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	<title>Mitridate, Re di Ponto - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Mitridate, Re di Ponto - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>PODCAST : Le cheveu en quatre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/podcast-le-cheveu-en-quatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Selim Mazari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 06:29:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au menu de notre podcast d&#8217;écoute comparative, ce mois-ci, nous avons frappé fort. Aidés par les canicules, nous avons pris nos quartiers vers Séville où Carmen se complaît de Habanera en Habanera. Chaque mois, le pianiste Sélim Mazari, nommé en 2018 aux Victoires de la Musique classique, réunit à sa table une série d&#8217;experts pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au menu de notre podcast d&rsquo;écoute comparative, ce mois-ci, nous avons frappé fort. Aidés par les canicules, nous avons pris nos quartiers vers Séville où Carmen se complaît de <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-la-habanera-de-carmen/">Habanera en Habanera</a>.</p>
<p>Chaque mois, le pianiste Sélim Mazari, nommé en 2018 aux Victoires de la Musique classique, réunit à sa table une série d&rsquo;experts pour faire ce dont rêvent tous les lyricomanes fanatiques : écouter, à l&rsquo;aveugle, plusieurs versions d&rsquo;un même air d&rsquo;opéra. Petite cousine de la <em>Tribune des Critiques</em> et de la <em>Table d&rsquo;écoute</em>, l&rsquo;émission plaira particulièrement aux plus monomanes d&rsquo;entre nous.</p>


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<h2 class="wp-block-heading"><br>Selim Mazari<br></h2>


<p>Les récentes Victoires de la Musique Classique ont mis sur les bancs des « révélations de l’année » le jeune pianiste Sélim Mazari, très marqué par l’enseignement de la grande Brigitte Engerer. Issu d’une famille de mélomanes, Sélim Mazari, né en 1992 à Garenne-Colombes, fait ses premières gammes dès son plus jeune âge. Ses parents ont comme voisine Suzel Ginisty, une élève de Brigitte Engerer, qui lui donne ses premières leçons dès l’âge de cinq ans. Ses progrès sont fulgurants et lui valent d’intégrer en 2004 la classe de Pierre Réach au Conservatoire à rayonnement régional de Paris ; En 2003, juste avant son entrée au Conservatoire, il participe à l’Académie d’été de Nice où il fait la connaissance de Brigitte Engerer, dont le charisme, le côté maternel et généreux, influencent profondément le jeune musicien. En 2008, il est admis à l’unanimité dans sa classe au Conservatoire Supérieur de Musique, où il suivra son enseignement jusqu’à sa disparition prématurée, survenue en 2012. Il intègre ensuite la classe de Claire Désert avec qui il prépare son Master, diplôme qu’il obtient brillamment en juin 2013, reçoit en parallèle les conseils de Jean-Claude Pennetier à l’Académie de Villecroze, de Michel Dalberto et de Rena Shereshevskaya. Avide de nouvelles expériences musicales et humaines, désireux de parfaire sa formation à l’étranger, il fait ses valises et part s’établir à Londres, où il se lance dans un second Master au Royal College, dans la classe de Dmitri Alexeev. Londres est aussi le point de départ d’une nouvelle étape, marquée par sa rencontre avec Avedis Kouyoumdjian, fin pédagogue et ami de Brigitte Engerer, ancien élève de Dieter Weber et Stanislav Neuhaus, qui l’invite à travailler avec lui à Vienne, à l’University of Music and Performing Arts. Avec son nouveau Mentor, il explore le grand répertoire classique, Mozart, Beethoven, Haydn, etc. et s’épanouit pleinement dans une capitale musicale où il profite d’une offre culturelle intense, fréquente assidument l’Opéra, son autre passion. Lauréat du Concours International d’Ile de France, de Piano Campus 2013, du Concours International de Collioure, le jeune pianiste est aussi récompensé par la Société des Arts de Genève. Chambriste apprécié, il collabore avec les violoncellistes Yo-yo Ma, Henri Demarquette et Victor Julien-Laferrière, les Quatuors Hermès, Modigliani et Diotima, les violonistes Augustin Dumay, Thomas Lefort et Raphaëlle Moreau, les pianistes Michel Dalberto, Jean-Baptiste Fonlupt, Adi Neuhaus et Tanguy de Williencourt avec lesquels il explore le répertoire pour quatre mains et deux pianos. Au cours des dernière saisons, Sélim Mazari a été l’invité de prestigieuses programmations: Festival Chopin à Nohant, <em>Piano en Valois</em>, Festival de la Roque d’Anthéron, « les solistes à Bagatelle », la Grange de Meslay, Piano Folies du Touquet, Sommets musicaux de Gstaad, Folle journée à Nantes, Fondation Vuitton, Opéras de Toulon et de Saint-Etienne, Grands Interprètes à Périgueux, Louvre-Lens. Il participe aussi aux Rencontres Musicales d’Evian, est programmé au Grand Théâtre de Provence avec l’Orchestre de chambre de Mannheim, à l’Auditorium de Radio-France avec les solistes de l’Orchestre National et à Piano à Lyon en récital et en musique de chambre. </p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Selim MAZARI interprète Beethoven" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/3HgZ5eqrLxw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p>A la Folle Journée de Nantes, il est le soliste du <em>21<sup>ème</sup>Concerto</em> de Mozart aux côtés du Mozart Paris Orchestra, concert diffusé en direct sur ARTE. En Janvier 2020 est sorti son premier disque solo dédié aux <em>Variations</em> de Beethoven (dont les redoutables <em>EroÏca</em>), enregistré Salle Molière à Lyon et qui entame une collaboration avec le label <strong>Mirare</strong>. Ce disque a reçu de nombreuses récompenses, dont un DIAPASON D’OR sélection ARTE et des critiques élogieuses (Pianiste, Classica, Concertclassic.com, Artamag’, Radio Classique et France Musique, etc.). Un album de duos avec Sophie Dervaux, basson solo de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, paraît en février 21 chez <em>Berlin Classics</em>. Sélim a également participé au nouveau CD de Joséphine Olech, <em>Reconnect</em> paru dernièrement chez Es-Dur. En novembre 2020, Sélim est invité par Daniel Barenboim à participer à ses Masterclasses sur les Sonates de Beethoven, enregistrées à la Boulez Saal de Berlin. L’enregistrement de la Masterclasse vient de sortir pour les 80 ans du Maestro. Vient de paraître, son deuxième CD pour Mirare, les <em>Concertos 12 et 14</em> de Mozart avec Paul Meyer et l’Orchestre de chambre de Mannheim. Il fait en mars 2023 ses débuts à la Philharmonie de Paris dans le cadre d’une tournée de l’Orchestre d’Ile-de-France, placé sous la direction du Maestro Vassily Sinaisky. En septembre 2023, il dirige du clavier des Concertos de Mozart, lors d’une tournée au Japon. Cette saison est également marquée par ses débuts en récital au Konzerthaus de Berlin, et par une collaboration en récital avec le violoncelliste Edgar Moreau. En juin 2023, il devient artiste en résidence à la <a href="http://www.singer-polignac.org">Fondation Singer-Polignac</a>.</p>


<h2 class="wp-block-heading"><br>Balladodiffusion</h2>


<p><a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197667" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Deezer-100x100-1.png" alt="" width="100" height="100" /></a>     <a href="https://podcasts.apple.com/be/podcast/le-cheveu-en-quatre-par-s%C3%A9lim-mazari/id1769898284?l=fr-FR"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197668" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Apple-100x100-1.png" alt="" width="100" height="100" /></a>     <a href="https://open.spotify.com/show/6wsSLZ1dfOkVAZwrYdEGrj"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197669" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Spotify-100x100-1.png" alt="" width="100" height="100" /></a></p>


<h2 class="wp-block-heading"><br>Liste des émissions<br></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>20.09.2025 : Gaetano Donizetti (Don Pasquale) – « Cheti, cheti, immantinente »<br>23.08.2025 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-la-habanera-de-carmen/" data-type="link" data-id="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-la-habanera-de-carmen/">Georges Bizet (Carmen) – « La Habanera »</a><br>13.12.2024 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-par-selim-mazari-sur-nessun-dorma/">Giacomo Puccini (Turandot) – « Nessun Dorma »</a><br>13.09.2024 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-par-selim-mazari-sur-nessun-dorma/">Giacomo Puccini (Madama Butterfly) – « Un bel di vedredmo »</a><br>29.01.2024 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-11b-la-mort-de-didon-de-purcell/">Henry Purcell (Dido and Aeneas) – « When I am laid in earth »</a><br>29.08.2022 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-vissi-darte-extrait-de-tosca-de-puccini/">Giacomo Puccini (Tosca) – « Visse d&rsquo;arte »</a><br>20.06.2022 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-vissi-darte-extrait-de-tosca-de-puccini/">Wolfgang Amadeus Mozart (Die Zauberflöte) – « Der Hölle Rache »</a><br>02.05.2022 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-vivi-tiranno-extrait-de-rodelinda-de-haendel/">Georg Friedrich Haendel (Rodelinda) – « Vivi, Tiranno ! »</a><br>09.02.2022 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-ep-6-prologue-si-puo-si-puo-pagliacci/">Ruggiero Leoncavallo (Pagliacci) – « Prologue : Si può, si può »</a><br>12.01.2022 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-ah-non-giunge-extrait-de-la-sonnambula-de-bellini/">Vincenzo Bellini (La Sonnambula) – « Ah non giunge »</a><br>29.11.2021 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-o-don-fatale-extrait-du-don-carlo-de-verdi/">Giuseppe Verdi (Don Carlo) – « Oh Don Fatale »</a><br>03.11.2021 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-torna-a-surriento-dernesto-de-curtis/">Giuseppe de Curtis – « Torna a Surriento »</a><br>27.08.2021 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-da-tempeste-de-giulio-cesare-haendel/">Georg Friedrich Haendel (Giulio Cesare) – « Da Tempesta »</a><br>24.05.2021 : <a href="https://www.forumopera.com/podcast/le-cheveu-en-quatre-se-di-lauri-il-crine-adorno-mitridate-re-di-ponto/">Wolfgang Amadeus Mozart (Mitridate) – « Se di lauri il crine adorno »</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Nos sociétaires<br></h2>


<p>Frédéric Chaslin<br />Philippe Do<br />Sylvain Fort<br />Camille De Rijck<br />Anne-Catherine Gillet<br />Marie Perbost<br />Piotr Kamiński<br />Christophe Rousset<br />Aurore Tillac</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/podcast-le-cheveu-en-quatre/">PODCAST : Le cheveu en quatre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>MOZART, Mitridate, Re di Ponte &#8211; Salzbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-mitridate-re-di-ponte-salzbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 04:04:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présentée à Salzbourg dans une version semi-scénique, avec pour tout décor le trône doré du roi, l’œuvre a remporté hier un véritable triomphe, récompensant tant l’orchestre et son excellent chef Adam Fischer que les solistes, une distribution de premier choix pour des rôles excessivement difficiles. Sur la genèse de l’œuvre, je ne peux que vous &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Présentée à Salzbourg dans une version semi-scénique, avec pour tout décor le trône doré du roi, l’œuvre a remporté hier un véritable triomphe, récompensant tant l’orchestre et son excellent chef Adam Fischer que les solistes, une distribution de premier choix pour des rôles excessivement difficiles.</p>
<p>Sur la genèse de l’œuvre, je ne peux que vous renvoyer à l’<a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">excellent article</a> de mon confrère Cédric Manuel qui explique si bien dans quelles circonstances le jeune Mozart de 14 ans a composé un opéra entièrement italien.</p>
<p>Et pour ce qui est de la représentation d&rsquo;hier, commençons par la performance d&rsquo;<strong>Adam Fischer</strong>, chef hongrois qui entrera le mois prochain dans sa 77e année, et qui montre, à la tête de l’orchestre du Mozarteum de Salzbourg, une verdeur de jeune athlète. Cette incroyable vitalité, son sens de l’humour et de la dérision (il prend part à la demi-mise en scène avec semble-t-il un grand plaisir), son assurance, son goût de la précision, ils les partage avec l’orchestre sans doute le mieux placé pour défendre la musique du jeune Mozart, à la réserve près qu’il joue sur des instruments modernes, ce qui est petit à petit abandonné, sauf ici, pour ce répertoire. La complicité entre le chef et ses troupes est totale, pour le plus grand bénéfice de la représentation.</p>
<p>Pour servir cette musique difficile, complètement inspirée des opéras italiens de l’époque, avec tout ce que cela comprend d’airs à vocalises, plus redoutables les uns que les autres, mais aussi de rôles travestis dans une convention qui rebute parfois certains auditeurs, le Festival a réuni une distribution réellement exceptionnelle.</p>
<p>Commençons par le rôle-titre, confié au ténor venu des îles Samoa <strong>Pene Pati</strong>.&nbsp;Déjà présent ici il y a quelques mois à Pâques dans l’<em>Elias</em> de Mendelssohn, l’homme est un géant à la personnalité débordante et au sourire désarmant, un physique hors norme, idéal pour interpréter un tyran, faire peur aux uns et en imposer à tous les autres. Au premier contact, la voix m’a paru un peu artificielle, mais dès le premier tour de chauffe passé, on doit se rendre à l’évidence : elle est parfaite pour le rôle. Il montre une dynamique exceptionnelle, entre des aigus pianissimo, filés, délicieusement subtils, et des fortissimos tonitruants à faire trembler les cintres, il se joue des vocalises, faisant preuve d’une flexibilité étonnante pour une voix de ce calibre, il maîtrise les écarts les plus impressionnants – dont la partition regorge –&nbsp;comme <em>Der Wilde Mann</em> (l’homme sauvage des Alpes autrichiennes) enjamberait un torrent de montagne, et vous envoie des contre ré avec une régularité déconcertante et sans effort apparent. Pene Pati est aussi une bête de scène, sa présence sur le plateau est étonnante ; après avoir un instant usurpé la place du chef sur le podium, lorsqu’il s’apprête à partir pour le front, il prend celle du pianiste et enchaîne lui-même le continuo pour le plus grand étonnement des spectateurs.</p>
<p>Il faut beaucoup d’abattage à <strong>Sara Blanch</strong>, soprano catalane qui interprète Aspasia, la fiancée pas très fidèle du roi, et une technique vocale redoutablement solide pour lui donner la réplique. Présente dans le métier depuis une dizaine d’années environ, elle possède tout cela et bien plus, une silhouette de mannequin, un port altier, ce que tous les metteurs en scène affectionnent.</p>
<p>Sifare, fils préféré du roi est interprété par <strong>Elsa Dreisig</strong>, d’origine danoise mais bien connue en France, voix sans doute un peu moins démonstrative, plus modeste si l’on veut mais non moins sure&nbsp;: tout y est, la technique est remarquablement maîtrisée avec l’émotion musicale en plus. Elle fait rugir la salle de plaisir dans son duo avec cor obligé «&nbsp;Lungi da te, mio bene&nbsp;», d’une virtuosité d’exécution inégalée sur cet instrument, un cor d’harmonie moderne en la circonstance (<strong>Rob van de Laar</strong>). Le duo entre les deux chanteuses à la fin de l’acte II «&nbsp;Se viver non degg’io&nbsp;si te mori pur dèi », lorsque Sifare et Aspasia songent ensemble à se donner la mort,&nbsp;fut lui aussi un très grand moment d’émotion musicale pure de la soirée.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/mitridate-2025-c-sf-maro-borrelli-004-1294x600.jpg" alt="">© Maro Borrelli</pre>
<p>C’est le contre-ténor français <strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong> qui endosse le costume de Farnace, l’autre fils du roi, avec une belle virtuosité, mais une voix un peu moins homogène que celle de ses partenaires. Il fait preuve néanmoins de beaucoup de caractère dans le jeu de scène et d’une belle interaction avec le reste de la distribution. La complicité de tous ces chanteurs entre eux est d’ailleurs bien perceptible et participe du succès de l’aventure.</p>
<p>Ismène, le seul personnage pur de la distribution, est interprété de façon très touchante par la jeune <strong>Julie Roset</strong>, lauréate d’Operalia en 2023, le prix de chant lyrique créé et soutenu par Plácido Domingo. Elle parait effectivement remarquablement solide sous des dehors modeste. Encore très jeune cette chanteuse promet beaucoup, et l’incarnation de la vertu qu’on lui avait confiée ici lui convient très bien.</p>
<p><strong>Iurii Iushkevitch</strong>, jeune contre-ténor petersbourgeois chante le plus petit rôle d’Arbate, voix bien en place mais avec peu de charisme face à des camarades plus chevronnés. Enfin Marzio, l’émissaire romain est chanté par <strong>Seungwoo Simon Yang</strong>, ténor sud-coréen qui dans ses rares interventions montre du volume mais parait moins à l’aise avec les vocalises.</p>
<p>La salle de la Haus für Mozart, après avoir déjà copieusement applaudi les airs les plus remarquables ou les plus difficiles de la partition au fil de la représentation, gratifia l’ensemble de la distribution d’un long <em>standing ovation</em> bien mérité à l’issue de la soirée, auquel nous souscrivons avec enthousiasme.</p>
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		<item>
		<title>MOZART, Mitridate &#8211; Paris (Théâtre des Champs-Elysées)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-mitridate-paris-theatre-des-champs-elysees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mitridate pourrait-il devenir le nouveau Mozart à la mode ? Cette année, les seules séries de représentations à Montpellier, Lausanne et Madrid, sans compter les récentes productions de Berlin ou de Londres, voient cette pièce de jeunesse signée par un prodige de 14 ans réaliser une percée comme nous n&#8217;en avions pas vue depuis Cosi fan &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mitridate </em>pourrait-il devenir le nouveau Mozart à la mode ? Cette année, les seules séries de représentations à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-mitridate-montpellier/">Montpellier</a>, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-mitridate-lausanne/">Lausanne</a> et Madrid, sans compter les récentes productions de Berlin ou de Londres, voient cette pièce de jeunesse signée par un prodige de 14 ans réaliser une percée comme nous n&rsquo;en avions pas vue depuis <em>Cosi fan Tutte, </em>infiniment plus rare sur les scènes que <em>Les Noces </em>ou <em>Don Giovanni </em>il y a encore vingt ans. Connaîtra-t-elle la même renaissance ? On peut en douter. Car à l&rsquo;écoute de cet <em>opera seria </em>d&rsquo;adolescent, on ne sait ce qu&rsquo;il faut admirer le plus chez son compositeur, entre l’extraordinaire précocité qu&rsquo;il fait déjà sienne, et l&rsquo;écart immense qui sépare cette œuvre de celles qui suivront juste après, ne serait-ce que le <em>Lucio Silla</em> créé deux ans plus tard dans le même théâtre milanais. L’Histoire, sans doute, se montre cruelle avec Mozart, en jugeant chacune de ses pièces à l’aune de ce qu’il a composé de plus indépassable. A ce petit jeu, il est clair que <em>Mitridate </em>ne parvient pas à maintenir dans chacun de ses airs le même niveau d’inventivité musicale, ni à rendre chaque mesure absolument nécessaire à la construction des personnages et au développement de l’intrigue. Génie des ensembles, Mozart ne nous offre ici qu’un seul duo, le poignant « Se viver non degg’io » qui fera dire au castrat Sartorino qu’il voudrait bien se faire châtrer une deuxième fois si le public le boudait. Pour autant, cette histoire de souverain solitaire et trahi, annonciateur de Titus et d’Idoménée, est plus qu’un simple prolégomène des coups de maître à venir.</p>
<p><strong>Christophe Rousset</strong> a eu, depuis longtemps, le talent de voir au-delà des lieux communs sur l’enfance de l’art : auteur, en 1998, d’un enregistrement de référence au casting hollywoodien (Sabbatini, Dessay, Bartoli, Piau et même Florez dans le très anecdotique rôle de Marzio), le chef a toujours défendu <em>Mitridate </em>avec vigueur. Avocat convaincu, il le donne ce soir sans les coupures que d’autres n’hésitent pas à pratiquer au sein des récitatifs et de certains airs. Toute sa foi ne peut rien contre quelques longueurs, mais on admire, d’un bout à l’autre de la soirée, avec quelle énergie les <strong>Talens Lyriques</strong> empoignent cette partition, ne loupant aucune occasion de faire du théâtre en gratifiant chaque <em>aria da capo </em>de nuances toujours réinventées. Les teintes ambrées, les bois gorgés de sève, les cuivres presque exempts de la moindre scorie, tout ici nous raconte la touchante histoire d’amour qui relie cet opéra à cet orchestre.</p>
<p>Ardent partisan de <em>Mitridate</em>, Christophe Rousset réussit, dans le même mouvement, à se faire le meilleur allié de ses chanteurs, en organisant un discours musical où voix et instruments respirent véritablement ensemble, et trouvent des couleurs communes. Il n’y a qu’à entendre, et voir aussi, l’accompagnement plein de hargne qui seconde le Roi du Pont trépignant et capricieux de <strong>Levy Sekgapane</strong>. Quelques semaines après Montpellier, le ténor sud-africain emporte tous les suffrages avec sa composition d’un tyran haut en couleur et en grande voix, généreux en suraigus, en trilles, en sauts d’octave, au point que l’entracte sera placé en cours de deuxième acte, juste après un « Già di spietà mi spoglio » ébouriffant en guise de premier final enthousiasmant. Mais Sekgapane convainc tout autant dans une mort sur le souffle, peuplée de silences et de <em>pianissimi </em>impalpables. <strong>Jessica Pratt</strong> hisse son altière Aspasia sur de mêmes sommets de maîtrise vocale : les suraigus et les vocalises piquées de « Nel grave tormento » ne lui échappent pas plus que le legato et les graves de « Pallid’ombre ». Timbre cuivré, vibrato légèrement élargi mais toujours maîtrisé, souffle généreux (elle ne fut pas trompettiste pour rien !), c’est un Mozart grand format, mâtiné d’un savoir-faire purement belcantiste, que le public acclame avec joie. <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong> peut compter sur sa forte présence pour camper un Farnace arrogant et détestable à souhait, mais dont le « Venga pur » captive davantage par son abattage scénique que par son intégrité vocale, entamée par des graves quelque peu sourds. De même, en Sifare, <strong>Vanessa Goikoetxa</strong> peut compter sur une voix ductile, moins sur des aigus détimbrés. L’homogénéité vocale de <strong>Nina van Essen</strong>, le timbre clair de<strong> Maria Kokareva</strong> et l&rsquo;agilité d’<strong>Alasdair Kent</strong> achèvent de séduire une salle aux anges, acquise aux charmes de l’enfance de l’art !</p>
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		<title>MOZART, Mitridate &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-mitridate-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La virtù dépasse sa traduction française de « vertu » : elle allie le courage à la grandeur d’âme, aux valeurs morales. C’est le conflit entre elle et les passions de nos héros qui gouverne l’action de cette tragédie. Mitridate est rare sur nos scènes, mais bénéficie actuellement d’une conjonction favorable : avant que Christophe Rousset retrouve l’ouvrage au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La <em>virtù</em> dépasse sa traduction française de « vertu » : elle allie le courage à la grandeur d’âme, aux valeurs morales. C’est le conflit entre elle et les passions de nos héros qui gouverne l’action de cette tragédie. <em>Mitridate</em> est rare sur nos scènes, mais bénéficie actuellement d’une conjonction favorable : avant que Christophe Rousset retrouve l’ouvrage au TCE, en mai, Madrid, en février, puis Lausanne et Montpellier nous ont offert de remarquables productions.</p>
<p>Lorsque Mozart se voit commander <em>Mitridate</em>, les codes de l’<em>opera seria </em>régissent le genre depuis plus de cinquante ans, et le jeune adolescent de 14 ans se garde bien de les enfreindre. Il renoue même avec la volonté d’un retour aux origines de la tragédie grecque. Les grands personnages, héroïques, tragiques, sont au centre du drame. C’est ce qu’ont bien compris <strong>Emmanuelle Bastet</strong>, au style si personnel, et son équipe en servant l’ouvrage avec humilité. Charles Sigel a rendu compte de la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-mitridate-lausanne/">création lausannoise</a> et nous y renvoyons volontiers le lecteur. Pour simplifier, disons qu’à son habitude, la metteuse en scène nous a réservé un spectacle dépouillé, dont l’abstraction intemporelle et les lumières (de <strong>François Thouret</strong>) fascinent, concentrant l’attention sur les personnages. La scénographie nous entraîne dans un univers labyrinthique, en mutation constante, avec ses escaliers qui se conjuguent et se dérobent, ses voilages qui structurent les plans. C’est un constant régal, dû à <strong>Tim Northam</strong>, qui nous vaut également de superbes costumes, le cadre idéal pour que la direction d’acteur, fouillée, prenne tout son sens. Mitridate est à la guerre contre Rome et a confié son royaume à son fils aîné, Farnace. Trompé par la rumeur de la mort de son père, Farnace, convaincu que le trône lui appartient, déclare son amour possessif à Aspasia, la fiancée du roi. Celle-ci demande la protection de Sifare, le fils cadet.  Lui aussi, soupire pour elle, qui l’aime secrètement depuis longtemps. Mitridate revient en proposant à Farnace d’épouser Ismène et, lorsqu&rsquo;il apprend la culpabilité de Farnace, il décide de le tuer&#8230; C’est une sorte de huis-clos auquel nous sommes invités, avec la guerre en arrière-plan (1).</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MG4_6910_redimensionner-1294x600.jpg" alt="" />© Marc Ginot</pre>
<p>De la production lausannoise ne sont conservés que les titulaires d’emplois secondaires, tous remarquables. De surcroît, les prises de rôle se traduisent par un investissement, un engagement hors pair. <strong>Levy Sekgapane</strong>, ténor sud-africain, en pleine possession de ses moyens, campe un immense Mitridate, ce héros solaire et touchant. La stature comme la voix lui permettent de traduire l’extraordinaire richesse humaine du personnage. L’autorité, l’assurance, une indéniable science du legato, un souffle incroyable expriment avec justesse aussi bien les rages violentes, les ruses calculées que l’amour qu’il porte à chacun. Le souverain se fait homme, servi par une ligne vocale large, noble et chargée d’émotion, douloureuse, dans le « Se di lauri ». L’air de vengeance qui suit, « Respiro alfin », terrifiant, nous en montre l’autre face&#8230; Son ultime « Vado incontro Se al fato estremo » nous émeut par son humanité non feinte (2). Une très grande pointure pour un des rôles les plus exigeants.</p>
<p>Mozart a réservé l’éclat brillant, la virtuosité extrême, l’italianité, au couple central Aspasie et Sifare. La majorité des récitatifs accompagnés leur est réservée. Au centre du drame, l’unique duetto – « Se viver » – les réunit dans ce qui constiue, musicalement et dramatiquement, le sommet de l&rsquo;ouvrage, ici fascinant de vérité et de beauté. On connaissait<strong> Marie Lys </strong>dans les répertoires baroque et belcantiste comme contemporain. On la découvre, après Zerlina, puis Servilia, merveilleusement épanouie, dans cette Aspasie dont elle s’empare ce soir. Dès son air d’entrée aux coloratures folles, « Al destin che la minaccia », elle impose magistralement une héroïne émouvante et forte. Non seulement elle se joue des formidables défis d’une virtuosité extrême, en donnant du sens à ses traits, mais sa sensibilité, sa richesse expressive traduiront à merveille les déchirements intérieurs de l’héroïne convoitée par Mithridate et chacun de ses fils. La voix est riche, longue, ductile, corsée dans tout le registre. La précision, la sûreté des vocalises forcent l’admiration. Toutes ses interventions appelleraient un commentaire, arias, récitatifs, secco ou accompagnés, « le » duetto. dont il a été question plus haut. Ses qualités de tragédienne sont patentes, et son jeu est captivant. L’attendu et poignant « Pallid’ombre », où Aspasie tente de mettre fin à ses jours, est chanté avec une simplicité, une retenue, une délicatesse qui nous émeuvent, soutenu par l’orchestre le plus discret. Humaine et pathétique. Sifare est confié à <strong>Key’mon Murrah</strong>, contre-ténor américain, dont on connaissait l’excellence dans le répertoire baroque. Sa découverte dans Mozart est une nouvelle révélation. La voix séduit, stupéfiante de beauté, ample, ductile, à la tessiture la plus large, aux graves solides et aux aigus aériens. C’est un constant bonheur que d’écouter et de voir ce Sifare touchant. Outre ses airs et récitatifs, son duo avec Aspasie est un moment fort, sans oublier le  « Lungi da te », avec le cor solo. <strong>Hongni Wu, </strong>beau mezzo chinoise, compose un Farnace complexe, dont l’opposition à son père relève autant de l’émancipation que de la félonie. Nous en retiendrons son air de colère « Venga pur », où Mozart évite délibérément les prouesses vocales et « Già dagli occhi », son air de repentance, qui autorise le retour final à la vertu. Entre temps, « Va l’error », volontaire, agité, confirme les défauts très humains de l’héritier versatile. Les moyens sont au rendez-vous, extraordinaires.</p>
<p>Après avoir chanté Aspasie à Lausanne,<strong> Lauranne Oliva</strong> s’empare d&rsquo;Ismène, l’amante bafouée, mais fidèle, fille du roi des Parthes. Volontaire, au caractère bien trempé, mue par son amour pour Farnace, elle nous vaut trois airs, d’une grande élégance, accompagnés des seules cordes, qui relèvent davantage du style galant que de l’italianisme éblouissant. Une belle technique et un jeu convaincant lui permettent de dépasser la joliesse de ce personnage secondaire. Au II, son <em>aria del paragone</em> « So quanto a te dispiace » est servi avec la grâce, la fraicheur souriante attendues. Essentiels au déroulement dramatique, mais musicalement en retrait, le gouverneur (Arbate) et le tribun (Marzio), chantent chacun un bel air, où l’orchestre est volontairement limité, avec toutes les qualités attendues. <strong>Nicolo Balducci</strong> et <strong>Rémy Burnens </strong>en sont familiers et se montrent exemplaires. La véhémence, la tendresse, la colère, le désespoir, le sacrifice, l’illustration de la plus large palette de sentiments impressionne. Le souffle du drame, dû pour l’essentiel à l’expressivité vocale de chacun, était bien là ce soir.</p>
<p><strong>Philippe Jaroussky</strong> a peu fréquenté Mozart. Pour autant, la direction qu’il imprime à l’Orchestre national Montpellier Occitanie en a adopté l’esprit et le style. Dès l’ouverture, enfiévrée, aux vents incisifs, avant la seconde partie, galante, et le presto final, on est de plain-pied dans son univers lyrique. La dynamique est soutenue, les contrastes, accusés, soulignant le drame. L&rsquo;attention aux voix est évidemment constante. Tout juste les couleurs des vents, modernes, n’ont pas la verdeur, le fruité des instruments anciens. Les soli sont irréprochables de tenue.</p>
<p>Que retenir de cette production d’exception ? « Tout » serait-on tenté de répondre, tant l’intelligence, l’efficacité et la beauté sont au rendez-vous. Un magnifique spectacle, servi par des interprètes remarquables, d’un engagement total, qui font oublier combien l’enchaînement obligé des récitatifs et des airs est parfois fastidieux (3). On y croit. Et on espère qu’une telle réussite invitera d’autres salles à reprendre ce <em>Mitridate</em>, qui a enthousiasmé le public le plus large.</p>
<pre>(1) Opportunément, la mise en scène relègue le contexte guerrier et politique au second plan. Les gardes, ainsi qu’ Arbate et Marzio, suffisent à marquer cette dimension. 
(2) A signaler la petite altération qu’apporte la mise en scène à Mitridate. A son retour du combat, blessé, désespéré, est substitué le suicide : il se poignarde avant les scènes de pardon et de transmission. Y gagne-t-on ? 
(3) Malgré la présence des chanteurs en scène, pourquoi nous avoir privés des voix du bref <em>Coro</em> final, artificiel certes, mais partie intégrante des conventions de l’opéra seria ?</pre>
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		<title>#MozartChallenge, le nouveau défi vocal de Lawrence Brownlee sur Instagram</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mozartchallenge-le-nouveau-defi-vocal-de-lawrence-brownlee-sur-instagram/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 05:14:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les plus acharnés des instagrameurs – ou les plus fidèles de nos lecteurs – se souviennent du challenge rossinien lancé sur les réseaux sociaux par Lawrence Brownlee. Le ténor américain récidive avec un nouveau défi vocal, non moins périlleux, autour cette fois de Mozart, et plus précisément de l’aria di sortita de Mitridate, « Se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les plus acharnés des instagrameurs – ou les plus fidèles de nos lecteurs – se souviennent du <a href="https://www.forumopera.com/breve/prets-pour-le-rossinirunchallenge/">challenge rossinien</a> lancé sur les réseaux sociaux par <strong>Lawrence Brownlee</strong>. Le ténor américain récidive avec <a href="https://www.instagram.com/reel/CsxNhLHM_fB/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igshid=MzRlODBiNWFlZA==">un nouveau défi vocal</a>, non moins périlleux, autour cette fois de Mozart, et plus précisément de l’aria <em>di sortita</em> de Mitridate, « Se di Lauri » avec ses écarts de registre vertigineux, ses exigences en termes de souffle, de ligne, de soutien et, cerise sur le gâteau belcantiste, de trille. Le rôle ne figure pas encore au répertoire de Lawrence Brownlee qui, de son propre aveu, voudrait bien franchir le pas. A bon(s) entendeur(s)…</p>
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		<title>Garsington proposera quatre opéras dont 3 nouvelles productions pour son édition 2023</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/garsington-proposera-quatre-operas-dont-3-nouvelles-productions-pour-son-edition-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 02:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa prochaine édition, qui se tiendra du 31 mai au 23 juilet prochains, le festival de Garsington présentera quatre ouvrages. Une nouvelle production du Barbiere di Siviglia, signée Christopher Luscombe, ouvrira le bal sous la baguette du directeur musical, Douglas Boyd, à la tête de l&#8217;English Concert. Ce même orchestre, dirigé cette fois par &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa prochaine édition, qui se tiendra du 31 mai au 23 juilet prochains, le festival de Garsington présentera quatre ouvrages. Une nouvelle production du <em>Barbiere di Siviglia</em>, signée Christopher Luscombe, ouvrira le bal sous la baguette du directeur musical, Douglas Boyd, à la tête de l&rsquo;English Concert. Ce même orchestre, dirigé cette fois par Clemens Schuldt, interprétera <em>Mitridate, re di Ponto </em>dans une nouvelle production de Tim Albery. Nouvelle production encore pour <em>Ariadne auf Naxos</em>, signée Bruno Ravella et pour laquelle Mark Wigglesworth dirigera le Philharmonia Orchestra. Jac van Steen dirigera cette même formation pour la reprise de <em>The Bartered Bride</em> (version traduite en anglais de <em>La fiancée vendue</em> de Bedřich Smetana) créée avec un grand succès en 2019 et transposée dans la campagne britannique.</p>
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		<title>Trophées 2021 : les lauréats</title>
		<link>https://www.forumopera.com/trophees-2021-les-laureats/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/trophees-2021-les-laureats/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2022 06:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que retenir de l’année 2021 ? Bien des choses en somme mais, s’il faut résumer, pourquoi ne pas commencer par ces neuf lauréats désignés par vos votes, chers lecteurs, à l’issue d’un scrutin forcément injuste tant on voudrait y inclure tous les artistes et acteurs culturels, premières victimes d’une interminable pandémie et, tel Jacques Martin aux &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que retenir de l’année 2021 ? Bien des choses en somme mais, s’il faut résumer, pourquoi ne pas commencer par ces neuf lauréats désignés par vos votes, chers lecteurs, à l’issue d’un scrutin forcément injuste tant on voudrait y inclure tous les artistes et acteurs culturels, premières victimes d’une interminable pandémie et, tel Jacques Martin aux grandes heures de <em>L’Ecole des Fans</em>, les désigner tous gagnants. A défaut, qu’ils soient ici chaleureusement remerciés. </strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop1.jpg?itok=OmJSu6w8" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Michael Spyres © Marco Borrelli" /><strong style="font-size: 14px;">Artiste lyrique : </strong><a href="https://www.forumopera.com/artiste/spyres-michael">Michael Spyres</a> (30%)</p>
<p>Déjà lauréat de nos trophées il y a 5 ans, Michael Spyres remonte en 2021 sur la première marche du podium, <a href="https://www.forumopera.com/breve/michael-spyres-chevalier-des-arts-et-des-lettres">l’insigne des arts et des lettres à la boutonnière</a>, le front ceint sur scène des lauriers de plusieurs récitals triomphaux, d’un Don Ottavio salzbourgeois déniaisé et d’un <em><a href="https://www.forumopera.com/fidelio-paris-favart-total-eclipse">Fidelio</a> </em>parisien « qui à chaque note vous coll[ait] le frisson ». Au disque, le récital <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/michael-spyres-baritenor-chanter-en-couleurs">Bariténor</a></em> qualifié ici-même de « très emballant » et la version intégrale de <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/mitridate-re-di-ponto-spyres-frappe-encore">Mitridate</a> </em>(dont on reparlera plus bas), parachèvent le <a href="https://www.forumopera.com/actu/michael-spyres-ou-la-renaissance-du-barytenor">portrait d’un chanteur</a> qui semble avoir fait sien le conseil donné par Diaghilev au jeune Cocteau : « étonnez-moi ».</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/davidsen-lise">Lise Davidsen</a> (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/grigorian-asmik">Asmik Grigorian</a> (16%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/sierra-nadine">Nadine Sierra</a> (14%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/tezier-ludovic">Ludovic Tézier</a> (28%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop2.jpg?itok=xClObj5i" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Alexandra Marcellier © DR" /><strong>Etoile montante : </strong><a href="https://www.forumopera.com/artiste/marcellier-alexandra">Alexandra Marcellier</a> (29%)</p>
<p>Il a suffi d’une Butterfly pour propulser Alexandra Marcellier sous le feu des projecteurs. D’une ou plutôt de deux. A <a href="https://www.forumopera.com/madame-butterfly-saint-etienne-leclosion-dun-magnifique-papillon">Saint-Etienne</a> d’abord, début novembre, où l’on a assisté médusé à « l&rsquo;éclosion d&rsquo;un magnifique papillon ». A Monte-Carlo ensuite, lorsque la jeune soprano française – elle est née à Perpignan au début des années 1990 – a remplacé au pied levé et avec le même succès Aleksandra Kurzak souffrante. Un <a href="https://www.forumopera.com/recital-alexandra-marcellier-paris-un-peu-plus-pres-des-etoiles">récital parisien</a>, il y a quelques semaines, l’installait « un peu plus près des étoiles ». On attend la suite avec impatience.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/edris-amina">Amina Edris</a> (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/pati-pene">Pene Pati</a> (25%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/schuen-andre">Andrè Schuen</a> (6%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/tetelman-jonathan">Jonathan Tetelman</a> (28%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop3.jpg?itok=KHulkG2l" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Aknaten © Opéra de Nice" /><strong>Production : </strong><a href="https://www.forumopera.com/akhnaten-nice-le-triomphe-du-pharaon" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;">Glass : <em>Akhnaten</em></a> &#8211; Nice (26%)</p>
<p>Plus qu’une production dont il faut saluer chacune des composantes artistiques, scéniques, musicales, la nomination d’<em>Akhnaten</em> récompense l’audace – « Jamais on n’avait entendu un tel répertoire à Nice » – et au-delà, la renaissance d’une institution lyrique qui, après avoir traversé plusieurs zones de turbulence, semble sous l’impulsion de son nouveau directeur, Bertrand Rossi, renouer avec son passé prestigieux.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/idomenee-lille-on-se-leve-tous-pour-campra">Campra : <em>Idoménée</em></a> &#8211; Lille (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/le-coq-dor-lyon-barrie-kosky-genial-demiurge">Rimski-Korsakov : <em>Le Coq d’or</em></a> &#8211; Aix-en-Provence/Lyon (16%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/elektra-toulouse-de-chair-et-de-sang">Strauss : <em>Elektra</em></a> &#8211; Toulouse (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-munich-la-mort-plus-forte-que-lamour">Wagner : <em>Tristan und Isolde</em></a> &#8211; Munich (22%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop4.jpg?itok=gld3O6V1" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Stiffelio (Strasbourg) © Klara Beck" /><strong>Renaissance : </strong><a href="https://www.forumopera.com/stiffelio-strasbourg-stupefiant-tetelman" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;">Verdi : <em>Stiffelio</em></a> &#8211; Strasbourg (33%)</p>
<p>Cette catégorie, nouvellement introduite au sein de nos trophées annuels, a suscité de vives discussions au sein de la rédaction. Qu’entend-on exactement par « Renaissance » ? Distinguer la création scénique moderne en France d’un opéra injustement négligé de Giuseppe Verdi répond à la question.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/la-princesse-jaune-djamileh-tours-les-genants-charmes-de-lorient">Bizet : <em>Djamileh</em> / Saint-Saens, <em>La Princesse jaune</em></a> &#8211; Tours (11%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/oedipe-paris-bastille-symphonie-lyrique">Enescu : <em>Œdipe</em></a> &#8211; Paris, Bastille (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/oreste-paris-tce-pastishow">Haendel :<em>Oreste</em></a> &#8211; Paris, TCE (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/la-vie-parisienne-rouen-paris-est-une-fete">Offenbach : <em>La Vie parisienne</em></a> &#8211; Rouen (26%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop5.jpg?itok=WVX9mhsi" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Les Eclairs (Paris, Opéra Comique) © S. Brion" /><strong>Création : </strong><a href="https://www.forumopera.com/philippe-hersant-les-eclairs-opera-comique-paris-opera-comique-eclairs-de-linterieur">Philippe Hersant : <em>Les Eclairs</em> – Paris, Opéra-Comique</a> (32%)</p>
<p>Premier théâtre d&rsquo;Europe prétendument éclairé à l&rsquo;électricité, l’Opéra Comique se devait d&rsquo;accueillir une création consacrée au courant alternatif et à son inventeur. Si la musique de ce « drame joyeux en quatre actes » composé par Philippe Hersant sur un livret de Jean Echenoz a pu ne pas répondre à certaines attentes, la « douce lumière qui illumine chaque personnage de l&rsquo;intérieur » a emporté l’adhésion du plus grand nombre.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/the-time-of-our-singing-bruxelles-la-monnaie-les-voix-de-lidentite">Kris Defoort : <em>The Time of our Singing</em> &#8211; Bruxelles</a> (10%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/hemon-strasbourg-la-vie-sauve-dhemon">Zad Moultaka :<em> Hémon</em> &#8211; Strasbourg</a> (15 %)
</li>
<li>
Kaija Saariaho : <em>Innocence</em> &#8211; Aix-en-Provence (31%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/denis-katya-montpellier-festival-lavenir-de-lopera">Philip Venables : <em>Denis &amp; Katya</em> &#8211; Montpellier</a> (12%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop6.jpg?itok=IDWcf5nI" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" /><strong>CD, intégrale :</strong> <a href="https://www.forumopera.com/cd/mitridate-re-di-ponto-spyres-frappe-encore">Mozart : <em>Mitridate, re di Ponto</em></a>, Erato (27%)</p>
<p>A quelque chose malheur est bon. En raison de la pandémie, la tournée de <em>Mitridate</em> initialement prévue par Marc Minkowski s’est muée en session d’enregistrement avec pour résultat un « équilibre global entre le plateau vocal et la qualité de la direction, entre l’intensité dramatique et la pure performance vocale » qu’aucune version n’avait jusqu’à présent atteint.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/liste-cd-dvd-livres/compositeur/bellini-vincenzo-256">Bellini : <em>Il pirata</em></a>, Prima Classics (26%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/la-fille-du-madame-angot-jours-fortunes-dune-renaissance">Lecocq : <em>La Fille de Madame Angot</em></a>, PBZ (15%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/armida-la-magicienne-reformee">Salieri : <em>Armida</em></a>, Aparté (9%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/liste-cd-dvd-livres/compositeur/rameau-jean-philippe-91">Rameau : <em>Les Indes Galantes</em></a>, Château de Versailles Spectacles (23%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop7.jpg?itok=363WtK_A" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" /><strong>CD, autres (récital, mélodie, musique sacrée, etc.) : </strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/amazone-une-devorante-ardeur">Lea Desandre : <em>Amazone</em></a>, Erato (35%)</p>
<p>Coup d’essai, coup de maître pour le premier récital chez Erato de Lea Desandre et de l’ensemble Jupiter. « Un fil rouge original et d’une certaine modernité, des pépites inouïes, Cecilia Bartoli, Véronique Gens et William Christie en <em>guest stars</em> : le luxe des moyens déployés a de quoi impressionner ». La preuve avec ce trophée décerné à une large majorité relative.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/soleil-noir-arie-da-e-per-francesco-rasi-le-noir-contient-toutes-les-couleurs">Emiliano Gonzalez Toro : <em>Soleil noir</em></a>, Naive (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/amata-dalle-tenebre-anna-netrebko-lalbum-pierre-de-touche">Anna Netrebko : <em>Amata dalle Tenebre</em></a>, DG (23%)
</li>
<li>
Christian Gerhaher : <a href="https://www.forumopera.com/cd/schumann-alle-lieder-un-monument-discret"><em>Schumann, Alle Lieder</em></a>, Sony (17%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/jeliote-haute-contre-de-rameau-on-lecoutait-avec-livresse-du-plaisir">Reinoud Van Mechelen : <em>Jéliote, haute-contre de Rameau</em></a>, Alpha (13%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop8.jpg?itok=Z5yj-HpK" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" /><strong>DVD : </strong><a href="https://www.forumopera.com/dvd/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;">Rameau : <em>Les Boréades</em></a>, Erato (27%)</p>
<p>« Jamais représenté, ni même édité du vivant du compositeur, révélé au public en version de concert en 1964, et mis en scène pour la première fois à Aix-en-Provence en 1982 » ( !), l’ultime chef-d’œuvre de Rameau à Dijon en 2019 conjuguait au superlatif mise en scène, distribution et direction musicale. L’édition en DVD de sa captation, » entrecroisant habilement plans d’ensemble et détails de jeu, avec de surcroit une belle prise de son, large et détaillée à la fois », effectivement s’imposait.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/franco-alfano-risurrezione-une-re-decouverte-servie-par-la-bouleversante-anne-sophie-duprels">Alfano :<em> Risurrezione</em></a>, Dynamic (7%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/atys-un-jalon-historique">Lully : <em>Atys</em></a>, Naxos (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/sadko-tout-nest-quillusion">Rimski-Korsakov : <em>Sadko</em></a>, BelAir Classiques (25%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/ludwig-van-beethoven-fidelio-1806-version-o-namenlose-freude-oh-joie-indicible">Beethoven : <em>Fidelio</em></a>, Unitel (23%)
</li>
</ul>
<p style="font-size: 14px;"> </p>
<p style="font-size: 14px;"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop9.jpg?itok=ta_AtNoE" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Camille Saint-Saëns © Benque et Cie. Photographe – BNU Strasbourg" /><strong>Livre :</strong> <em><a href="https://www.forumopera.com/livre/saint-saens-un-esprit-libre-le-centenaire-se-fait-attendre" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Saint-Saens, un esprit libre</a></em>, catalogue de l’exposition, BnF (34%)</p>
<p style="font-size: 14px;">Le catalogue de l’exposition « Saint-Saëns, un esprit libre » aurait pu arguer de sa reliure luxueuse et de sa richesse iconographique pour se contenter de jouer les « beaux livres », à la façon de ce que l’on dénomme Outre-Manche un <em>coffee table book</em>. La qualité des textes rassemblés par Marie-Gabrielle Soret, la commissaire de l’exposition, le pose en référence.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/notes-etrangeres-et-autres-ecrits-sur-la-musique-continuer-a-chanter" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Nicolas Bacri : <em>Notes étrangères et autres écrits sur la musique</em></a>, L’Harmattan (9%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/bons-baisers-de-rome-italie-italie" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Alexandre Dratwicki : <em>Bons Baisers de Rome</em></a>, PBZ (20%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/federico-mompou-a-la-recherche-dune-musique-perdue-quelque-chose-de-marcel-proust" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Jérôme Bastianelli : <em>Federico Mompou</em></a>, Actes Sud (11%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-du-roi-soleil-a-la-revolution-et-la-lumiere-fut" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Hervé Lacombe : <em>Histoire de l&rsquo;Opéra Français, Du Roi-Soleil à la Révolution</em></a>, Fayard (26%)
</li>
</ul>
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			</item>
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		<title>Mitridate, re di Ponto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mitridate-re-di-ponto-spyres-frappe-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le numéro de l’Avant-scène opéra consacré à Mitridate, Pierre Flinois conclut sa vidéographie en appelant de ses vœux la « version discographique indiscutable que nous doit Minkowski ». Il écrivait en 2011, et le chef français avait donné à Salzbourg deux ans plus tôt une interprétation marquante de l’opera seria du jeune Mozart, immortalisée en DVD. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-90e6dd08-7fff-8b7b-323d-26eeec521430">Dans le numéro de l’Avant-scène opéra consacré à Mitridate, Pierre Flinois conclut sa vidéographie en appelant de ses vœux la « version discographique indiscutable que nous doit Minkowski ». Il écrivait en 2011, et le chef français avait donné à Salzbourg deux ans plus tôt une interprétation marquante de l’<em>opera seria</em> du jeune Mozart, immortalisée en DVD. Dix ans plus tard, <a href="https://www.forumopera.com/breve/mitridate-sauve-par-le-disque">à la faveur de la pandémie</a>, la tournée de<em> Mitridate</em> s’est muée en session d’enregistrement, permettant à Minkowski de fixer sa version au disque.</p>
<p dir="ltr">S’agit-il alors de la référence « indiscutable » espérée ? Longtemps méprisé, cet opéra d’un génie de quatorze ans, composé pour Milan en 1770, a mis trois siècles avant de progressivement retrouver le chemin des théâtres. Avec de grands noms, tant Mozart est choyé des interprètes : divines Edda Moser et Arleen Auger à Salzbourg 1971, puis encore Auger, Gruberova et Baltsa pour la première intégrale au disque en 1977. Mais il fallait alors composer avec la baguette lourde de Leopold Hager. D’autres versions plus respectueuses du style et plus vivantes ont lentement émergé, en vidéo d’abord (Harnoncourt évidemment, mais aussi Daniel à Londres et Guschlbauer à Lyon), avant l’intégrale studio de Decca en 1999. Ce beau coffret faisait figure de référence jusqu’à aujourd’hui, ce qui ne veut pas dire qu’il était parfait : le Mozart apollinien et élégant de Rousset pêchait parfois par sa régularité peu théâtrale. En revanche, il rendait l’<em>opera seria</em> à un style idoine, la partition était intégrale, et puis il y avait Dessay, Sabbatini, Piau et surtout une Bartoli indépassable.</p>
<p dir="ltr">Fidèle à lui-même, <strong>Marc Minkowski</strong> se montre plus dyonisiaque. Accompagné par des <strong>Musiciens du Louvres</strong> vrombissants, il combine son charpenté et articulation impeccable. Le <em>chiaroscuro</em>, clair-obscur tant recherché par Mozart, n’est pas négligé, avec de vraies suspensions – reprise pianissimo typique du chef dans « Se di lauri » – qui se refusent toute concession à la joliesse et restent inscrites dans le tumulte du drame. Quand il va vite, Minkowski est toujours plus preste que les autres et lui-même, et nous avons le sentiment qu’il trouvait un meilleur équilibre dynamique en 2009, où par exemple « Già di pietà mi spoglio », plus étiré, était d’une tension saisissante. Cinglante, son interprétation engloutit les trois actes à une vitesse déroutante. Il faut dire que les ciseaux ont fait leur ouvrage : deux airs ont disparu, un autre a été déplacé, et les récitatifs ont été notablement rognés. Coupes parfois trop gourmandes, qui vident du peu de leur substance les personnages secondaires, privent certaines transitions de leur sens et, surtout, ne conservent des dernières scènes (III-10, 11 et 12) qu’un collage des récitatifs accompagnés de Mitridate mourant, supprimant totalement les interventions d’Aspasia, Sifare et Ismene pourtant nécessaires pour expliquer le dénouement avant le quintette final.</p>
<p dir="ltr">Malgré la rapidité, malgré les coupures, la richesse et l’animation constante de cette lecture sautent aux oreilles au fur et à mesure des réécoutes : Minkowski, dont le <em>Lucio Silla </em>a exalté Salzbourg et Milan, demeure un grand chef d’<em>opera seria</em>.</p>
<p dir="ltr">Il n’y a pas de doute qu’Erato a aussi voulu conserver un témoignage discographique du meilleur Mitridate du moment. Dans un de ses rôles fétiches, <strong>Michael Spyres</strong> domine sans mal une distribution de haut niveau, et s’impose d’emblée comme le meilleur interprète du roi. Pourtant, Ford, Sabbatini ou encore Blake s’étaient tirés avec divers bonheurs des cinq airs crucifiants du roi. Certains avaient même l’aigu plus percutant que Spyres, mais aucun n’a ainsi conjugué parfait belcanto et sens du verbe. Car au-delà d’une exceptionnelle adéquation de moyens propice à l’exploit – fulmination du suraigu jusqu’aux abîmes entrouverts du grave, legato déroulé sur plus de 20 secondes, sauts acrobatiques, divisions et trilles –, le (bary)ténor a une manière unique de modeler et projeter le texte qui brosse un portrait du souverain plein de nuances et de relief. Le confort du studio permet d’éviter les accidents liés aux prises de risque d’un chanteur casse-cou (les variations !) ainsi que la fatigue perceptible sur le vif. Ici, oui, parlons de référence.</p>
<p dir="ltr">Farnace est le contre-ténor <strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong>, remarqué notamment chez Stradella où sa sensibilité a fait mouche. Dans ce rôle de contralto emblématique, il offre une couleur prenante à laquelle ne manque qu’un extrême grave mieux connecté. Le relatif déficit en termes d’impact vocal pur est largement compensé par l’engagement et l’incisivité, notamment par rapport à Brian Asawa : son Farnace glace dans « Va, l’error mio palesa », et émeut dans l’air du repentir.</p>
<p dir="ltr"><strong>Elsa Dreisig</strong> est le prince vertueux Sifare. L’étendue et la virtuosité du rôle sont assumés, ce qui est déjà considérable. Pourtant, trop monochrome, trop peu nuancé, ce tendre Sifare reste assez impersonnel. Murray, Bartoli ou même Persson (précédent Sifare de Minkowski) rendaient mieux les frémissements du personnage, notamment dans le sublime air du II.</p>
<p dir="ltr">Il a aussi le défaut d’être trop proche de timbre de la prima donna Aspasia. <strong>Julie Fuchs</strong> a néanmoins plus de spontanéité, de couleurs et de mordant. Les redoutables agilités de la princesse sont rendues avec flamboyance (excitante reprise de l’air d’entrée) et les passages plus graves ne lui posent pas de problème. C’est hébétée que la soprano traverse les brumes fantomatiques savamment distillées par le chef dans « Pallid’ombre ». Sans détrôner les nombreuses grandes Aspasia, la Française tient son rang avec dignité.</p>
<p dir="ltr">Peu de mots suffisent à <strong>Sabine Devieilhe</strong> pour donner chair à son personnage, et ça tombe bien : déjà effacée dans l’œuvre intégrale, Ismene est ici plus discrète encore en raison des coupes dans les récitatifs et de la disparition de son troisième air « Tu sai per chi m’accese », remplacé au début du III par « Sò quanto a te dispiace ». C’est gracieux, c’est élégant, le charme opère.</p>
<p dir="ltr">Moins tout d’une pièce que Florez – ce qui collait assez à Marzio –, <strong>Cyrille Dubois</strong> se montre au moins aussi véloce dans son unique air. Programmée en Quickly à Bordeaux, <strong>Adriana Bignagni Lesca </strong>(remarquée au <a href="https://www.forumopera.com/concert-unisson-paris-salle-favart-paris-esprit-de-communaute">concert Unisson</a>) semble parfois avoir du mal à plier son mezzo-soprano ample et sombre aux récitatifs et à son air assez aigu, mais elle confère au gouverneur Arbate une autorité qu’il n’a pas souvent. On voudra assurément la réentendre dans le répertoire du siècle suivant.</p>
<p dir="ltr">Aucune version n’avait jusqu’à présent atteint un tel équilibre global entre le plateau vocal et la qualité de la direction, entre l’intensité dramatique et la pure performance vocale. Un <em>Mitridate</em> à posséder et qui n’empêchera pas d’admirer les autres performances individuelles mémorables dont le disque et la vidéo ont gardé la trace.</p>
<p dir="ltr"> </p>
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		<title>Michael Spyres en dix coups de maître</title>
		<link>https://www.forumopera.com/michael-spyres-en-dix-coups-de-maitre/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/michael-spyres-en-dix-coups-de-maitre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 21:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coup d&#8217;essai, coup de maître, a-t-on coutume de dire. Voici dix rôles, parmi d&#8217;autres, que d&#8217;emblée Michael Spyres a marqué de son empreinte.  1. Mazzoni, Antigono (Antigono, 1755) ​Ce n’est pas tant pour la partition (un air de bravoure efficace mais assez prévisible incluant beaucoup de formules stéréotypées), ni pour l’orchestre (à l’effectif trop restreint &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coup d&rsquo;essai, coup de maître, a-t-on coutume de dire. Voici dix rôles, parmi d&rsquo;autres, que d&#8217;emblée Michael Spyres a marqué de son empreinte. </strong></p>
<hr />
<p><strong style="font-size: 14px;">1. Mazzoni, Antigono (<em>Antigono</em>, 1755)</strong></p>
<p><strong>​</strong>Ce n’est pas tant pour la partition (un air de bravoure efficace mais assez prévisible incluant beaucoup de formules stéréotypées), ni pour l’orchestre (à l’effectif trop restreint et bien trop précautionneux) et encore moins pour la mise en scène (un deux trois : soleil !) que cette vidéo est marquante, mais bien pour la remarquable interprétation de Michael Spyres qui éclipse toutes les faiblesses évoquées. C’est une prestation étourdissante. Regardez-le, immobile mais le regard fixe et pénétrant, aligner les notes de cette musique qui semble se générer elle-même ; le <em>canto di sbalzo</em> (ces soudaines incursions dans le grave) parfaitement maîtrisé tient en haleine l’auditeur avant l’impressionnante cascade sur 3 octaves de la cadence finale, tel un épervier qui fonce sur sa proie après l’avoir étourdie de son long vol stationnaire. Certains aigus bougent un peu, les variations à la reprise restent timides, mais le grand baryténor est déjà là ! [Guillaume Saintagne]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uwwnLzzZ9e0" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. <strong style="font-size: 14px;">Mozart, Mitridate (<em>Mitridate</em>, 1770)</strong></strong></p>
<p>C’est une chose de se livrer aux mille cabrioles de la musique de Rossini, mais chanter Mitridate implique de maîtriser le phrasé mozartien dans sa plus verte expression en faisant siens les sauts d’octaves de l’air d’entrée. C’est dans les circonstances improbables d’une saison extra-muros de La Monnaie (sous un chapiteau tourmenté par des vents hostiles), sous la direction de Christophe Rousset, que Michael Spyres s’est essayé à l’exercice, laissant le public — comme à son excellente habitude — stupéfait face à l’aisance bonhomme du virtuose domptant les lions vocaux les plus inamicaux.  [Camille De Rijck]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/E8ccFix9W5s" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">3. Mozart, Don Ottavio (<em>Don Giovanni</em>, 1787)</strong></p>
<p>Se voir attribuer le rôle de Don Ottavio n&rsquo;est pas vraiment un cadeau : deux airs seulement, sur les 3 heures que dure <em>Don Giovanni</em>, pour incarner le fiancé falot, maintenu au réfrigérateur par Donna Anna qui ne pense qu&rsquo;à porter le deuil de son Commandeur de père et à le venger. Et quand Romeo Castellucci signe la mise en scène, les costumes et les décors, Ottavio n&rsquo;est guère gâté, alors que le reste de la distribution porte de magnifiques costumes. Cela n&#8217;empêche aucunement Michael Spyres de nous livrer un Don Ottavio d&rsquo;anthologie ! Dans son air du premier acte, « Dalla sua pace », Spyres est simplement étourdissant, malgré les gémissements (dans une autre tonalité) de son caniche royal, à la coupe « lion » impeccable. [Benoît Jacques]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/C8vt8v4BM1Q" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">4. Rossini, Baldassare (<em>Ciro in Babilonia</em>, 1812)</strong></p>
<p><strong>​</strong>« Triste sort ! Horrible ! Cruel ! » Avec sa voix longue et caressante de <em>baritenore</em> aux graves abyssaux et aux aigus troublants, Spyres se montre ici au sommet de son art. Selon le concept de Davide Livermore, inspiré du cinéma muet, frisant le Grand guignol, il incarne à la perfection le rôle de Baldassare – tant à travers sa gestuelle de désespéré que par son articulation parfaite et son chant déchirant. Son fastueux costume haute couture, style belle époque ; ses longs cheveux et sa grande barbe bouclés, sa couronne garnie d’énormes perles et, surtout, son maquillage contrasté opposant sa chair blanche pulpeuse et ses regards charbonneux, captivent. Dans cet extrait hypnotisant, tel un jeune lion frappé à mort, le chanteur se disloque dans une lamentation amoureuse désespérée de plus de dix minutes qui le mettra à terre. Inoubliable ! [Brigitte Cormier]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/zJmQRMXs4FE" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">5. Rossini, Arnold (<em>Guillaume Tell</em>, 1829)</strong></p>
<p>Créé par Adolphe Nourrit, qui émettait les contre-ut en voix mixte ou en <em>falsetto</em>, le rôle d&rsquo;Arnold fut repris par Louis Duprez dont les do <em>di petto</em> augmentaient l’impact de ces notes aigües. Dans cet enregistrement déjà ancien, Michael Spyres semble la chimère issue de leur croisement. Mais si l’on admire et l’on savoure les prouesses des escalades enchaînées et graduées en fonction des élans émotionnels portés par certains mots, le nuancier des couleurs, l’intelligibilité impeccable, la fermeté croissante des accents, ce qui nous touche, c’est la générosité de ce chant où l’interprète se fond dans le personnage, au plus près des intentions du compositeur. [Maurice Salles]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/aIy8DRFNzXY" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">6. Meyerbeer, Raoul (<em>Les Huguenots</em>, 1836)</strong></p>
<p>Michael Spyres interprète <em>Les Huguenots </em>pour l&rsquo;American Symphony Orchestra en août 2009. Il n&rsquo;a alors que 29 ans. Sa notoriété internationale est encore en devenir. Et déjà, tout est là : des moyens exceptionnels combinés à une superbe maîtrise technique, alliés dans le cas présent à une prononciation que pas mal de chanteurs francophones pourraient lui envier. L&rsquo;intégralité de la représentation est disponible sur les plateformes de musique dématérialisée. [Jean Michel Pennetier]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/KqneixPh0bc" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p style="font-size: 14px;"><strong style="font-size: 14px;">7. Adam, Chapelou (<em>Le Postillon de Lonjumeau</em>, 1836)</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Les spectateurs du <a href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re"><em>Postillon de Lonjumeau</em> salle Favart, au printemps 2019</a>, gardent tous un souvenir ému de la prestation de Michael Spyres dans le rôle de Chapelou, fringant joli-coeur qui se voit gratifier par Adam, dès le premier acte, d’un air de bravoure des plus redoutables. <br />
	Devant la mise en scène au kitsch résolument assumé de Michel Fau, le public attend avec une impatience à peine dissimulée le tour de force. Michael Spyres va-t-il y arriver ? Triomphera t-il du redoutable contre-ré qui couronne la troisième reprise du refrain ? Sanglé dans son uniforme rouge et bleu, campé devant puis sur son carrosse doré, il se lance, et crânement ne fait qu’une bouchée de l’air. Tout y est, de la prononciation irréprochable à l’usage parfaitement maîtrisé du registre aigu et de la voix mixte, jusqu’aux clins d’œil glissés à bon escient en direction du public. Cette épreuve du feu réussie avec éclat, dans une insolence et une bonne humeur communicatives, le reste de la soirée fut une parade, achevée sous les hurlements d’un public en délire. Mânes de Nicolai Gedda, d’Alain Vanzo ou d’Henri Legay, dormez en paix. Ce soir là, sous les ors de la salle Favart, votre digne successeur était définitivement intronisé. » [Julien Marion]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Epj3JkpxL0A" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">8. Donizetti, Polyeucte (<em>Les Martyrs</em>, 1840)</strong></p>
<p>​Voici une œuvre surtout connue pour sa mouture italienne (<em>Poliuto</em>) qui attendait sagement qu&rsquo;une équipe à la hauteur se penche sur sa version originale <em>Les Martyrs</em> et en révèle toute la fine grandiloquence. Et si cette version en français a tant tardé à retrouver les feux de la rampe, c&rsquo;est que le créateur de Polyeucte n&rsquo;était autre que Gilbert Duprez, Monsieur Contre-ut en voix de poitrine. Il fallait donc bien l&rsquo;audace, le talent, la technique et les moyens hors du commun d&rsquo;un Michael Spyres pour redonner vie à cette partition ! Comme l&rsquo;écrit si bien Corneille, dans la pièce qui inspira le livret, « Le désir s&rsquo;accroit quand l&rsquo;effet se recule ». Nous vous mettons donc au défi de n&rsquo;écouter cet air qu&rsquo;une seule fois sans résister à l&rsquo;envie de l&rsquo;entendre une nouvelle fois. Cette diction transparente qui vous transporte à la Comédie française, cette hargne contenue sur un rythme allant qui pourrait à elle seule faire la valeur de l&rsquo;air, mais se trouve transcendée par des aigus habilement placés par Donizetti et émis avec une facilité déconcertante par notre briseur de statues. Et puis l&rsquo;accélération finale couronnée par ce contre-mi aussi excitant qu&rsquo;irraisonnable, puisqu&rsquo;il met en péril l&rsquo;émission du dernier « j&rsquo;irai » qu&rsquo;il faut longuement tenir. Peu importe, même mal amorcé, Spyres tient sa dernière note jusqu&rsquo;au bout (regardez comme il essaye de la contenir dans sa mâchoire ) Le chef lui-même a du mal à s&rsquo;en remettre. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gD5UluM1W8Y" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">9. Bizet, Nadir (<em>Les Pêcheurs de perles</em>, 1863)</strong></p>
<p>L​oin des fioritures et des prouesses pyrotechniques, l&rsquo;air de Nadir des <em>Pêcheurs de perles</em> (Bizet) permet à Michael Spyres de faire entendre ses autres formidables qualités : le timbre (écoutez la descente dans le grave, comme la texture se densifie), le souffle et sa conduite, le phrasé, la ductilité de l&rsquo;aigu en voix mixte&#8230; Chapeau l&rsquo;artiste ! [Jean-Jacques Groleau]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cYkRbwgTK1Y" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong style="font-size: 14px;">10. Berlioz, Enée (<em>Les Troyens</em>, 1863)</strong></p>
<p>Dans le rôle écrasant d&rsquo;Enée, Michael Spyres sait alternativement mettre la cuirasse et déchausser ses cothurnes, brûler et fondre, implorer et maudire.  Son prince troyen est bien le fondateur mythique de Rome, homme de piété, soumis à l’ordre des dieux, prêt à rompre tous les liens pour accomplir sa destinée, dut-elle lui couter tant de « larmes brûlantes ». Diction, tenue, aisance, ligne, tout est là pour composer au disque un « monument plus durable que le bronze », beau comme l’Antique.[Dominique Joucken]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6HRDYaWybV4" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Mitridate sauvé par le disque</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mitridate-sauve-par-le-disque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il devait s&rsquo;agir d&rsquo;un des événements lyriques de la saison 2020-21 : <em>Mitridate</em> de Mozart dirigé par <strong>Marc Minkowski</strong> dans une version scénique à Berlin du 13 au 28 novembre, entrecoupé d’une tournée à Moscou, Barcelone, Valence et Paris le 2 décembre. Le Covid-19 aurait fait table rase du projet si Erato/Warner Classics ne l’avait transmué en séance d’enregistrement, du 13 au 19 novembre à la Philharmonie, avec au passage un changement de distribution : ce n’est plus Pene Pati mais <strong>Michael Spyres</strong> qui interprètera le rôle-titre. Comme au <a href="https://www.forumopera.com/mithridate-paris-tce-traquer-le-theatre-dans-le-theatre">Théâtre des Champs-Elysées en 2016</a>, le ténor américain retrouvera <strong>Cyrille Dubois</strong> en Marzio. <strong>Julie Fuchs</strong> chante Aspasia ; <strong>Sabine Devieilhe</strong>, Ismène ; <strong> Paul-Antoine Benos-Djian</strong>, Farnace ; <strong>Elsa Dreisig</strong>, Sifare ; et <strong>Adriana Bignani Lesca</strong>, Arbate. Sortie de l&rsquo;album prévue en 2021.</p>
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