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	<title>Le Postillon de Lonjumeau - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le Postillon de Lonjumeau - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Michael Spyres en dix coups de maître</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 21:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coup d&#8217;essai, coup de maître, a-t-on coutume de dire. Voici dix rôles, parmi d&#8217;autres, que d&#8217;emblée Michael Spyres a marqué de son empreinte.  1. Mazzoni, Antigono (Antigono, 1755) ​Ce n’est pas tant pour la partition (un air de bravoure efficace mais assez prévisible incluant beaucoup de formules stéréotypées), ni pour l’orchestre (à l’effectif trop restreint &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coup d&rsquo;essai, coup de maître, a-t-on coutume de dire. Voici dix rôles, parmi d&rsquo;autres, que d&#8217;emblée Michael Spyres a marqué de son empreinte. </strong></p>
<hr />
<p><strong style="font-size: 14px;">1. Mazzoni, Antigono (<em>Antigono</em>, 1755)</strong></p>
<p><strong>​</strong>Ce n’est pas tant pour la partition (un air de bravoure efficace mais assez prévisible incluant beaucoup de formules stéréotypées), ni pour l’orchestre (à l’effectif trop restreint et bien trop précautionneux) et encore moins pour la mise en scène (un deux trois : soleil !) que cette vidéo est marquante, mais bien pour la remarquable interprétation de Michael Spyres qui éclipse toutes les faiblesses évoquées. C’est une prestation étourdissante. Regardez-le, immobile mais le regard fixe et pénétrant, aligner les notes de cette musique qui semble se générer elle-même ; le <em>canto di sbalzo</em> (ces soudaines incursions dans le grave) parfaitement maîtrisé tient en haleine l’auditeur avant l’impressionnante cascade sur 3 octaves de la cadence finale, tel un épervier qui fonce sur sa proie après l’avoir étourdie de son long vol stationnaire. Certains aigus bougent un peu, les variations à la reprise restent timides, mais le grand baryténor est déjà là ! [Guillaume Saintagne]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uwwnLzzZ9e0" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. <strong style="font-size: 14px;">Mozart, Mitridate (<em>Mitridate</em>, 1770)</strong></strong></p>
<p>C’est une chose de se livrer aux mille cabrioles de la musique de Rossini, mais chanter Mitridate implique de maîtriser le phrasé mozartien dans sa plus verte expression en faisant siens les sauts d’octaves de l’air d’entrée. C’est dans les circonstances improbables d’une saison extra-muros de La Monnaie (sous un chapiteau tourmenté par des vents hostiles), sous la direction de Christophe Rousset, que Michael Spyres s’est essayé à l’exercice, laissant le public — comme à son excellente habitude — stupéfait face à l’aisance bonhomme du virtuose domptant les lions vocaux les plus inamicaux.  [Camille De Rijck]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/E8ccFix9W5s" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">3. Mozart, Don Ottavio (<em>Don Giovanni</em>, 1787)</strong></p>
<p>Se voir attribuer le rôle de Don Ottavio n&rsquo;est pas vraiment un cadeau : deux airs seulement, sur les 3 heures que dure <em>Don Giovanni</em>, pour incarner le fiancé falot, maintenu au réfrigérateur par Donna Anna qui ne pense qu&rsquo;à porter le deuil de son Commandeur de père et à le venger. Et quand Romeo Castellucci signe la mise en scène, les costumes et les décors, Ottavio n&rsquo;est guère gâté, alors que le reste de la distribution porte de magnifiques costumes. Cela n&#8217;empêche aucunement Michael Spyres de nous livrer un Don Ottavio d&rsquo;anthologie ! Dans son air du premier acte, « Dalla sua pace », Spyres est simplement étourdissant, malgré les gémissements (dans une autre tonalité) de son caniche royal, à la coupe « lion » impeccable. [Benoît Jacques]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/C8vt8v4BM1Q" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">4. Rossini, Baldassare (<em>Ciro in Babilonia</em>, 1812)</strong></p>
<p><strong>​</strong>« Triste sort ! Horrible ! Cruel ! » Avec sa voix longue et caressante de <em>baritenore</em> aux graves abyssaux et aux aigus troublants, Spyres se montre ici au sommet de son art. Selon le concept de Davide Livermore, inspiré du cinéma muet, frisant le Grand guignol, il incarne à la perfection le rôle de Baldassare – tant à travers sa gestuelle de désespéré que par son articulation parfaite et son chant déchirant. Son fastueux costume haute couture, style belle époque ; ses longs cheveux et sa grande barbe bouclés, sa couronne garnie d’énormes perles et, surtout, son maquillage contrasté opposant sa chair blanche pulpeuse et ses regards charbonneux, captivent. Dans cet extrait hypnotisant, tel un jeune lion frappé à mort, le chanteur se disloque dans une lamentation amoureuse désespérée de plus de dix minutes qui le mettra à terre. Inoubliable ! [Brigitte Cormier]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/zJmQRMXs4FE" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">5. Rossini, Arnold (<em>Guillaume Tell</em>, 1829)</strong></p>
<p>Créé par Adolphe Nourrit, qui émettait les contre-ut en voix mixte ou en <em>falsetto</em>, le rôle d&rsquo;Arnold fut repris par Louis Duprez dont les do <em>di petto</em> augmentaient l’impact de ces notes aigües. Dans cet enregistrement déjà ancien, Michael Spyres semble la chimère issue de leur croisement. Mais si l’on admire et l’on savoure les prouesses des escalades enchaînées et graduées en fonction des élans émotionnels portés par certains mots, le nuancier des couleurs, l’intelligibilité impeccable, la fermeté croissante des accents, ce qui nous touche, c’est la générosité de ce chant où l’interprète se fond dans le personnage, au plus près des intentions du compositeur. [Maurice Salles]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/aIy8DRFNzXY" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">6. Meyerbeer, Raoul (<em>Les Huguenots</em>, 1836)</strong></p>
<p>Michael Spyres interprète <em>Les Huguenots </em>pour l&rsquo;American Symphony Orchestra en août 2009. Il n&rsquo;a alors que 29 ans. Sa notoriété internationale est encore en devenir. Et déjà, tout est là : des moyens exceptionnels combinés à une superbe maîtrise technique, alliés dans le cas présent à une prononciation que pas mal de chanteurs francophones pourraient lui envier. L&rsquo;intégralité de la représentation est disponible sur les plateformes de musique dématérialisée. [Jean Michel Pennetier]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/KqneixPh0bc" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p style="font-size: 14px;"><strong style="font-size: 14px;">7. Adam, Chapelou (<em>Le Postillon de Lonjumeau</em>, 1836)</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Les spectateurs du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re"><em>Postillon de Lonjumeau</em> salle Favart, au printemps 2019</a>, gardent tous un souvenir ému de la prestation de Michael Spyres dans le rôle de Chapelou, fringant joli-coeur qui se voit gratifier par Adam, dès le premier acte, d’un air de bravoure des plus redoutables. <br />
	Devant la mise en scène au kitsch résolument assumé de Michel Fau, le public attend avec une impatience à peine dissimulée le tour de force. Michael Spyres va-t-il y arriver ? Triomphera t-il du redoutable contre-ré qui couronne la troisième reprise du refrain ? Sanglé dans son uniforme rouge et bleu, campé devant puis sur son carrosse doré, il se lance, et crânement ne fait qu’une bouchée de l’air. Tout y est, de la prononciation irréprochable à l’usage parfaitement maîtrisé du registre aigu et de la voix mixte, jusqu’aux clins d’œil glissés à bon escient en direction du public. Cette épreuve du feu réussie avec éclat, dans une insolence et une bonne humeur communicatives, le reste de la soirée fut une parade, achevée sous les hurlements d’un public en délire. Mânes de Nicolai Gedda, d’Alain Vanzo ou d’Henri Legay, dormez en paix. Ce soir là, sous les ors de la salle Favart, votre digne successeur était définitivement intronisé. » [Julien Marion]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Epj3JkpxL0A" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">8. Donizetti, Polyeucte (<em>Les Martyrs</em>, 1840)</strong></p>
<p>​Voici une œuvre surtout connue pour sa mouture italienne (<em>Poliuto</em>) qui attendait sagement qu&rsquo;une équipe à la hauteur se penche sur sa version originale <em>Les Martyrs</em> et en révèle toute la fine grandiloquence. Et si cette version en français a tant tardé à retrouver les feux de la rampe, c&rsquo;est que le créateur de Polyeucte n&rsquo;était autre que Gilbert Duprez, Monsieur Contre-ut en voix de poitrine. Il fallait donc bien l&rsquo;audace, le talent, la technique et les moyens hors du commun d&rsquo;un Michael Spyres pour redonner vie à cette partition ! Comme l&rsquo;écrit si bien Corneille, dans la pièce qui inspira le livret, « Le désir s&rsquo;accroit quand l&rsquo;effet se recule ». Nous vous mettons donc au défi de n&rsquo;écouter cet air qu&rsquo;une seule fois sans résister à l&rsquo;envie de l&rsquo;entendre une nouvelle fois. Cette diction transparente qui vous transporte à la Comédie française, cette hargne contenue sur un rythme allant qui pourrait à elle seule faire la valeur de l&rsquo;air, mais se trouve transcendée par des aigus habilement placés par Donizetti et émis avec une facilité déconcertante par notre briseur de statues. Et puis l&rsquo;accélération finale couronnée par ce contre-mi aussi excitant qu&rsquo;irraisonnable, puisqu&rsquo;il met en péril l&rsquo;émission du dernier « j&rsquo;irai » qu&rsquo;il faut longuement tenir. Peu importe, même mal amorcé, Spyres tient sa dernière note jusqu&rsquo;au bout (regardez comme il essaye de la contenir dans sa mâchoire ) Le chef lui-même a du mal à s&rsquo;en remettre. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gD5UluM1W8Y" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">9. Bizet, Nadir (<em>Les Pêcheurs de perles</em>, 1863)</strong></p>
<p>L​oin des fioritures et des prouesses pyrotechniques, l&rsquo;air de Nadir des <em>Pêcheurs de perles</em> (Bizet) permet à Michael Spyres de faire entendre ses autres formidables qualités : le timbre (écoutez la descente dans le grave, comme la texture se densifie), le souffle et sa conduite, le phrasé, la ductilité de l&rsquo;aigu en voix mixte&#8230; Chapeau l&rsquo;artiste ! [Jean-Jacques Groleau]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cYkRbwgTK1Y" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">10. Berlioz, Enée (<em>Les Troyens</em>, 1863)</strong></p>
<p>Dans le rôle écrasant d&rsquo;Enée, Michael Spyres sait alternativement mettre la cuirasse et déchausser ses cothurnes, brûler et fondre, implorer et maudire.  Son prince troyen est bien le fondateur mythique de Rome, homme de piété, soumis à l’ordre des dieux, prêt à rompre tous les liens pour accomplir sa destinée, dut-elle lui couter tant de « larmes brûlantes ». Diction, tenue, aisance, ligne, tout est là pour composer au disque un « monument plus durable que le bronze », beau comme l’Antique.[Dominique Joucken]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6HRDYaWybV4" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Le Postillon de Lonjumeau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-postillon-de-lonjumeau-fantaisie-kitch/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 04:09:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Echo du spectacle donné à l&#8217;Opéra-comique en 2019, cet enregistrement video permet enfin d&#8217;écouter et voir le trop rare Postillon de Lonjumeau, malheureusement bien peu présent sur les scènes modernes. Il faut dire que le rôle principal est tout simplement impossible. Fort heureusement, Michael Spyres possède les notes du rôle, celui d&#8217;un postillon engagé par un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Echo du spectacle donné à l&rsquo;Opéra-comique en 2019, cet enregistrement video permet enfin d&rsquo;écouter et voir le trop rare <em>Postillon de Lonjumeau</em>, malheureusement bien peu présent sur les scènes modernes. Il faut dire que le rôle principal est tout simplement impossible. Fort heureusement, <strong>Michael Spyres</strong> possède les notes du rôle, celui d&rsquo;un postillon engagé par un impresario car il possède un magnifique contre-ré ! A l&rsquo;époque du spectacle, le ténor américain, initialement spécialiste de Rossini, a élargi son répertoire à des rôles plus lourds et moins virtuoses :  le Faust de Berlioz, Hoffmann, Florestan, Vasco, Don José… Ce grand écart est peut-être la raison d&rsquo;une souplesse moins évidente qu&rsquo;autrefois et d&rsquo;un suraigu plus problématique. Le fameux contre-ré est bien là dans le fameux air de l&rsquo;acte I, mais un brin vrillé. Il faudra attendre l&rsquo;incroyable air du IIIe acte, avec deux contre mi naturels ajoutés, pour retrouver la formidable aisance dans le suraigu que nous connaissions au ténor américain. Au positif également, le chanteur offre un festival belcantiste grâce à une technique restée impeccable. Trilles, vocalises, variations dans les reprises, sauts d&rsquo;octaves délirants : du grand art de ce point de vue. Le comédien est en revanche un brin emprunté, avec une diction à l&rsquo;ancienne. A ses côtés, la jeune<strong> Florie Valiquette</strong> a un peu de mal à exister. Le soprano canadien est encore un peu vert, son chant est impeccable mais manque d&rsquo;imagination. Les dialogues parlés manquent là encore de naturel. Pour retrouver cette aisance idiomatique, nous avons heureusement <strong>Franck Leguérinel</strong>, hilarant mais à la voix un peu fatiguée, et <strong>Laurent Kubla</strong> impeccable mais dans un rôle mineur. Les chœurs sont un peu légers, mais l&rsquo;orchestre excellent sous la baguette vive de <strong>Sébastien Rouland </strong>qui donne du rythme à un spectacle un peu trop sage. La mise en scène de <strong>Michel</strong> <strong>Fau</strong> est en effet un peu en retrait de la partition. Les toiles peintes des décors sont jolies, les costumes spectaculaires, mais on n&rsquo;a l&rsquo;impression d&rsquo;assister à une version concertante kitsch, avec des chanteurs qui improvisent en avant-scène. Michel Fau s&rsquo;est réservé le rôle de Rose, la suivante de Madame de Latour et on se demande l&rsquo;intérêt de ce travestissement. L&rsquo;image n&rsquo;est pas d&rsquo;une qualité exceptionnelle, avec trop de grain dans les nombreuses scènes sombres, et le son souvent lointain, plutôt moins bon que dans la salle. Sans avoir l&rsquo;Adam dur, cette partition méritait mieux.</p>
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		<title>Best of 2019</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2019/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/best-of-2019/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 18:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.    Janvier 2019 Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350e année &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.</strong></p>
<hr />
<p> </p>
<p><strong> Janvier 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/opera_bastille_christian_leiber.jpg?itok=hql7AXYu" style="width: 150px; height: 97px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350<sup>e</sup> année avec fracas. Le retour sur scène des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-troyens-paris-bastille-un-cheval-nomme-enee"><em>Troyens</em>, revus et corrigés par Dmitri Tcherniakov et dirigés par Philippe Jordan</a>, ne s’est pas contenté des huées du soir de la première : il a ébranlé durant tout le mois de janvier la lyricosphère qui a adoré le détester. Sans déchaîner autant les passions, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-primo-omicidio-paris-garnier-double-homicide-au-palais-garnier"><em>Primo omicidio</em> de Scarlatti à la sauce Castellucci </a>a lui aussi provoqué son lot de réactions mitigées. Un début d’année chargé aussi bien à Garnier qu’à Bastille – dont le bâtiment fêtait sa trentième année d’existence –, bientôt suivi par le feuilleton à rebondissements de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/alexander-neef-dirigera-lopera-national-de-paris-des-2021">nomination d’Alexander Neef</a>.<br />
	Un vieux monsieur de 350 ans, l’Opéra de Paris ?</p>
<p><strong>Février 2019</strong></p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmannrach_0.jpg?itok=ZoKbJxb6" style="width: 120px; height: 145px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /></a>Si le mois de février a vu sur scène les très rares <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-finta-pazza-dijon-ecouter-et-jubiler-avec-le-theatre"><em>Finta pazza</em></a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-divisione-del-mondo-strasbourg-olympe-ton-univers-impitoyable"><em>Divisione del mondo</em></a>, ou encore les récitals remarqués de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-yusif-eyvazov-paris-gaveau-eyvazov-enflamme-gaveau">Yusif Eyvazov</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin">Vivica Genaux</a>, ce ne sont pas les spectacles qui ont le plus retenu l’attention des lecteurs de notre site. Ils passeraient presque inaperçus alors que Jonas Kaufmann domine l’actualité avec deux brèves en quelques jours, annonçant <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-apres-lacte-ii-lacte-iii">l’acte III de <em>Tristan</em> pour 2020</a> et faisant entendre sa <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">maîtrise de la voix de tête dans la Barcarolle </a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">des <em>Contes d’Hoffmann</em></a> ! A ses côtés, les espoirs d’entendre <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-a-bordeaux-la-saison-prochaine">Anna Netrebko à Bordeaux</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-adriana-lecouvreur-a-paris-en-2020">à Paris</a>, les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/edita-gruberova-adieux-a-lucia">adieux d’Edita Gruberova à Lucia</a> et les diverses <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/une-annulation-de-plus-pour-bryan-hymel">annulations de Bryan Hymel </a>: l’actualité lyrique revêt bien des formes, et ne se limite décidément pas à des comptes rendus et à des interviews.<br />
	La preuve – s’il en fallait une – qu’à l’opéra le spectacle n’est pas seulement dans la salle…</p>
<p><strong>Mars 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/javier_camarena_tonio_met_marty_sohl.jpg?itok=02t3lgJ8" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Que de ténors pour un seul mois ! Et quels ténors ! Mars guette fébrilement la présence de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-chantera-chantera-pas-dans-la-forza">Jonas Kaufmann dans <em>La Forza del destino </em></a>à Londres et s’inquiète pour sa santé ; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/bonne-nouvelle-pour-les-fans-dalagna">Roberto Alagna montre des signes de fatigue dans <em>Otello</em></a> à Bastille et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Aleksandrs Antonenko se voit contraint de renoncer à Samson à New York</a>… Chanter chaque jour à l’opéra ? « <em>Mais le gosier le plus flexible / Ne peut résister à cela !</em> » nous rappelle Saint-Phar dans <em>Le Postillon de Lonjumeau</em>. Tout auréolé de gloire, le ténor n’en est pas moins un homme : notre empathie et notre bienveillance devraient être à la hauteur de l’admiration que nous leur portons. Heureusement, de belles nouvelles viennent aussi parsemer le mois : le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/en-direct-du-met-camarena-dechaine-les-foules">triomphe de Javier Camarena</a> en Tonio au Metropolitan, le retour sur cette même scène de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Gregory Kunde après douze ans d’absence</a>, et même un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/carnet-rose-jonas-kaufmann-est-papa">nouveau-né dans la famille Kaufmann</a> !<br />
	Décidément… <em>On ne peut pas résister à un ut !</em></p>
<p><strong>Avril 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/postillon_de_lonjumeau_stefan_brion.jpg?itok=7u4ZlsuN" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /> Avril voit la France sous le coup de l’émotion après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, nous rappelant que les chefs-d’œuvre du passé eux aussi sont fragiles et en péril. Un rappel également qu’il convient de saisir la beauté lorsqu’elle nous vient : une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/semiramide-feu-dartifices"><em>Semiramide</em> fabuleuse enregistrée par Mark Elder</a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re">retour du <em>Postillon de Lonjumeau</em> salle Favart</a>, une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-damnation-de-faust-strasbourg-damour-lardente-larme"><em>Damnation de Faust</em> à l’affiche éblouissante</a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/manon-bordeaux-benjamin-bernheim-le-chevalier-supreme">duo Bernheim et Sierra à Bordeaux</a>, un premier <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/manon-massenet-paris-tce-nest-ce-plus-manon">des Grieux superlatif pour Juan Diego Flórez</a>, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/passion-selon-saint-jean-bwv-245-bach-paris-philharmonie-in-persona-christie">Reinoud van Mechelen stupéfiant d’émotion en Evangéliste</a>… Avril est le triomphe de la voix, qui vient mettre un peu de baume au cœur des auditeurs.<br /><em>Pour mieux sécher mes pleurs, que ta voix parle encore…</em></p>
<p><strong>Mai 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/logocarre_0.jpg?itok=Cuz-Tv1b" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />C’est en mai 1999 que Camille De Rijck inaugurait un site qui, s’il a évolué par sa forme au gré des mutations d’internet, demeure un repère favori des lyricomanes. Riche de multiples métamorphoses et de rédacteurs passionnés qui ont donné de leur temps et de leur plume tout au long de ces deux décennies d’existence ; riche de comptes-rendus, brèves et dossiers en tous genres ; riche enfin de lecteurs qui permettent à Forum Opéra de poursuivre son chemin avec toujours plus de succès. Un grand merci à tous !<br /><em>Nous n’avons encore que vingt ans</em>… mais sommes prêts à continuer vingt ans de plus ! La preuve ? Nos rédacteurs n&rsquo;ont pas cessé de parcourir l’Europe : une belle <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-walkure-naples-la-walkyrie-ou-la-metamorphose"><em>Walkyrie</em> napolitaine</a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/andrea-chenier-londres-roh-voix-grand-format">Chénier londonien de Roberto Alagna</a>, une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-frau-ohne-schatten-vienne-staatsoper-incontournable-nina-stemme"><em>Femme sans ombre </em>viennoise</a> à la formidable distribution ou un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-berlin-deutsche-oper-noir-cest-noir"><em>Vaisseau fantôme</em> berlinois</a>… L’aventure se poursuit !</p>
<p><strong>Juin 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jacques_offenbach_andre_gill.jpg?itok=4S6CKLCL" style="width: 120px; height: 118px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Il n’en est pas fini des anniversaires pour 2019, loin de là : un 20 juin il y a 200 ans naissait notre Jacques Offenbach national… à Cologne ! L’occasion de (ré)entendre les chefs d’œuvre du roi de l’opérette mais aussi des raretés : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage"><em>Les voyages de MM. Dunanan père et fils</em></a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/maitre-peronilla-paris-tce-paris-plus-fin-que-bouffe"><em>Maître Peronilla</em></a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/pomme-dapi-montpellier-festival-a-croquer"><em>Pomme d’Api</em></a>, ou encore le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/madame-favart-paris-favart-retour-au-bercail-reussi">retour de <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique</a> ont réjoui les oreilles des auditeurs en ce bicentenaire. Autant de bulles de champagne distillées tout au long de l’année, accompagnées d’un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dossier/le-roi-offenbach-bach-que-lon-fete">dossier consacré au compositeur</a> mettant en lumière son goût éclectique pour la légèreté et le sérieux, le burlesque et l’héroïque, la tradition et la parodie, et toutes les formes d’entre-deux.<br />
	Un anniversaire dignement fêté, mais assombri par la<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-franco-zeffirelli"> disparition de Franco Zeffirelli</a>, metteur en scène de légende dont les productions n’ont pas fini d’occuper la scène.</p>
<p><strong>Juillet 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/guillaume-tell_philippe_gromelle.jpg?itok=a8V5b_uR" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />L’été revient comme chaque année avec son lot de festivals, dont certains sortent l’opéra de la salle de concert – et de son confort. Un décor enchanteur ne suffit certes pas à adoucir les exigences du public, ce dont le festival d’Aix-en-Provence a fait les frais avec un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/requiem-aix-en-provence-extinction-du-spectacle-vivant"><em>Requiem</em> de Mozart</a> et une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tosca-aix-en-provence-mort-et-naissance-dune-diva"><em>Tosca</em></a> dont les mises en scène ont provoqué des critiques véhémentes. Mais l’extérieur et le ciel étoilé ont évidemment leur magie, comme en témoignent un très beau <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/guillaume-tell-orange-un-enchantement-sous-les-etoiles"><em>Guillaume Tell</em> à Orange</a>, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/rigoletto-bregenz-ris-donc-paillasse"><em>Rigoletto</em> à Bregenz</a> avec sa marionnette monumentale, ou encore des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-nozze-di-figaro-grenade-noces-dans-les-jardins-despagne"><em>Noces de Figaro</em> au cœur des jardins de l’Alhambra</a>. Difficile malgré tout d’éviter les caprices météorologiques, comme lorsque <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-beaune-rameau-sous-lorage">l’orage s’invite au milieu des <em>Indes Galantes</em></a> : en juillet, la nature reprend ses droits sur l’opéra !</p>
<p><strong>Août 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hector_berlioz_etienne_carjat.jpeg?itok=NYrJYzIp" style="width: 100px; height: 146px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Dans la série des anniversaires – on vous l’avait dit, 2019 fut une année festive ! – citons également les 150 ans de la mort d’Hector Berlioz. Si les hommages ont été nombreux, le mois d’août a connu deux soirées mémorables – un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines"><em>Benvenuto Cellini</em> dirigé par John Eliot Gardiner</a> offrant une leçon de chant berliozien en la personne de Michael Spyres, et un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/romeo-et-juliette-la-cote-saint-andre-un-romeo-russe-chez-hector"><em>Roméo et Juliette</em> sous la baguette inspirée de Valery Gergiev</a> – ainsi que la parution d’une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/la-damnation-de-faust-jardin-anglais-a-la-francaise"><em>Damnation de Faust</em> dirigée par Simon Rattle</a> et d’une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/berlioz-la-mort-de-cleopatre-une-torche-sallume"><em>Mort de Cléopâtre</em> où éclot le talent de Lucile Richardot</a>. Un mois faste donc, qui offre plusieurs versions de référence à la discographie.<br />
	« <em>Mais révère en ton cœur et garde en ta mémoire / Et d’Enée et d’Hector les exemples de gloire</em> » écrivait Berlioz : les artistes étrangers rendent en tout cas un bel hommage à un génie français en attendant, qui sait, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/berlioz-au-pantheon-oui-mais-pourquoi-pas-offenbach">son entrée au Panthéon</a> ?</p>
<p><strong>Septembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/traviata_stone_charles_duprat.jpg?itok=2kcXcied" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Tout pluriséculaire qu’il est, l’opéra n’a pas oublié en ce mois de septembre de plonger à pieds joints dans la modernité. Avec une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-traviata-paris-garnier-violetta-sur-les-reseaux-sociaux"><em>Traviata</em> à l’ère des réseaux sociaux</a>, des<em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide">Indes Galantes</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide"> à la sauce voguing</a>, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette"><em>Don Carlos</em> en hôpital psychiatrique</a> et un<em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui">Idoménée</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui"> transposé comme il se doit</a>, les metteurs en scène nous rappellent – s’il en était besoin – à quel point l’opéra peut être brûlant d’actualité et miroir de notre temps. Que cela plaise ou déplaise, l’art lyrique ne semble pas avoir épuisé l’intérêt que les metteurs en scène lui portent – et c’est au moins une bonne nouvelle. Mais il se révèle aussi de son temps lorsqu’il est frappé par les débats qui agitent le monde contemporain, tels que les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-new-york-cest-fini">accusations portées à l’encontre de Placido Domingo</a>, entraînant le chanteur à renoncer à se produire sur le sol américain dans <em>Macbeth</em>. L’opéra, un art définitivement 2.0.</p>
<p><strong>Octobre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jessye-norman_c.-friedman.jpg?itok=EOddCDgf" style="width: 150px; height: 98px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Il est des mois où le sort semble s’acharner : octobre est de ceux-là, voyant disparaître trois grands noms de la scène lyrique. Le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/jessye-la-consolatrice">décès de Jessye Norman</a> a ému la planète comme rarement lorsqu’une grande voix s’éteint. De la Marseillaise, la mort de Didon, les gospels enflammés ou son Elisabeth chez Wagner, chacun choisira sa madeleine. Nous ont quittés également<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-rolando-panerai"> Rolando Panerai</a> – formidable Taddeo au disque auprès de l’Italienne de Teresa Berganza – et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/marcello-giordani-le-colosse-aux-pieds-dargile">Marcello Giordani</a>, ténor aux moyens éblouissants.<br />
	C’est sans conteste toujours une grande tristesse de perdre ces figures qui, au fil des concerts et des enregistrements, ont accompagné d’une manière ou d’une autre des moments de notre vie. Octobre fut donc, en quelque sorte, le mois des souvenirs et du temps qui passe.</p>
<p><strong>Novembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/prince_igor.jpg?itok=w3kIiMvP" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />En moins d’une semaine, l’actualité de notre site s’est trouvée bousculée par deux spectacles aux propositions dramaturgiques diamétralement opposées, et qui ont déchaîné les passions des lecteurs. D’un côté des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-paris-tce-strehler-bis"><em>Noces de Figaro</em> vues par le cinéaste James Gray</a>, partisanes d’un classicisme et d’une tradition comme on n’en voit plus guère sur nos scènes ; de l’autre un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-prince-igor-paris-bastille-fais-moi-mal-barrie"><em>Prince Igor</em> par Barrie Kosky</a>, résolument ancré dans le monde contemporain et assumant un propos politique. Nous voici à une époque charnière pour les metteurs en scène, mus par leur désir de réinvention mais se heurtant aux résistances d’une partie du public. Si la question n’est pas tout à fait nouvelle, le hasard de la programmation des scènes parisiennes a pourtant fait surgir à cette occasion un débat d’une rare violence sur notre forum.<br />
	Après <em>prima la musica</em> ou <em>prime le parole</em> et après la querelle des Bouffons, peut-être la mise en scène sera-t-elle le sujet de la nouvelle grande querelle de l’opéra ?</p>
<p><strong>Décembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1_fortunio_dr_stefan_brion_0.jpg?itok=FbpkYhxP" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="© Stefan Brion" />Grèves obligent, la vie musicale s’est vue perturbée et ralentie en ce mois de décembre. Annulations en série – notamment à l’Opéra de Paris –, salles moins remplies, inquiétudes et attente ont été le lot de cette fin d’année, assombrie également par le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-peter-schreier-levangeliste-sest-tu">décès du ténor Peter Schreier</a>, fervent interprète de Bach aussi bien que de Mozart et de Lieder.</p>
<p>Heureusement, de magnifiques spectacles viennent illuminer ces temps troublés : un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/fortunio-paris-favart-beau-ainsi-quune-promesse"><em>Fortunio </em>plein de poésie</a> à l’Opéra Comique, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-pirata-madrid-la-came-du-lyricomane"><em>Pirata </em>à Madrid</a> au casting éblouissant, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-tote-stadt-munich-jonas-kaufmann-nouvelle-etape-nouveau-triomphe">triomphe de Jonas Kaufmann</a> dans <em>Die tote Stadt</em> à Munich… Quant aux malheureux lyricomanes immobilisés loin des salles de concert, ils ont pu se consoler en retrouvant, au DVD, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/die-entfuhrung-aus-dem-serail-on-refait-tout-comme-avant"><em>L’Enlèvement au sérail</em> mythique de Giorgio Strehler</a> et en lisant les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/maria-callas-lettres-et-memoires-chere-madame-callas-chere-maria">lettres de Maria Callas rassemblées par Tom Volf</a>.</p>
<p> </p>
<p>En attendant de voir ce que l’année 2020 nous réserve, belle fin d’année à tous !</p>
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		<title>ADAM, Le Postillon de Lonjumeau — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-postillon-de-lonjumeau-rouen-un-conte-en-pop-up/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Dec 2019 22:59:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Burlesque et invraisemblable, ce Postillon de Lonjumeau se déploie sur scène comme ces livres animés dont les pages surgissent en trois dimensions. Michel Fau et son équipe artistique se sont lâchés pour créer un univers fantasmé dans une explosion de couleurs bigarrées. L’élégance hardie des costumes de Christian Lacroix se noie dans une débauche d’images naïves, numérisées ou peintes. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">Burlesque et invraisemblable, ce <em>Postillon de Lonjumeau</em> se déploie sur scène comme ces livres animés dont les pages surgissent en trois dimensions.</p>
<p style="font-size: 14px"><strong>Michel Fau</strong> et son équipe artistique se sont lâchés pour créer un univers fantasmé dans une explosion de couleurs bigarrées. L’élégance hardie des costumes de <strong>Christian Lacroix</strong> se noie dans une débauche d’images naïves, numérisées ou peintes. À noter, la mise en place des décors d’<strong>Emmanuel Charles </strong>et le remarquable travail sur les lumières de <strong>Joël Fabing</strong> assurant des transitions douces et franches entre les tableaux successifs qui font avancer l’action.</p>
<p style="font-size: 14px">Contée sur le ton d’une comédie moliéresque, l’intrigue de cet opéra-comique repose sur une étude psychologique plutôt fine. Le jour de leurs noces, un couple commence à se disputer. Tandis que le mari est désolé de devoir enterrer sa joyeuse vie de garçon, sa jeune femme lui reproche, elle, d’avoir dû renoncer à un immense héritage pour l’épouser. Mais voilà qu’à la recherche de grandes voix lyriques, un marquis au service du roi Louis XV découvre par hasard que le postillon qu’il a réquisitionné inopinément à Lonjumeau est doué d’une exceptionnelle tessiture de ténor. Sensible à l’appât du gain et aux sirènes de la célébrité, ce postillon finit par suivre le marquis persuasif bien qu’il doive renoncer à son mariage avant même sa nuit de noces. Désespérée, la jeune mariée décide de se venger en utilisant son héritage. Et, dix ans plus tard, elle retrouve celui qui l’a abandonnée. Voilà que devenu un chanteur adulé, il est soudain ému par l’irrésistible ressemblance entre son amour d’autrefois et cette femme si riche et si belle. Ainsi se fera-t-elle épouser une seconde fois au grand dam du puissant marquis qui la courtise maintenant en vain, après avoir ouvert à son bien-aimé les portes de la gloire. Suivront bien sûr : accusation de bigamie, imbroglio, puis happy-end.</p>
<p style="font-size: 14px">Quelques mois après <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re">l’exhumation de l’œuvre salle Favart </a>où les attentes des connaisseurs  étaient immenses – non seulement sur l’ivresse de la performance vocale de Michael Spyres, mais aussi sur la qualité du flacon – le public rouennais semble l’avoir simplement accueillie comme un spectacle festif à l’approche de Noël.</p>
<p style="font-size: 14px">Musicalement, la partition d’Adolphe Adam est remarquablement orchestrée ; les harmonies sont délicates et les mélodies variées. L’écriture vocale est confortable pour les chanteurs qui doivent alterner le parlé et le chanté avec naturel. <strong>Sébastien Rouland</strong>, violoniste de formation, dirige fermement l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie </strong>composé de musiciens solistes et chambristes qui s’expriment avec brio, surtout dans les parties purement instrumentales. Nous avons noté parfois une tendance à couvrir les voix, en particulier quand les chanteurs se trouvaient au dessus des instrumentistes. Un défaut d’acoustique probablement inhérent à certaines places situées sous le balcon. Fréquemment sollicités, les chœurs <strong>Accentus</strong> et <strong>Opéra de Rouen</strong> se montrent à la hauteur de leurs interventions.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_6110.jpeg?itok=Kpf4Vfvt" title="© Jean Pouget" width="468" /><br />
	© Jean Pouget</p>
<p style="font-size: 14px">Au ténor <strong>Philippe Talbot,</strong> très applaudi dans <em>Le Comte Ory</em> en 2017, incombe la lourde charge du rôle titre. L’agilité de ses moyens vocaux lui permet de démontrer avec finesse l’évolution entre la voix naturelle prometteuse de Chapelou et la virtuosité exhibée par Saint-Phar dans son air brillant du troisième acte, avec contre-ut et contre-ré en cascade.</p>
<p style="font-size: 14px">Le meilleur chanteur-acteur de cette distribution est l’excellent <strong>Lionel Peintre</strong> qui tire les ficelles de l’intrigue en interprétant le Marquis de Corcy. Chacune de ses apparitions vitaminées réjouit. Tous les autres rôles masculins méritent des compliments.</p>
<p style="font-size: 14px">Sans rivale côté féminin, la jeune soprano <strong>Hélène Carpentier</strong>, lauréate du concours « Voix Nouvelles 2018 », incarne Madeleine puis Madame de Latour. La fraîcheur de son chant et l’intelligence sensible de son interprétation charment l’auditoire autant que ses partenaires. C’est une cantatrice à suivre.  </p>
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		<title>Le Postillon de Lonjumeau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-postillon-de-lonjumeau-son-portrait-tout-crache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2019 05:44:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’Opéra-Comique vient de postillonner copieusement, en reproposant le chef-d’œuvre d’Adolphe Adam dont les dernières représentations françaises étaient sans doute celles de Dijon en 2004, le label Malibran publie un enregistrement inédit du Postillon de Lonjumeau, qui vient s’ajouter à celui qui figurait déjà à son catalogue, réunissant Henry Legay et Janine Micheau en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’Opéra-Comique vient de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re">postillonner copieusement</a>, en reproposant le chef-d’œuvre d’Adolphe Adam dont les dernières représentations françaises étaient sans doute celles de Dijon en 2004, le label Malibran publie un enregistrement inédit du <em>Postillon de Lonjumeau</em>, qui vient s’ajouter à celui qui figurait déjà à son catalogue, réunissant Henry Legay et Janine Micheau en 1952. Il s’agit cette fois d’une captation plus récente, et surtout réalisée en direct au cours d’une représentation. Autrement dit, l’un des atouts en sera incontestablement cette vie théâtrale qu’il est toujours malaisé de recréer en concert ou en studio.</p>
<p>Surtout, par rapport aux distributions « de prestige », ce <em>Postillon</em>-ci offre l’avantage de ressembler bien davantage à ce que l’on peut attendre dans ce genre de répertoire. Si gâtés qu’ils aient été par la nature, des artistes non francophones se montrent forcément gênés dans les importants dialogues parlés. Sur ce plan, la version de studio publiée en 1986 par EMI pâtissait du français ampoulé et improbable de John Aler et de June Anderson, malgré leurs efforts méritoires et indépendamment de leurs qualités strictement vocales. Même Jean-Philippe Lafont paraissait bien guindé dans le rôle de Biju. Du fait du succès de cette œuvre outre-Rhin, il existe aussi des enregistrements en allemand (YouTube propose deux vidéos où Helge Rosvaenge et Nicolaï Gedda interprètent le grand air de <em>Der Postillon von Longjumeau</em>), mais ce n’est bien sûr pas tout à fait la même chose. Grâce à une distribution sans stars, mais rompue à ce style, la version Malibran nous livre un portrait fidèle du <em>Postillon</em>, un instantané pris sur le vif plutôt qu’une photo Harcourt habilement retouchée. Surtout pour une intrigue dont tout le sel repose sur la transformation de quelques rustiques en personnages sophistiqués, il est bon de pouvoir sentir la différence entre le premier acte et les suivants : la truculence du maréchal-ferrant, on l’entend ici, et l’on comprend aisément que, dans les autres versions, on ait préféré dispenser mesdemoiselles Micheau et Anderson de l’éloge de la soupe aux choux que prononce Madeleine.</p>
<p>La présente captation repose donc avant tout sur <strong>Charles Burles</strong>, le seul nom que les plus jeunes générations connaîtront peut-être, grâce à ses enregistrements les plus tardifs, comme Hadji dans la <em>Lakmé</em> de Natalie Dessay (1998), alors qu’il avait été Gérald face à Mady Mesplé en 1970. En la personne de ce ténor né à Marseille en 1936 – et encore bien vivant –, on trouvera un parfait représentant du style de l’opéra-comique français, et un interprète qui eut toujours l’intelligence et la modestie de ne chanter que les rôles auxquels sa voix convenait. Les aigus tant attendus sont émis avec toute la souplesse souhaitable, et avec cet effet de quasi-androgynie qu’ils produisent en général. On trouvera sur la deuxième galette de ce coffret quelques extraits d’un concert de 1963 où le ténor chante, outre deux airs du <em>Postillon</em>, celui de <em>La Dame blanche</em> qui lui permet de monter jusqu’au contre-mi bémol.</p>
<p>Autour de lui, on découvre des artistes qui, loin du battage médiatique, n’en ont pas moins fait une solide carrière. Qui connaît aujourd’hui <strong>Anne-Marie Sanial</strong> ? En fouillant sur Internet, on apprend que vers les années 1960-70, cette soprano chanta notamment dans quelques opérettes, ce qui explique sa capacité à assurer le texte parlé du <em>Postillon</em> (on peut la voir en Arlette – Adèle en VO – d’une <em>Chauve-Souris</em> montée en français à l’Opéra de Monte-Carlo, publiée en DVD par les Editions Montparnasse). La voix est charmeuse et saine, typique d’une certaine école française, non sans quelque acidité dans l’extrême aigu, mais la prise de son n’est pas non plus d’une qualité optimale, ceci expliquant peut-être cela. Engagé en 1952 par la Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux, le baryton <strong>Jacques Doucet </strong>avait été Escamillo à l’Opéra-Comique ; il était plus tard devenu directeur artistique du Capitole de Toulouse. Egalement baryton, <strong>Jean Brun </strong>fut Wagner dans un <em>Faust</em> enregistré en 1976 par Alain Lombard, où Giacomo Aragall tenait le rôle-titre et où Montserrat Caballé était Marguerite ; dans le rôle de Biju, il exécute avec brio le seul air de la partition qui n’incombe pas aux deux personnages principaux.</p>
<p><strong>Richard Blareau </strong>fut à la tête de l’orchestre de l’Opéra-Comique de 1947 à 1972, ce qui faisait de lui le candidat idéal pour enregistrer les piliers du répertoire maison, dont <em>Si j’étais roi</em>, du même Adolphe Adam, ainsi que toute une série d’opérettes françaises ou viennoises en traduction.</p>
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		<title>ADAM, Le Postillon de Lonjumeau — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-postillon-de-lonjumeau-paris-opera-comique-le-prix-du-contre-re/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2019 14:39:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Combien vaut un contre-ré ? Cent mille livres, prétend monsieur de Corcy chargé par le roi Louis XV de trouver de nouvelles voix pour distraire sa Majesté. A ce tarif, Chapelou, le postillon de Lonjumeau, accepte de déserter sa nuit de noces et de devenir Saint Phar, premier ténor à l’Académie Royale de Musique. Dix &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Combien vaut un contre-ré ? Cent mille livres, prétend monsieur de Corcy chargé par le roi Louis XV de trouver de nouvelles voix pour distraire sa Majesté. A ce tarif, Chapelou, le postillon de Lonjumeau, accepte de déserter sa nuit de noces et de devenir Saint Phar, premier ténor à l’Académie Royale de Musique. Dix ans plus tard, Madeleine, l’épouse abandonnée, devenue une riche héritière, prendra sa revanche sur le mari inconstant. Moralité : la vengeance est un plat qui se mange froid.</p>
<p>Écrit par Adam à l’intention du ténor virtuose Jean-Baptiste Chollet, joué plus de 500 fois en moins de 60 ans, <em>Le Postillon de Lonjumeau</em> n’a pas réussi à franchir son siècle. L’Opéra-Comique lui offre une seconde chance. Le jeu en valait-il la chandelle ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/pos9.jpg?itok=U27-vkLv" title="Michael Spyres (Saint-Phar), Florie Valiquette (Madame de Latour) © Stefan Brion" width="468" /><br />
	© Stefan Brion</p>
<p>Oui à condition de disposer d’un chanteur avec 100.000 livres dans le gosier. Simple formalité pour <strong>Michael Spyres</strong>, rossinien déjà légendaire, technicien et styliste hors pair dont les contres notes spectaculaires font <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/video/michael-spyres-ahuri-de-son-contre-mi">les riches heures de <em>You Tube</em></a>. Pas de chance : après une première représentation couverte de louanges samedi dernier, le Postillon ce lundi soir est fatigué. La ligne vacille ; les registres se dessoudent ; l’aigu même est inconstant. Rien ne saurait pour autant tempérer la témérité d’un chanteur adepte de l’extrême. A une partition déjà difficile, Michael Spyres ajoute encore des difficultés : des trilles dans son fameux « Qu’il était beau&#8230; », des notes impossibles et des variations insensées au 2e acte afin – on le suppose – de pasticher le ténor baroque en de vertigineux sauts d’octave (on pense à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/antigono-charge-dhistoire">l’<em>Antigono</em> de Mazzoni</a> où déjà le ténor américain cherchait à rivaliser avec les castrats). Encore une fois, la science du chant se double de vérité scénique. Vaniteux, cupide, menteur, Chapelou pris à bras le corps par Spyres est tout cela et davantage : il existe. Qu’il retrouve le contrôle de son instrument – au 3e acte – et le public à juste titre l’acclame. Sans ce phénomène vocal, que resterait-il de l’exhumation Salle Favart d’un ouvrage souvent méprisé ?</p>
<p>Une partition délicieuse d’abord, dont on pressent, en l’écoutant, ce qu’elle doit à Rossini (mais l’interprétation de Spyres n’est sans doute pas étrangère à cette impression) et combien elle a dû inspirer Offenbach. Le compositeur des <em>Contes d’Hoffmann</em>, violoncelliste à l’Opéra Comique au milieu des années 1830, tenait peut-être l’archet le soir de sa création. Qui sait ? A la tête d’un Orchestre de l’Opera de Rouen Normandie dont le prélude du 3e acte donne à apprécier la première clarinette (<strong>Naoko Yoshimura</strong>), <strong>Sébastien Rouland</strong> se pose en ardent défenseur d’un genre dont, de son propre aveu, les pires ennemis sont nos préjugés.</p>
<p>Quoi d’autre ? Un chœur parfois dispersé et peu de solistes. <strong>Franck Leguérinel</strong> (Corcy) et <strong>Laurent Kubla</strong> (Biju) savent être comédiens aussi bien que chanteurs, le premier on ne peut plus à son aise en dindon de la farce, le second réfugié dans une raideur dont on ne sait si elle est volontaire. Peu connue de ce côté de l’Atlantique, le suraigu encore vert et la vocalise perfectible, intelligible et charmante sinon, <strong>Florie Valiquette </strong>prend peu à peu ses marques jusqu’à la schizophrénie nécessaire pour être à la fois Madeleine et Madame de La Tour.</p>
<p>La mise en scène ne parvient pas à s’abstraire de décors voulus bariolés – un pied de nez au « bon goût petit-bourgeois » –, et des costumes de <strong>Christian Lacroix</strong>, dignes du grand bal masqué du Château de Versailles. Comme pour <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dardanus-bordeaux-rameau-reinvente-par-michel-fau">Dardanus</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dardanus-bordeaux-rameau-reinvente-par-michel-fau"> il y a 4 ans</a>, <strong>Michel Fau</strong> propose une vision fantasmée du genre représenté. D’un kitch assumé, l’imagination cette fois n’est pas au rendez-vous. Les toiles peintes tombent des cintres. A part ça, pas grand-chose. Lui-même, travesti en Rose – la suivante de Madame de Latour – joue les clowns tristes. A la sortie de la salle, une vénérable douairière glisse à l’oreille de sa compagne : « <em>Je n’ai pas compris à quoi servait cette grande dame en rose </em>». La vérité ne sort pas seulement de la bouche des enfants.</p>
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		<title>ADAM, Le Postillon de Lonjumeau — Baugé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fouette-cocher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 09:54:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Troisième spectacle proposé par le festival de Baugé (voir nos comptes rendus de La Bohème et de Fidelio), le Postillon de Lonjumeau est une vraie découverte : cet opéra n’a pour ainsi dire jamais été monté en France depuis sa création où il avait pourtant rencontré un beau succès. On a pu le voir au cours &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Troisième spectacle proposé par le festival de Baugé (voir nos comptes rendus de <em>La Bohème</em> et de <em>Fidelio</em>), le <em>Postillon de Lonjumeau </em>est une vraie découverte : cet opéra n’a pour ainsi dire jamais été monté en France depuis sa création où il avait pourtant rencontré un beau succès. On a pu le voir au cours du siècle passé en Allemagne et l’on ne peut que s’amuser de se dire qu’il a fallu des Anglais – le festival de Baugé a été fondé à l’initiative d’un couple britannique en pleine campagne angevine – pour nous aider à redécouvrir un auteur que l’on connaît essentiellement par le ballet <em>Giselle</em>. Ce sont les Anglais également qui avaient contribué à faire apprécier Berlioz dans l’Hexagone. Certes, Adam n’est pas Berlioz, mais sa musique est très agréable dès la première écoute, à cheval entre musique romantique française et bel canto italien. Bellini est mort à Puteaux un an avant la création de l’œuvre, son influence est tangible.</p>
<p>L’histoire est simple : un postillon de village, Chapelou, vient d’épouser la belle Madeleine. Las, le jour de ses noces, il est obligé de convoyer un marquis dont l’équipage est en rade. Ledit marquis est à la recherche de nouvelles recrues pour le théâtre du roi et entend notre postillon lancer un somptueux contre-<em>ré</em>. Il le persuade de quitter sa vie pour devenir chanteur. Dix ans plus tard, Madeleine, devenue riche, apparaît à la cour sous le nom de madame Latour et va conquérir son Chapelou devenu Saint Phare qui ne reconnaît pas son épouse. Elle décide de se venger et organise un mariage qui fait de son conjoint un bigame. La maréchaussée, convoquée, va arrêter le parjure qui risque la pendaison. Mais Madeleine, toujours amoureuse, révèle son identité et pardonne… On pense beaucoup à Grétry pour la succession des quiproquos et le sens du rythme qui rendent l’intrigue plaisante à suivre. L’ennui, c’est que le tout repose sur les épaules du couple central, les autres étant réduits à jouer les utilités, et que dans ces conditions, le contrat n’est ici rempli qu’à moitié.</p>
<p> </p>
<p>D’un côté, <strong>Kim Sheehan</strong> compose une Madeleine superbe : le timbre n’est que miel et pureté. Très flexible, puissamment sonore, d’une grande assurance et d’une longue tenue dans les aigus, la voix apparait comme un diamant qui brille de bien des feux. Cette soprano colorature, qui s’apprête à chanter la Reine de la nuit, rêve d’interpréter du Bellini et on lui souhaite de réaliser ce désir… Une carrière à suivre, en tout cas, attentivement.</p>
<p>De l’autre côté, hélas, son partenaire ne rayonne pas autant. Il faut dire que <strong>Thomas Raskin</strong> remplace Mathieu Muglioni initialement prévu. Trois semaines pour apprendre un rôle aussi lourd, on conçoit aisément les difficultés rencontrées. Ainsi, la prononciation est malaisée, notamment dans les récitatifs, quand la voix peine à atteindre le fameux contre-<em>ré</em>. Si le ton est convaincant, davantage de discipline dans la ligne vocale serait souhaitable.</p>
<p>Pour le reste, <strong>Nicolas Bercet</strong> enchante en marquis arrogant  et <strong>Jocelyn Riche</strong> s’en donne à cœur joie dans le rôle de Biju, rival du postillon. Leur tandem fonctionne à merveille. D’une manière générale d’ailleurs, les ensembles sont très beaux, illuminés encore par des chœurs dont on a une fois de plus envie de dire grand bien… L’orchestre, dirigé par le jeune <strong>Alexander Walker</strong> avec fougue, assure à cet attelage trépidant beaucoup d’allure. Un équipage entraînant qui emballe également le public, enthousiaste et manifestement ravi.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong> </strong></p>
<p> </p>
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		<title>22/6 : Le Postillon de Longjumeau passe par Baugé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/226-le-postillon-de-longjumeau-passe-par-bauge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 05:18:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Pour ceux qui considèrent que le bonheur est dans le pré, la neuvième édition du Festival de Baugé en Anjou propose trois productions, dont une rareté. En plus de Fidelio et La Bohème, le théâtre monté pour l’été dans les Capucins accueillera Le Postillon de Longjumeau d’Adolphe Adam. Cet opéra-comique, créé à Paris en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Pour ceux qui considèrent que le bonheur est dans le pré, la neuvième édition du Festival de Baugé en Anjou propose trois productions, dont une rareté. En plus de <em>Fidelio </em>et <em>La Bohème</em>, le théâtre monté pour l’été dans les Capucins accueillera <em>Le Postillon de Longjumeau</em> d’Adolphe Adam. Cet opéra-comique, créé à Paris en 1836, a plutôt connu une carrière outre-Rhin en allemand. La partition en est exigeante, puisqu’elle demande au ténor qui incarne le cocher devenu chanteur d’opéra d’aller jusqu’au contre-<em>ré</em>. L’occasion pour <strong>Mathieu Muglioni</strong>, qui fourbit là ses jeunes armes, de se distinguer… Le festival est organisé par des bénévoles exigeants qui respectent l’intégrité des œuvres avec orchestre complet, chœurs, mises en scène et jeunes talents à découvrir. Et bien sûr, le public pourra prendre le temps de goûter à la douceur angevine puisque les entractes d’une heure trente permettent de pique-niquer, faisant de Baugé un Glyndebourne à la française. Plus d’informations sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operadebauge.org">www.operadebauge.org</a>. </p>
<p>			 </p>
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