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	<title>Benjamin BERNHEIM - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Benjamin BERNHEIM - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>À Chantilly, un couple remplace un autre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-chantilly-un-couple-remplace-un-autre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 08:02:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Grand Air de Chantilly devait réunir ce dimanche 30 août Sandra Hamaoui et Benjamin Bernheim accompagnés par l’Orchestre Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog. Partenaires à la scène comme à la ville, les deux chanteurs sont contraints de renoncer au concert, victimes d’un même virus estival qui les prive momentanément de leur voix. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Grand Air de Chantilly devait réunir ce dimanche 30 août <strong>Sandra Hamaoui</strong> et <strong>Benjamin Bernheim </strong>accompagnés par l’<strong>Orchestre Appassionato</strong> sous la direction de <strong>Mathieu Herzog</strong>. Partenaires à la scène comme à la ville, les deux chanteurs sont contraints de renoncer au concert, victimes d’un même virus estival qui les prive momentanément de leur voix.</p>
<p>Le spectacle est toutefois maintenu, avec une nouvelle affiche réunissant la mezzo-soprano <strong>Marina Viotti</strong> et la jeune basse kazakhe <strong>Mark Kurmanbayev</strong>. Leur duo n’est pas totalement inédit, puisque les deux artistes ont déjà partagé la scène à plusieurs reprises.</p>
<p>Le changement de distribution entraîne également une modification du programme. Plus d’informations sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://coupsdecoeur.org/opera-plein-air">Coups de Cœur Musique à Chantilly</a>.</p>
<p>Nous souhaitons à Sandra Hamaoui et Benjamin Bernheim un prompt rétablissement.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème – Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est avec une grande et candide confiance qu’on arrive au Festspielhaus de Baden-Baden pour l’opéra événement de l’été : à l’affiche, une Bohème avec la superstar Benjamin Bernheim et Carolina López Moreno que nous avions adorée en Mimi à Vérone le mois dernier. Le spectacle s’annonce de qualité supérieure et la salle est comble. Et le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec une grande et candide confiance qu’on arrive au Festspielhaus de Baden-Baden pour l’opéra événement de l’été : à l’affiche, une <em>Bohème</em> avec la superstar <strong>Benjamin Bernheim</strong> et <strong>Carolina López Moreno </strong>que nous avions adorée en Mimi <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-verone/">à Vérone</a> le mois dernier. Le spectacle s’annonce de qualité supérieure et la salle est comble. Et le scénographe <strong>Fabio Rickenmann</strong> assure une mise en espace minimaliste pour animer une version de concert qui se rapproche fortement d’une mise en scène traditionnelle : deux tables, les chaises que sont censées occuper les chanteurs entre deux airs, quelques verres teintés au fond pour un liquide qui ne risque pas de couler, l’une ou l’autre bouteille, un chevalet, un drap, juste de quoi permettre de mimer l’essentiel de l’action. Marcello est déjà en place, feignant de peindre, se frottant les mains pour se réchauffer.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20260823_LaBoheme_cMichaelGregonowits-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-219577"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Michael Gregonowits</sup></figcaption></figure>


<p>Arrive Rodolfo, échine courbée, transi de froid (il le mime à merveille) et le visage exceptionnellement grave. Mais le chanteur marque plus qu’il ne chante et se retourne pour tousser à la fin de chaque phrase musicale. On se dit qu’en principe, ce n’est pas lui, mais Mimi qui est censée tousser, ce qui ne laisse pas de nous inquiéter. La jeune cousette arrive, pimpante, en robe du soir très près du corps, aux antipodes de ce qu’il est convenu pour le rôle et là, les choses se gâtent. Benjamin Bernheim s’interrompt, déclare qu’il va prendre dix minutes de pause, ce qui a pour effet de faire se lever tout le monde, comme un seul homme. <br />La scène se vide et les lumières se rallument tandis qu’une rumeur inquiète s’élève de la salle. Quelques moments d’angoisse plus tard, un officiel arrive pour demander encore un peu de patience. Et quelque temps plus tard, c’est le directeur du Festspielhaus, <strong>Benedikt Stampa</strong>, qui survient, infiniment sérieux et le micro à la main. On se dit que la soirée va s’écourter pour tout le monde ; en effet, Benjamin Bernheim ne peut plus chanter. C’est la consternation jusqu’à ce qu’il finisse par nous dire que dans le public, quelqu’un était présent qui pouvait reprendre la situation en mains. « Nous avons un ténor », nous informe-t-il, comme il aurait signifié : « Habemus papam ».</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20260823_LaBoheme_cMichaelGregonowits-7-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-219583"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Michael Gregonowits</sup></figcaption></figure>


<p>Le spectacle recommence, mais cela cafouille quelque peu : <strong>Marco Armiliato </strong>dirige son orchestre sans pupitre, donc sans partition, et il faut un moment pour que tout le monde sache où l’on doit reprendre exactement. C’est avec « Mi chiamano Mimì » que l’on enchaîne, ce qui veut dire que nous n’aurons pas droit au grand air du ténor, « Che gelida manina »… On comprend que le sauveur n’ait pas envie de commencer sans échauffement par l’air principal de l’œuvre, mais cela casse un peu l’ambiance, quand bien même tout le monde soit très content de ne pas avoir été obligé de rentrer à la maison plus tôt que prévu&#8230; <br />Et c’est ainsi que l’on assiste à un opéra où Rodolfo est incarné par un ténor muet qui mime son rôle (il saisit sa Mimi à pleines mains) et l’assure en playback, tantôt côté jardin, tantôt au centre, alors que le ténor valide, côté cour, bras croisés et concentré devant sa tablette, chante l’ensemble de la partition assez loin des autres protagonistes. Le spectateur a beaucoup de mal à suivre et risque le torticolis, ne sachant plus très bien qui regarder, d’autant que le chef remue également les lèvres, nous donnant l’impression d’avoir affaire à deux ventriloques. <br />Tout cela sent l’improvisation et pourrait voisiner le grand n’importe quoi, mais, curieusement, le résultat est étonnant de justesse, le professionnalisme des interprètes s’imposant à tous. Qui plus est, l’émotion est constamment présente et il est très difficile de retenir ses larmes. Lorsque Mimi apparaît lors de la scène finale, accompagnée de Musetta, on va l’installer non pas dans un lit, mais sur trois chaises, lesquelles n’ont pas été fixées entre elles. La soprano manque de se retrouver par terre, mais Benjamin Bernheim est là pour stabiliser le grabat branlant et approximatif parvenant à éviter l’incident funeste. Nous réprimons un fou rire, avec une arrière-pensée négative : ça y est, c’est fichu, nous sommes en plein <em>slapstick</em> involontaire, impossible de s’intéresser comme il se doit aux malheurs de la pauvre Mimì et il est compliqué d’éprouver l’empathie nécessaire pour la catharsis commune finale. <br />Que nenni ! Car quelques secondes plus tard, nous fondons en larmes comme rarement. Pourquoi tant d’émoi ? Est-ce dû aux circonstances rocambolesques de ce concert, sauvé <em>in extremis</em> ? Mais non… C’est là qu’on se rend compte, si ce n’était pas déjà une certitude, de la puissance de l’œuvre de Puccini, apte à résister à tous les contextes, même les moins favorables. La qualité de l’interprétation fait le reste.</p>
<p>Car Carolina López Moreno est absolument formidable. Elle nous avait fait vibrer à Vérone, elle récidive ici. La voix est puissante et autoritaire et la soprano incarne le rôle de la cousette comme celui d’une maîtresse femme qui se révèle d’emblée comme une séductrice sachant exactement ce qu’elle veut. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-gstaad/">Charles Sigel</a> s’était étonné du choix de sa robe de vamp à Gstaad, très éloignée de la réalité du personnage, nous avons la même sensation, mais qu’à cela ne tienne, la chanteuse parvient sans peine à faire croire à son amour naissant (et conquérant) et à l’évolution de son mal, la conduisant du désespoir à l’acceptation, le tout saupoudré d’une nostalgie que l’on décèle au plus profond du timbre, fort beau. Son « Bada sotto il guanciale c’è la cuffietta rosa » est irrésistible. <br />Son Rodolfo de circonstance se montre tout à fait à la hauteur de la situation. Le ténor venu de Cincinnati (mais établi à Zurich, c’est tout de même plus pratique pour rejoindre Baden-Baden à l’impromptu) sauve la soirée, mais le fait avec maestria. <strong>Andrew Owens </strong>n’a pas forcément la projection vigoureuse et ample dont on pourrait rêver, mais son interprétation est empreinte de sensibilité et touche le public qui de toute façon, quoi qu’il advienne, est prêt à tout lui passer. <strong>Sandra Hamaoui</strong>, magnifique dans ses robes bustier et fourreau noir et fuschia, est une Musetta qui dégage beaucoup de charme, mais dont le « Cuando men vo » manque un peu d’éclat. De même, la scène finale est chantée comme en retrait, en dessous des moyens de la soprano, cependant très crédible scéniquement. <br />Les trois amis, en revanche, font grande impression, à commencer par <strong>Lodovico Filippo Ravizza</strong>, chaleureux et bienveillant, Marcello au grand cœur, voix ronde et belle projection. <strong>Biagio Pizzuti</strong> est un Schaunard de luxe, vibrant de naturel, conférant à son personnage une profondeur inhabituelle. Quant à <strong>Gianluca Buratto</strong>, sa tirade exaltée tout en renoncement avant le sacrifice du manteau fait de ce Colline un protagoniste de tout premier plan. Le trio fonctionne à merveille et occupe le terrain, au moins autant que les deux couples, c’est dire…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20260823_LaBoheme_cMichaelGregonowits-6-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-219582"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Michael Gregonowits</sup></figcaption></figure>


<p>Le <strong>Chor der Bühnen Bern</strong>, avantageusement placé à l’arrière, offre une qualité de projection bienvenue pour la scène de Momus. Ce sont les femmes qui interprètent les rôles d’enfants, qu’on aura rarement entendus aussi tonitruants, et pour cause. Le <strong>Gstaad Festival Orchestra</strong> est lui aussi bien en phase avec la partition de Puccini, dont on se délecte de la profusion de couleurs et la puissance émotive, sous une direction d’une très grande précision d’un <strong>Marco Armiliato</strong> très en forme. Au terme de cette représentation épique, après quelques instants pour se ressaisir et (probablement) essuyer ses larmes, le public éclate de joie et ovationne les artistes. Toute l’équipe semble soulagée, mais ne reviendra pas pour les rappels. Heureusement, il y avait un ténor dans la salle.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-baden-baden/">PUCCINI, La Bohème – Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème – Gstaad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-gstaad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hédoniste, davantage que lacrymogène, cette Bohème ! Elle nous aura privé du plaisir, quelque peu pervers, des larmes à la mort de Mimi mais nous aura, à défaut d’une émotion profonde, plongé souvent, sinon toujours, dans un bain de voix et de sons délectable.Chaque année, le Gstaad Menuhin Festival offre en août un grand opéra &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Hédoniste, davantage que lacrymogène, cette <em>Bohème</em> ! Elle nous aura privé du plaisir, quelque peu pervers, des larmes à la mort de Mimi mais nous aura, à défaut d’une émotion profonde, plongé souvent, sinon toujours, dans un bain de voix et de sons délectable.<br />Chaque année, le Gstaad Menuhin Festival offre en août un grand opéra en version de concert, doté d&rsquo;interprètes prestigieux. Daniel Hope, dont c&rsquo;est la première saison comme directeur de cette institution septuagénaire, n&rsquo;a pas dérogé à cette tradition.</p>
<h4><strong>Vif-argent</strong></h4>
<p>Évidemment, une <em>Bohème</em> sans mansarde, ni terrasse du café Momus, ni petit matin sous la neige, perd quelques-uns de ces attraits. Mais la partition en offre d’autres, l&rsquo;orchestre notamment. À la tête d&rsquo;un <strong>Gstaad Festival Orchestra</strong> en pleine forme, <strong>Marco Armiliato</strong> est le maître d&rsquo;œuvre essentiel de la représentation. Le tissu symphonique élaboré par Puccini, marqueterie de ponctuations nerveuses, de thèmes ne prenant qu&rsquo;à peine le temps du s’alanguir, de timbres, de couleurs, d&rsquo;associations d&rsquo;instruments à peine aperçues que disparues, devient sous la direction vif-argent du chef génois, qui a dirigé cet opéra partout, le protagoniste essentiel.<br />À cet égard, la virtuose première scène avance dans un élan constant sans qu&rsquo;on perde rien d’un fourmillement d&rsquo;évènements sonores, auquel les voix des quatre garçons ajoutent leur polyphonie.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6096-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-219317"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Lodovico Filippo Ravizza, Biagio Pizzuti, Roberto Abbondanza, Gianluca Buratto,<sub> </sub>Benjamin Bernheim © Raphaël Faux</sub></figcaption></figure>


<p>La distribution masculine est irréprochable : le Marcello de <strong>Lodovico Filippo Ravizza</strong> ajoute à sa présence bonhomme et solide une beauté de timbre, une projection, des phrasés, un naturel de jeu, suggérant la bonté du personnage, qui en font un complice parfait, parce qu&rsquo;il est son contraire, du Rodolfo de <strong>Benjamin Bernheim</strong>. Mais on voudrait, avant de parler de lui, dire un mot du Schaunard de <strong>Biagio Pizzuti</strong> et du Colline de <strong>Gianluca Buratto</strong>, tous deux excellents de naturel, de couleur vocale, d’insertion dans les ensembles. On ajoutera que <strong>Roberto Abbondanza</strong>, qui fait figure de vétéran, dessine un Benoît (le logeur qui vient réclamer le loyer) tout aussi bien chantant.<br />Est-ce le fait d&rsquo;une mise en espace très basique, mais on a l&rsquo;impression, dans les ensembles, – et bien que les chanteurs tournent le dos au chef d&rsquo;où quelques décalage furtifs –, d&rsquo;entendre la précision d&rsquo;une « italienne » avec orchestre.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6637-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-219324"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Benjamin Berheim © Raphaël Faux</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Grisant</strong></h4>
<p>Mais il est évident que, si la salle (la tente) du festival affiche complet, c&rsquo;est pour Benjamin Bernheim. La mèche d&rsquo;abord en bataille (pour faire poète ?), il dessine un Rodolfo léger, insouciant, extraverti, avec ce naturel en scène, cette façon de bouger sur le plateau comme à la ville, qui lui est propre. On a commencé cet article parle le mot « hédoniste », c&rsquo;est bien sûr par allusion à l&rsquo;ineffable beauté sonore de ce que Bernheim donne à entendre. La clarté lumineuse du timbre, cette couleur française qu’il insinue dans le répertoire italien, cet allégement, ces passages insensibles en voix mixte, ce legato enjôleur, ce sourire aussi qu&rsquo;on entend constamment, tout cela est de l&rsquo;ordre de la pure volupté.</p>
<p>Ajoutons aussi quelque chose qui lui est très particulier : cette impression de distance d&rsquo;avec son personnage – et d’avec lui-même ? – qu&rsquo;il donne constamment, d&rsquo;ironie, de « je ne suis pas tout à fait là, je n&rsquo;adhère pas tout à fait à ce que je fais », cette impression qu&rsquo;il est « entre guillemets », ce qu&rsquo;il y a dans son Roméo, ce sentiment qu&rsquo;il joue à jouer, – en d&rsquo;autres temps on aurait parlé de « distanciation » – fait qu&rsquo;on oublie un peu d&rsquo;être ému pour se laisser « seulement » griser, mais alors là irrésistiblement… Et puis son charme, bien sûr, comment y résister ?</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6218-1-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-219329"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Carolina López Moreno © Raphaël Faux</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Vampé</strong></h4>
<p>Si ce Rodolfo est poète au second degré, à quel degré sa Mimi est-elle cousette ? <strong>Carolina López Moreno</strong> a eu l&rsquo;idée saugrenue de revêtir une noire robe de vamp très moulante, qui certes lui va à ravir, très décolletée, pas très raisonnable pour quelqu&rsquo;un qui souffre des bronches (on parle du personnage, pas de la chanteuse). <br />Cette Mimi n&rsquo;a pas froid aux yeux (non plus), elle souffle sa bougie pour la rallumer à la flamme de Rodolfo, qu&rsquo;elle embrasse sur la bouche sans trop de préambules. Vocalement non plus, la fragilité n&rsquo;est pas son fort. C&rsquo;est une Mimi qui rêve d&rsquo;être Tosca. Au « Che gelida manina » évidemment enchanteur de Benjamin Bernheim (tout ce qu&rsquo;on a dit : la lumière, la ligne, l&rsquo;éclat et l&rsquo;allégement, le lyrisme élégiaque, à quoi s’ajoute la projection pour rivaliser avec l’orchestre – assez fort), elle répond par un « Mi chiamano Mimi » à pleine puissance, de sa voix aux couleurs assez dramatiques (mais aux notes graves d’abord assez instables, ce qui disparaîtra quand la voix sera plus chaude). Ce chant un peu bravache, très extraverti, lui vaudra des applaudissements, même s’il n’a d’ailleurs pas toujours, dans son genre, une homogénéité idéale.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6475-1-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-219330"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Au café Momus (à droite Sandra Hamaoui) © Raphaël Faux</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Foisonnement</strong></h4>
<p>Le tableau du café Momus rutilera de cuivres et de fanfares à défaut de briller par sa mise en espace : faute de place, c’est en contrebas du plateau que <strong>Fabio Rickenmann</strong> installe les tables de sa terrasse, de sorte que la plupart des spectateurs ne verront dépasser que quelques têtes de l’excellent <strong>Chor der Bühnen Bern</strong>, par ailleurs très en place musicalement, maîtrisant comme l’orchestre les incessants changements de tempo impeccablement négociés par Armiliato (la fulgurance et le foisonnement de cette partition, même si on la connaît par cœur, sont encore plus évidentes en version de concert).<br />C’est dans ce tableau qu’apparait Musetta. <strong>Sandra Hamaoui</strong> y fait un numéro de meneuse de revue qui ravit le public, ou l’amuse. Dommage cependant que son « Cuando men vo » n’ait pas vocalement le délié de sa gestuelle.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6324-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-219319"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Carolina Lopèz Moreno et Benjamin Bernheim © Raphaël Faux</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Belles notes</strong></h4>
<p>Dirigé un peu trop vite, le tableau de la Barrière d’Enfer y perdra de sa poésie neigeuse ; on y verra apparaître une Mimi en recherche de ses notes graves autant que de Marcello auquel elle racontera la jalousie de Rodolfo. Si sa vocalité extravertie (et pas très homogène) semblera d’abord hors de propos, en revanche la retenue, le legato de Lodovico Filippo Ravizza donneront à nouveau tout son poids d’humanité au bon Marcello, tandis que Bernheim fera d’autres merveilles de clarté, de lyrisme, de ligne (« Amo Mimi sovra ogni cosa al mondo »). <br />Mais portée par les couleurs de l’orchestre (les contrechants des bois, la clarinette basse notamment), Carolina López Moreno prêtera de belles notes et un dramatisme cette fois-ci très juste à son « Bada sotto il guanciale c&rsquo;è la cuffietta rosa », avec des sons filés qui feront fondre le public. Comme l’irrésistible quatuor final, entrecroisant les effusions des deux amants et les éternelles querelles du duo Marcello-Musetta.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6631-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-219323"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Lodovico Filippo Ravizza et Benjamin Berheim © Raphaël Faux</sub><br><br></figcaption></figure>


<h4><strong>Duo d’amitié</strong></h4>
<p>Au chapitre des voluptés sonores, on inscrira le duo Rodolfo-Marcello du dernier tableau, « Mimi ne andasti e più non torni », duo d’amitié idéal où les deux timbres, quasi amoureusement, s’entrecroisent ou se retrouvent pour un unisson, avant en guise de strette un quatuor burlesque avec un parfait Schaunard et un Colline dont le « Vecchia zimarra », très fervent, très intense, recevra un bel applaudissement.<br />À nouveau, on remarque la netteté de la direction d’Armiliato – et le beau phrasé des cordes sur l’entrée de Mimi, frigorifiée mais toujours aussi peu couverte… </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026RaphaelFauxRFX_6854-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-219334"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>La mort de Mimi © Raphaël Faux</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Chanter ou mourir</strong></h4>
<p>Les couleurs dramatiques de Carolina López Moreno donneront une force saisissante à son « Sei il mio amore é tutta la mia vita ». C’est le moment où il faut choisir entre chanter ou mourir. La soprano choisit de chanter ! Et Bernheim lui répondra par un « O mia bella Mimi » transcendant !</p>
<p>La réminiscence par Mimi de son « Mi chiamano Mimi ed il perchè non so » aura la fragilité qui nous avait manqué au premier acte, de même que le rappel du « Che gelida manina » de Rodolfo. Ces jolis moments vocaux, si justes, Carolina López Moreno les trouvera la tête posée sur l’épaule de Benjamin Bernheim, belle image. Comme celle de son bras retombant quand la vie la quittera.<br />Sandra Hamaoui aura quant à elle son meilleur moment, vocalement et émotionnellement, dans la prière « Dio benedetto, Madonna benedetta », et évidemment, à défaut de pleurer à chaudes larmes, on ne pourra qu’être touché par ce moment où tous comprennent que c’est fini, sauf Rodolfo qui s’est éloigné et n’a rien vu. <br />Et par ses appels « Mimi, Mimi ! » avant le grand coup de timbale qu’on prend dans l’estomac et les implacables accords funèbres des cors.</p>
<p>Standing ovation !</p>
<p>Comme si le public voulait manifester, après ce moment poignant, le sursaut de la vie.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-gstaad/">PUCCINI, La Bohème – Gstaad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Un été avec &#8230; Benjamin Bernheim</title>
		<link>https://www.forumopera.com/un-ete-avec-benjamin-bernheim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 04:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;été de Benjamin Bernheim sera placé sous le signe des grands festivals, avec notamment un Werther à Salzbourg et une Bohème à Gstaad. Après une pause bien méritée, la saison 2026-27 du ténor franco-suisse sera particulièrement riche avec notamment deux prises de rôles attendues : Don José dans Carmen et Mario Cavaradossi dans Tosca. &#8211; Votre programme &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;été de Benjamin Bernheim sera placé sous le signe des grands festivals, avec notamment un <em data-start="710" data-end="719">Werther</em> à Salzbourg et une <em data-start="739" data-end="747">Bohème</em> à Gstaad. Après une pause bien méritée, la saison 2026-27 du ténor franco-suisse sera particulièrement riche avec notamment <a href="https://www.forumopera.com/breve/deux-prises-de-roles-majeures-pour-benjamin-bernheim-en-2026-27/" target="_blank" rel="noopener">deux prises de rôles</a> attendues : Don José dans <em>Carmen</em> et Mario Cavaradossi dans <em>Tosca</em>.</strong></p>
<p><strong>&#8211; Votre programme estival sur scène ?<br />
</strong>Un bel été de festivals m’attend ! Un retour à Aix pour un récital avec Qiaochu Li au Grand Théâtre de Provence, un récital de gala au festival de Peralada en Catalogne avec Ermonela Jaho. Puis <em>Werther</em> en version concert pour deux représentations au Festival d’été de Salzbourg sous la direction d’Alain Altinoglu, ce sera l’occasion d’entendre la Charlotte d’Adèle Charvet. Après deux semaines de pause, je m’en irai chanter <em>La Bohème</em> de Puccini au festival d’été de Gstaad, puis à Baden-Baden sous la direction de Marco Armiliato, et pour finir, le premier concert en plein air au château de Chantilly fin août, puis un récital au festival Die Glocke de Brême en Allemagne.</p>
<p><strong>&#8211; Des vacances cet été ?<br />
</strong>Je prends plusieurs fois deux ou trois jours entre des projets, ce qui me permet de souffler un peu, mais je me force à deux semaines d’arrêt en août pour me ressourcer et me reposer.</p>
<p><strong>&#8211; Un festival à recommander ?<br />
</strong>Tous ! Si l’on a la possibilité de voyager, je recommande les grands rendez-vous comme Salzbourg, Aix-en-Provence, Verbier et Gstaad, mais aussi Lucerne, Savonlinna, Bayreuth, Bregenz, Vérone entre autres. Il y a beaucoup de possibilités en Europe et je pense qu’il faut plusieurs étés pour les découvrir et y retourner&#8230;</p>
<p><strong>&#8211; Un livre à lire cet été ?<br />
</strong>J’ai commencé <em>Paradoxe sur le comédien</em> de Diderot et j’espère avoir l’espace et le temps de le lire en toute tranquillité.</p>
<p><strong>&#8211; Trois œuvres ou chansons dans vos écouteurs en ce moment ?<br />
</strong><em>Monsters</em> de James Blunt revient en boucle en ce moment, ainsi que l’<em>Hallelujah</em> de Jeff Buckley et <em>Michelle</em> de Noam Bettan.</p>
<p><strong>&#8211; Votre plus beau souvenir d’été ?<br />
</strong>L’été 2014… Je deviens papa et rien ne m’avait préparé aux responsabilités, mais aussi au bonheur qui vient avec.</p>
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		<title>Un été avec&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/un-ete-avec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 17:06:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la route des vacances, rencontre avec certains de nos artistes préférés – chanteurs, chefs d’orchestre mais pas seulement –  en quelques questions légères comme une sieste dans un hamac. Lucia Adélaïde Di Nicola et Andrea di Carlo Julien Behr Benjamin Bernheim Igor Bouin Jérôme Boutillier Ambroisine Bré Albane Carrère Adèle Charvet Sébastien Daucé Natalie &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur la route des vacances, rencontre avec certains de nos artistes préférés – chanteurs, chefs d’orchestre mais pas seulement –  en quelques questions légères comme une sieste dans un hamac.</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-lucia-adelaide-di-nicola-et-andrea-di-carlo/">Lucia Adélaïde Di Nicola et Andrea di Carlo</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-julien-behr/"><strong>Julien Behr</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-benjamin-bernheim/"><strong>Benjamin Bernheim</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-igor-bouin/"><strong>Igor Bouin</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-jerome-boutillier/"><strong>Jérôme Boutillier</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-ambroisine-bre/"><strong>Ambroisine Bré</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-albane-carrere/">Albane Carrère</a></strong></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-adele-charvet/">Adèle Charvet</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-sebastien-dauce/"><strong>Sébastien Daucé</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-natalie-dessay/"><strong>Natalie Dessay</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-pierre-dumoussaud/"><strong>Pierre Dumoussaud</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-ophelie-gaillard/"><strong>Ophélie Gaillard</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-christophe-ghristi/"><strong>Christophe Ghristi</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-giuliana-gianfaldoni/"><strong>Giulina Gianfaldolni</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-romain-gilbert/">Romain Gilbert</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-thomas-guggeis/"><strong>Thomas Guggeis</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-aneas-humm/"><strong>Äneas Humm</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-sophie-junker/">Sophie Junker</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-anna-kissjudit/"><strong>Anna Kissjudit</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-daniela-kohler/"><strong>Daniela Köhler</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-gregory-kunde/"><strong>Gregory Kunde</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-matthieu-lecroart/"><strong>Matthieu Lécroart</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-lucie-leguay/">Lucie Leguay</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-marie-lys/"><strong>Marie Lys</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://Zuzana Markova">Zuzana Markova</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-ricarda-merbeth/"><strong>Ricarda Merbeth</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-nadege-meden/"><strong>Nadège Meden</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-elena-mosuc/"><strong>Elena Mosuc</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-stephanie-doustrac/"><strong>Stéphanie d&rsquo;Oustrac</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-antoine-palloc/"><strong>Antoine Palloc</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-anthea-pichanick/"><strong>Anthea Pichanick</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-anne-lise-polchlopek/">Anne-Lise Polchlopek</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-marina-rebeka/"><strong>Marina Rebeka</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-matthieu-rietzler/"><strong>Matthieu Rietzler</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-marc-scoffoni/">Marc Scoffoni</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-andreea-soare/"><strong>Andreea Soare</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-arnaud-thorette/">Arnaud Thorette</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-marta-torbidoni/"><strong>Marta Torbidoni</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-catherine-trottmann/">Catherine Trottmann</a></strong></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-reinoud-van-mechelen/"><strong>Reinoud Van Mechelen</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-marina-viotti/"><strong>Marina Viotti</strong></a></li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-carlo-vistoli/"><strong>Carlo Vistoli</strong></a></li>
<li><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-eva-zaicik/">Eva Zaïcik</a></strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Deux prises de rôles majeures pour Benjamin Bernheim en 2026-27</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deux-prises-de-roles-majeures-pour-benjamin-bernheim-en-2026-27/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 06:32:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec les premières annonces des programmes de la saison à venir se dessinent déjà quelques rendez-vous à marquer d’une pierre blanche. Benjamin Bernheim met en avant sur Instagram deux nouvelles prises de rôle significatives en 2026-27. À Berlin, à la Staatsoper Unter den Linden en octobre 2026, le ténor abordera pour la première fois Mario &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec les premières annonces des programmes de la saison à venir se dessinent déjà quelques rendez-vous à marquer d’une pierre blanche. <strong>Benjamin Bernheim</strong> met en avant sur Instagram deux nouvelles prises de rôle significatives en 2026-27.</p>
<p>À Berlin, à la Staatsoper Unter den Linden en octobre 2026, le ténor abordera pour la première fois Mario Cavaradossi dans <em>Tosca</em> de Giacomo Puccini.</p>
<p>Six mois plus tard, en avril 2027, Il fera ses débuts à la Bayerische Staatsoper dans le rôle de Don José, protagoniste de <em>Carmen</em> de Georges Bizet.</p>
<p>Deux personnages contrastés qui témoignent de l’élargissement du répertoire du ténor français, désormais attendu dans des emplois toujours plus dramatiques.</p>


<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DWEY_XsEl5B/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/DWEY_XsEl5B/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; 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margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/p/DWEY_XsEl5B/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">Une publication partagée par Benjamin Bernheim (@benbernheimtenor)</a></p></div></blockquote>
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		<title>BERLIOZ, La Damnation de Faust &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-la-damnation-de-faust-paris-tce-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 05:36:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à l’esprit de Berlioz, transformer La Damnation de Faust en un événement musical total, loin du carcan de l’opéra traditionnel, assumer la fragmentation du récit, débarrasser Faust de ses oripeaux de savant romantique, le transmuter en adolescent attardé, avatar d’une jeunesse en perte de repères, réfugié dans un cocon d’enfance envahi de peluches inertes, pour in fine &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à l’esprit de Berlioz, transformer <em>La Damnation de Faust</em> en un événement musical total, loin du carcan de l’opéra traditionnel, assumer la fragmentation du récit, débarrasser Faust de ses oripeaux de savant romantique, le transmuter en adolescent attardé, avatar d’une jeunesse en perte de repères, réfugié dans un cocon d’enfance envahi de peluches inertes, pour <em>in fine </em>proposer une lecture du drame aussi sensorielle que mentale, où la musique, plus que Dieu ou le diable, rend le verdict final. Tel est en résumé le projet de cette nouvelle production du chef d’œuvre de Berlioz au Théâtre des Champs-Elysées, exposé dans le programme par <strong>Silvia Costa</strong> – considérée comme l’une des metteuses en scène qui contribuent à « réinventer l’opéra » aujourd’hui » (sic). De la théorie à la pratique, il y a hélas un abîme plus vertigineux encore que celui dans lequel Faust est précipité au terme de sa course.</p>
<p>La pauvreté du décor, l’indigence des lumières, la laideur des costumes, l’inertie scénique à laquelle sont condamnés les artistes du chœur comme les solistes, l’incapacité à évoquer les lieux de l’action, à engendrer les images suggérées par la partition n’ont d’égal que l’absence d’idées – jusqu’à l’orchestre placé sur le plateau en deuxième partie comme pour conforter le cliché tenace selon lequel <em>La Damnation de Faust</em> n’est pas un opéra. Verdict au moment des saluts : un accueil réservé à l’équipe scénique d’une magnitude de sept sur l’échelle des huées, qui en compte neuf.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DF2-1294x600.jpg" />
© Vincent Pontet</pre>
<p>Si encore, fermant les yeux, il nous était donné de nous immerger dans une des musiques les plus imaginatives qui soit mais Les Siècles semblent vouloir démentir la réputation d’orchestrateur de Berlioz. Limite d’une interprétation sur instruments historiques ? Ni couleurs – oriflamme en berne dans la Marche hongroise –, ni transparence – danse des esprits dépouillée de mystère et de magie –, ni souplesse, ni précision pour alterner murmure pastoral, scènes intimes et éclats démoniaques, mais acidité et chétivité qui font le pandæmonium, si impressionnant d’ordinaire, tempête dans un verre d’eau.</p>
<p>Même le chœur et la maîtrise de Radio France, certes malmenés par le dispositif scénique – cantonné dans la coulisse où contraint à des mouvements stériles – perdent pied. Peuple, soldats, étudiants, anges, démons chantent à l’identique, sans souci d’intention et de nuance, noyés dans une masse souvent confuse.</p>
<p>Donner à ressentir les changements d’espace et d’action, maîtriser les transitions, enchaîner les scènes de manière presque cinématographique telles que Berlioz les a conçues, surmonter l’enchevêtrement des rythmes, des métriques changeantes et des effets sont autant d’écueils que ne parvient pas encore à surmonter <strong>Jakob Lehmann</strong>, aux prises avec une partition aux enjeux trop complexes pour sa jeunesse, si prometteuse soit-elle.</p>
<p>Nul ne sort indemne du naufrage. Ni <strong>Thomas Dolié</strong>, interprète pourtant reconnu de la mélodie française, inintelligible dans la chanson de Brander. Ni <strong>Christian Van Horn</strong>, grande basse à la toison trop épaisse pour Méphistophélès, égaré dans un rôle dont lui échappent le texte, les intentions et les subtilités – le rire grinçant de la chanson de la puce, la poésie de « Voici des roses », l’ironie grivoise de la sérénade. Ni <strong>Victoria Karkacheva</strong>, Marguerite dotée d’une belle ligne de chant et d’une homogénéité irréprochable des registres, jeune mezzo-soprano déjà invitée sur les plus grandes scènes – Charlotte à Milan, Carmen à Vienne et Paris – mais desservie par l’entourage musical et scénique. Ni même <strong>Benjamin Bernheim</strong>, si attendu dans ce Faust Berliozien, modèle de diction française une fois encore, mais comme privé de l’éloquence, de la demi-teinte et de la musicalité qui dans ce répertoire le rendent unique. Les aigus meurtriers du duo d’amour surmontés avec élégance et l’éblouissante montée d’intensité dans l’Invocation à la nature ne suffisent pas à empêcher le ténor d’être lui aussi entraîné dans la chute.</p>
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		<title>Benjamin Bernheim chantera-t-il dans La Damnation de Faust au TCE ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/benjamin-bernheim-chantera-t-il-dans-la-damnation-de-faust-au-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 06:10:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les quatre représentations prévues au Théâtre des Champs-Elysées, du lundi 3 novembre au samedi 15 novembre, marquent une prise de rôle d&#8217;autant plus attendue qu&#8217;elle fut reportée. Benjamin Bernheim aurait dû ajouter le Faust berliozien à son répertoire en juin 2021 au Concertgebouw d&#8217;Amsterdam. Le concert fut annulé en raison du Covid. Nous lui souhaitons &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les quatre représentations prévues au Théâtre des Champs-Elysées, du lundi 3 novembre au samedi 15 novembre, marquent une prise de rôle d&rsquo;autant plus attendue qu&rsquo;elle fut reportée<strong>. Benjamin Bernheim</strong> aurait dû ajouter le Faust berliozien à son répertoire en juin 2021 au Concertgebouw d&rsquo;Amsterdam. Le concert fut annulé en raison du Covid.<br />
Nous lui souhaitons (et espérons) un prompt rétablissement.</p>
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		<title>Concert du 14 juillet &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-du-14-juillet-paris-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=194709</guid>

					<description><![CDATA[<p>Derrière le Concert de Paris, il pourrait y avoir un grand projet politique, celui d’un spectacle de musique classique fédérateur, festif et accessible à des dizaines de milliers de spectateurs peu familiers du répertoire. Il faudrait alors une ambition, et surtout une réflexion sur comment construire un spectacle adapté, comment réinventer les codes très engoncés &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Derrière le Concert de Paris, il pourrait y avoir un grand projet politique, celui d’un spectacle de musique classique fédérateur, festif et accessible à des dizaines de milliers de spectateurs peu familiers du répertoire. Il faudrait alors une ambition, et surtout une réflexion sur comment construire un spectacle adapté, comment réinventer les codes très engoncés du concert symphonique. Ce pourrait alors être une réussite de politique culturelle, et l’occasion de rappeler l’importance que peut revêtir l’audiovisuel public pour la démocratisation de l’art. Dommage que ce ne soit qu’un rêve. De nombreux spectateurs ont probablement été profondément émus, surpris ou réjouis à cette occasion, devant un répertoire qu’ils pensaient loin d’eux. D’autres plus habitués des concerts ont pu se réjouir de voir un niveau musical d’excellence à une heure de grande écoute sur une chaîne publique. Ils ont entièrement raison, et il est important que de tels programmes existent. Ce n’est pas pour autant qu’il faut applaudir par principe, car sa rareté ne fait que souligner la médiocrité habituelle de la télévision en matière de programmes culturels. Il ne faut pas en faire une norme.</p>
<p>En l’état, le Concert de Paris est un condensé des pires clichés de la musique classique : une vision bling-bling du récital, luxueuse et plate, dans un premier degré absolu, avec une absence totale de communication avec le public. Quand on voit les dernières règles vestimentaires imposées à la Scala (qui, à titre personnel, nous exaspèrent), on voit bien que ce n’est pas une esthétique entièrement disparue. Elle n’en parait pas moins totalement déplacée dans un contexte qui, rappelons-le, devrait être celui d’une fête collective. Le message politique envoyé est clair : le classique, c’est un monde des hautes sphères, qu’on fait l’honneur de rendre gratuit une fois par an. Ce n’est probablement pas volontaire, mais simplement dû à une authentique fainéantise. Le choix d’un présentateur aussi obséquieux et guindé que <strong>Stéphane Bern</strong> ne fait qu’abonder en ce sens, en multipliant au long de la soirée les hyperboles (et les approximations). Lorsqu’on a besoin de rappeler toutes les deux minutes à quel point une fête nous plaît, c’est qu’on ne s’y amuse pas tant que ça. Soyons clair, il ne s’agit pas d’en finir avec l’excellence, mais d’en finir avec l’idée d’un mouvement descendant de la culture vers le peuple.</p>
<p>Ne faisons pas porter le chapeau aux artistes invités. La plupart sont très sincères dans leur démarche d’ouverture et de partage, que certains adressent d’ailleurs même en dehors des scènes (<strong>Julie Fuchs</strong>). Le niveau musical est globalement celui qu’on attend d’un événement de cette ampleur, bien que compliqué par la disposition de la scène et le vent. On a ainsi tout du long l’impression que l’écoute est compliquée sur scène, d’où une certaine prudence dans les premiers passages. Le programme a le mérite d’être bien rythmé, malgré de trop nombreux moments obligés. Quitte à célébrer la musique française, on aurait pu lui rendre meilleur hommage en évitant le sempiternel <em>Rondo capriccioso</em> de Saint-Saëns, et on aurait surtout pu proposer la version française originale du <em>Boléro</em> des Vêpres Siciliennes, au lieu de l’italienne. Surtout, on regrette une volonté manifeste de lisser tout ce qui sort du moule classique, avec des arrangements parfois très regrettables. Retenons tout de même quelques jolis moments, pas forcément les plus attendus. Ainsi, <strong>Dom La Nena</strong>, avec l’excellente <strong>Maîtrise de Radio France</strong>, amène un peu de naturel au milieu de cet océan de glamour, lors d’un très joli <em>Saudade fez um samba</em>. <strong>Florian Sempey</strong> et <strong>Bruno de Sá</strong> semblent prendre un plaisir très communicatif à leurs interventions des <em>Carmina Burana</em>, tandis que <strong>Rihab Chaieb</strong> est une révélation très intéressante en Dalila, investie et émouvante. Plus attendus mais pas moins pertinents, <strong>Julie Fuchs</strong> avec Satie et <strong>Benjamin Bernheim</strong> en Werther sont toujours à la juste place stylistiquement.<br />
La partie instrumentale soliste est desservie par un mauvais programme, même si l’on sait gré à la violoniste <strong>Bomsori</strong> de jouer le jeu du grand spectacle.</p>
<p>Il faut saluer les musiciens de l’<strong>Orchestre National de France</strong> pour garder leur cohésion et leur précision dans des conditions que l’on devine difficiles, d’autant plus que ces productions bénéficient rarement d’un temps de répétition suffisant. La soirée va en s’améliorant pour eux, ainsi que pour <strong>Cristian Macelaru</strong>, qui donne l’impression de gagner en lâcher-prise au fur et à mesure. Plusieurs pupitres se distinguent au cours de la soirée, dont les percussions dans l’extrait des <em>Indes galantes</em>, qui apportent un relief et un rebond rythmique bienvenus. Il faut aussi mentionner les solistes du <em>Boléro</em>, dans un arrangement (plutôt astucieux) de <strong>Didier Benetti</strong> qui rajoute une complexité en divisant la phrase entre plusieurs instruments, demandant ainsi des transitions très fluides. Reste l’impression d’une direction peut-être moins à l’aise avec le lyrique, tant la plupart des airs souffrent d’un problème de communication avec les solistes. Le <strong>Chœur</strong>, et encore plus la <strong>Maîtrise de Radio-France</strong>, sont parfaitement préparés par <strong>Lionel Sow</strong> et <strong>Sofi Jeannin</strong>, avec une homogénéité et un engagement notables.</p>
<p>Un nouveau Concert de Paris est fini, et avec lui la même interrogation que les années précédentes : une fois passé le feu d’artifice, qu’en reste-t-il ? Quelques jolis moments, certes, mais surtout le souvenir flou d’un spectacle sans audace ni relief. Le public et les artistes méritent mieux que ça.</p>
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		<title>Concert de Paris 2025 : voici le programme !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 16:34:18 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.maisondelaradioetdelamusique.fr/evenement/concert-de-paris-1"><strong>Concert de Paris</strong></a> se tiendra le 14 juillet prochain au Champ de Mars à Paris et sera retransmis en direct sur France 2, France.tv et France Inter, ainsi qu&rsquo;en simultané par l’UER-Eurovision sur les antennes de plus de 20 pays.</p>
<p>Côté lyrique, le concert accueillera le ténor <strong>Benjamin Bernheim</strong>, que la rédaction de Forum Opéra vient de couronner parmi ses « <a href="https://www.forumopera.com/saison-2024-25-les-coups-de-coeur-de-la-redaction/" target="_blank" rel="noopener">Coups de coeur de la saison 2024/2025</a> » pour son interprétation de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-werther-paris-tce/" target="_blank" rel="noopener">Werther</a> au Théâtre des Champs-Elysées. Pour notre plus grand plaisir, seront également présents <strong>Aida Garifullina, Julie Fuchs, Rihab Chaieb, Bruno de Sa </strong>et<strong> Florian Sempey</strong>.</p>
<p><strong>Programme  :</strong></p>
<p>Hector Berlioz<br />La damnation de Faust : « Marche hongroise »<br />Orchestre National de France</p>
<p>Giuseppe Verdi<br />I Vespri Siciliani : Boléro d’Elena<br />Orchestre National de France<br />Aida Garifullina soprano</p>
<p>Georges Bizet<br />Carmen : Couplets du toréador<br />Orchestre National de France<br />Florian Sempey baryton</p>
<p>Georg Friedrich Haendel<br />Zadok the Priest<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France</p>
<p>Erik Satie<br />Je te veux<br />Orchestre National de France<br />Julie Fuchs soprano</p>
<p>Maurice Ravel<br />Rapsodie espagnole : « Feria »<br />Orchestre National de France</p>
<p>Camille Saint-Saëns<br />Rondo capriccioso<br />Bomsori violon</p>
<p>Jules Massenet<br />Werther : « Pourquoi me réveiller »<br />Orchestre National de France<br />Benjamin Bernheim ténor</p>
<p>Carlos Lyra, Ronaldo Boscoli / Iain Farrington<br />Saudade fez um samba<br />Orchestre National de France<br />Maîtrise de Radio France<br />Dom La Nena violoncelle</p>
<p>Clarice Assad<br />Baiao’n Blues<br />Orchestre National de France</p>
<p>Edward Elgar<br />Variations Enigma : « Nimrod »<br />Orchestre National de France<br />Gautier Capuçon violoncelle</p>
<p>Camille Saint-Saëns<br />Samson et Dalila : « Mon cœur s’ouvre à ta voix »<br />Orchestre National de France<br />Rihad Chaieb mezzo-soprano</p>
<p>Michel Legrand / Adrien Bekerman<br />Les Demoiselles de Rochefort<br />Bohdan Luts violon<br />Saehyun Kim piano</p>
<p>Jean-Philippe Rameau<br />Les Indes galantes : « Forêts paisibles »<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France<br />Julie Fuchs soprano<br />Florian Sempey baryton</p>
<p>Heitor Villa-Lobos / Juliana Ripke<br />Bachianas Brasileiras n°5 : Aria<br />Orchestre National de France<br />Bruno de Sa sopraniste</p>
<p>Carl Orff<br />Carmina Burana : extraits<br />Orchestre National de France<br />Florian Sempey baryton<br />Bruno de Sà sopraniste<br />Maîtrise de Radio France<br />Chœur de Radio France</p>
<p>Léo Delibes<br />Lakmé : « Duo des fleurs »<br />Orchestre National de France<br />Aida Garifullina soprano<br />Rihab Chaieb mezzo-soprano</p>
<p>Ludwig van Beethoven<br />Symphonie n°9 : « Hymne à la joie »<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France</p>
<p>Claude Rouget de Lisle / Hector Berlioz<br />La Marseillaise<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France<br />Maîtrise de Radio France<br />Benjamin Bernheim ténor</p>
<p><strong>Artistes participant au concert :</strong></p>
<p>Aida Garifullina, soprano<br />Julie Fuchs, soprano<br />Bruno de Sa, sopraniste<br />Rihab Chaieb, mezzo-soprano<br />Benjamin Bernheim, ténor<br />Florian Sempey, baryton<br />Gautier Capuçon, violoncelle<br />Dom La Nena, violoncelle<br />Kim Bomsori, violon</p>
<p>Lionel Sow, chef de chœur<br />Sofi Jeannin, cheffe de chœur<br />Chœur de Radio France<br />Maîtrise de Radio France<br />Orchestre National de France<br />Cristian Măcelaru, direction</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Benjamin Bernheim and Ludovic Tézier: Au fond du temple saint (Bizet)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/MHzm3jEoe8I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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