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	<title>Ernest CHAUSSON - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ernest CHAUSSON - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Francfort : deux mandats et un roi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/francfort-deux-mandats-et-un-roi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Buissonin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 14:24:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Si l’un reste, l’autre reste. » En septembre, dans un entretien à la Frankfurter Rundschau, Bernd Loebe résumait ainsi le lien qui l’unit à Thomas Guggeis. Le message est passé : jeudi 22 octobre, la ville de Francfort a annoncé la prolongation de leurs contrats jusqu’au 31 août 2032. Intendant depuis 2002, Loebe aura &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">« Si l’un reste, l’autre reste. » En septembre, dans un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.fr.de/kultur/theater/bernd-loebe-man-muss-dem-publikum-heute-nicht-mehr-die-welt-erklaeren-94497550.html">entretien à la <em>Frankfurter Rundschau</em></a>, <strong>Bernd Loebe</strong> résumait ainsi le lien qui l’unit à <strong>Thomas Guggeis</strong>. Le message est passé : jeudi 22 octobre, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://frankfurt.de/de-de/aktuelle-meldung/meldungen/vertraege-verlaengert/">la ville de Francfort a annoncé</a> la prolongation de leurs contrats jusqu’au 31 août 2032. Intendant depuis 2002, Loebe aura alors passé trente ans à la tête de la maison. Guggeis, 33 ans, en est le directeur musical depuis 2023.</p>
<p dir="ltr">Dans le même entretien, Loebe racontait que son jeune chef, de retour de concerts avec des phalanges prestigieuses, l’appelle parfois pour lui assurer que l’orchestre de Francfort est bien meilleur. Cela n’empêche pas Guggeis de réclamer dix postes de musiciens supplémentaires, et les arguments ne lui manquent pas. Comme nous le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/opernwelt-decerne-ses-trophees-2/">rappelions récemment</a>, <em>Opernwelt</em> l’a désigné chef de l’année, et la formation remporte pour la troisième fois d’affilée le titre d’orchestre de l’année.</p>
<p dir="ltr">Prochaine occasion d’en juger : le 8 novembre, Guggeis dirigera une rareté française encore jamais donnée à Francfort, <em>Le Roi Arthus</em> d’Ernest Chausson. Seul opéra achevé de Chausson, l’ouvrage fut créé à la Monnaie de Bruxelles en 1903, quatre ans après la mort accidentelle du compositeur. Il raconte comment la passion de Lancelot et Genièvre précipite la ruine de la Table ronde. L’ombre de <em>Tristan</em> plane sur la partition, mais Chausson s’affranchit peu à peu de son modèle jusqu’à l’apothéose finale d’Arthus. L’orchestration, aux couleurs somptueuses, annonce parfois Debussy. Nos lecteurs connaissent bien l’œuvre : nous lui avons consacré <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-roi-arthus/">cinq clés pour mieux l’appréhender</a>, puis une page de notre <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-chausson-le-roi-arthus-jordan-erato-1986/">Discothèque idéale</a>, autour de l’enregistrement de référence d’<strong>Armin Jordan</strong>.</p>
<p dir="ltr">Cette <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://oper-frankfurt.de/de/spielplan/le-roi-arthus/">nouvelle production</a>, partagée avec le Théâtre national de Prague, sera mise en scène par <strong>Manuel Schmitt</strong>. <strong>Domen Križaj</strong>, que nous avions <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-roi-arthus-erl-entre-shakespeare-et-wagner/">applaudi dans le rôle-titre à Erl en 2022</a>, y retrouvera Arthus, aux côtés de <strong>Magdalena Hinterdobler</strong> (Genièvre) et <strong>Thomas Blondelle</strong> (Lancelot).</p>
<p>Et ce n&rsquo;est pas fini : la saison s’annonce faste, décidément, pour <em>Le Roi Arthus</em>. Du 23 avril au 2 mai 2027, l&rsquo;Opéra national du Capitole de Toulouse inscrira à son tour l&rsquo;œuvre à son répertoire, dans une mise en scène d&rsquo;<strong>Aurélien Bory </strong>qui réutilisera notamment des éléments de décor de ses précédentes productions de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-toulouse-sophie-kundry/">Parsifal</a></em> et du <em>Château de Barbe-Bleue</em>. Sous la direction de <strong>Victorien Vanoosten</strong>, <strong>Stéphane Degout</strong> abordera le rôle-titre, entouré de <strong>Catherine Hunold</strong> en Genièvre et <strong>Bror Magnus Tødenes</strong> en Lancelot (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://opera.toulouse.fr/le-roi-arthus/">plus d’informations</a>).</p>
<p>De Francfort à Toulouse, l&rsquo;occasion de mesurer ce qui, chez Chausson, échappe à la tutelle wagnérienne.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Chausson : Le roi Arthus : Act 3 &quot;Seigneur, je suis sans force entre vos mains&quot; [Arthus, Chorus]" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/OLo8AZ4nHsw?list=OLAK5uy_kENOiJIDmK-Nj8wOWf5lLXvGY3RagC5rk" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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			</item>
		<item>
		<title>A Toulouse, une saison 2026-27 riche en retrouvailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-toulouse-une-saison-2026-27-riche-en-retrouvailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:35:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au mi-temps d&#8217;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (Thaïs de Massenet, la rare Passagère de Weinberg, la reprise de Lucia di Lammermoor de Donizetti mise en scène par Nicolas Joel) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec Otello et Salome), Christophe Ghristi a présenté à la presse la prochaine saison de l&#8217;Opéra national du Capitole de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au mi-temps d&rsquo;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (<em>Thaïs</em> de Massenet, la rare <em>Passagère </em>de Weinberg, la reprise de <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti mise en scène par <strong>Nicolas Joel</strong>) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec <em>Otello </em>et <em>Salome</em>), <strong>Christophe Ghristi</strong> a présenté à la presse la prochaine saison de l&rsquo;Opéra national du Capitole de Toulouse, qui occasionnera plusieurs retrouvailles attendues. Avec le répertoire d&rsquo;abord : la reprise de <em>Rusalka </em>de Dvorak dans la mise en scène somptueusement aquatique de<strong> Stefano Poda</strong> ouvrira les festivités, avec une distribution réunissant <strong>Ruzan Mantashyan</strong>, <strong>Pavol Breslik</strong> et <strong>Ricarda Merbeth</strong> sous la direction de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>. Avec des œuvres plus entendues depuis longtemps ensuite : après cinquante ans d&rsquo;absence, le <em>Lohengrin </em>de Wagner fera son retour dans la ville rose, dans une nouvelle production d&rsquo;un habitué des lieux, <strong>Michel Fau</strong>, et avec une distribution que Christophe Ghristi a voulue « méridionale » (<strong>Michele Spotti</strong> dans la fosse, <strong>Airam Hernandez</strong> dans le rôle-titre, <strong>Chiara Isotton</strong> en Elsa, mais aussi la première Ortrud de <strong>Sophie Koch</strong>). <em>Peter Grimes </em>de Britten, n&rsquo;avait, de son côté, pas été joué depuis plus de 20 ans ; il reviendra dans la mise en scène signée <strong>David Alden</strong> pour l&rsquo;English National Opera, et permettra d&rsquo;entendre les débuts de <strong>Nikolai Schukoff</strong> dans le rôle éponyme, ainsi que ceux de <strong>Yolanda Auyanet</strong> en Ellen Orford, tandis que <strong>Frank Beermann</strong> sera à la baguette. Entre un <em>Barbier de Séville </em>mettant en lumière plusieurs étoiles montantes du chant rossinien sous la direction d&rsquo;<strong>Alfonso Todisco</strong> et un nouveau <em>Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi confié à l&rsquo;Ensemble I Gemelli de <strong>Mathilde Etienne</strong> et <strong>Emilio Gonzalez Toro</strong>, avec notamment <strong>Adèle Charvet</strong> et <strong>Maximiliano Danta</strong> dans les rôles principaux, on guettera la création <em>in loco </em>du <em>Roi Arthus </em>de Chausson, que chantera pour la première fois <strong>Stéphane Degout</strong>. épaulé par <strong>Catherine Hunold</strong> et <strong>Bror Magnus Todenes</strong> (direction musicale <strong>Victorien Vanoosten</strong>, mise en scène <strong>Aurélien Bory</strong>). Ce dernier ouvrage dialoguera avec son lointain prédécesseur signé Purcell, ce <em>King Arthur </em>joué en version de concert par le Concert Spirituel de <strong>Hervé Niquet</strong>. De même, la <em>Médée</em> de Charpentier (également en concert, avec <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>,<strong> Juliette Mey</strong>, <strong>Frédéric Caton</strong> ou encore<strong> Claire Lefilliâtre</strong> et l&rsquo;Ensemble Les Epopées de <strong>Stéphane Fuget</strong>) fera écho à celle de Cherubini, jouée en fin de saison dans sa version italienne, avec les prises de rôle de <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong> &#8211; retrouvailles là encore, et non des moindres puisque la dernière apparition du ténor français dans une production du Capitole date de&#8230; 1997 !</p>
<p>Aux côtés d&rsquo;une saison chorégraphique qui mettra à l&rsquo;honneur <strong>George Balanchine</strong> et <strong>Peter Martins</strong>, <strong>Hans van Manen</strong> et <strong>Edward Clug</strong> et proposera également une création de <strong>Benjamin Pech</strong> (<em>Les Trois Mousquetaires</em>) et un spectacle jeune public autour de la figure du Petit chaperon rouge (musique<strong> Benoît Menu</strong>, chorégraphie <strong>Andreas Heise</strong>), la saison des récitals, proposée à un tarif défiant toute concurrence (20 euros la place, et ça descend même à 5 euros pour les Midis du Capitole, qui permettront tout de même d&rsquo;entendre <strong>Sandrine Piau</strong> et <strong>David Kadouch</strong>, <strong>Jean-François Lapointe</strong> ou <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong>) confirme les ambitions de la maison en la matière : au programme, rien moins que <strong> Rachel Willis-Sorensen</strong>,<strong> Joseph Calleja</strong> ou encore <strong>Asmik Grigorian</strong>, qui se souvient être venue enfant à Toulouse, quand son père, le ténor Gegam Grigorian, y chantait. Encore une histoire de retrouvailles !</p>
<p>La réservation pour les abonnements ouvrira dès le 31 mars sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://opera.toulouse.fr/">le site de l&rsquo;Opéra National Capitole de Toulouse</a></p>
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		<title>Cinq clés pour&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/cinq-cles-pour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 03:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En lien avec L&#8217;Avant-Scène Opéra, cinq angles d&#8217;approche pour aborder une œuvre lyrique souvent méconnue. Thomas Adès The Exterminating Angel par Christophe Rizoud Daniel-François-Esprit Auber La Muette de Portici par Christophe Rizoud Béla Bartók Le Château de Barbe-Bleue par Laurent Bury Vincenzo Bellini Beatrice di Tenda par Christophe Rizoud George Benjamin Written on Skin par &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En lien avec <em>L&rsquo;Avant-Scène Opéra</em>, cinq angles d&rsquo;approche pour aborder une œuvre lyrique souvent méconnue</strong><strong>. </strong></p>
<p><strong>Thomas Adès</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-the-exterminating-angel/"><em>The Exterminating Angel</em> </a>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Daniel-François-Esprit Auber</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-muette-de-portici">La Muette de Portici</a> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Béla Bartók</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-chateau-de-barbe-bleue">Le Château de Barbe-Bleue</a></em> par Laurent Bury</p>
<p><strong>Vincenzo Bellini</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-beatrice-di-tenda-en-cours/"><em>Beatrice di Tenda</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>George Benjamin</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-written-on-skin">Written on Skin</a></em> par Laurent Bury</p>
<p><strong>Georges Bizet</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-docteur-miracle/">Le Docteur Miracle</a></em> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Walter Braunfels</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-cles-pour-les-oiseaux-de-walter-braunfels"><em>Die Vögel</em> (</a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-cles-pour-les-oiseaux-de-walter-braunfels"><em>Les Oiseaux</em></a>) par Christophe Rizoud</p>
<p><strong style="font-size: 14px;">Benjamin Britten</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-death-in-venice"><em style="font-size: 14px;">Mort à Venise</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Marc-Antoine Charpentier</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-david-et-jonathas/"><em>David et Jonathas</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Ernest Chausson</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-roi-arthus">Le Roi Arthus</a></em> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Luigi Cherubini</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-medee">Médée</a></em> Par Laurent Bury</p>
<p><strong>Paul Dukas</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-chateau-de-barbe-bleue">Ariane et Barbe-Bleue</a></em> par Laurent Bury</p>
<p><strong>Gaetano Donizetti</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-anna-bolena">Anna Bolena</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-don-pasquale">Don Pasquale</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-favorite">La Favorite</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lucrezia-borgia">Lucrezia Borgia</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-roberto-devereux"><em>Roberto Devereux</em></a> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Christoph Willibald Gluck</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-cles-pour-armide-de-gluck"><em>Armide</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Charles Lecocq</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-docteur-miracle/"><em>Le Docteur Miracle</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Franz Lehár</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-giuditta-de-franz-lehar/"><em>Giuditta</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Albéric Magnard</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-guercoeur/">G<em>uercœur</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Jules Massenet</strong><br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-cles-pour-cendrillon-de-massenet"><em>Cendrillon</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Pietro Mascagni</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-cavalleria-rusticana">Cavalleria rusticana</a></em> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Giacomo Meyerbeer</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-cles-pour-lafricaine">L&rsquo;Africaine</a> </em>par Christophe Rizoud<br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-les-huguenots">Les Huguenots</a> </em></em>par Laurent Bury<br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-prophete">Le Prophète</a> </em></em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Modeste Moussorgski</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-boris-godounov">Boris Godounov</a></em> </em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-cinematographiques-pour-cosi-fan-tutte">Cosi fan tutte</a> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Jacques Offenbach<br />
</strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-fantasio/"><em>Fantasio</em> </a>par Christophe Rizoud<br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-grande-duchesse-de-gerolstein">La Grande-Duchesse de Gérolstein</a></em> </em>par Laurent Bury<br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune"><em>Le Voyage dans la Lune</em></a> par Christophe Rizoud<br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-les-brigands/"><em>Les Brigands</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Sergueï Prokofiev</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lange-de-feu">L&rsquo;Ange de feu</a></em> </em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Giacomo Puccini</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-rondine">La rondine</a></em> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Jean-Philippe Rameau</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-hippolyte-et-aricie">Hippolyte et Aricie</a> </em></em>par Christophe Rizoud<br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-les-indes-galantes"><em>Les Indes galantes</em></a> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Aribert Reimann</strong><br />
<em><em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lear">Lear</a></em> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Wolfgang Rihm</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-jakob-lenz"><em>Jakob Lenz</em></a> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Nikolaï Rimski-Korsakov</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-snegourotchka"><em>Snégourotchka</em> </a></em></em>par Laurent Bury<br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-conte-du-tsar-saltane/"><em>Le Conte du Tsar Saltan</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Gioachino Rossini</strong><br />
<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-moise-et-pharaon-de-rossini">Moïse et Pharaon</a> </em>par Maurice Salles<br />
<em><em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lotello-de-rossini">Otello</a></em> </em></em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Camille Saint-Saëns</strong><br />
<em><em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-samson-et-dalila">Samson et Dalila</a></em> </em></em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi</strong><br />
<em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-ernani"><em>Ernani</em></a> </em></em>par Laurent Bury<br />
<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-cles-pour-giovanna-darco"><em>Giovanna d&rsquo;Arco</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Richard Wagner</strong><br />
<em><em><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-rienzi">Rienzi</a></em> </em></em>par Laurent Bury</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Discothèque idéale : CHAUSSON – Le Roi Arthus (Jordan, Erato – 1986)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-chausson-le-roi-arthus-jordan-erato-1986/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Puis vint en 1986 cette intégrale dirigée par Armin Jordan, la première en studio dans la discographie de l’ouvrage, insurpassée aujourd’hui parce qu’elle évite précisément ce qui menace souvent l’unique opéra de Chausson : l’emphase, la lourdeur, la fascination un peu aveugle pour le modèle wagnérien. Pour conjurer la référence, le chef reste attentif aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Puis vint en 1986 cette intégrale dirigée par <strong>Armin Jordan</strong>, la première en studio dans la discographie de l’ouvrage, insurpassée aujourd’hui parce qu’elle évite précisément ce qui menace souvent l’unique opéra de Chausson : l’emphase, la lourdeur, la fascination un peu aveugle pour le modèle wagnérien. Pour conjurer la référence, le chef reste attentif aux respirations, aux transitions, à cette fragile clarté, très française, qui affleure sous le drame arthurien.<br />
Le Philharmonique de Radio France déploie une matière dense mais jamais engorgée, où la clarté des plans permet au discours de progresser sans s’alanguir. Les chœurs, superbement préparés, donnent à la fresque son ampleur sans la figer dans le monumental. La distribution, équilibrée, sert le propos sans chercher l’effet : <strong>Gino Quilico</strong> incarne un Arthus digne et humain ; <strong>Teresa Żylis-Gara</strong> prête à Genièvre une noblesse douloureuse ; <strong>Gösta Winbergh</strong> impose un Lancelot ardent, pris entre héroïsme et culpabilité. Plus qu’un simple témoignage discographique, cette version révèle la cohérence et la force émotionnelle d’une œuvre trop rarement jouée car méjugée.</p>
<p>Gino Quilico (Arthus), Teresa Żylis-Gara (Genièvre), Gösta Winbergh (Lancelot), Gérard Friedmann (Lyonnel), René Massis (Mordred), Gilles Cachemaille (Merlin), François Loup (Allan), Thierry Dran (Un Laboureur) – Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France, Chœurs de Radio France, direction : Armin Jordan</p>
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		<title>Mosaïque romantique avec Pauline Viardot, Ernest Chausson et Ludwig van Beethoven</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mosaique-romantique-avec-pauline-viardot-ernest-chausson-et-ludwig-van-beethoven/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 09:19:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 9 février prochain, l&#8217;association Parole et Musique, dont nous avions récemment apprécié les résurrections de L&#8217;Ombre et du Roi Pinard, proposera un concert consacré à Pauline Viardot (1821-1910) dont on pourra découvrir la cantate La Nuit, Ernest Chausson (1855-1899), « le plus wagnérien des musiciens français »&#160;avec le trio op.18, et des chansons populaires &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 février prochain, l&rsquo;association Parole et Musique, dont nous avions récemment apprécié les résurrections de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/flotow-lombre-paris-grevin/"><em>L&rsquo;Ombre</em></a> et du <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/de-severac-le-roi-pinard-ier-paris-auditorium-darius-milhaud/">Roi Pinard</a>,</em> proposera un concert consacré à Pauline Viardot (1821-1910) dont on pourra découvrir la cantate <em>La</em> <em>Nuit</em>, Ernest Chausson (1855-1899), « le plus wagnérien des musiciens français <em>»</em>&nbsp;avec le trio op.18, et des chansons populaires galloises, écossaises et irlandaises de Ludwig van Beethoven (1770-1827). Laura Muller chantera la partie mezzo. Au violon, on pourra apprécier Simon Milone, et au violoncelle Frédéric Dupuis. La pianiste Françoise Tillard jouera sur un grand piano Érard n°3 de 1884, « à la sonorité idéale pour toute la musique romantique <em>»</em>. L&rsquo;entrée est gratuite (un don facultatif est laissé à l&rsquo;appréciation de chacun), <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.helloasso.com/associations/parole-et-musique-paris/evenements/mosaique-romantique-pour-voix-et-trio">mais la réservation est obligatoire</a>, les derniers concerts de l&rsquo;association ayant affiché complet. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.paroleetmusique.net">Plus de renseignements sur le site de l&rsquo;association</a>. Le concert se tiendra à l’Auditorium du Conservatoire Darius Milhaud.</p>
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		<title>CHAUSSON, mélodies &#8211; Saint-Pée-sur-Nivelle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/chausson-melodies-saint-pee-sur-nivelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après trois années de transition en co-direction avec Jean-François Heisser, Bertrand Chamayou reprend seul la direction artistique du festival Ravel de Saint Jean de Luz, irriguant le territoire basque de musique pendant deux semaines en cette fin de l&#8217;été. L&#8217;académie accueille des professeurs primus inter pares qui, le soir venu, régalent les spectateurs de leur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après trois années de transition en co-direction avec Jean-François Heisser, Bertrand Chamayou reprend seul la direction artistique du festival Ravel de Saint Jean de Luz, irriguant le territoire basque de musique pendant deux semaines en cette fin de l&rsquo;été.</p>
<p>L&rsquo;académie accueille des professeurs <em>primus inter pares</em> qui, le soir venu, régalent les spectateurs de leur talent. C&rsquo;est le cas sur les hauteurs, dans l&rsquo;église Saint-Pierre de Saint-Pée-sur-Nivelle pour une séduisante proposition autour d&rsquo;Ernest Chausson et de César Franck.</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/barbara-hannigan-prima-donna-et-plus-que-ca/"><strong>Barbara Hannigan</strong></a> propose d&rsquo;abord une brassée de mélodies d&rsquo;une belle intériorité. La soprano y offre son timbre capiteux, à la projection percutante, à la proverbiale conduite de la ligne musicale. Elle s&rsquo;avère en revanche plus fragile dans les piani ainsi que dans la diction plus ou moins nette mais toujours au service de la narration.<br />
En effet, les contes sont au cœur de cette édition 2024 et les deux artistes composent ici un bouquet dont chaque tige dessine la facette d&rsquo;un même destin en forme de <em>memento mori</em>.</p>
<p>«&nbsp;Les Heures&nbsp;» ouvrent le concert et donnent le ton d&rsquo;un univers déliquescent, impuissant face à la fuite du temps. Le tempo assez lent accentue la sensation d’immobilité encore renforcée par l&rsquo;exceptionnel travail de legato de la chanteuse. Désespérées, à peine susurrées parfois les phrases s’étirent de sons droits, quasi baroques, de finales évanescentes.<br />
Les fleurs cueillies, tressées, fanées filent ensuite la métaphore du <em>tempus fugit</em>.</p>
<p>«&nbsp;Le temps des lilas&nbsp;» , oscillant entre forte et piani, est tout d&rsquo;élans brisés, de faisceaux tendus vers le ciel qui s&rsquo;étiolent brusquement. <strong>Bertrand Chamayou</strong> – comme tout au long du concert –&nbsp;y souligne chaque nuance sans ostentation, dessinant chaque couleur, chaque émotion, d&rsquo;un pinceau fin pour mieux soutenir Barbara Hannigan à la présence intense et grave jusqu&rsquo;aux « Couronnes », où – merveilleuse comédienne – elle dessine la silhouette souriante puis désappointée de cette « fillette aux yeux cernés »&nbsp;qui tresse des guirlandes de fleurs pour un chevalier imaginaire afin de tromper sa solitude.</p>
<p>La délicatesse du piano perlé ajoute à ce moment de magie, qui fleurit plus encore avec la « chanson d&rsquo;Ophélie », pareillement liée aux fleurs, pareillement incarnée. La voix est souveraine, les aigus superbes, la diction soignée et – toujours – la conduite de la phrase musicale tuile chaque syllabe vers l&rsquo;inéluctable destin de l’héroïne sacrifiée. « Oraison » – extrait de « Serres Chaudes »&nbsp;comme un autre hommage au végétal – est presque enchaîné avec la mélodie précédente, comme si nous suivions les flux et reflux de la pensée de cette fillette grandie en Ophélie avant de s&rsquo;évaporer en un spectre dont « la tristesse de la joie semble de l&rsquo;herbe sous la glace ». Ainsi, avec une remarquable élégance, les deux musiciens donnent une dimension intense et poignante à ces mélodies qui deviennent le chemin d&rsquo;une vie.</p>
<p>Le duo a enregistré l&rsquo;an passé la «&nbsp;Chanson Perpétuelle&nbsp;» pour le label Alpha et l&rsquo;interprète magnifiquement avec le soutien du <strong>quatuor</strong> <strong>Belcea</strong>. La richesse des harmonies du quintette, la transparence et la propriété quasi charnelle du son nourrissent la bouleversante interprétation de cette Ophélie séduite et abandonnée.</p>
<p>Après l&rsquo;entracte les musiciens s&rsquo;installent en majesté dans le chœur pour une somptueuse version du <em>quintette avec piano en fa</em> <em>mineur</em> de César Franck. Ils semblent y poursuivre sans paroles ce monologue intérieur qui alterne des moments de tension presque insoutenables, de révolte, de sanglots déchirants sans qu&rsquo;aucun apaisement de vienne soulager l&rsquo;âme tourmentée.</p>
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		<title>Mélodies d&#8217;ailleurs, récital Viviane Hasler et Maren Gamper</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/melodies-dailleurs-recital-viviane-hasler-et-maren-gamper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jun 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Programme sympathique, pour un premier enregistrement de nos deux jeunes interprètes, où quatre de nos grands mélodistes sont associés à un cycle de Wolfgang Rihm, à découvrir. Viviane Hasler est encore peu connue en France (1) puisqu’ayant développé essentiellement sa carrière en Suisse et en Allemagne, depuis une dizaine d’années. Son répertoire est riche, de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Programme sympathique, pour un premier enregistrement de nos deux jeunes interprètes, où quatre de nos grands mélodistes sont associés à un cycle de Wolfgang Rihm, à découvrir. <strong>Viviane Hasler</strong> est encore peu connue en France (1) puisqu’ayant développé essentiellement sa carrière en Suisse et en Allemagne, depuis une dizaine d’années. Son répertoire est riche, de la mélodie à l’opéra avec une prédilection pour les œuvres contemporaines.&nbsp; Avec sa pianiste, <strong>Maren Gamper</strong>, complice depuis ses débuts, elles ont choisi ce programme où les découvertes sont à l’égal des pièces bien connues.</p>
<p>Audacieux pari que de commencer par les six <em>Ariettes oubliées </em>de Debussy, tant elles sont dans toute les oreilles des mélomanes. D’autant plus que le français n’est pas la langue maternelle de notre soprano, Viviane Hasler, dont l&rsquo;intelligence du texte est aussi manifeste que son élocution. Chaque pièce est servie avec art, tant par la voix que par le piano, dans un respect scrupuleux de l’esprit comme de la moindre indication du compositeur. La couleur vocale surprend, dans un premier temps, juvénile au point que la correspondance avec le <em>Noël des enfants</em> paraît une évidence. L&rsquo;émission saura trouver les sonorités appropriées à chaque passage, de la rêverie tendre à la passion violente.</p>
<p>Les mélodies de Chausson sont un régal, où le piano n’est pas sans rappeler celui de Lily Bienvenu, l’oubliée. Car le piano a autant à nous dire que la voix, éloquente et sensible.&nbsp;On se laisse séduire par les mélodies de Cécile Chaminade, malgré la mièvrerie de certains poèmes qu’elle illustre. La belle sensibilité et l’exaltation grandissante de <em>La lune paresseuse</em>, et l’entrain de la <em>Villanelle </em>sont à retenir. Quant aux cinq mélodies de Reynaldo Hahn, c’est un constant régal, depuis <em>A Chloris</em> jusqu’à <em>L’heure exquise. </em>La délicatesse, l’émotion, la sensualité, la plénitude sereine (<em>Si mes vers avaient des ailes</em>) sont au rendez-vous d’une interprétation généreuse.</p>
<p>On connaît Wolfgang Rihm pour son abondante production, depuis son premier opéra, <em>Jakob Lenz</em> (2). Les trois chansons d’Ophélie (<em>Ophelia sings</em>), sur le texte original de Shakespeare, écrites en 2012, sont une heureuse découverte. &nbsp;Si on pouvait redouter d’un compositeur lié à l’avant-garde de Donaueschingen une écriture abstraite, dépouillée à la Webern, ces trois pages fascinantes, d’une rare exigence technique et expressive, méritent d’être dégustées avec bonheur. Le compositeur traduit à merveille la rêverie comme la versatilité des états d’âme de l’héroïne : elle se survit dans la folie, qui lui dicte ces chansons où le pur amour se mêle de sous-entendus, avec son obsession du mal. Brahms (3) s’était déjà laissé séduire par ces textes d’une force inhabituelle. La voix de Viviane Hasler s’y révèle d’une richesse peu commune : la palette est large, la dynamique extrême, l’émission magistrale, assortie des couleurs les plus variées. A dessein, plutôt que de nous les proposer groupées, la chanteuse nous les offre en guise de ponctuation entre les quatre compositeurs du tournant du XXe siècle, de manière à en faire ressortir la modernité, comme les ruptures ou la continuité. L’écriture de Rihm s’accorde fort bien au voisinage de ses lointains prédécesseurs, et cette association-confrontation nous fait écouter Chausson, Chaminade et Hahn d’une toute autre oreille. La maturité vocale et musicale épanouie, un piano aussi juste, ample et libre que complice, que demander de plus ?</p>
<p>Manifestement le CD, réalisé avec le concours de la ville de Lucerne, est avant tout destiné aux publics alemaniques, germanophones, puisque la brochure d’accompagnement est rédigée en allemand, avec traduction anglaise, ce qui n’en amoindrit pas l’intérêt. Bien entendu les textes chantés sont édités dans leur versions originales avec leur traduction allemande.</p>
<pre>(1) Ne pas la confondre avec Floriane Hasler, mezzo, dont la carrière est également en pleine ascension.&nbsp;
(2) Suivi de sept autres ouvrages lyriques, et de nombre de mélodies comme de pièces faisant appel à la voix.&nbsp;
(3) Après Berlioz, puis Ambroise Thomas, suivis d’une dizaine d’autres, moins connus.</pre>
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		<title>Concert Philippe Jordan &#8211; Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-philippe-jordan-paris-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En remplacement de la cheffe Dalia Stasevska en congé de maternité, Philippe Jordan a pris les rênes de l’Orchestre national de France en ce samedi d’octobre. Le chef suisse a quelque peu modifié un programme initialement dédié aux femmes compositrices ou héroïnes avec Lili Boulanger, mais aussi la suite lyrique de  Carmen de Bizet. La &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En remplacement de la cheffe Dalia Stasevska en congé de maternité, <strong>Philippe Jordan</strong> a pris les rênes de l’Orchestre national de France en ce samedi d’octobre. Le chef suisse a quelque peu modifié un programme initialement dédié aux femmes compositrices ou héroïnes avec Lili Boulanger, mais aussi la suite lyrique de  <em>Carmen</em> de Bizet. La mezzo <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong> est restée dans la distribution d’une soirée dédiée désormais aux mirages et miroitements de la Mer. Le public parisien ainsi que les auditeurs de France Musique n’ont pas regretté ce changement puisqu’ils ont eu le plaisir d’entendre un orchestre brillamment engagé pour Debussy, Chausson, un Mendelssohn diablement passionnant sous la baguette de Philippe Jordan et les Quatre Interludes de Benjamin Britten. Concert magistral d’une durée idéale : 1h50 (entracte de 20 mn compris). Il faut préciser que Philippe Jordan n’a pas ménagé son bilan carbone pour sauver le concert du samedi soir donné en direct sur France Musique. On lui pardonne car en répétition à Paris, il lui fallait cependant retourner diriger Puccini entre deux à l’Opéra de Vienne dont il est le directeur musical.</p>
<p>Pour peindre « les décors successifs à travers lesquels se meuvent les désirs et les rêves du Faune » (Debussy), le chef bien aidé de solistes de premier plan, dont la flûte nuancée de la brillante Silvia Careddu, a privilégié l’équilibre des proportions d’une partition au panthéisme néo-grec (avec ses cymbales antiques), ne mettant pas trop en exergue les faits compositionnels trop souvent donnés comme autant d’instants jetés à tous les vents du moderne. Avec sa gestique élégante et enveloppante, Philippe Jordan a donc préféré la beauté des lignes, soutenue par un art consommé des variations rythmiques.</p>
<p>La fascination sensuelle était aussi au rendez-vous avec le « Poème de l’amour et de la mer » d’Ernest Chausson. C’est la première apparition de Stéphanie d’Oustrac dans ce chef-d’œuvre lyrique et vénéneux, avec cette entrée à son répertoire, à l’occasion de ses retrouvailles avec l’ancien directeur musical de l’Opéra de Paris (qui nous avait offert un superbe « Roi Arthus » en 2015 du même Chausson). Si l’œuvre se révèle un peu ennuyeuse quand elle est donnée dans sa version avec voix et piano, elle se fait envoûtante quand l’accompagnement orchestral et la voix transcendent les médiocres poèmes de Maurice Bouchon. Avec sa ligne vocale ductile, sa technique soignée évitant la wagnérisation, sa diction parfaite et une expressivité à la palette riche donnant son poids et tout son sens au texte, la chanteuse – fine liane sombre très engagée scéniquement – nous ravit. Elle est bien servie il est vrai par un orchestre voué à l’équilibre dynamique, aux contrastes fondus et aux couleurs irisées, offrant une texture faite de lumières et d’ombres. Sortilèges de la flûte dans « La Fleur des eaux », puis pour « La Mort de l’amour », vite soutenue par les bois, entrée de solistes magnifiques (dont la clarinette de Patrick Messina, le violoncelle de Raphaël Perraud ou le violon de Luc Héry), pupitres aux interventions artistes, tous concourent, dans un assombrissement progressif, à créer un drame bouleversant.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1000006605-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1697578169426" />© DR</pre>
<p>Œuvre rare au concert ensuite, cette suite « Mer calme et heureux voyage » de Mendelssohn retrouve toutes les vertus romantiques, entre orages et effusion. Cette pièce comme imprégnée ici d’une influence toute beethovénienne sous la baguette du chef suisse nous passionne avec un orchestre électrique, incisif, toujours très engagé. Une vraie réussite – pour un compositeur souvent traité de manière soporifique. Les « Four Sea interludes », extraits de l’opéra <em>Peter Grimes</em> de Benjamin Britten, brillent tel un diamant noir dans la splendide interprétation qui nous est ici donnée, l’effectif de la phalange se faisant beaucoup plus lourd. Du prélude de l’opéra si évocateur avec son atmosphère menaçante, sa cantilène faussement tranquille troublée par les cuivres, aux autres épisodes à l’orchestration toujours luxuriante et raffinée (on ne se lasse pas de la harpe et des bois après les traits staccatos des cordes, les avertissements des cors, entre nombreux autres fascinants événements musicaux) le chemin fatal jusqu’à la tempête emporte tout. Talents et haute vision se sont rencontrés pour susciter notre plaisir et notre admiration. Rien de tel que ces soirées d&rsquo;exception pour toucher au sublime, celui-là même théorisé par Burke. Grâce en soit rendue à un des meilleurs orchestres dirigé par un des plus grands chefs de la scène internationale.</p>
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		<title>Récital Natalie Dessay &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-natalie-dessay-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 06:57:37 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=132133</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis qu’elle a fait ses adieux à l’opéra voici une dizaine d’années, Natalie Dessay a mis un point d’honneur à diversifier ses activités. Avec un certain goût pour l’éclectisme, elle a abordé le jazz sous la houlette de Michel Legrand, la comédie musicale -notamment avec Les Parapluies de Cherbourg au Châtelet, la chanson en s’appropriant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis qu’elle a fait ses adieux à l’opéra voici une dizaine d’années, <strong>Natalie Dessay</strong> a mis un point d’honneur à diversifier ses activités. Avec un certain goût pour l’éclectisme, elle a abordé le jazz sous la houlette de Michel Legrand, la comédie musicale -notamment avec <em>Les Parapluies de Cherbourg</em> au Châtelet, la chanson en s’appropriant le répertoire solide de Claude Nougaro et surtout le théâtre où elle s’est illustrée dans des ouvrages exigeants avec une forte présence et un indéniable talent de comédienne, notamment <em>Und </em>de Howard Barker où, seule en scène, elle portait le spectacle sur ses épaules et <em>La Légende d’une vie</em> de Stefan Zweig où elle donnait la réplique à Macha Meril. Aujourd’hui la voilà qui revient vers le classique avec un récital qu’elle promène dans toute la France et qui s’inscrit dans l’air du temps puisqu’il est dédié aux femmes. Le programme astucieusement construit, s’articule en deux parties. La première, est consacrée aux compositrices d’outre-Rhin dont le talent n’a pu s’épanouir dans l’ombre de leur célèbre compagnon comme Clara Schumann, ou de leur frère comme Fanny Hensel-Mendelssohn ou qui ont dû renoncer à l’exercer à la demande de leur époux comme Alma Mahler. La seconde partie, propose une galerie de portraits d’héroïnes, victimes du comportement des hommes, qui peuplent les mélodies et les opéras du répertoire français. La ferveur du public du Théâtre des Champs-Élysées venu nombreux pour l’applaudir montre que la cantatrice n’a pas été oubliée par les amateurs d’art lyrique.</p>
<p>Très élégante dans une robe noire, courte et évasée, La soprano aborde le premier lied avec prudence, et une certaine retenue qui convient particulièrement aux pages plaintives et douloureuses de Fanny Hensen-Mendelssohn dont la carrière a été sérieusement bridée par son père et son frère qui, déclarant qu’elle n’avait jamais souhaité devenir compositeur, ajoutait « Elle est trop femme pour cela [sic] ». Puis la voix s’échauffe peu à peu et s’épanouit pleinement dans les lieder plus aboutis de Clara Schumann qui exaltent l’amour romantique et serein. Ceux qui redoutaient d’assister aux derniers feux d’une chanteuse finissante auront été rassurés. Natalie Dessay est encore en pleine possession de ses moyens, aucun vibrato intempestif n’affecte sa ligne de chant, le timbre lumineux et limpide a conservé ses sonorités juvéniles, le medium s’est étoffé et le registre grave a gagné en largeur. Seuls un ou deux aigus <em>forte </em>légèrement détimbrés en seconde partie pourraient trahir le passage des ans. L’ensemble de ces mélodies mettent en valeur la musicalité et l’intelligence de la cantatrice dont le talent de diseuse rend justice aux poèmes qui les ont inspirées. Ni les textes ni leur traduction ne figurant dans le programme de salle, pas plus que les surtitres durant le concert, Natalie Dessay pallie cette lacune en présentant elle-même, non sans malice, les pages qu’elle interprète pour le plus grand bonheur des spectateurs. La première partie s’achève avec trois lieder d’Alma Mahler et leurs grandes envolées lyriques qu’elle exalte avec une voix radieuse, non dépourvue de sensualité</p>
<p>Après l’entracte la chanteuse paraît dans un ensemble rouge et noir tout à fait seyant et nous offre une « Chanson perpétuelle »&nbsp;particulièrement émouvante suivie de « La Dame de Monte-Carlo », cheval de bataille des sopranos coloratures, dont elle fait une véritable scène de théâtre et qu’elle conclut par une note longuement tenue qui s’éteint doucement comme le personnage qui se noie dans la mer, déchaînant l’enthousiasme du public. Sans transition, la «&nbsp;vieille&nbsp;» héroïne de Poulenc se change en jeune fille au timbre pur et diaphane pour incarner l’énigmatique Mélisande peignant ses cheveux. Suivent une interprétation personnelle mais tout à fait émouvante de l’air de Chimène «&nbsp;Pleurez mes yeux&nbsp;» que Dessay dit avoir rêvé de chanter depuis le conservatoire tout en soulignant qu’il n’est pas pour elle et un air des bijoux ébouriffant avec ses vocalises agiles et précises qui évoquent les fastes de ses grandes années. «&nbsp;C’est un hommage à Hergé&nbsp;» (né un 22 mai), précise-t-elle avec humour.</p>
<p>Tout au long de la soirée la complicité qui unit la chanteuse et son pianiste depuis des années fait merveille. <strong>Philippe Cassard</strong> offre à sa partenaire un accompagnement raffiné et respectueux des ouvrages qu’il interprète. La délicatesse de son toucher dans les lieder de Fanny Hensel-Mendelssohn ainsi que dans l’élégie de Massenet contraste avec les tourments de Chimène ou les effusions romantiques de la romance en la mineur de Clara Schumann que la musicienne avait dédiée à Brahms. En bis, l’air d’entrée de la Comtesse des <em>Noces de Figaro</em> interprété avec sensibilité et retenue conclut la soirée dans une ambiance chargée de nostalgie.</p>
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		<title>CHAUSSON, Le Roi Arthus — Erl</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-roi-arthus-erl-entre-shakespeare-et-wagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jul 2022 14:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le passé est-il la nouveauté ? Quand un metteur en scène respecte le texte, les personnages et la dramaturgie, comme le fait ce soir la metteuse en scène Rodula Gaitanou, que l’on se sent bien ! Non pas qu’il faille rejeter toutes les transpositions, certaines sont fort bien venues. Mais ce soir, on retrouve avec bonheur l’esprit &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le passé est-il la nouveauté ? Quand un metteur en scène respecte le texte, les personnages et la dramaturgie, comme le fait ce soir la metteuse en scène <strong>Rodula Gaitanou</strong>, que l’on se sent bien ! Non pas qu’il faille rejeter toutes les transpositions, certaines sont fort bien venues. Mais ce soir, on retrouve avec bonheur l’esprit de Jean Vilar et de Guy Rétoré. Ringard, me direz-vous ? Les soldats ont des lances faites de manches à balais, les méchants ont l’air de vrais méchants, et les gentils de vrais gentils. Les costumes de <strong>takis</strong> sont uniformément gris, usés et salis où il faut et comme il faut, sauf Genièvre et sa longue chevelure rousse, et Merlin tout de blanc vêtu. Quant au praticable, également du talentueux <strong>takis</strong>, il est tout à fait années 60, mais quelle efficacité dans ce cercle éclairé par <strong>Simon Corder</strong>, qui enserre les personnages, et les tient prisonniers jusqu’à la mort. Donc rien de bien nouveau dans tout cela, sinon une redoutable efficacité. C’est du vrai théâtre, une mise en perspective et en abîme par des moyens artificiels, par une évocation d’une réalité historique recréée, par une imagerie restructurée à l’aune de notre propre imagination collective.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/10_knig-arthus_tiroler-festspiele-erl_xiomara-bender_42_52235751404_ocorr.jpg?itok=m4Wgr5RO" width="468" /><br />
	© Foto Xiomara Bender</p>
<p>Mais il faut convenir que l’œuvre s’y prête tout particulièrement. La publicité du festival d’Erl mise sur une œuvre wagnériste : c’est Chausson reconnu au sein du « Bayreuth autrichien ». Et c’est bien connu, Chausson, qui est allé plusieurs années de suite à Bayreuth, était un grand admirateur de Wagner. Des impressions, pour ne pas dire des citations, rappellent notamment <em>Parsifal</em>, <em>Tristan et Yseut</em> (quant à <em>La Walkyrie</em> on en retrouve l’idée scénique avec le cercle de feu final)<em>. </em>Mais dans le même temps, on ne peut pas ignorer tout ce que la musique de film a emprunté aux compositeurs français, et l’on ne peut entendre les cuivres retentissants sans penser aux reconstitutions historiques hollywoodiennes des années 50 : l’ombre de Robert Taylor plane sur la représentation.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/14_knig-arthus_tiroler-festspiele-erl_xiomara-bender_60_52235959390_ocorr.jpg?itok=YFm2CIEh" width="468" /><br />
	© Foto Xiomara Bender</p>
<p>L’autre grande qualité de la création de cette nouvelle production est sa grande unité de ton. Le jeu des chanteurs y est strictement contrôlé, le moindre geste, la moindre intonation ont leur raison d’être, c’est vraiment l’union intime du théâtre joué et du théâtre chanté. Quand des interprètes se donnent à fond dans ce jeu d’illusion, alors c’est le bonheur complet, et la troupe réunie ce soir y réussit brillamment. La distribution est dominée par <strong>Aaron Cawley</strong> (Lancelot), dont Yvan Beuvard vient de saluer la récente performance dans le rôle d’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-dame-de-pique-avignon-un-monde-en-phase-terminale">Hermann de <em>La Dame de Pique</em> à Avignon</a>. On le retrouve ce soir en très grande forme : la puissance de sa voix est impressionnante, son endurance à l’avenant, sa prononciation du français et sa capacité à varier les registres jusqu’à la plus grande douceur, en font un ténor héroïque avec lequel il va falloir compter. À ses côtés, <strong>Anna Gabler</strong>, habituée des œuvres wagnériennes, chante une Genièvre tout en finesse, avec bien sûr quelques éclats, mais aussi en parfaite adéquation avec le jeu de ses partenaires. Même la scène de son suicide (elle se pend à l’aide de sa longue chevelure) passe ici en douceur, devenant ainsi presque plausible. Le roi Arthus de <strong>Domen Križaj</strong>, plein de tact et d’émotion comme toute la mise en scène, assure de sa voix forte et posée l’équilibre général. On ne peut citer tous les autres chanteurs, qui concourent au haut niveau de cette représentation, avec une mention spéciale pour le Merlin de<strong> Kabelo Lebyana </strong>et pour le fidèle écuyer Lyonnel d’<strong>Andrew Bidlack</strong>. Les chœurs sont excellents, de même que l’orchestre, mené de main de maître par le chef <strong>Karsten Januschke</strong> qui a su retrouver les plus belles sonorités de la partition de Chausson.<br />
	Une magnifique représentation, en tous points exemplaire, saluée par un triomphe public particulièrement mérité.</p>
<p>	Signalons que la production, prévue à l’origine dans le Festspielhaus, a été déplacée au <em>Passionsspielhaus </em>du fait de la reprogrammation à de nouvelles dates de <em>Bianca e Falliero</em>, la lourdeur des dispositifs scéniques ne permettant pas de programmer dans le Festspielhaus les deux œuvres deux jours de suite.</p>
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