voit la France sous le coup de l’émotion après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, nous rappelant que les chefs-d’œuvre du passé eux aussi sont fragiles et en péril. Un rappel également qu’il convient de saisir la beauté lorsqu’elle nous vient : une <a href="https://www.forumopera.com/cd/semiramide-feu-dartifices"><em>Semiramide</em> fabuleuse enregistrée par Mark Elder</a>, le <a href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re">retour du <em>Postillon de Lonjumeau</em> salle Favart</a>, une <a href="https://www.forumopera.com/la-damnation-de-faust-strasbourg-damour-lardente-larme"><em>Damnation de Faust</em> à l’affiche éblouissante</a>, le <a href="https://www.forumopera.com/manon-bordeaux-benjamin-bernheim-le-chevalier-supreme">duo Bernheim et Sierra à Bordeaux</a>, un premier <a href="https://www.forumopera.com/manon-massenet-paris-tce-nest-ce-plus-manon">des Grieux superlatif pour Juan Diego Flórez</a>, un <a href="https://www.forumopera.com/passion-selon-saint-jean-bwv-245-bach-paris-philharmonie-in-persona-christie">Reinoud van Mechelen stupéfiant d’émotion en Evangéliste</a>… Avril est le triomphe de la voix, qui vient mettre un peu de baume au cœur des auditeurs.<br /><em>Pour mieux sécher mes pleurs, que ta voix parle encore…</em></p>
<p><strong>Mai 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/logocarre_0.jpg?itok=Cuz-Tv1b" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />C’est en mai 1999 que Camille De Rijck inaugurait un site qui, s’il a évolué par sa forme au gré des mutations d’internet, demeure un repère favori des lyricomanes. Riche de multiples métamorphoses et de rédacteurs passionnés qui ont donné de leur temps et de leur plume tout au long de ces deux décennies d’existence ; riche de comptes-rendus, brèves et dossiers en tous genres ; riche enfin de lecteurs qui permettent à Forum Opéra de poursuivre son chemin avec toujours plus de succès. Un grand merci à tous !<br /><em>Nous n’avons encore que vingt ans</em>… mais sommes prêts à continuer vingt ans de plus ! La preuve ? Nos rédacteurs n&rsquo;ont pas cessé de parcourir l’Europe : une belle <a href="https://www.forumopera.com/die-walkure-naples-la-walkyrie-ou-la-metamorphose"><em>Walkyrie</em> napolitaine</a>, le <a href="https://www.forumopera.com/andrea-chenier-londres-roh-voix-grand-format">Chénier londonien de Roberto Alagna</a>, une <a href="https://www.forumopera.com/die-frau-ohne-schatten-vienne-staatsoper-incontournable-nina-stemme"><em>Femme sans ombre </em>viennoise</a> à la formidable distribution ou un <a href="https://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-berlin-deutsche-oper-noir-cest-noir"><em>Vaisseau fantôme</em> berlinois</a>… L’aventure se poursuit !</p>
<p><strong>Juin 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jacques_offenbach_andre_gill.jpg?itok=4S6CKLCL" style="width: 120px; height: 118px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Il n’en est pas fini des anniversaires pour 2019, loin de là : un 20 juin il y a 200 ans naissait notre Jacques Offenbach national… à Cologne ! L’occasion de (ré)entendre les chefs d’œuvre du roi de l’opérette mais aussi des raretés : <a href="https://www.forumopera.com/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage"><em>Les voyages de MM. Dunanan père et fils</em></a>, <a href="https://www.forumopera.com/maitre-peronilla-paris-tce-paris-plus-fin-que-bouffe"><em>Maître Peronilla</em></a>, <a href="https://www.forumopera.com/pomme-dapi-montpellier-festival-a-croquer"><em>Pomme d’Api</em></a>, ou encore le <a href="https://www.forumopera.com/madame-favart-paris-favart-retour-au-bercail-reussi">retour de <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique</a> ont réjoui les oreilles des auditeurs en ce bicentenaire. Autant de bulles de champagne distillées tout au long de l’année, accompagnées d’un <a href="https://www.forumopera.com/dossier/le-roi-offenbach-bach-que-lon-fete">dossier consacré au compositeur</a> mettant en lumière son goût éclectique pour la légèreté et le sérieux, le burlesque et l’héroïque, la tradition et la parodie, et toutes les formes d’entre-deux.<br />
	Un anniversaire dignement fêté, mais assombri par la<a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-franco-zeffirelli"> disparition de Franco Zeffirelli</a>, metteur en scène de légende dont les productions n’ont pas fini d’occuper la scène.</p>
<p><strong>Juillet 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/guillaume-tell_philippe_gromelle.jpg?itok=a8V5b_uR" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />L’été revient comme chaque année avec son lot de festivals, dont certains sortent l’opéra de la salle de concert – et de son confort. Un décor enchanteur ne suffit certes pas à adoucir les exigences du public, ce dont le festival d’Aix-en-Provence a fait les frais avec un <a href="https://www.forumopera.com/requiem-aix-en-provence-extinction-du-spectacle-vivant"><em>Requiem</em> de Mozart</a> et une <a href="https://www.forumopera.com/tosca-aix-en-provence-mort-et-naissance-dune-diva"><em>Tosca</em></a> dont les mises en scène ont provoqué des critiques véhémentes. Mais l’extérieur et le ciel étoilé ont évidemment leur magie, comme en témoignent un très beau <a href="https://www.forumopera.com/guillaume-tell-orange-un-enchantement-sous-les-etoiles"><em>Guillaume Tell</em> à Orange</a>, un <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-bregenz-ris-donc-paillasse"><em>Rigoletto</em> à Bregenz</a> avec sa marionnette monumentale, ou encore des <a href="https://www.forumopera.com/le-nozze-di-figaro-grenade-noces-dans-les-jardins-despagne"><em>Noces de Figaro</em> au cœur des jardins de l’Alhambra</a>. Difficile malgré tout d’éviter les caprices météorologiques, comme lorsque <a href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-beaune-rameau-sous-lorage">l’orage s’invite au milieu des <em>Indes Galantes</em></a> : en juillet, la nature reprend ses droits sur l’opéra !</p>
<p><strong>Août 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hector_berlioz_etienne_carjat.jpeg?itok=NYrJYzIp" style="width: 100px; height: 146px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Dans la série des anniversaires – on vous l’avait dit, 2019 fut une année festive ! – citons également les 150 ans de la mort d’Hector Berlioz. Si les hommages ont été nombreux, le mois d’août a connu deux soirées mémorables – un <a href="https://www.forumopera.com/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines"><em>Benvenuto Cellini</em> dirigé par John Eliot Gardiner</a> offrant une leçon de chant berliozien en la personne de Michael Spyres, et un <a href="https://www.forumopera.com/romeo-et-juliette-la-cote-saint-andre-un-romeo-russe-chez-hector"><em>Roméo et Juliette</em> sous la baguette inspirée de Valery Gergiev</a> – ainsi que la parution d’une <a href="https://www.forumopera.com/cd/la-damnation-de-faust-jardin-anglais-a-la-francaise"><em>Damnation de Faust</em> dirigée par Simon Rattle</a> et d’une <a href="https://www.forumopera.com/dvd/berlioz-la-mort-de-cleopatre-une-torche-sallume"><em>Mort de Cléopâtre</em> où éclot le talent de Lucile Richardot</a>. Un mois faste donc, qui offre plusieurs versions de référence à la discographie.<br />
	« <em>Mais révère en ton cœur et garde en ta mémoire / Et d’Enée et d’Hector les exemples de gloire</em> » écrivait Berlioz : les artistes étrangers rendent en tout cas un bel hommage à un génie français en attendant, qui sait, <a href="https://www.forumopera.com/breve/berlioz-au-pantheon-oui-mais-pourquoi-pas-offenbach">son entrée au Panthéon</a> ?</p>
<p><strong>Septembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/traviata_stone_charles_duprat.jpg?itok=2kcXcied" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Tout pluriséculaire qu’il est, l’opéra n’a pas oublié en ce mois de septembre de plonger à pieds joints dans la modernité. Avec une <a href="https://www.forumopera.com/la-traviata-paris-garnier-violetta-sur-les-reseaux-sociaux"><em>Traviata</em> à l’ère des réseaux sociaux</a>, des<em> <a href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide">Indes Galantes</a></em><a href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide"> à la sauce voguing</a>, un <a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette"><em>Don Carlos</em> en hôpital psychiatrique</a> et un<em> <a href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui">Idoménée</a></em><a href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui"> transposé comme il se doit</a>, les metteurs en scène nous rappellent – s’il en était besoin – à quel point l’opéra peut être brûlant d’actualité et miroir de notre temps. Que cela plaise ou déplaise, l’art lyrique ne semble pas avoir épuisé l’intérêt que les metteurs en scène lui portent – et c’est au moins une bonne nouvelle. Mais il se révèle aussi de son temps lorsqu’il est frappé par les débats qui agitent le monde contemporain, tels que les <a href="https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-new-york-cest-fini">accusations portées à l’encontre de Placido Domingo</a>, entraînant le chanteur à renoncer à se produire sur le sol américain dans <em>Macbeth</em>. L’opéra, un art définitivement 2.0.</p>
<p><strong>Octobre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jessye-norman_c.-friedman.jpg?itok=EOddCDgf" style="width: 150px; height: 98px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Il est des mois où le sort semble s’acharner : octobre est de ceux-là, voyant disparaître trois grands noms de la scène lyrique. Le <a href="https://www.forumopera.com/actu/jessye-la-consolatrice">décès de Jessye Norman</a> a ému la planète comme rarement lorsqu’une grande voix s’éteint. De la Marseillaise, la mort de Didon, les gospels enflammés ou son Elisabeth chez Wagner, chacun choisira sa madeleine. Nous ont quittés également<a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-rolando-panerai"> Rolando Panerai</a> – formidable Taddeo au disque auprès de l’Italienne de Teresa Berganza – et <a href="https://www.forumopera.com/actu/marcello-giordani-le-colosse-aux-pieds-dargile">Marcello Giordani</a>, ténor aux moyens éblouissants.<br />
	C’est sans conteste toujours une grande tristesse de perdre ces figures qui, au fil des concerts et des enregistrements, ont accompagné d’une manière ou d’une autre des moments de notre vie. Octobre fut donc, en quelque sorte, le mois des souvenirs et du temps qui passe.</p>
<p><strong>Novembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/prince_igor.jpg?itok=w3kIiMvP" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />En moins d’une semaine, l’actualité de notre site s’est trouvée bousculée par deux spectacles aux propositions dramaturgiques diamétralement opposées, et qui ont déchaîné les passions des lecteurs. D’un côté des <a href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-paris-tce-strehler-bis"><em>Noces de Figaro</em> vues par le cinéaste James Gray</a>, partisanes d’un classicisme et d’une tradition comme on n’en voit plus guère sur nos scènes ; de l’autre un <a href="https://www.forumopera.com/le-prince-igor-paris-bastille-fais-moi-mal-barrie"><em>Prince Igor</em> par Barrie Kosky</a>, résolument ancré dans le monde contemporain et assumant un propos politique. Nous voici à une époque charnière pour les metteurs en scène, mus par leur désir de réinvention mais se heurtant aux résistances d’une partie du public. Si la question n’est pas tout à fait nouvelle, le hasard de la programmation des scènes parisiennes a pourtant fait surgir à cette occasion un débat d’une rare violence sur notre forum.<br />
	Après <em>prima la musica</em> ou <em>prime le parole</em> et après la querelle des Bouffons, peut-être la mise en scène sera-t-elle le sujet de la nouvelle grande querelle de l’opéra ?</p>
<p><strong>Décembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1_fortunio_dr_stefan_brion_0.jpg?itok=FbpkYhxP" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="© Stefan Brion" />Grèves obligent, la vie musicale s’est vue perturbée et ralentie en ce mois de décembre. Annulations en série – notamment à l’Opéra de Paris –, salles moins remplies, inquiétudes et attente ont été le lot de cette fin d’année, assombrie également par le <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-peter-schreier-levangeliste-sest-tu">décès du ténor Peter Schreier</a>, fervent interprète de Bach aussi bien que de Mozart et de Lieder.</p>
<p>Heureusement, de magnifiques spectacles viennent illuminer ces temps troublés : un <a href="https://www.forumopera.com/fortunio-paris-favart-beau-ainsi-quune-promesse"><em>Fortunio </em>plein de poésie</a> à l’Opéra Comique, un <a href="https://www.forumopera.com/il-pirata-madrid-la-came-du-lyricomane"><em>Pirata </em>à Madrid</a> au casting éblouissant, le <a href="https://www.forumopera.com/die-tote-stadt-munich-jonas-kaufmann-nouvelle-etape-nouveau-triomphe">triomphe de Jonas Kaufmann</a> dans <em>Die tote Stadt</em> à Munich… Quant aux malheureux lyricomanes immobilisés loin des salles de concert, ils ont pu se consoler en retrouvant, au DVD, <a href="https://www.forumopera.com/dvd/die-entfuhrung-aus-dem-serail-on-refait-tout-comme-avant"><em>L’Enlèvement au sérail</em> mythique de Giorgio Strehler</a> et en lisant les <a href="https://www.forumopera.com/livre/maria-callas-lettres-et-memoires-chere-madame-callas-chere-maria">lettres de Maria Callas rassemblées par Tom Volf</a>.</p>
<p> </p>
<p>En attendant de voir ce que l’année 2020 nous réserve, belle fin d’année à tous !</p>
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		<title>OFFENBACH, Madame Favart — Limoges</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madame-favart-limoges-voila-comment-ca-sfit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Nov 2019 17:27:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A lire les louanges adressées à Madame Favart lors de son exhumation la saison dernière à l’Opéra-Comique, on peut se demander pourquoi le prétendu chef d’œuvre d’Offenbach est resté si longtemps absent de l’affiche. La reprise de cette production à Limoges, avec les mêmes interprètes, aide à comprendre « comment ça s’fit » – en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A lire les louanges adressées à <i>Madame Favart</i> lors de <a href="/madame-favart-paris-favart-retour-au-bercail-reussi">son exhumation la saison dernière à l’Opéra-Comique</a>, on peut se demander pourquoi le prétendu chef d’œuvre d’Offenbach est resté si longtemps absent de l’affiche. La reprise de cette production à Limoges, avec les mêmes interprètes, aide à comprendre « comment ça s’fit » – en référence au refrain de l’air « Ma mère aux vignes m’envoyit ». Une fois l’intérêt de la découverte éventé, l’échaudé mitonné par Offenbach apparaît « léger, léger, léger » – autre clin d&rsquo;œil à un des numéros les plus réussis de la partition : la chanson de Favart au 2e acte. En prétextant la véritable histoire de Justine Duronceray, danseuse, actrice et chanteuse passée à la postérité sous le nom de Madame Favart, le livret se dilue dans une série de quiproquos qu’une intrigue chétive échoue à unifier. En 1878, année de la création de l’ouvrage aux Folies Dramatiques, la roue du succès avait tourné. Le savoir-faire demeure, les ingrédients aussi mais la mayonnaise ne prend plus. Privé de la dimension parodique qui faisait le génie des bouffonneries d’avant Sedan, la machine offenbachienne tourne à vide. La volonté évidente de séduire, motivée par le besoin d’argent et la soif de reconnaissance, entrave la créativité. Puis la composition des <i>Contes d’Hoffmann</i>, amorcée deux ans auparavant, accaparait trop le musicien pour que son inspiration se laisse distraire par un sujet aux enjeux moindres.</p>
<p>Pour ajouter encore à la difficulté, <b>Anne Kessler</b> a pris le parti d’une mise en scène métaphorique. Justine Favart fut à l’origine, dit-on, du costume de théâtre. Était-ce une raison suffisante pour transposer l’action dans un atelier de couture ? L’histoire, déjà alambiquée, perd en lisibilité ce qu’elle gagne en séduction visuelle.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/fav3.jpeg?itok=kYkGmmpS" title="© Steve Barek" width="468" /><br />
	©<font size="3"> </font>Steve Barek</p>
<p>A la tête des forces limougeaudes, <b>Laurent Campellone</b> utilise sa connaissance intime de la musique française pour défendre au mieux la partition. Ses propos dans le programme sur l’orchestration – mozartienne – empreinte de nostalgie dix-huitièmiste, et sur le traitement frénétique des chœurs, impliquant un travail permanent sur la variété des intentions, relèvent d’une théorie que s’emploie à illustrer la pratique.</p>
<p>Comme à Paris, <b>Éric Huchet</b> (Pontsablé) offre une démonstration éblouissante de ce que chanter Offenbach signifie en termes de style et de diction. <b>Anne-Catherine Gillet</b> ( Suzanne) est admirable de fraîcheur vocale et de musicalité, avec ce soprano serré à la saveur délicieusement parfumée des bonbons à la violette chers à nos grands-mères. <b>Franck Leguerinel</b> (Cotignac) et <b>Lionel Peintre </b>(Biscotin) transforment en or le peu de plomb que leur réserve la partition. Il faut attendre la deuxième partie pour que <b>Marion Lebègue</b> (Justine Favart) prenne la mesure d’un rôle aux multiples travestissements. Si la voix peine à se projeter, le menuet du 2e acte « je passe sur mon enfance » est nimbé de <a href="/actu/offenbach-et-la-melancolie-ou-la-joie-detre-triste">cette mélancolie qui fait Offenbach grand</a>. Plus embarrassés nous ont semblé <b>François Rougier</b> (Boispréau) et <b>Christian Helmer</b> (Favart) dont l’émission, raide, peine à épouser les pleins et les déliés d’une écriture moins légère qu’il n’y paraît.</p>
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		<title>OFFENBACH, Madame Favart — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madame-favart-paris-opera-comique-retour-au-bercail-reussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 22:52:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il était temps que Madame Favart rentre à la maison ! Et il s’agit d’une première, l’œuvre ayant été créée non pas à l’Opéra Comique mais aux Folies Dramatiques. Dans cet hommage au genre de l’opéra comique, Offenbach et ses librettistes se sont inspirés, librement, de faits et de personnages réels. Charles-Simon Favart et son épouse &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était temps que <em>Madame Favart</em> rentre à la maison ! Et il s’agit d’une première, l’œuvre ayant été créée non pas à l’Opéra Comique mais aux Folies Dramatiques.</p>
<p>Dans cet hommage au genre de l’opéra comique, Offenbach et ses librettistes se sont inspirés, librement, de faits et de personnages réels. Charles-Simon Favart et son épouse Justine, forment un couple épanoui : il écrit des pièces, elle les interprète avec succès. C’était sans compter sur le Maréchal de Saxe qui s’amourache de Madame Favart ; pour préserver la vertu de Justine, les époux doivent fuir et c’est là que commence l’opéra. Dans une auberge d’Arras dont le tenancier cache le Sieur Favart, arrivent le Major Cotignac – qui est là pour quémander auprès du gouverneur Pontsablé un poste de lieutenant de police – et sa fille, la charmante Suzanne, suivis de près par le prétendant de cette dernière, Hector de Boispréau. Justine Favart arrive sur ces entre-faits pour retrouver son mari. Elle se fait ensuite passer pour l’épouse d’Hector auprès du libidineux gouverneur Pontsablé, afin d’obtenir pour Hector le poste de lieutenant de police et la main de Suzanne. Vous suivez ? Et nous n’en sommes qu’au premier acte, l’acte 2 voyant les deux couples intervertir leurs identités et adopter des déguisements divers pour échapper au maréchal de Saxe et fuir les assiduités de son émissaire, le gouverneur Pontsablé. Tout finira pour le mieux : La Favart obtient un triomphe devant le roi et ainsi le châtiment du gouverneur, le bonheur d’Hector et Suzanne et surtout la nomination de son époux à la tête de l’Opéra Comique.</p>
<p>Ce livret quelque peu décousu est surtout prétexte à d’incessants (et réjouissants) quiproquos et travestissements, Justine passant tour à tour de jeune servante, à fausse épouse, de vielle rombière à vendeuse ambulante tyrolienne.</p>
<p>La partition recèle bien des pépites qui nous trottent longtemps dans l’oreille après avoir quitté la salle. Après une ouverture qui alterne joyeux galop, passage plus dramatique et une flûte particulièrement rêveuse, nous sommes entrainé sans temps mort dans un tourbillon mêlant airs et ensembles, comiques ou sentimentaux. Surtout, avec une chanson campagnarde égrillarde, un duo tyrolien, des airs à base d’onomatopées, l’œuvre semble un condensé des composantes du <a href="https://www.forumopera.com/actu/le-rire-chez-offenbach-ou-letrange-entreprise-qui-consiste-a-faire-rire-les-honnetes-gens"><u>rire chez Offenbach</u></a> qu’identifiait notre collègue Jean-Marcel Humbert, ce qui explique sûrement en partie l’énorme succès (l&rsquo;un des derniers pour Offenbach) que connut l’ouvrage lors de sa création.</p>
<p><strong>Laurent Campellone</strong> empoigne avec visible gourmandise la partition, cravache les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Paris qui le suivent dans une belle griserie : cela vit, emporte, sans temps mort, au prix de menus décalages qui se règleront au fil des représentations.</p>
<p>Des longueurs, on pourrait en revanche en trouver quelques-unes dans les (longs) dialogues, parfois inutilement explicatifs. On comprend qu’<strong>Anne Kessler</strong>, en tant que sociétaire de la Comédie Française, n’ait pas voulu couper dans le texte. On devine également le travail approfondi de la metteuse en scène avec les chanteurs sur ces dialogues, dans la diction, le rythme, le ton. Quelques petits accrocs nous rappellent que nous sommes à la première, mais le jeu, l’intelligibilité, la précision scénique sont remarquables, au bénéfice de l’effet comique.</p>
<p>On sera moins sensible à quelques pas de danse redondants et surtout à un décor passe-partout. Non qu’il soit vilain, au contraire : ces galeries de part et d’autre de la scène sont élégantes mais ne sont guère utilisées et pourraient sans aucun problème être recyclés pour un tout autre spectacle. De même, pourquoi avoir situé l’acte 1 dans l’atelier de couture de l’Opéra Comique en lieu et place de l’auberge du livret ? On comprend bien ici l’évocation du thème du travestissement qui irrigue toute l’œuvre, mais cette transposition n’est au final que peu exploitée et ne sert qu’à rendre certaines répliques incongrues.</p>
<p>Le chant nous aura, lui, globalement comblé, surtout chez les femmes.</p>
<p>A tout seigneur tout honneur, <strong>Marion Lebègue</strong> embrasse le rôle-titre avec fougue. Au-delà des qualités vocales requises qui sont réelles, Madame Favart exige une présence scénique : c’est sur son abattage que repose l’essentiel de la réussite de l’œuvre. Or la jeune mezzo est la femme de la situation : accents contrefaits, chanson leste de la fille de taverne… rien ne lui fait peur ! Le léger défaut de projection au premier acte est vite oublié, et l’opulence du timbre conjugué à la gouaille de l’interprète font ici merveille. <strong>Anne-Catherine Gillet</strong> est une parfaite Suzanne. Qui mieux que la soprane belge parvient à retranscrire simultanément une certaine candeur, de l’élégance et de la juvénilité ? La voix a gardé toute sa ductilité et sa fraicheur avec une légère acidité un peu surannée qui fait mouche.</p>
<p>Chez les ténors, <strong>François Rougier</strong> campe un Hector un peu lourdaud. Si la voix est claire et bien projetée, on aurait aimé davantage de demi teintes ; cependant le chanteur utilise efficacement ses aigus émis en force à des fins comiques dans une tyrolienne bien acrobatique. <strong>Eric Huchet</strong> lui ne fait qu’une bouchée de Pontsablé : le personnage est fat à souhait sans que cela ait une influence sur le style chatié et la belle souplesse de l’émission.</p>
<p>Le Charles-Simon Favart de <strong>Christian Helmer</strong> laisse plus perplexe. La voix séduit par sa rondeur et ses teintes sombres, mais le baryton semble gêné par la tessiture tendue et les quelques allègements dans sa belle romance du troisième acte frôlent le détimbrage. En Cotignac et Biscotin, <strong>Franck Leguérinel</strong> et <strong>Lionel Peintre</strong> ont, eux, peu à chanter : par leur présence scénique ils n’en campent pas moins des personnages savoureux.</p>
<p>Nous n’oublierons pas le Chœur de l’Opéra de Limoges, fort sollicité tout au long de l’œuvre et qui brille par son équilibre et son intelligibilité.</p>
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		<title>Madame Favart</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-favart-une-autre-umile-ancella/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2019 07:01:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au tout début du XXe siècle, le Rondeau des Vignes de Madame Favart était encore assez connu pour figurer dans un « Album Musica » consacré à Offenbach, aux côtés de la Lettre de la Périchole ou de la Barcarolle des Contes d’Hoffmann. En 1939, ce même air, « Ma mère aux vignes m’envoyit [sic] », fut encore jugé assez &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au tout début du XX<sup>e</sup> siècle, le Rondeau des Vignes de <em>Madame Favart</em> était encore assez connu pour figurer dans un « Album Musica » consacré à Offenbach, aux côtés de la Lettre de la Périchole ou de la Barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann</em>. En 1939, ce même air, « Ma mère aux vignes m’envoyit [sic] », fut encore jugé assez populaire pour qu’Yvonne Printemps le chante dans le film <em>La Valse de Paris</em>, où Pierre Fresnay lui donnait la réplique dans le rôle du compositeur. Après la guerre, on donna encore l’œuvre deux fois à la Radio : en 1953 (c’est la version que réédite aujoud’hui Malibran) et en 1960 avec notamment Suzanne Lafaye et Camille Maurane. On en vit même une représentation à la télévision française en 1957, préservée par l’INA. Impossible donc de conclure à l’oubli radical : cela pourrait-il s’expliquer, comme pour <em>La Fille du tambour-major</em>, par la présence d’un élément militaro-patriotique (le troisième acte se déroule sur le champ de bataille de Fontenoy, victoire française remportée en 1745) ?</p>
<p>Avec cette œuvre de 1878, on retrouve la bonne humeur souriante qui caractérise la plupart des œuvres d’Offenbach d’après la guerre franco-prussienne, sans rien – hélas pour notre époque friande de sarcasme – de l’ironie mordante de ses chefs-d’œuvre créés sous le Second Empire. Il faut pour la porter une interprète de premier plan. Justement, Juliette Simon-Gérard, après avoir créé à 19 ans le rôle de Justine Favart (elle venait de créer Serpolette des <em>Cloches de Corneville </em>l’année précédente), devait enchaîner l’année suivante avec la susdite<em> Fille du tambour-major</em>. A son époux, le ténor Simon-Max, était dévolu le rôle du jeune premier, Hector de Boispréau, un peu moins exigeant sur le plan théâtral. Celle qu’on appelle ici Madame Favart, actrice forcément hors pair, aurait selon le livret succédé à Adrienne Lecouvreur dans le cœur de Maurice de Saxe, avec cette différence qu’elle aurait, elle, repoussé ses avances.</p>
<p>Autant dire que le rôle-titre de <em>Madame Favart</em> ne saurait être confié qu’à une interprète des plus soides, possédant idéalement cette aura scénique qu’on imagine avoir été celle d’une Hortense Schneider. Même si son nom est sans doute bien oublié de la jeune génération, <strong>Fanély Revoil </strong>(1906-1999) fut de celles-là. Créatrice du rôle de Lucine dans <em>Le Testament de la tante Caroline</em> de Roussel, à l’affiche ces jours-ci au Théâtre de l’Athénée, elle se consacra presque exclusivement à l’opérette et à l’opéra-comique. Elle fut notamment Nicklausse dans l’intégrale des <em>Contes d’Hoffmann</em> dirigée en 1948 par André Cluytens. Et comme chacun de ses enregistrements permet de le vérifier, Fanély Revoil était une « nature », un tempérament né pour le théâtre. Son interprétation du fameux Rondeau susmentionné ferait passer Yvonne Printemps pour une timide débutante, en comparaison. Tous ses airs et toutes ses interventions dans les dialogues parlés sont autant de leçons d’interprétation. Dommage simplement que la qualité sonore de cette diffusion radio ne soit pas toujours aussi limpide qu’on le souhaiterait.</p>
<p>Autour de l’héroïne, la RTF avait réuni du très beau linge, familier de ce style. On ne présente plus <strong>Michel Dens</strong>, aussi à l’aise dans le grand répertoire d’opéra que dans les œuvres plus frivoles. Son Favart a toutes les qualités requises, qu’il déploie dans les charmantes pages qu’Offenbach offre au personnage. <strong>Liliane Berton</strong> fut la plus délicieuse des sopranos légers de son temps, qui ne chercha jamais à s’aventurer au-delà des emplois que son organe lui destinait : elle est naturellement exquise en Suzanne. <strong>René Lenoty</strong> n’était probablement pas le plus suave des ténors de l’après-guerre, mais cette tessiture est toujours un peu le parent pauvre de ces concerts d’opérette, et il faut s’estimer heureux d’échapper à l’inévitable Joseph Peyron, Hector de la version de 1960. Et on ne saurait oublier les seconds rôles, campés par des personnalités hautes en couleur : on salue l’excellent <strong>René Hérent</strong>, inénarrable en marquis de Pontsablé, tout comme il excellait en Guillot de Morfontaine dans la <em>Manon</em> enregistrée en 1955 par Victoria de Los Angeles (il tenait le rôle Salle Favart depuis 1918 !). Gilbert Moryn a moins à chanter mais est un Cotignac savoureux.</p>
<p>En complément de programme, un hommage supplémentaire à Fanély Revoil, à travers une quinzaine d’airs, d’opérette surtout, avec des tubes (deux extraits de <em>La Périchole</em>), mais avec surtout des titres que l’on aimerait voir revenir sur les scènes, comme <em>Le Cœur et la main</em> de Lecoq, <em>La Petite Fonctionnaire</em> de Messager, <em>Fragonard</em> de Pierné ou <em>Virginie Déjazet de </em>Georges Van Paris.</p>
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		<title>Bicentenaire de la naissance d’Offenbach : début des réjouissances</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bicentenaire-de-la-naissance-doffenbach-debut-des-rejouissances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Aug 2018 08:36:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2019 marquera le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (né le 20 juin 1819 à Cologne). Si, contrairement à Berlioz, le Ministère de la culture n’a pas encore annoncé la création d’un comité dédié, les réjouissances s’organisent déjà. Les Fées du Rhin à Tours, La Périchole à Bordeaux mais aussi Offenbach Colorature, un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0px 0px 10.66px;">L’année 2019 marquera le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (né le 20 juin 1819 à Cologne). Si, <a href="https://www.forumopera.com/breve/anniversaire-de-la-mort-de-berlioz-commemorations-en-vue"><u>contrairement à Berlioz</u></a>, le Ministère de la culture n’a pas encore annoncé la création d’un comité dédié, les réjouissances s’organisent déjà. <em><a href="https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour"><u>Les Fées du Rhin</u></a></em><a href="https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour"><u> à Tours</u></a>, <em><a href="https://www.forumopera.com/breve/2018-19-un-millesime-charpente-pour-lopera-national-de-bordeaux"><u>La Périchole</u></a></em><a href="https://www.forumopera.com/breve/2018-19-un-millesime-charpente-pour-lopera-national-de-bordeaux"><u> à Bordeaux</u></a> mais aussi <em>Offenbach Colorature</em>, un florilège d’airs pour colorature par <strong>Jodie Devos</strong> en Belgique, Italie et France, n’attendront pas l’année prochaine pour lancer les festivités. A Venise, en son fief, le Palazzetto Bru Zane (PBZ) propose du 29 septembre au 28 octobre 2018 un festival de musique de chambre et d’extrait d’œuvres. Le PBZ encore mènera la danse en juin 2019, avec le 1<sup>er</sup> <em>Maître Peronilla</em> Théâtre des Champs-Elysées, <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique du 20 au 30, et un colloque consacré au compositeur. Côté publications : Actes Sud prévoit l’édition d’un recueil de la correspondance tandis que <em>La Perichole</em> et <em>Offenbach Colorature</em> feront l’objet d’un disque. Espérons qu’il ne s’agit là que d’un début… Offenbach mérite encore plus.</p>
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