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	<title>Les Boréades - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Les Boréades - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>RAMEAU, Les Boréades</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rameau-les-boreades/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rien avant 50 ans. Ou presque. Si Rameau, né en 1683, était mort avant 1733, que retiendrions de lui ? Ses théories de l’harmonie à coup sûr, quelques motets et cantates sans doute, et ses pièces de clavecin. Mais cela aurait-il suffi à lui assurer la postérité ? Et l’enthousiasme que son nom suscite aujourd’hui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rien avant 50 ans. Ou presque.<br />
Si Rameau, né en 1683, était mort avant 1733, que retiendrions de lui ? Ses théories de l’harmonie à coup sûr, quelques motets et cantates sans doute, et ses pièces de clavecin. Mais cela aurait-il suffi à lui assurer la postérité ? Et l’enthousiasme que son nom suscite aujourd’hui encore ? Sans doute pas. C’est que ses plus grandes œuvres sont lyriques et qu’il ne s’approchera de l’opéra, coup d’essai, coup de maître, qu’en 1733 avec ce qui reste pour beaucoup le chef-d’œuvre entre tous du Dijonnais : <em>Hyppolite et Aricie</em>. Après ce succès, l’Académie Royale de musique va lui commander d’autres tragédies lyriques ou opéras-ballets&nbsp;: <em>Les Indes Galantes</em> (1735), <em>Castor et Pollux</em> (1737), et <em>Dardanus</em> (1739) vont s’enchaîner à un rythme échevelé.<br />
Ensuite musicien de la Cour, il laisse de côté l’opéra et n’y reviendra que dans les dernières années de sa vie&nbsp;: <em>Les Paladins</em> date de 1757 et, enfin, <em>Les Boréades</em>, mises en répétition au printemps 1763, mais abandonné avant la première. Rameau tombe malade (on a parlé de fièvre putride) et meurt le 12 septembre 1763. L’œuvre n&rsquo;est ni représentée ni éditée de son vivant. La première représentation intégrale (version de concert) a lieu à Londres en 1975, sous la direction de John Eliot Gardiner qui dirigera également la première représentation théâtrale lors du Festival d’Aix- en-Provence, le 21 juillet 1982, dans une mise en scène de Jean-Louis Martinoty. Gardiner captera l’œuvre en 1982 avec Jennifer Smith (Aphise), John Aller (Calisis), Philipp Langridge (Abaris), Jean-Philippe Lafont (Borée) et François Leroux (Adamas). A noter aussi l’enregistrement de 2003 par William Christie (Bonney, Agnew, Panzarella, Naouri, Degout).<br />
L’enregistrement auquel nous nous intéressons a été réalisé du 18 au 21 septembre 2023 à Budapest. Il s’inscrit dans un vaste chantier thématique que le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV) a entamé dix ans plus tôt, en 2013, à l’occasion de la préparation de l’année anniversaire des 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1764-2014). En partenariat avec la Société Jean-Philippe Rameau, qui se dédie à l’édition complète des œuvres du compositeur sous la direction scientifique de Sylvie Bouissou (<em>Rameau Opera Omnia</em>), le CMBV s’était alors donné un double objectif&nbsp;: d’une part, celui de recréer et d’enregistrer tous les derniers opéras inédits de cet auteur, ainsi que plusieurs versions alternatives imaginées par Rameau à l’occasion de reprises et qui n’avaient pas encore été rejouées aux XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles&nbsp;; d’autre part, de réinterroger les pratiques d’interprétation, en proposant de nouvelles lectures – historiquement informées et profitant des derniers fruits de la recherche musicologique – de certains des titres les plus célèbres.<br />
C’est ainsi qu’ont déjà vu le jour les productions discographiques des <em>Fêtes de l’Hymen et de l’Amour</em>, du <em>Temple de la Gloire</em>, des <em>Fêtes de Polymnie</em>, de <em>Zaïs</em>, de <em>La Lyre enchantée</em>, puis successivement de <em>Naïs</em>&nbsp;, des <em>Indes galantes</em>, de <em>Dardanus</em>, des <em>Fêtes d’Hébé</em>, d’<em>Achante et Céphise</em>, du <em>Retour d’Astrée</em>&nbsp;et de <em>Zoroastre</em>.<br />
L’œuvre a été enregistrée sur la toute nouvelle édition réalisée par Sylvie Bouissou dans le cadre de <em>Rameau Opera Omnia</em>. Plusieurs aspects musicologiques ont été pris en compte dans le traitement orchestral&nbsp;: l’absence de clavecin dans les danses et la présence d’une contrebasse dans le continuo (comme le stipulent les sources), ainsi que l’usage de hautbois et non de clarinettes (la note de Rameau les mentionnant dans l’ouverture faisant penser à un projet d’insertion non abouti). Par ailleurs, la distribution tente de rendre compte de la voix des chanteurs pour qui l’œuvre avait sans doute été pensée à l’origine, et en premier lieu Marie Fel dans le rôle d’Alphise (une soprano légère et brillante, au timbre cristallin et profondément touchant à en croire les chroniqueurs du temps) ainsi que Pierre Jéliote dans celui d’Abaris (une haute-contre ductile capable d’expressivité aussi bien que de vaillance). L’ornementation vocale (et notamment son usage non pas stylistique mais destiné à caractériser les emplois), les respirations et phrasés, les tempi et les enchaînements de sections sont également issus d’une étude méticuleuse des matériels vocaux et instrumentaux de l’époque encore conservés aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France.<br />
L’<strong>Orfeo orchestra</strong> et le <strong>Purcell Choir</strong> (le chœur «&nbsp;Ciel, quels accords harmonieux&nbsp;!&nbsp;» est de toute beauté et la prononciation du français impeccable pour toutes les interventions chorales) dirigés par <strong>György Vashegyi</strong> bénéficie d’une prise de son particulièrement limpide qui met en valeur les pupitres et notamment de somptueux cuivres. Il faudra écouter l’extraordinaire rendu de l’orage conclusif du III (de loin le plus dramatique des cinq actes) qui enchaîne directement avec la suite des vents au IV. Le quatrième acte avec les nombreuses danses ainsi que les intermèdes musicaux met bien en valeur la phalange hongroise.<br />
<strong>Sabine Devieilhe</strong> domine la distribution et émerveille à nouveau par toutes les qualités qui semblent ne faire que s’épanouir au fil de ses apparitions sur scène et de ses enregistrements. On ne sait s’il faut d’abord louer, dans les airs ou les récits accompagnés, la souplesse, l’étendue de la gamme, les aigus filés, la légèreté (« Un horizon serein ») ou l’expressivité (« … il amène l’orage et soulève les mers » dans l’air « Un horizon serein »&nbsp; où l’auditeur est comme témoin de la tempête.) C’est peut-être dans le magnifique air introductif du III (« Songe affreux ») que toutes ces qualités sont concentrées.<br />
<strong>Reinoud Van Mechelen</strong> (Abaris) intervient au deuxième acte qu’il fait débuter par l’air «&nbsp;Charmes trop dangereux&nbsp;» avec toutes les nuances attendues et notamment un vibrato parfait qu’il sait retarder <em>ad libitum</em>. Qualité et finesse des ornements ; on les retrouve dans l’air du IV «&nbsp;Lieux désolés&nbsp;» où le désespoir s’inscrit dans la ligne de chant ou encore dans le mélancolique «&nbsp;Je vole, Amour, où tu m’appelles&nbsp;» qui conclut le quatrième acte.<br />
<strong>Gwendoline Blondeel</strong> est une bien belle découverte. La soprano belge, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-rinaldo-beaune/">très appréciée à Beaune cet été</a>, s’empare de quatre petits rôles féminins&nbsp;: Sémire, la Nymphe, l’Amour et Polymnie. La complémentarité de sa voix avec Alphise est évidente et particulièrement bienvenue. On apprécie la technique irréprochable et la légèreté qui met en valeur une vraie personnalité («&nbsp;Comme un zéphir&nbsp;»).<br />
L’Islandais <strong>Benedikt Kristiánsson</strong> (Calisis) a le ténor clair et expressif («&nbsp;Ecoutez l’amour qui vous presse&nbsp;») même si la prononciation («&nbsp;Eh&nbsp;! pourquoi se défendre&nbsp;») peut laisser à désirer. La maîtrise technique d’un air aussi redoutable que «&nbsp;Jouissons de nos beaux ans&nbsp;» est particulièrement flagrante.<br />
Il faut citer aussi <strong>Tassis Chirtoyannis</strong> (Adamas/Apollon) au baryton clair et énergique, <strong>Philippe Estèphe</strong> en Borilée. Lui aussi baryton, sa prestation est toute d’autorité, de dynamisme et de clarté avec toute l’agilité nécessaire.<br />
Voici à coup sûr un enregistrement qui s’inscrit déjà dans la discographie indispensable de l’ultime chef-d’œuvre ramiste.</p>
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		<item>
		<title>RAMEAU, Les Boréades &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rameau-les-boreades-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 05:40:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une même interprétation musicale peut être perçue différemment suivant qu’on la découvre en salle, dans la réalité et l’immédiateté de son élaboration, ou bien sous la forme d’un enregistrement audio. On sait bien que les CD peuvent avoir quelque chose d’artificiel, voire de trompeur, car l’interprétation musicale est alors soutenue par tout ce que permet &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une même interprétation musicale peut être perçue différemment suivant qu’on la découvre en salle, dans la réalité et l’immédiateté de son élaboration, ou bien sous la forme d’un enregistrement audio. On sait bien que les CD peuvent avoir quelque chose d’artificiel, voire de trompeur, car l’interprétation musicale est alors soutenue par tout ce que permet la postproduction&nbsp;: des effets d’ajustements et de rééquilibrages sonores ou un montage de différentes prises, par exemple. On a beau le savoir, l’expérimenter souvent, on ne reste pas moins oublieux parfois de ces données élémentaires et on tombe malgré nous dans le piège.</p>
<p>En 2022, la parution de l’enregistrement des <em>Boréades</em> de Jean-Philippe Rameau par <strong>Václav Luks</strong>, sous le label Château de Versailles Spectacles, est un événement. Faisant suite à un concert qui avait soulevé de l’enthousiasme chez beaucoup, cet enregistrement s’impose d’emblée comme une nouvelle référence discographique de l’œuvre, par sa vivacité, son engagement et sa fraîcheur. Deux ans plus tard, les oreilles encore étourdies par la beauté de l’enregistrement audio, on avoue avoir été confus devant l’expérience réelle de l’interprétation du chef-d’œuvre tardif de Rameau par Václav Luks et son ensemble <strong>Collegium 1704</strong>.</p>
<p>Soyons clair&nbsp;– rien de déshonorant, bien au contraire&nbsp;: les instruments délivrent des teintes chatoyantes, la matière orchestrale est moelleuse et souple, le drame avance comme il se doit, mais l’ensemble manque de relief&nbsp;: les scènes de tempête tombent un peu à l’eau parce que le geste instrumental manque de mordant, d’urgence et aussi d’ampleur. En effet, on peut se demander si l’effectif instrumental, qui sonne en disque tout à fait adéquat, n’est pas ici un peu trop menu pour permettre aux instrumentistes de déployer toutes les potentialités dramatiques et musicales de cette partition extraordinaire.</p>
<p>On savoure avec beaucoup de bonheur les scènes de divertissement les plus tendres et séduisantes écrites par Rameau, comme la sublime Entrée de Polymnie, phrasée par les cordes et les bassons avec une grâce délicieuse, mais les scènes plus furieuses restent de caractère bien trop gentil. Certains violonistes sont totalement engagés quand d’autres posent leur archet avec une réserve qui jure avec la situation dramatique, ce qui confère à ces passages une tonalité d’ensemble plutôt tiède.</p>
<p>Relevons cependant la performance réjouissante de <strong>Michael Metzler</strong>, véritable homme-orchestre ou, plus exactement, homme-orage. Le percussionniste se montre capable de jouer en même temps trois instruments différents dans certaines danses et dans les scènes d’intempéries, où il fait tourner d’une main la machine à vent, frappe de l’autre sur la plaque à tonnerre, tout en soufflant dans un sifflet à vent.</p>
<p>Les chanteuses <strong>Deborah Cachet</strong> et <strong>Caroline Weynants</strong>, présentes dans l’enregistrement de 2022, souffrent aussi quelque peu de la comparaison avec elles-mêmes. La voix de Deborah Cachet, délicieuse dans le répertoire français antérieur, sonne ici, et ce soir-là, restreinte. La prononciation, pourtant d’ordinaire un atout chez cette interprète, est embarrassée, révélant par endroit la prosodie parfois hasardeuse de Rameau. Sa scène «&nbsp;Songe affreux&nbsp;» est néanmoins brillamment mené, avec une expressivité et une virtuosité réjouissantes. Parfois confié à Alphise plutôt qu’à sa suivante, l’air redoutable «&nbsp;Un horizon serein&nbsp;» revient ici bel et bien à Caroline Weynants, l’interprète du rôle de Sémire. L’exercice manque hélas d’éclat, même si la vocalisation est soignée. On peut cependant percevoir dans son interprétation la stupeur de l’humain face à la nature, plutôt qu’une simple imitation des manifestations météorologiques.</p>
<p>S’il est un interprète qui émerveille toujours, même si on connaît déjà toutes ses qualités, c’est bien <strong>Mathias Vidal</strong>. Certains pourraient lui reprocher son expressionnisme, mais comment ne pas être sous le charme de cet Abaris tout feu tout flamme, engagé de la pointe des pieds aux boucles des cheveux ? Frissonnant de musicalité, habité par chaque phrase et chaque note, le chanteur incarne la musique de Rameau avec une évidence, une ardeur et une générosité qui exaltent. Passant de la délicatesse la plus subtile à l’éclat le plus noble, colorant son chant de demi-teintes envoûtantes ou dégainant des aigus d’acier, voilà un artiste qui gagne à être admiré en salle, pour percevoir ce qui fait la vitalité et la singularité d’une telle interprétation.</p>
<p><strong>Sébastien Droy</strong> a déjà tenu sur scène le rôle de Calisis et cela se sent dans l’aisance avec laquelle il l’interprète. La voix est souple mais l’émission vocale, habillant le timbre de métal, lorgne plus vers le XIX<sup>e </sup>siècle que vers Rameau. <strong>Christian Immler</strong> fréquente lui aussi un répertoire ultérieur à Rameau, mais son autorité vocale, le caractère incisif de sa diction et la chaleur du timbre font de lui un Borée absolument idéal. C’est comme si le puissant dieu des vents étaient d’une délicatesse pernicieuse dans l’exercice du mal.</p>
<p><strong>Tomáš Šelc</strong> est un Borilée convaincant, solide et plein de morgue. Quant à <strong>Tomáš Král</strong>, il démontre en Adamas que c’est un chanteur plein de promesses&nbsp;: le français n’est pas précis (il ne s’agit pas d’une question d’accent, mais certaines syllabes sont inexactes ou inversées) et le timbre a quelque chose de ouaté, mais l’expression dramatique est sa priorité. Il trouve son autorité de prêtre dans cette présence vocale pleine de mordant et de relief.</p>
<p>La qualité franchement exceptionnelle des solistes issus du chœur prouve le mérite d’ensemble du Collegium 1704, faisant des passages choraux les moments les plus étourdissants de la soirée. La clarté des différents registres et la musicalité des choristes servent idéalement la musique de ce compositeur de 79 ans, d’une audace et d’une inventivité ébouriffante. En Apollon, <strong>Lukáš Zeman </strong><strong>émerveille, tout comme la nymphe de </strong><strong>Tereza Zimková</strong>, la Polymnie de <strong>Pavla Radostová</strong> et l’Amour de <strong>Helena Hozová</strong>, qui mériteraient toutes de chanter des rôles plus développés.</p>
<p>Si l’enregistrement CD était complet, la partition a subi ce soir-là quelques coupes, mais l’on se console à la fin du concert avec les reprises enthousiastes de l’Entrée de Polymnie et de l’ensemble «&nbsp;Chantez le dieu qui nous éclaire&nbsp;», mené par un Mathias Vidal déchainé.</p>
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		<item>
		<title>RAMEAU, Les Boréades &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rameau-les-boreades-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elles se multiplient les productions du dernier opéra de Rameau, et c’est tant mieux. Quelques mois avant Versailles et un orchestre tchèque, les vents de Borée portent ce soir un orchestre hongrois au Théâtre des Champs-Elysées. Ce concert s’inscrit par ailleurs dans la tournée internationale qui vient clore le partenariat particulièrement fructueux de presque 10 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Elles se multiplient les productions du dernier opéra de Rameau, et c’est tant mieux. Quelques mois avant <a href="https://www.chateauversailles-spectacles.fr/programmation/rameau-les-boreades_e2849">Versailles et un orchestre tchèque</a>, les vents de Borée portent ce soir un orchestre hongrois au Théâtre des Champs-Elysées. Ce concert s’inscrit par ailleurs dans la tournée internationale qui vient clore <a href="https://www.forumopera.com/breve/apres-neuf-ans-de-collaboration-le-cmbv-et-gyorgy-vashegyi-se-disent-au-revoir/">le partenariat particulièrement fructueux</a> de presque 10 ans entre le Centre de Musique Baroque de Versailles et l’<strong>Orfeo Orchestra</strong> &amp; <strong>Purcell Choir</strong>. Si les œuvres enregistrées étaient presque toutes des recréations, celle-ci dispose en revanche de quatre enregistrements officiels (deux au disque et deux en DVD), et le jeu des comparaisons n’est pas toujours en faveur des artistes de la soirée.</p>
<p>Á commencer par l’orchestre qui alterne entre mollesse hésitante et entrain excessif, laissant penser que tous les numéros n’ont pas été répétés avec la même attention. Passé un cor et un hautbois fâchés avec la justesse (« Cette troupe aimable » franchement dissonant), laissant de côté un percussionniste à qui on a manifestement posé peu de limites, les cordes, les flûtes et les bassons jouent bien voire très bien, mais c’est une suite de numéros plus qu’un drame. Or cette œuvre est bien une tragédie lyrique qui bénéficie, fait rare chez Rameau, d’un livret bien construit, et de danses plus inspirées les unes que les autres et étroitement liées à la situation dramatique dans laquelle elles sont insérées. Sans le secours de la féérie de la scène, l’ennui guette, tant la baguette de <strong>György Vashegyi</strong> semble davantage contrôler ses troupes que les galvaniser, ou alors par intermittence et sans grande finesse (ces contredanses vives mais plus pesantes que bondissantes). Le Purcell Choir, lui, se montre assez brouillon, autant dans la prononciation du texte que dans son attention aux harmoniques.</p>
<p>Chez les solistes, le Borilée de <strong>Philippe Estèphe</strong> est bien trop timide pour exister, tandis que le Calisis de <strong>Benedikt Kristjànsson</strong> a pour lui un registre aigu solaire et une agilité qui lui permettent de venir à bout de son inchantable ariette « Jouissons de nos beaux ans », quoiqu’au prix d’une certaine blancheur du timbre, de fins de phrase en sourdine et d’une raideur théâtrale : pour cet air hédoniste, on aurait préféré un Calisis moins parnassien. <strong>Tassis Christoyannis</strong> interprète les petits rôles d’Adamas et Apollon avec le même impeccable style, mélangeant diction gourmande et sens du tragique. Bien moins mesuré, et pour notre plus grand plaisir, le Borée de <strong>Thomas Dolié</strong> fait feu du seul acte que lui offre la partition : diction impérieuse, graves menaçants, grimaces débridées, le grand méchant s’est fait attendre, il ne déçoit pas. <strong>Gwendoline Blondeel</strong> séduit à chaque apparition, ponctuées d’aigus ouverts qui envahissent l’espace. Des aigus ouverts, c’est notamment ce qui manque à <strong>Sabine Devieilhe</strong>, dont l’émission sonne plus minérale et pointue que jamais. On regrette également toujours un manque de variété dans l’expression, laquelle, non dénuée d’intensité, tombe vite dans la pose. Saluons néanmoins l’extraordinaire technicienne qui livre un redoutable « Un horizon serein » avec toute l’intelligence de ses limites : des graves très proprement et efficacement poitrinés, des aigus sur le souffle toujours autant maitrisés, des vocalises impeccables qui se jouent des variations de rythmes incessantes. Si l’aigu était plus large et l’émission plus pulpeuse, on ne verrait pas seulement l’orage amené, mais aussi la mer se soulever.  Enfin <strong>Reinoud van Mechelen</strong> est un superbe Abaris, qui troque la placidité qu’on lui connaissait, pour une expressivité à la fois généreuse et naturelle, soutenue par un timbre et un art de la prosodie délectables.</p>
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		<item>
		<title>Après neuf ans de collaboration, le CMBV et György Vashegyi se disent au-revoir</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/apres-neuf-ans-de-collaboration-le-cmbv-et-gyorgy-vashegyi-se-disent-au-revoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 08:33:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est de point d’orgue dont il est question dans le communiqué de presse du CMBV ; d’un ultime feu d’artifice entre les Hongrois de l’Orfeo Orchestra &#38; Purcell Choir sous la direction de György Vashegyi. Une belle entente qui s’achèvera avec la production et l’enregistrement des Boréades de Jean-Philippe Rameau, ainsi que la sortie des &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est de point d’orgue dont il est question dans le communiqué de presse du CMBV ; d’un ultime feu d’artifice entre les Hongrois de l’Orfeo Orchestra &amp; Purcell Choir sous la direction de <strong>György Vashegyi</strong>. Une belle entente qui s’achèvera avec la production et l’enregistrement des<i class=""> Boréades </i>de Jean-Philippe Rameau, ainsi que la sortie des disques <i class="">Scylla et Glaucus</i> (Glossa) et « Jouissons de nos beaux ans ! ». Le communiqué intégral est reproduit ci-dessous (Aparté).</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Débuté en 2014 dans le cadre de l’anniversaire de la mort de Jean-Philippe Rameau avec l’enregistrement des Fêtes de Polymnie, le partenariat entre le Centre de musique baroque de Versailles et les ensembles du chef hongrois György Vashegyi, Orfeo Orchestra et Purcell Choir, s’achève avec l’enregistrement et une tournée internationale des Boréades du même Rameau, auquel prendront notamment part les talentueux Sabine Devieilhe et Reinoud Van Mechelen.<br><br>Ce partenariat aura donné lieu à une trentaine de concerts et 19 enregistrements, consacrés à une pléiade de compositeurs et oeuvres où les célèbres Indes Galantes ou Boréades de Rameau, côtoient les recréations d&rsquo;Hypermnestre de Gervais ou Omphale de Cardonne. L&rsquo;opéra, principalement, mais également les Grands Motets ou les récitals lyriques auront été au coeur de ce travail commun, qui s&rsquo;est élargi à la formation (2 académies en Hongrie), à la recherche artistique (travail de performance practice) ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;édition (publication de 6 partitions). »</p>
<cite>CMBV</cite></blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>Trophées 2021 : les lauréats</title>
		<link>https://www.forumopera.com/trophees-2021-les-laureats/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/trophees-2021-les-laureats/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2022 06:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que retenir de l’année 2021 ? Bien des choses en somme mais, s’il faut résumer, pourquoi ne pas commencer par ces neuf lauréats désignés par vos votes, chers lecteurs, à l’issue d’un scrutin forcément injuste tant on voudrait y inclure tous les artistes et acteurs culturels, premières victimes d’une interminable pandémie et, tel Jacques Martin aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que retenir de l’année 2021 ? Bien des choses en somme mais, s’il faut résumer, pourquoi ne pas commencer par ces neuf lauréats désignés par vos votes, chers lecteurs, à l’issue d’un scrutin forcément injuste tant on voudrait y inclure tous les artistes et acteurs culturels, premières victimes d’une interminable pandémie et, tel Jacques Martin aux grandes heures de <em>L’Ecole des Fans</em>, les désigner tous gagnants. A défaut, qu’ils soient ici chaleureusement remerciés. </strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop1.jpg?itok=OmJSu6w8" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Michael Spyres © Marco Borrelli" /><strong style="font-size: 14px;">Artiste lyrique : </strong><a href="https://www.forumopera.com/artiste/spyres-michael">Michael Spyres</a> (30%)</p>
<p>Déjà lauréat de nos trophées il y a 5 ans, Michael Spyres remonte en 2021 sur la première marche du podium, <a href="https://www.forumopera.com/breve/michael-spyres-chevalier-des-arts-et-des-lettres">l’insigne des arts et des lettres à la boutonnière</a>, le front ceint sur scène des lauriers de plusieurs récitals triomphaux, d’un Don Ottavio salzbourgeois déniaisé et d’un <em><a href="https://www.forumopera.com/fidelio-paris-favart-total-eclipse">Fidelio</a> </em>parisien « qui à chaque note vous coll[ait] le frisson ». Au disque, le récital <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/michael-spyres-baritenor-chanter-en-couleurs">Bariténor</a></em> qualifié ici-même de « très emballant » et la version intégrale de <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/mitridate-re-di-ponto-spyres-frappe-encore">Mitridate</a> </em>(dont on reparlera plus bas), parachèvent le <a href="https://www.forumopera.com/actu/michael-spyres-ou-la-renaissance-du-barytenor">portrait d’un chanteur</a> qui semble avoir fait sien le conseil donné par Diaghilev au jeune Cocteau : « étonnez-moi ».</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/davidsen-lise">Lise Davidsen</a> (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/grigorian-asmik">Asmik Grigorian</a> (16%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/sierra-nadine">Nadine Sierra</a> (14%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/tezier-ludovic">Ludovic Tézier</a> (28%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop2.jpg?itok=xClObj5i" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Alexandra Marcellier © DR" /><strong>Etoile montante : </strong><a href="https://www.forumopera.com/artiste/marcellier-alexandra">Alexandra Marcellier</a> (29%)</p>
<p>Il a suffi d’une Butterfly pour propulser Alexandra Marcellier sous le feu des projecteurs. D’une ou plutôt de deux. A <a href="https://www.forumopera.com/madame-butterfly-saint-etienne-leclosion-dun-magnifique-papillon">Saint-Etienne</a> d’abord, début novembre, où l’on a assisté médusé à « l&rsquo;éclosion d&rsquo;un magnifique papillon ». A Monte-Carlo ensuite, lorsque la jeune soprano française – elle est née à Perpignan au début des années 1990 – a remplacé au pied levé et avec le même succès Aleksandra Kurzak souffrante. Un <a href="https://www.forumopera.com/recital-alexandra-marcellier-paris-un-peu-plus-pres-des-etoiles">récital parisien</a>, il y a quelques semaines, l’installait « un peu plus près des étoiles ». On attend la suite avec impatience.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/edris-amina">Amina Edris</a> (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/pati-pene">Pene Pati</a> (25%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/schuen-andre">Andrè Schuen</a> (6%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/artiste/tetelman-jonathan">Jonathan Tetelman</a> (28%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop3.jpg?itok=KHulkG2l" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Aknaten © Opéra de Nice" /><strong>Production : </strong><a href="https://www.forumopera.com/akhnaten-nice-le-triomphe-du-pharaon" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;">Glass : <em>Akhnaten</em></a> &#8211; Nice (26%)</p>
<p>Plus qu’une production dont il faut saluer chacune des composantes artistiques, scéniques, musicales, la nomination d’<em>Akhnaten</em> récompense l’audace – « Jamais on n’avait entendu un tel répertoire à Nice » – et au-delà, la renaissance d’une institution lyrique qui, après avoir traversé plusieurs zones de turbulence, semble sous l’impulsion de son nouveau directeur, Bertrand Rossi, renouer avec son passé prestigieux.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/idomenee-lille-on-se-leve-tous-pour-campra">Campra : <em>Idoménée</em></a> &#8211; Lille (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/le-coq-dor-lyon-barrie-kosky-genial-demiurge">Rimski-Korsakov : <em>Le Coq d’or</em></a> &#8211; Aix-en-Provence/Lyon (16%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/elektra-toulouse-de-chair-et-de-sang">Strauss : <em>Elektra</em></a> &#8211; Toulouse (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-munich-la-mort-plus-forte-que-lamour">Wagner : <em>Tristan und Isolde</em></a> &#8211; Munich (22%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop4.jpg?itok=gld3O6V1" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Stiffelio (Strasbourg) © Klara Beck" /><strong>Renaissance : </strong><a href="https://www.forumopera.com/stiffelio-strasbourg-stupefiant-tetelman" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;">Verdi : <em>Stiffelio</em></a> &#8211; Strasbourg (33%)</p>
<p>Cette catégorie, nouvellement introduite au sein de nos trophées annuels, a suscité de vives discussions au sein de la rédaction. Qu’entend-on exactement par « Renaissance » ? Distinguer la création scénique moderne en France d’un opéra injustement négligé de Giuseppe Verdi répond à la question.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/la-princesse-jaune-djamileh-tours-les-genants-charmes-de-lorient">Bizet : <em>Djamileh</em> / Saint-Saens, <em>La Princesse jaune</em></a> &#8211; Tours (11%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/oedipe-paris-bastille-symphonie-lyrique">Enescu : <em>Œdipe</em></a> &#8211; Paris, Bastille (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/oreste-paris-tce-pastishow">Haendel :<em>Oreste</em></a> &#8211; Paris, TCE (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/la-vie-parisienne-rouen-paris-est-une-fete">Offenbach : <em>La Vie parisienne</em></a> &#8211; Rouen (26%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop5.jpg?itok=WVX9mhsi" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Les Eclairs (Paris, Opéra Comique) © S. Brion" /><strong>Création : </strong><a href="https://www.forumopera.com/philippe-hersant-les-eclairs-opera-comique-paris-opera-comique-eclairs-de-linterieur">Philippe Hersant : <em>Les Eclairs</em> – Paris, Opéra-Comique</a> (32%)</p>
<p>Premier théâtre d&rsquo;Europe prétendument éclairé à l&rsquo;électricité, l’Opéra Comique se devait d&rsquo;accueillir une création consacrée au courant alternatif et à son inventeur. Si la musique de ce « drame joyeux en quatre actes » composé par Philippe Hersant sur un livret de Jean Echenoz a pu ne pas répondre à certaines attentes, la « douce lumière qui illumine chaque personnage de l&rsquo;intérieur » a emporté l’adhésion du plus grand nombre.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/the-time-of-our-singing-bruxelles-la-monnaie-les-voix-de-lidentite">Kris Defoort : <em>The Time of our Singing</em> &#8211; Bruxelles</a> (10%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/hemon-strasbourg-la-vie-sauve-dhemon">Zad Moultaka :<em> Hémon</em> &#8211; Strasbourg</a> (15 %)
</li>
<li>
Kaija Saariaho : <em>Innocence</em> &#8211; Aix-en-Provence (31%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/denis-katya-montpellier-festival-lavenir-de-lopera">Philip Venables : <em>Denis &amp; Katya</em> &#8211; Montpellier</a> (12%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop6.jpg?itok=IDWcf5nI" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" /><strong>CD, intégrale :</strong> <a href="https://www.forumopera.com/cd/mitridate-re-di-ponto-spyres-frappe-encore">Mozart : <em>Mitridate, re di Ponto</em></a>, Erato (27%)</p>
<p>A quelque chose malheur est bon. En raison de la pandémie, la tournée de <em>Mitridate</em> initialement prévue par Marc Minkowski s’est muée en session d’enregistrement avec pour résultat un « équilibre global entre le plateau vocal et la qualité de la direction, entre l’intensité dramatique et la pure performance vocale » qu’aucune version n’avait jusqu’à présent atteint.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/liste-cd-dvd-livres/compositeur/bellini-vincenzo-256">Bellini : <em>Il pirata</em></a>, Prima Classics (26%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/la-fille-du-madame-angot-jours-fortunes-dune-renaissance">Lecocq : <em>La Fille de Madame Angot</em></a>, PBZ (15%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/armida-la-magicienne-reformee">Salieri : <em>Armida</em></a>, Aparté (9%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/liste-cd-dvd-livres/compositeur/rameau-jean-philippe-91">Rameau : <em>Les Indes Galantes</em></a>, Château de Versailles Spectacles (23%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop7.jpg?itok=363WtK_A" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" /><strong>CD, autres (récital, mélodie, musique sacrée, etc.) : </strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/amazone-une-devorante-ardeur">Lea Desandre : <em>Amazone</em></a>, Erato (35%)</p>
<p>Coup d’essai, coup de maître pour le premier récital chez Erato de Lea Desandre et de l’ensemble Jupiter. « Un fil rouge original et d’une certaine modernité, des pépites inouïes, Cecilia Bartoli, Véronique Gens et William Christie en <em>guest stars</em> : le luxe des moyens déployés a de quoi impressionner ». La preuve avec ce trophée décerné à une large majorité relative.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/soleil-noir-arie-da-e-per-francesco-rasi-le-noir-contient-toutes-les-couleurs">Emiliano Gonzalez Toro : <em>Soleil noir</em></a>, Naive (12%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/amata-dalle-tenebre-anna-netrebko-lalbum-pierre-de-touche">Anna Netrebko : <em>Amata dalle Tenebre</em></a>, DG (23%)
</li>
<li>
Christian Gerhaher : <a href="https://www.forumopera.com/cd/schumann-alle-lieder-un-monument-discret"><em>Schumann, Alle Lieder</em></a>, Sony (17%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/cd/jeliote-haute-contre-de-rameau-on-lecoutait-avec-livresse-du-plaisir">Reinoud Van Mechelen : <em>Jéliote, haute-contre de Rameau</em></a>, Alpha (13%)
</li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop8.jpg?itok=Z5yj-HpK" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" /><strong>DVD : </strong><a href="https://www.forumopera.com/dvd/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;">Rameau : <em>Les Boréades</em></a>, Erato (27%)</p>
<p>« Jamais représenté, ni même édité du vivant du compositeur, révélé au public en version de concert en 1964, et mis en scène pour la première fois à Aix-en-Provence en 1982 » ( !), l’ultime chef-d’œuvre de Rameau à Dijon en 2019 conjuguait au superlatif mise en scène, distribution et direction musicale. L’édition en DVD de sa captation, » entrecroisant habilement plans d’ensemble et détails de jeu, avec de surcroit une belle prise de son, large et détaillée à la fois », effectivement s’imposait.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/franco-alfano-risurrezione-une-re-decouverte-servie-par-la-bouleversante-anne-sophie-duprels">Alfano :<em> Risurrezione</em></a>, Dynamic (7%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/atys-un-jalon-historique">Lully : <em>Atys</em></a>, Naxos (18%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/sadko-tout-nest-quillusion">Rimski-Korsakov : <em>Sadko</em></a>, BelAir Classiques (25%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/dvd/ludwig-van-beethoven-fidelio-1806-version-o-namenlose-freude-oh-joie-indicible">Beethoven : <em>Fidelio</em></a>, Unitel (23%)
</li>
</ul>
<p style="font-size: 14px;"> </p>
<p style="font-size: 14px;"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trop9.jpg?itok=ta_AtNoE" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Camille Saint-Saëns © Benque et Cie. Photographe – BNU Strasbourg" /><strong>Livre :</strong> <em><a href="https://www.forumopera.com/livre/saint-saens-un-esprit-libre-le-centenaire-se-fait-attendre" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Saint-Saens, un esprit libre</a></em>, catalogue de l’exposition, BnF (34%)</p>
<p style="font-size: 14px;">Le catalogue de l’exposition « Saint-Saëns, un esprit libre » aurait pu arguer de sa reliure luxueuse et de sa richesse iconographique pour se contenter de jouer les « beaux livres », à la façon de ce que l’on dénomme Outre-Manche un <em>coffee table book</em>. La qualité des textes rassemblés par Marie-Gabrielle Soret, la commissaire de l’exposition, le pose en référence.</p>
<ul>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/notes-etrangeres-et-autres-ecrits-sur-la-musique-continuer-a-chanter" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Nicolas Bacri : <em>Notes étrangères et autres écrits sur la musique</em></a>, L’Harmattan (9%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/bons-baisers-de-rome-italie-italie" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Alexandre Dratwicki : <em>Bons Baisers de Rome</em></a>, PBZ (20%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/federico-mompou-a-la-recherche-dune-musique-perdue-quelque-chose-de-marcel-proust" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Jérôme Bastianelli : <em>Federico Mompou</em></a>, Actes Sud (11%)
</li>
<li>
<a href="https://www.forumopera.com/livre/histoire-de-lopera-francais-du-roi-soleil-a-la-revolution-et-la-lumiere-fut" style="color: rgb(13, 125, 194); text-decoration-line: underline;">Hervé Lacombe : <em>Histoire de l&rsquo;Opéra Français, Du Roi-Soleil à la Révolution</em></a>, Fayard (26%)
</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Boréades, notre disque du mois</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-boreades-notre-disque-du-mois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2021 08:27:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/les-boreades-notre-disque-du-mois/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Et le disque du mois est… un DVD ! Ces Boréades rondement menées par Barrie Kosky à la mise en scène et Emmanuelle Haïm à la direction ont séduit la rédaction. « Fôlatre et pétillant », pour reprendre les termes de Charles Sigel (compte-rendu du 30 avril 2021), ce spectacle capté à Dijon en mars 2019 bénéficie en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Et le disque du mois est… un DVD ! Ces <em>Boréades</em> rondement menées par Barrie Kosky à la mise en scène et Emmanuelle Haïm à la direction ont séduit la rédaction. « Fôlatre et pétillant », pour reprendre les termes de Charles Sigel (<a href="https://www.forumopera.com/dvd/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau">compte-rendu du 30 avril 2021</a>), ce spectacle capté à Dijon en mars 2019 bénéficie en outre d’une distribution de très haut vol, pour qui cette musique et ses subtilités n’ont aucun secret. Un DVD qui remet du baume au cœur en attendant l’imminente réouverture de nos salles de spectacles.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Boréades vues par Barrie Kosky et Emmanuelle Haïm</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 04:32:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le voilà, ce DVD que Laurent Bury appelait de ses vœux. Oui, ç’aurait été dommage que cette production réussie en tous points ne fût pas pérennisée. Mise en scène, distribution et direction musicale, tout est à l’unisson. Hélène Guilmette et Mathias Vidal. ©Opéra de Dijon-Gilles Abegg L’ultime chef-d’œuvre de Rameau, jamais représenté, ni même édité &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau/"> <span class="screen-reader-text">Les Boréades vues par Barrie Kosky et Emmanuelle Haïm</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le voilà, ce DVD que Laurent Bury <a href="https://www.forumopera.com/les-boreades-dijon-le-magicien-doz">appelait de ses vœux</a>. Oui, ç’aurait été dommage que cette production réussie en tous points ne fût pas pérennisée. Mise en scène, distribution et direction musicale, tout est à l’unisson.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="295" src="/sites/default/files/styles/large/public/8383993-3488-p10062076.jpg?itok=LR7vE9Qq" title="Hélène Guilmette et Mathias Vidal. ©Opéra de Dijon-Gilles Abegg" width="468" /><br />Hélène Guilmette et Mathias Vidal. ©Opéra de Dijon-Gilles Abegg</p>
<p dir="ltr">L’ultime chef-d’œuvre de Rameau, jamais représenté, ni même édité du vivant du compositeur, fut révélé au public en version de concert en 1964, et mis en scène pour la première fois à Aix-en-Provence en 1982 (John Eliot Gardiner, Jean-Louis Martinoty, Jennifer Smith, John Aler, Philippe Langridge, Anne-Marie Rodde, François Le Roux, Gilles Cachemaille). Il a connu des versions brillantes, notamment la production Christie/Carsen de 2003 à l’Opéra de Paris. Celle-ci, par la grâce d&rsquo;<strong>Emmanuelle Haïm</strong> et <strong>Barrie Kosky</strong>, relève le défi avec allégresse.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/hstluzjFMjE" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p>
	Barrie Kosky et Emmanuelle Haïm parlent du spectacle</p>
<p dir="ltr"><strong>Un Amour en robe pied-de-poule</strong></p>
<p>L’intrigue est d’un intérêt modeste : Alphise, la reine de Bactriane, doit, les Dieux l’ont décidé, épouser l’un des deux fils de Borée, dieu des vents. Mais elle est éprise d’Abaris (et c’est réciproque), un orphelin recueilli par Adamas, grand prêtre d’Apollon. Les jeunes amoureux pourront-ils convoler ? Il faudra cinq actes pour aboutir à ce happy end, et d’ailleurs on découvrira que le jeune homme est le fils d’Apollon, ça tombe bien. Si on ajoute Calisis et Borée, forcément deux barytons, puisqu’ils vont perturber les amours du ténor et de la soprano, on a là presque toutes les <em>dramatis personnæ</em>, à condition d’ajouter <strong>Emmanuelle de Negri</strong>, qui à elle seule incarne l’Amour, un amour rondelet, mutin, complice, moqueur, irrésistible (forcément), et diverses utilités, une servante, la muse du chant (ce qui lui va comme un gant) et une nymphe (la nymphe est de rigueur). C’est elle qui, avec une espièglerie réjouissante et force clins d’yeux, semble tirer les ficelles du drame.</p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" height="307" src="/sites/default/files/styles/large/public/l1050460.jpeg?itok=qroT7hjv" title="Emmanuelle de Negri. © Opéra de Dijon-Gilles Abegg" width="468" /><br />Emmanuelle de Negri © Opéra de Dijon-Gilles Abegg</p>
<p><strong>Folâtre et pétillant</strong></p>
<p>L’entrée de l’Amour traînant son sac de flèches (il y en a beaucoup et c’est lourd) donne le ton d’emblée. Il y a un esprit Kosky. Un subtil mélange de lecture scrupuleuse des œuvres (voir son récent<em> Rosenkavalier </em>à Munich ou ses iconoclastes, drolatiques et grinçants <em>Meistersinger</em> de Bayreuth), d’émotion vraie, de sens impeccable du timing, de respect des chanteurs, de second degré très <em>queer</em>.</p>
<p>La scène est presque tout entière occupée par une énorme boîte blanche, boîte à malices dont le couvercle se soulèvera pour découvrir le lieu des douleurs de l’amour, surélevé par rapport au plateau. C’est là qu’Alphise et Abaris chanteront le chapelet d’airs magnifiques que leur réserve Rameau, à commencer par le fameux « Un horizon serein » d’Alphise, grande scène douloureuse à laquelle <strong>Hélène Guilmette</strong> prête de poignants accents de vérité. Lui répondra bientôt le pathétique « Charmes trop dangereux » de <strong>Mathias Vidal</strong>/Abaris, qui compose un personnage désarmant de sincérité, avec son sage petit costume et ses lunettes sérieuses. L’un et l’autre appuient constamment leur chant sur les mots du texte pour trouver le délicat équilibre entre la musique et le jeu d’acteur.</p>
<p>La performance du chœur est particulièrement étonnante. Barrie Kosky et le chorégraphe <strong>Otto Pichler</strong> le sollicitent constamment et le font danser, bouger, habiter la scène, participer à l’action, et rivaliser avec les six danseurs (brillants). De même qu’Emmanuelle de Negri, <strong>Sébastien Droy</strong> et <strong>Yann Dubruque</strong> (les deux fils de Borée, excellents vocalement) qui eux aussi participent à la chorégraphie et semblent parfaitement à l’aise avec leur corps (tout en chantant, ça va de soi). C’est cette légèreté, ce côté folâtre et pétillant, qui donne de la grâce à ce spectacle et l’on sait que Barrie Kosky a une dilection assumée, et très berlinoise (même s’il est australien), pour la comédie musicale et la revue.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/les-boreades2coperadijon-gillesabegg.jpg?itok=sc_FEndC" title="©Opéra de Dijon-Gilles Abegg" width="468" /><br />
	© Opéra de Dijon-Gilles Abegg</p>
<p><strong>Non, Rameau n&rsquo;est pas statique</strong></p>
<p>On sent constamment son souci d’animer la scène, et d’ailleurs Rameau a ménagé de nombreux divertissements, au fil d’une intrigue-prétexte, avec une collection de danses en tous genres, tel ce Rigaudon endiablé de l’acte deux que la décoratrice Katrin Lea Tag place sous une pluie de fleurs géantes tombée du ciel ou cette Gavotte juste avant l’entracte, où Emmanuelle de Negri est particulièrement épatante… ou ce Menuet très <em>punchy</em> du troisième acte « Jouissons de nos beaux ans », qui redonne une frétillante verdeur à l’octogénaire Rameau. Derrière tout cela, Emmanuelle Haïm et les musiciens du Concert d’Astrée, pimpants, goûteux, toniques, enjoués, fruités… aussi bien qu’attentifs et sensibles pour les « airs tendres » et les « airs gracieux ».</p>
<p>Non moins réussies les scènes d’effroi et de désolation après le passage de vents furieux lancés par la colère de Borée. Gravats, fumerolles, oiseaux morts, chœur gémissant (« Nuit redoutable »), Mathias Vidal impressionne dans les airs de déréliction, puis de colère (« Fuyez, vents orageux, volez, zéphyrs… ») que lui ménage Rameau.</p>
<p>Les scènes de la fin, sous une une chute de poussière d’argent tombant des cintres, mettront en valeur <strong>Edwin Crossley-Mercer</strong>, impressionnant de timbre et de diction (et de présence) dans le double rôle d’Adamas/Apollon et la composition physique de <strong>Christopher Purves</strong> (au français plutôt pittoresque) dans le rôle de Borée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/op.les_.boreades12.operadijon.gillesabegg.jpg-1140x760.jpg?itok=w31-hoB9" title="©Opéra de Dijon-Gilles Abegg" width="468" /><br />
	©Opéra de Dijon-Gilles Abegg</p>
<p><strong>Pour le plaisir de comparer</strong></p>
<p>On pourra s’amuser à comparer cette version Haïm/Kosky avec la version Carsen/Christie de 2003 au Palais Garnier, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=JlVsEnOpCao&amp;t=1874s">toujours visible ici</a>, ne serait-ce que pour entendre une esthétique vocale (et musicale) bien différente. Paul Agnew constamment splendide en Abaris tout comme Barbara Bonney en Alphise (<a href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/boreades-garnier.htm">quoiqu’en dît Forum Opera à l’époque</a>…), de belles voix masculines (Toby Spence/Calisis, Stéphane Degout/Borilée, Laurent Naouri/Borée, Nicolas Rivenq/Apollon), des Arts Florissants à la sonorité plus opulente, un vaste chœur, la direction de Christie, généreuse, lyrique et animée, tout concourt à donner une dimension « grand opéra français » avant l’heure à ces<em> Boréades</em>. Quant à Carsen, sa lecture appuyée sur une dialectique blanc/noir, Lumière/Nuit, semblera bien majestueuse, pour ne pas dire empesée, et les chorégraphies un peu académiques, après la juvénile fantaisie du monde de Kosky. Pour l’anecdote, certains spectateurs avaient hué à la fin du 1er acte. Christie s’était alors retourné en leur rétorquant « Attendez la fin pour cracher votre venin », sous les applaudissements de l’ensemble du public…</p>
<p>Rien de tel à Dijon, où le public fit un triomphe à tous les acteurs d’une production en tous points réussie. L’édition en DVD de cette vidéo, entrecroisant habilement plans d’ensemble et détails de jeu, avec de surcroit une belle prise de son, large et détaillée à la fois, en effet s’imposait.</p>
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		<title>Les Boréades</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-boreades-un-rameau-bouleversant-dhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2020 05:14:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce coffret est le deuxième enregistrement discographique de l’opéra Les Boréades de Jean Philippe Rameau. Il fait suite à celui réalisé en 1982 au Festival d’Aix-en-Provence sous la direction de John Elliot Gardiner. Cette nouvelle version a été enregistrée en janvier 2020, lors du concert donné à l’Opéra Royal de Versailles par le « Collegium 1704 » &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Ce coffret est le deuxième enregistrement discographique de l’opéra <i>Les Boréades</i> de Jean Philippe Rameau. Il fait suite à celui réalisé en 1982 au Festival d’Aix-en-Provence sous la direction de John Elliot Gardiner. Cette nouvelle version a été enregistrée en janvier 2020, lors du concert donné à l’Opéra Royal de Versailles par le « <b>Collegium 1704 </b>» sous la direction du tchèque <b>Václav Luks</b>, et c’est un émerveillement. Les solistes ne déméritent pas face aux stars de la version Gardiner.  Ils sont tous formidables et leur diction est remarquable. </p>
<p class="MsoNormal">La tragédie lyrique, <i>Les Boréades</i>, a été composée par Rameau à l’âge de 80 ans, peu avant sa mort, et n’a jamais été représentée de son vivant. Rameau qui n’avait abordé le théâtre lyrique qu’à l’âge de 50 ans est hélas vite tombé dans l’oubli après son décès. Au XXe siècle, Debussy a beaucoup fait pour sa « renaissance », jusqu’à la révélation, des années plus tard, de ses<i style="normal"> Indes Galantes</i> à l’Opéra de Paris (1953) et de <i>Platée</i> au Festival d’Aix-en-Provence (1956). La création des <i>Boréades</i> a eu lieu en 1964, dans une révision de Vaubourgoin, lors d’un concert à la Maison de la Radio à Paris, avec notamment la lumineuse Christiane Eda-Pierre. Plusieurs musicologues se passionnent alors pour cette œuvre jusqu’aux représentations inoubliables du Théâtre de l’Archevêché à Aix-en-Provence.</p>
<p class="MsoNormal">Cette nouvelle version du théâtre Royal de Versailles est enthousiasmante. Václav Luks fait sonner l’orchestre de Rameau comme on l’entend rarement. Pas un seul moment de relâche dans la successions des scènes tant ce chef semble porté par la puissance théâtrale de l’œuvre. Il faut entendre par exemple le déferlement des vents souterrains au début de l’acte V pour saisir l’exceptionnelle énergie dramatique déployée par les musiciens. Et l’entrée-ballet bucolique de la scène 4 (acte II), comme un  temps suspendu, au sein de la tragédie. Toute la modernité des orchestrations de Rameau est là.</p>
<p class="MsoNormal">A l’instar de Luks, les chanteurs déploient un large spectre d’expressions (de la plus grande douceur à l’imprécation lyrique de grand opéra) au gré d’un livret exemplaire tant par l’architecture de ses cinq actes que par sa progression dramatique. A la pastorale dansée du premier acte, répond en écho la scène apollinienne finale, quand les personnages trouvent enfin la paix, suite aux épreuves initiatiques qu’ils ont subies. On en oublie la mythologie : ce sont ici des être de chair et de sang. La princesse Alphise se voit contrainte d’épouser Calisis, un prince Boréade, fils du Dieu des vents du Nord, alors qu’elle aime le jeune Abaris, confié enfant au grand prêtre d’ Apollon. Borée menace de déchainer ses vents et de détruire le royaume d’Alphise. Apollon charge alors l&rsquo;Amour de confier à la jeune femme une flèche d’or qu’elle donne à celui qu’elle aime avant son départ aux combats. La tempête aura bien lieu, mais le courage et l’amour d’Abaris vaincront tous les obstacles. La soprano belge <b>Deborah Cachet</b> est  une Alphise de rêve. Calisis trouve dans le ténor islandais <b>Benedikt Christjánson</b> un interprète idéal, aérien et capable d’accents dramatiques. Abaris c’est le ténor français <b>Mathias Vidal</b>, magistral. A l’acte II, son air « Tout cède aux efforts de l’orage », aux pianissimi sur le fil, est miraculeux d’émotion contenue et dans ses stances de défi aux orages il fait entendre une voix très lyrique, aux aigus puissants et brillants. <b>Bernard Arnould</b> (Adamas) et  <b>Nicolas Brooymans</b> (Borée) sont excellents, sans parler des  chanteurs tchèques : citons l’Apollon de <strong>Lukáš Zeman </strong>et la nymphe d’<b>Anna Zawisa</b>. Bravo à l&rsquo;Opéra Royal : ce coffret complète avec panache la magnifique collection du Label « Château de Versailles ».</p>
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		<title>RAMEAU, Les Boréades — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-boreades-dijon-le-magicien-doz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 09:02:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’Australie est-elle surnommée Oz, dans le monde anglophone ? Les amateurs d’opéra ont à cette question une réponse toute prête : parce que de ce pays est venu un magicien, qui depuis une décennie émerveille les spectateurs de toute la planète grâce aux spectacles qu’il leur offre. Oui, Barrie Kosky est bien notre magicien d’Oz, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi l’Australie est-elle surnommée Oz, dans le monde anglophone ? Les amateurs d’opéra ont à cette question une réponse toute prête : parce que de ce pays est venu un magicien, qui depuis une décennie émerveille les spectateurs de toute la planète grâce aux spectacles qu’il leur offre. Oui, <strong>Barrie Kosky</strong> est bien notre magicien d’Oz, le seul à savoir ainsi combiner intelligence, sensibilité et beauté. Il prouve qu’il n’est pas nécessaire de transporter les intrigues des opéras dans un hôpital psychiatrique ou sur la lune pour présenter des spectacles d’aujourd’hui. Après avoir <a href="https://www.forumopera.com/castor-et-pollux-version-1754-dijon-castor-et-pollux-se-jouent-de-la-grosse-caisse">présenté en 2014</a> sa mise en scène de <em>Castor et Pollux</em>, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mulholland-twins">créée à Londres en 2011</a>, l’Opéra de Dijon a eu l’excellente idée de lui commander une production d’un autre opéra de Rameau, et Barrie Kosky a fait le non moins excellent choix de monter <em>Les Boréades</em>. Le pari n’était pas sans risque, car d’autres n’avaient pas su tirer le maximum de cette belle endormie, réveillée seulement de son très long sommeil en 1983, ou au contraire, en avaient livré une version assez inoubliable : on pense à la magnifique production signée Robert Carsen à Paris en 2003. Mais autant le dire, la gageure est glorieusement relevée, et ces <em>Boréades</em> dijonnaises resteront comme un des meilleurs spectacles d’opéra de la saison 2018-19.</p>
<p>L’un des principes ayant guidé cette mise en scène est l’omniprésence des dieux dans le monde des humains : Borée, bien sûr, qui apparaît dès l’ouverture, mais aussi Apollon, Barrie Kosky ayant choisi de faire du grand-prêtre Adamas un avatar du dieu, et surtout l’Amour. De simple figure épisodique à l’acte II, Cupidon passe au premier plan et mène presque toute l’action ; en effet, la confidente de la reine Alphise n’est autre qu’Eros en personne, qui commente les agissements des protagonistes. Ce sont ces trois dieux qui dévoilent aux spectateurs le monde des humains, en faisant s’ouvrir une immense boîte blanche. D’une grande sobriété, le décor s’enrichit par moments des vives couleurs d’énormes fleurs (acte II), d’une pluie de poussière d’argent (acte IV) ou de jeux d’éclairage qui en transforment l’aspect. La chorégraphie d’<strong>Otto Pichler </strong>est nécessairement omniprésente : d’une modernité moins agressive que celle d’Edouard Lock dans la production Carsen, elle n’en est pas moins actuelle mais colle parfaitement aux innombrables danses dont la partition est émaillée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_boreades12coperadijon-gillesabegg.jpg?itok=8h3yOobY" title="© Gilles Abegg - Opéra de Dijon" width="468" /><br />
	© Gilles Abegg &#8211; Opéra de Dijon</p>
<p>Déjà présente à la tête de son Concert d’Astrée pour <em>Castor et Pollux</em> en 2014, <strong>Emmanuelle Haïm</strong> revient pour ces <em>Boréades</em>, qu’elle avait déjà eu l’occasion de diriger à l’Opéra du Rhin en 2005. Est-ce parce que Borée est un dieu venteux ? Jamais l’orchestre de Rameau n’avait autant scintillé des mille nuances des instruments à vent, souffle fruité des clarinettes ou superbes flatulences des bassons. On ne voit pas passer le temps, grâce au dynamisme avec lequel la musique se déploie, dans les dialogues où se délabyrinthent les sentiments aussi bien que dans les divertissements constamment offerts à la reine courtisée. Aux sonorités jubilatoires de l’orchestre répond la formidable énergie du chœur du Concert d’Astrée : à leur éclatante prestation vocale s’ajoute la dimension théâtrale, puisque Barrie Kosky nous fait voir non pas une masse indifférenciée, mais bien un groupe d’individualités qui participe activement à l’action, et qui danse presque autant que les six excellents danseurs auxquels incombent la totalité des ballets.</p>
<p>Pour aborder la distribution vocale, il convient de commencer par l’artiste qui attire tous les regards : <strong>Emmanuelle De Negri</strong> éclate littéralement dans ce qui aurait pu n’être qu’une collection de petits rôles si Barrie Kosky n’avait fait de sa Télaïre de 2014 un personnage-clef. Tenant toujours ses flèches prêtes pour percer les cœurs, ce Cupidon meneur de jeu laisse pantois par le brio avec lequel le théâtre, la danse et le chant s’associent dans sa performance. <strong>Hélène Guilmette</strong> n’est pourtant pas en reste, avec une interprétation ardente du stupéfiant « Un horizon serein », pour une Alphise d’une humanité frémissante. <strong>Mathias Vidal</strong> est une fois de plus la haute-contre qu’on voudrait entendre dans tous les opéras de Rameau, modèle de naturel, d’énergie et de délicatesse à la fois. <strong>Edwin Crossley-Mercer</strong> confère à son Adamas toute la rigueur d’un majordome de grande maison, mais avec l’autorité vocale qui sied à Apollon. Des deux prétendants de la reine, <strong>Sébastien Droy </strong>montre que le monde de la musique baroque devrait peut-être davantage faire appel à lui, tant il semble à l’aise dans la tessiture élevée de Calisis, tandis que <strong>Yoann Dubruque</strong> pâtit parfois d’un léger manque de projection. Prodigieux Saül dans une mise en scène de…. Barrie Kosky à Glyndebourne, <strong>Christopher Purves </strong>donne à Borée tout le relief menaçant qu’exige un personnage aux interventions très limitées.</p>
<p>Maintenant, peut-on rêver, sinon d’un DVD, au moins d’une captation vidéo ? Ou faudra-t-il attendre que cette totale réussite soit reprise, à Dijon ou ailleurs ?</p>
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		<title>Dix spectacles incontournables de la saison 2018-19</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2018-19/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2018-19/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Sep 2018 05:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après consultation de la 23e édition du guide Musique &#38; Opera et pas mal de discussions autour des distributions et des ouvrages, voici par ordre chronologique dix spectacles à ne rater sous aucun prétexte en 2018-19. Jacques Offenbach, Les Fées du Rhin, Opéra de Tours, du 28 septembre au 2 octobre 2018 (plus d’informations) Sans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après consultation de <a href="/breve/musique-opera-2018-2019-la-reponse-a-tout">la 23e édition du guide Musique &amp; Opera</a> et pas mal de discussions autour des distributions et des ouvrages, voici par ordre chronologique dix spectacles à ne rater sous aucun prétexte en 2018-19.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs1.jpg?itok=ZF5aVwjS" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jacques Offenbach, <em>Les Fées du Rhin</em>, Opéra de Tours, du 28 septembre au 2 octobre 2018</strong> (<a href="http://www.operadetours.fr/les-fees-du-rhin"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Sans attendre 2019, Tours commémore le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach avec une nouvelle production des <em>Fées du Rhin,</em> opéra romantique en quatre actes, créé en 1864 – la même année que <em>La belle Hélène</em> – à Vienne sous le nom de <em>Die Rheinnixen</em>, longtemps considéré comme une tentative ratée de grand opéra jusqu’à ce que sa création française en 2002 en version de concert à Montpellier n’en révèle la valeur, autre qu’anecdotique (une partie de la partition fut recyclée dans <em>Les Contes d’Hoffmann</em>, dont le Chant des Elfes pour la Barcarolle). L’événement est d’autant plus notable qu’il s’agira seulement de la troisième production de l’ouvrage depuis les représentations viennoises originelles. La mise en scène a été confiée à <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong>. <strong>Serenad Burcu Uyar</strong>, <strong>Sébastien Droy</strong>, <strong>Marie Gautrot</strong> et <strong>Jean Luc Ballestra</strong> dans les rôles principaux sont placés sous la direction de <strong>Benjamin Pionnier</strong>. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sonya-yoncheva-474-279-1744.jpg?itok=1vJBECyq" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Luigi Cherubini, <em>Médée</em>, Staatsoper, Berlin, du 7 au 28 octobre </strong>(<a href="https://www.staatsoper-berlin.de/de/veranstaltungen/medea.2764/">plus d’informations</a>)</p>
<p><em>Les Huguenots </em>reviennent enfin à Paris, après plus de 80 ans d’absence, mais il est encore des œuvres historiquement capitales que notre première scène nationale laisse se morfondre. La <em>Médée</em> de Cherubini est de celles-là, et il faudra aller à Berlin pour la voir cette saison. S’il paraît peu probable qu’<strong>Andrea Breth </strong>conserve tout le texte parlé dans sa production, il faut espérer que <strong>Daniel Barenboïm </strong>saura diriger la partition avec style. Enfin, comptons sur <strong>Sonya Yoncheva</strong> pour ne pas succomber aux sirènes expressionnistes et pour véritablement chanter le rôle-titre, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de représentations récentes de ce chef-d’œuvre. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/offenbach1.jpg?itok=gG9tDji9" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jacques Offenbach, <em>Barkouf</em>, Opéra National du Rhin, Strasbourg, du 7 au 23 décembre, Mulhouse les 6 et 8 janvier</strong> (<a href="http://www.operanationaldurhin.eu/opera-2018-2019--barkouf-ou-un-chien-au-pouvoir-opera-national-du-rhin.html">plus d’informations</a>)</p>
<p>Offenbach encore, mais quand on aime, on ne compte pas. Surtout avec une rareté aussi absolue que <em>Barkouf, ou un chien au pouvoir</em>, composé pour l’Opéra-Comique en 1860 et qui, sauf erreur, attendait encore sa résurrection. <strong>Mariame Clément </strong>avait eu la main heureuse à Strasbourg avec un autre opéra animalier, <em>Platée</em>, et l’on souhaite que le chien l’inspire autant que la grenouille. Grand défenseur du répertoire français, <strong>Jacques Lacombe</strong> dirigera cette partition dont aucun air n’a survécu dans les mémoires. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs3.jpg?itok=RyCgHeaq" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Ambroise Thomas, <em>Hamlet</em>, Paris, Opéra Comique, du 17 au 29 décembre 2018 </strong>(<a href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2018/hamlet"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Au début de l’opéra d’Ambroise Thomas, Hamlet refuse d’assister au couronnement de son oncle Claudius. A l’Opéra Comique en fin d’année, nul ne saura se dispenser d’assister au sacre des meilleurs artistes français – <strong>Stéphane Degout</strong> et <strong>Sabine Devieilhe</strong> en tête, sans oublier <strong>Louis Langrée</strong> à la baguette – dans un ouvrage qui réserve la première place à la voix de baryton et une scène de folie à la soprano. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1169826822828458.jpeg.jpg?itok=fptapSgg" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Anno Schreier, <em>Schade, dass sie eine Hure war</em>, Deutsche Oper am Rhein, Düsseldorf, du 16 février au 17 mars </strong>(<a href="https://operamrhein.de/de_DE/termin/schade-dass-sie-eine-hure-war-urauffuehrun.15297788">plus d’informations</a>)</p>
<p>Si Shakespeare a beaucoup inspiré les compositeurs du XIX<sup>e</sup> siècle, l’opéra peut encore trouver chez lui ou chez ses contemporains des livrets fort efficaces. John Ford écrivit en 1626 <em>Dommage qu’elle soit une putain</em>, sombre histoire d’inceste naguère brillamment montée par Luchino Visconti avec Alain Delon et Romy Schneider. Düsseldorf présentera en création mondiale la nouvelle œuvre du jeune compositeur allemand <strong>Anno Schreier</strong> (né en 1979) a déjà plusieurs succès lyriques à son actif, notamment <em>Die Stadt der Blinden </em>(Zürich, 2011) et <em>Hamlet </em>(Vienne, 2016). La mise en scène du très inventif <strong>David Hermann</strong> ne devrait pas non plus passer inaperçue. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs2.jpg?itok=x4oNfvul" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Vincenzo Bellini, <em>Il pirata</em>, Grand Théâtre de Genève, 22 et 24 février 2019</strong> (<a href="https://www.geneveopera.ch/programmation/saison-18-19/il-pirata/"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Après la production milanaise apparemment aboutie d’<em>Il pirata </em>la saison passée, pourquoi de nouveau signaler parmi les immanquables de la saison l’opéra de Bellini – qui plus est en version de concert ? Parce qu’auréolée de son récent album Rossini, <strong>Marina Rebeka</strong> pourrait faire des étincelles dans ce répertoire assujetti à un tempérament et à des règles que peu maîtrisent. Parce que surtout, <strong>Michael Spyres</strong> est aujourd’hui le ténor le mieux placé pour approcher la vérité vocale de Gualtiero, rôle conçu à l’origine pour le légendaire Giovan Battista Rubini à propos duquel Théophile Gautier écrivait « <em>Tous les superlatifs sont épuisés : admirable est faible ; sublime bien pâle…</em> ». [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs5.jpg?itok=5nkBk6Lf" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>La forza del destino</em>, Londres, Royal Opera House, du 21 mars au 5 avril 2019</strong> (<a href="https://www.roh.org.uk/productions/la-forza-del-destino-by-christof-loy-"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Pas de saison d’opéra sans une production tape à l’œil avec, en haut de l’affiche, bousculade de noms prestigieux. En 2018-2019, la palme revient à <em>La forza del destino</em> dirigée à Londres par <strong>Antonio Pappano</strong> dans une mise en scène de <strong>Christof Loy</strong> avec dans les rôles principaux : <strong>Anna Netrebko</strong>, <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Ludovic Tézier</strong>, <strong>Alessandro Corbelli</strong>, <strong>Veronica Simeoni</strong>, <strong>Ferruccio Furlanetto</strong>. N’en jetez plus ! [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/illustration-les-boreades_1-1530603941.jpg?itok=qvrA5FVj" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jean-Philippe Rameau, <em>Les Boréades</em>, Opéra de Dijon, du 22 au 28 mars </strong>(<a href="https://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/les-boreades/577">plus d’informations</a>)</p>
<p>A l’heure où Zürich et Berlin affichent <em>Hippolyte et Aricie</em>, notre pays ne pouvait oublier Rameau. Depuis son excessivement posthume création en 1982 à Aix-en-Provence, on sait que <em>Les Boréades</em> compte parmi les plus éclatantes réussites du Dijonnais dans le domaine lyrique. Robert Carsen en avait signé une production inoubliable au Palais Garnier, mais gageons que pour le premier spectacle qu’il conçoit spécialement pour un théâtre français, <strong>Barrie Kosky</strong> saura lui aussi relever le défi. <strong>Emmanuelle Haïm</strong> aura sur le plateau une distribution de rêve, mettant face à face <strong>Matthias Vidal</strong> et <strong>Hélène Guilmette</strong>. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1200px-degas_ballet_from_robert_le_diable.jpg?itok=1oFtIWGe" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giacomo Meyerbeer, <em>Robert le Diable</em>, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, les 2 et 5 avril</strong> (<a href="https://www.lamonnaie.be/fr/program/838-robert-le-diable">plus d’informations</a>)</p>
<p>Fêté à Paris en début de saison, Meyerbeer aura sa part d’hommage de l’autre côté de la frontière. Pas sur les planches du Théâtre de la Monnaie, hélas, donc pas de ballet des nonnes en vue, mais on se consolera en songeant qu’une version de concert réussie est toujours préférable à une version scénique ratée. Il reviendra à <strong>Evelino Pidò </strong>de rendre vie à la partition, tandis que <strong>Lisette Oropesa</strong> complètera avec Isabelle un parcours entamé ce mois-ci en Marguerite des <em>Huguenots</em>. <strong>Dimitri Korchak</strong> sera Robert mais – cocorico ! – <strong>Nicolas Courjal</strong> sera Bertram et <strong>Julien Dran </strong>Raimbaut. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs4.jpg?itok=ZlLm8kcb" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, <em>Manon</em>, Opéra national de Bordeaux, du 5 au 14 avril 2019</strong> (<a href="https://www.opera-bordeaux.com/opera-manon-10894"><u>Plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Aux côtés de valeurs sûres – <strong>Olivier Py</strong> à la mise en scène, <strong>Marc Minkowski</strong> au pupitre – cette <em>Manon</em> bordelaise réunit quelques-uns de nos jeunes espoirs du chant lyrique – <strong>Benjamin Bernheim</strong>, <strong>Nadine Sierra</strong>, <strong>Alexandre Duhamel</strong>… – comme une invitation à suivre le conseil chanté par l’héroïne de Massenet au 3e acte de l’opéra : « Profitons bien de la jeunesse ! » [Christophe Rizoud]</p>
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