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	<title>La Mort de Cléopâtre - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>La Mort de Cléopâtre - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Best of 2019</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 18:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.    Janvier 2019 Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350e année &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que 2019 égrène ses dernières heures, retour mois par mois sur une année riche en anniversaires. L’occasion de se remémorer ses grands événements musicaux et les articles les plus plébiscités par nos lecteurs.</strong></p>
<hr />
<p> </p>
<p><strong> Janvier 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/opera_bastille_christian_leiber.jpg?itok=hql7AXYu" style="width: 150px; height: 97px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Avec deux productions polémiques et les premières suppositions concernant son nouveau directeur, l’Opéra de Paris inaugure sa 350<sup>e</sup> année avec fracas. Le retour sur scène des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-troyens-paris-bastille-un-cheval-nomme-enee"><em>Troyens</em>, revus et corrigés par Dmitri Tcherniakov et dirigés par Philippe Jordan</a>, ne s’est pas contenté des huées du soir de la première : il a ébranlé durant tout le mois de janvier la lyricosphère qui a adoré le détester. Sans déchaîner autant les passions, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-primo-omicidio-paris-garnier-double-homicide-au-palais-garnier"><em>Primo omicidio</em> de Scarlatti à la sauce Castellucci </a>a lui aussi provoqué son lot de réactions mitigées. Un début d’année chargé aussi bien à Garnier qu’à Bastille – dont le bâtiment fêtait sa trentième année d’existence –, bientôt suivi par le feuilleton à rebondissements de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/alexander-neef-dirigera-lopera-national-de-paris-des-2021">nomination d’Alexander Neef</a>.<br />
	Un vieux monsieur de 350 ans, l’Opéra de Paris ?</p>
<p><strong>Février 2019</strong></p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmannrach_0.jpg?itok=ZoKbJxb6" style="width: 120px; height: 145px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /></a>Si le mois de février a vu sur scène les très rares <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-finta-pazza-dijon-ecouter-et-jubiler-avec-le-theatre"><em>Finta pazza</em></a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-divisione-del-mondo-strasbourg-olympe-ton-univers-impitoyable"><em>Divisione del mondo</em></a>, ou encore les récitals remarqués de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-yusif-eyvazov-paris-gaveau-eyvazov-enflamme-gaveau">Yusif Eyvazov</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-vivica-genaux-poissy-le-terminus-est-encore-loin">Vivica Genaux</a>, ce ne sont pas les spectacles qui ont le plus retenu l’attention des lecteurs de notre site. Ils passeraient presque inaperçus alors que Jonas Kaufmann domine l’actualité avec deux brèves en quelques jours, annonçant <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-apres-lacte-ii-lacte-iii">l’acte III de <em>Tristan</em> pour 2020</a> et faisant entendre sa <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">maîtrise de la voix de tête dans la Barcarolle </a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-enfin-dans-les-contes-dhoffmann">des <em>Contes d’Hoffmann</em></a> ! A ses côtés, les espoirs d’entendre <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-a-bordeaux-la-saison-prochaine">Anna Netrebko à Bordeaux</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-adriana-lecouvreur-a-paris-en-2020">à Paris</a>, les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/edita-gruberova-adieux-a-lucia">adieux d’Edita Gruberova à Lucia</a> et les diverses <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/une-annulation-de-plus-pour-bryan-hymel">annulations de Bryan Hymel </a>: l’actualité lyrique revêt bien des formes, et ne se limite décidément pas à des comptes rendus et à des interviews.<br />
	La preuve – s’il en fallait une – qu’à l’opéra le spectacle n’est pas seulement dans la salle…</p>
<p><strong>Mars 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/javier_camarena_tonio_met_marty_sohl.jpg?itok=02t3lgJ8" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Que de ténors pour un seul mois ! Et quels ténors ! Mars guette fébrilement la présence de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-chantera-chantera-pas-dans-la-forza">Jonas Kaufmann dans <em>La Forza del destino </em></a>à Londres et s’inquiète pour sa santé ; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/bonne-nouvelle-pour-les-fans-dalagna">Roberto Alagna montre des signes de fatigue dans <em>Otello</em></a> à Bastille et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Aleksandrs Antonenko se voit contraint de renoncer à Samson à New York</a>… Chanter chaque jour à l’opéra ? « <em>Mais le gosier le plus flexible / Ne peut résister à cela !</em> » nous rappelle Saint-Phar dans <em>Le Postillon de Lonjumeau</em>. Tout auréolé de gloire, le ténor n’en est pas moins un homme : notre empathie et notre bienveillance devraient être à la hauteur de l’admiration que nous leur portons. Heureusement, de belles nouvelles viennent aussi parsemer le mois : le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/en-direct-du-met-camarena-dechaine-les-foules">triomphe de Javier Camarena</a> en Tonio au Metropolitan, le retour sur cette même scène de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-retour-au-met-a-65-ans">Gregory Kunde après douze ans d’absence</a>, et même un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/carnet-rose-jonas-kaufmann-est-papa">nouveau-né dans la famille Kaufmann</a> !<br />
	Décidément… <em>On ne peut pas résister à un ut !</em></p>
<p><strong>Avril 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/postillon_de_lonjumeau_stefan_brion.jpg?itok=7u4ZlsuN" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" /> Avril voit la France sous le coup de l’émotion après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, nous rappelant que les chefs-d’œuvre du passé eux aussi sont fragiles et en péril. Un rappel également qu’il convient de saisir la beauté lorsqu’elle nous vient : une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/semiramide-feu-dartifices"><em>Semiramide</em> fabuleuse enregistrée par Mark Elder</a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-postillon-de-lonjumeau-paris-favart-le-prix-du-contre-re">retour du <em>Postillon de Lonjumeau</em> salle Favart</a>, une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-damnation-de-faust-strasbourg-damour-lardente-larme"><em>Damnation de Faust</em> à l’affiche éblouissante</a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/manon-bordeaux-benjamin-bernheim-le-chevalier-supreme">duo Bernheim et Sierra à Bordeaux</a>, un premier <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/manon-massenet-paris-tce-nest-ce-plus-manon">des Grieux superlatif pour Juan Diego Flórez</a>, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/passion-selon-saint-jean-bwv-245-bach-paris-philharmonie-in-persona-christie">Reinoud van Mechelen stupéfiant d’émotion en Evangéliste</a>… Avril est le triomphe de la voix, qui vient mettre un peu de baume au cœur des auditeurs.<br /><em>Pour mieux sécher mes pleurs, que ta voix parle encore…</em></p>
<p><strong>Mai 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/logocarre_0.jpg?itok=Cuz-Tv1b" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />C’est en mai 1999 que Camille De Rijck inaugurait un site qui, s’il a évolué par sa forme au gré des mutations d’internet, demeure un repère favori des lyricomanes. Riche de multiples métamorphoses et de rédacteurs passionnés qui ont donné de leur temps et de leur plume tout au long de ces deux décennies d’existence ; riche de comptes-rendus, brèves et dossiers en tous genres ; riche enfin de lecteurs qui permettent à Forum Opéra de poursuivre son chemin avec toujours plus de succès. Un grand merci à tous !<br /><em>Nous n’avons encore que vingt ans</em>… mais sommes prêts à continuer vingt ans de plus ! La preuve ? Nos rédacteurs n&rsquo;ont pas cessé de parcourir l’Europe : une belle <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-walkure-naples-la-walkyrie-ou-la-metamorphose"><em>Walkyrie</em> napolitaine</a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/andrea-chenier-londres-roh-voix-grand-format">Chénier londonien de Roberto Alagna</a>, une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-frau-ohne-schatten-vienne-staatsoper-incontournable-nina-stemme"><em>Femme sans ombre </em>viennoise</a> à la formidable distribution ou un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-berlin-deutsche-oper-noir-cest-noir"><em>Vaisseau fantôme</em> berlinois</a>… L’aventure se poursuit !</p>
<p><strong>Juin 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jacques_offenbach_andre_gill.jpg?itok=4S6CKLCL" style="width: 120px; height: 118px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" />Il n’en est pas fini des anniversaires pour 2019, loin de là : un 20 juin il y a 200 ans naissait notre Jacques Offenbach national… à Cologne ! L’occasion de (ré)entendre les chefs d’œuvre du roi de l’opérette mais aussi des raretés : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage"><em>Les voyages de MM. Dunanan père et fils</em></a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/maitre-peronilla-paris-tce-paris-plus-fin-que-bouffe"><em>Maître Peronilla</em></a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/pomme-dapi-montpellier-festival-a-croquer"><em>Pomme d’Api</em></a>, ou encore le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/madame-favart-paris-favart-retour-au-bercail-reussi">retour de <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique</a> ont réjoui les oreilles des auditeurs en ce bicentenaire. Autant de bulles de champagne distillées tout au long de l’année, accompagnées d’un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dossier/le-roi-offenbach-bach-que-lon-fete">dossier consacré au compositeur</a> mettant en lumière son goût éclectique pour la légèreté et le sérieux, le burlesque et l’héroïque, la tradition et la parodie, et toutes les formes d’entre-deux.<br />
	Un anniversaire dignement fêté, mais assombri par la<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-franco-zeffirelli"> disparition de Franco Zeffirelli</a>, metteur en scène de légende dont les productions n’ont pas fini d’occuper la scène.</p>
<p><strong>Juillet 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/guillaume-tell_philippe_gromelle.jpg?itok=a8V5b_uR" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />L’été revient comme chaque année avec son lot de festivals, dont certains sortent l’opéra de la salle de concert – et de son confort. Un décor enchanteur ne suffit certes pas à adoucir les exigences du public, ce dont le festival d’Aix-en-Provence a fait les frais avec un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/requiem-aix-en-provence-extinction-du-spectacle-vivant"><em>Requiem</em> de Mozart</a> et une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/tosca-aix-en-provence-mort-et-naissance-dune-diva"><em>Tosca</em></a> dont les mises en scène ont provoqué des critiques véhémentes. Mais l’extérieur et le ciel étoilé ont évidemment leur magie, comme en témoignent un très beau <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/guillaume-tell-orange-un-enchantement-sous-les-etoiles"><em>Guillaume Tell</em> à Orange</a>, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/rigoletto-bregenz-ris-donc-paillasse"><em>Rigoletto</em> à Bregenz</a> avec sa marionnette monumentale, ou encore des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-nozze-di-figaro-grenade-noces-dans-les-jardins-despagne"><em>Noces de Figaro</em> au cœur des jardins de l’Alhambra</a>. Difficile malgré tout d’éviter les caprices météorologiques, comme lorsque <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-beaune-rameau-sous-lorage">l’orage s’invite au milieu des <em>Indes Galantes</em></a> : en juillet, la nature reprend ses droits sur l’opéra !</p>
<p><strong>Août 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hector_berlioz_etienne_carjat.jpeg?itok=NYrJYzIp" style="width: 100px; height: 146px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Dans la série des anniversaires – on vous l’avait dit, 2019 fut une année festive ! – citons également les 150 ans de la mort d’Hector Berlioz. Si les hommages ont été nombreux, le mois d’août a connu deux soirées mémorables – un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/benvenuto-cellini-la-cote-saint-andre-les-metaux-ces-fleurs-souterraines"><em>Benvenuto Cellini</em> dirigé par John Eliot Gardiner</a> offrant une leçon de chant berliozien en la personne de Michael Spyres, et un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/romeo-et-juliette-la-cote-saint-andre-un-romeo-russe-chez-hector"><em>Roméo et Juliette</em> sous la baguette inspirée de Valery Gergiev</a> – ainsi que la parution d’une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/la-damnation-de-faust-jardin-anglais-a-la-francaise"><em>Damnation de Faust</em> dirigée par Simon Rattle</a> et d’une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/berlioz-la-mort-de-cleopatre-une-torche-sallume"><em>Mort de Cléopâtre</em> où éclot le talent de Lucile Richardot</a>. Un mois faste donc, qui offre plusieurs versions de référence à la discographie.<br />
	« <em>Mais révère en ton cœur et garde en ta mémoire / Et d’Enée et d’Hector les exemples de gloire</em> » écrivait Berlioz : les artistes étrangers rendent en tout cas un bel hommage à un génie français en attendant, qui sait, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/berlioz-au-pantheon-oui-mais-pourquoi-pas-offenbach">son entrée au Panthéon</a> ?</p>
<p><strong>Septembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/traviata_stone_charles_duprat.jpg?itok=2kcXcied" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Tout pluriséculaire qu’il est, l’opéra n’a pas oublié en ce mois de septembre de plonger à pieds joints dans la modernité. Avec une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-traviata-paris-garnier-violetta-sur-les-reseaux-sociaux"><em>Traviata</em> à l’ère des réseaux sociaux</a>, des<em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide">Indes Galantes</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-indes-galantes-paris-bastille-rameau-dans-lere-du-vide"> à la sauce voguing</a>, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette"><em>Don Carlos</em> en hôpital psychiatrique</a> et un<em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui">Idoménée</a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/idomeneo-francfort-mozart-a-la-sauce-daujourdhui"> transposé comme il se doit</a>, les metteurs en scène nous rappellent – s’il en était besoin – à quel point l’opéra peut être brûlant d’actualité et miroir de notre temps. Que cela plaise ou déplaise, l’art lyrique ne semble pas avoir épuisé l’intérêt que les metteurs en scène lui portent – et c’est au moins une bonne nouvelle. Mais il se révèle aussi de son temps lorsqu’il est frappé par les débats qui agitent le monde contemporain, tels que les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-new-york-cest-fini">accusations portées à l’encontre de Placido Domingo</a>, entraînant le chanteur à renoncer à se produire sur le sol américain dans <em>Macbeth</em>. L’opéra, un art définitivement 2.0.</p>
<p><strong>Octobre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jessye-norman_c.-friedman.jpg?itok=EOddCDgf" style="width: 150px; height: 98px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />Il est des mois où le sort semble s’acharner : octobre est de ceux-là, voyant disparaître trois grands noms de la scène lyrique. Le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/jessye-la-consolatrice">décès de Jessye Norman</a> a ému la planète comme rarement lorsqu’une grande voix s’éteint. De la Marseillaise, la mort de Didon, les gospels enflammés ou son Elisabeth chez Wagner, chacun choisira sa madeleine. Nous ont quittés également<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-rolando-panerai"> Rolando Panerai</a> – formidable Taddeo au disque auprès de l’Italienne de Teresa Berganza – et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/marcello-giordani-le-colosse-aux-pieds-dargile">Marcello Giordani</a>, ténor aux moyens éblouissants.<br />
	C’est sans conteste toujours une grande tristesse de perdre ces figures qui, au fil des concerts et des enregistrements, ont accompagné d’une manière ou d’une autre des moments de notre vie. Octobre fut donc, en quelque sorte, le mois des souvenirs et du temps qui passe.</p>
<p><strong>Novembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/prince_igor.jpg?itok=w3kIiMvP" style="width: 150px; height: 100px; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;" />En moins d’une semaine, l’actualité de notre site s’est trouvée bousculée par deux spectacles aux propositions dramaturgiques diamétralement opposées, et qui ont déchaîné les passions des lecteurs. D’un côté des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-paris-tce-strehler-bis"><em>Noces de Figaro</em> vues par le cinéaste James Gray</a>, partisanes d’un classicisme et d’une tradition comme on n’en voit plus guère sur nos scènes ; de l’autre un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/le-prince-igor-paris-bastille-fais-moi-mal-barrie"><em>Prince Igor</em> par Barrie Kosky</a>, résolument ancré dans le monde contemporain et assumant un propos politique. Nous voici à une époque charnière pour les metteurs en scène, mus par leur désir de réinvention mais se heurtant aux résistances d’une partie du public. Si la question n’est pas tout à fait nouvelle, le hasard de la programmation des scènes parisiennes a pourtant fait surgir à cette occasion un débat d’une rare violence sur notre forum.<br />
	Après <em>prima la musica</em> ou <em>prime le parole</em> et après la querelle des Bouffons, peut-être la mise en scène sera-t-elle le sujet de la nouvelle grande querelle de l’opéra ?</p>
<p><strong>Décembre 2019</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1_fortunio_dr_stefan_brion_0.jpg?itok=FbpkYhxP" style="width: 150px; height: 100px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="© Stefan Brion" />Grèves obligent, la vie musicale s’est vue perturbée et ralentie en ce mois de décembre. Annulations en série – notamment à l’Opéra de Paris –, salles moins remplies, inquiétudes et attente ont été le lot de cette fin d’année, assombrie également par le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-peter-schreier-levangeliste-sest-tu">décès du ténor Peter Schreier</a>, fervent interprète de Bach aussi bien que de Mozart et de Lieder.</p>
<p>Heureusement, de magnifiques spectacles viennent illuminer ces temps troublés : un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/fortunio-paris-favart-beau-ainsi-quune-promesse"><em>Fortunio </em>plein de poésie</a> à l’Opéra Comique, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-pirata-madrid-la-came-du-lyricomane"><em>Pirata </em>à Madrid</a> au casting éblouissant, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-tote-stadt-munich-jonas-kaufmann-nouvelle-etape-nouveau-triomphe">triomphe de Jonas Kaufmann</a> dans <em>Die tote Stadt</em> à Munich… Quant aux malheureux lyricomanes immobilisés loin des salles de concert, ils ont pu se consoler en retrouvant, au DVD, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/die-entfuhrung-aus-dem-serail-on-refait-tout-comme-avant"><em>L’Enlèvement au sérail</em> mythique de Giorgio Strehler</a> et en lisant les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/livre/maria-callas-lettres-et-memoires-chere-madame-callas-chere-maria">lettres de Maria Callas rassemblées par Tom Volf</a>.</p>
<p> </p>
<p>En attendant de voir ce que l’année 2020 nous réserve, belle fin d’année à tous !</p>
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		<title>Histoires d&#8217;opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/histoires-dopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 05:20:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Faits et personnages historiques ont inspiré de nombreux livrets d&#8217;opéra. Le succès aidant, la fiction a pris parfois le pas sur la réalité. Ce dossier veut rétablir la vérité, rien que la vérité, nous le jurons. Pourquoi « Vittoria ! » dans Tosca ? par Jean Michel Pennetier (Puccini, Tosca) Maometto II, un sultan peu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faits et personnages historiques ont inspiré de nombreux livrets d&rsquo;opéra. Le succès aidant, la fiction a pris parfois le pas sur la réalité. Ce dossier veut rétablir la vérité, rien que la vérité, nous le jurons.</strong></p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/pourquoi-vittoria-dans-tosca"><strong>Pourquoi « Vittoria ! » dans <em>Tosca</em> ?</strong></a> par Jean Michel Pennetier (Puccini, <em>Tosca</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/maometto-ii-un-sultan-peu-rossinien"><strong>Maometto II, un sultan peu rossinien</strong></a> par Cédric Manuel (Rossini, <em>Maometto II</em>)</p>
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<p><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/andrea-chenier-il-na-pas-ete-soldat">Andrea Chénier, il n&rsquo;a pas été soldat</a></strong> par Cédric Manuel (Giordano, <em>Andrea Chénier</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/aida-servante-de-ramses-iii"><strong>Aïda, servante de Ramsès III ?</strong></a> par Jean-Marcel Humbert (Verdi, <em>Aida</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/gustave-iii-lautre-fantome-de-lopera"><strong>Gustave III, l&rsquo;autre fantôme de l&rsquo;opéra</strong></a> par Cédric Manuel (Verdi, <em>Un ballo in maschera</em> ; Auber, <em>Gustave III ou Le bal masqué</em>)</p>
</li>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/don-carlos-le-vrai"><strong>Don Carlos, le vrai</strong></a> par Roselyne Bachelot (Verdi, <em>Don Carlos</em>)</p>
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<p><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cleopatre-la-premiere-femme-libre">Cléopâtre, la première femme libre ?</a></strong> par Jean-Marcel Humbert (Haendel, <em>Giulio Cesare</em>, entre autres)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/attila-une-mauvaise-reputation-justifiee"><strong>Attila, une mauvaise réputation justifiée</strong></a> par Cédric Manuel (Verdi, Attila)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/xerxes-ses-amours-ses-batailles-et-son-gros-platane"><strong>Xerxès, ses amours, ses batailles et son gros platane</strong></a> par Guillaume Saintagne (Haendel,<em> Serse</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/salome-la-decapiteuse-decapitee"><strong>Salomé, la décapiteuse décapitée </strong></a>par Jean-Jacques Groleau (Strauss, <em>Salome </em>; Massenet, <em>Herodidade</em>, entre autres)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-mars-lhomme-qui-en-voulait-trop"><strong>Cinq-Mars, l&rsquo;homme qui en voulait trop</strong></a> par Cédric Manuel (Gounod, <em>Cinq-Mars</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/le-roman-vrai-de-la-traviata"><strong>Le roman vrai de la traviata</strong></a> par Jean Michel Pennetier (Verdi, <em>La traviata</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/semiramis-de-lhistoire-a-la-legende"><strong>Sémiramis, de l&rsquo;histoire à la légende</strong></a> par Maurice Salles (Rossini, <em>Semiramide</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/electre-familles-je-vous-hais"><strong>Electre : « Familles, je vous hais ! »</strong></a> par Clément Taillia (Strauss,<em> Elektra</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/benvenuto-cellini-la-gloire-etait-sa-seule-idole"><strong>Benvenuto Cellini : la gloire était sa seule idole</strong></a> par Cédric Manuel (Berlioz, <em>Benvenuto Cellini</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/marie-stuart-en-ma-fin-est-mon-commencement"><strong>Marie Stuart : « En ma fin est mon commencement »</strong></a> par Cédric Manuel (Donizetti, <em>Maria Stuarda</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/pour-rehabiliter-lucrece-borgia"><strong>Pour réhabiliter Lucrèce Borgia</strong></a> par Roselyne Bachelot (Donizetti, <em>Lucrezia Borgia</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/nabucco-donne-vie-a-nabuchodonosor-ii"><strong>Nabucco donne vie à Nabuchodonosor II</strong></a> par Thierry Verger (Verd<em>i, Nabucco</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/boris-godounov-et-dimitri-un-fake-qui-a-change-lhistoire-russe"><strong>Boris Godounov, Un fake qui a changé l&rsquo;histoire</strong></a> par Yvan Beuvard (Moussorgski,<em> Boris Godounov</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/anne-boleyn-la-reine-aux-yeux-bleu-nuit"><strong>Anne Boleyn, la reine aux yeux bleu-nuit</strong></a> par Cédric Manuel (Donizetti, <em>Anna Bolena</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/simon-boccanegra-le-doge-sans-gene"><strong>Simon Boccanegra, le doge sans gêne</strong></a> par Cédric Manuel (Verdi, <em>Simon Boccanegra</em>)</p>
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<p><strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/nelisez-pas-francesco-foscari">« N’élisez pas Francesco Foscari »</a></strong> par Cédric Manuel (Verdi, <em>I due Foscari</em>)</p>
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<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/la-main-au-collier"><strong>La main au collier</strong></a> par Cédric Manuel (Corigliano, <em>Ghosts of Versailles</em>)</p>
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		<title>Berlioz – La mort de Cléopâtre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/berlioz-la-mort-de-cleopatre-une-torche-sallume/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2019 19:00:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est bien à la rubrique « voix » qu’il faudra classer ce DVD, malgré son programme orchestral fourni. Non que John Eliot Gardiner et ses instrumentistes déméritent d’une quelconque façon, mais parce qu’il n’est pas donné tous les jours d’assister à la naissance d’une étoile au ciel lyrique. C’est pourtant ce qui se passe avec Lucile Richardot. La mezzo française &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est bien à la rubrique « voix » qu’il faudra classer ce DVD, malgré son programme orchestral fourni. Non que <strong>John Eliot Gardiner</strong> et ses instrumentistes déméritent d’une quelconque façon, mais parce qu’il n’est pas donné tous les jours d’assister à la naissance d’une étoile au ciel lyrique. C’est pourtant ce qui se passe avec <strong>Lucile Richardot</strong>. La mezzo française n’est certes pas tout à fait inconnue dans les cercles musicaux : un album de chansons anglaises du XVIIe siècle avait déjà placé son nom sur la carte. Et notre collègue Bernard Schreuders avait eu le nez fin en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-questions-a-lucile-richardot">l’interviewant en juin 2017.</a> Mais rien ne laissait présager l’explosion de ce concert. Dès les premiers mesures de la <em>Mort de Cléopâtre, </em>on comprend qu’on aura affaire à une prestation exceptionnelle. Il suffit à Lucile Richardot de lancer « C’en est donc fait » pour que le poil de l’auditeur se dresse. Est-ce la beauté intrinsèque de la voix ? L’articulation parfaitement équilibrée du français ? La projection, qui parvient à franchir le mur des instruments comme à s’alléger jusqu’à l’imperceptible dans les moments intimes ? La coloration des voyelles ? La façon de se tenir en scène ? La gestique ? Ou tout cela à la fois ? Le résultat est en tout cas sans conteste possible : on est cloué à son siège du début à la fin de la cantate. Cléopâtre meurt sous nos yeux, littéralement. Oubliés, tous les artifices du texte, le contexte académique du Prix de Rome, la jeunesse du compositeur : c’est du tout grand Berlioz qui déploie ici ses ailes, et qui nous emporte dans un infini d’émotion, de beauté, d’effroi et de joie. Le romantisme à son apogée, grâce à l’engagement de la chanteuse et à l’accompagnement d’un Gardiner constamment à l’écoute, qui sait exactement quand lâcher la bride à son orchestre, et qui maîtrise comme peu les codes de la rhétorique chez Berlioz, où la musique peut se faire abstraction pure aussi bien qu’illustration fidèle. Les derniers battements de coeur de la reine, aux contrebasses, sont un moment d’anthologie.</p>
<p> </p>
<p>La mort de Didon est au même niveau. Lucile Richardot délaisse les atours de la reine d’Egypte pour ceux de la souveraine carthaginoise, et elle s’adapte avec aisance à une écriture très différente, beaucoup plus classique et régulière, à laquelle son tempérament de feu apporte une vie précieuse. Et de nouveau, une attention au texte, aux fins de phrases, qui confère à son personnage une palpitation et une sincérité qui renvoient aux meilleures interprètes du rôle, comme Susan Graham ou Josephine Veasey. On sait qu’il est encore bien tôt dans la carrière de la mezzo, mais on est déjà impatient de l’entendre dans l’œuvre complète, notamment dans son duo avec Énée.</p>
<p> </p>
<p>Face à tant de splendeur, la partie symphonique du programme aurait pu passer au second plan. C’était compter sans l’intelligence musicale de John Eliot Gardiner et de ses fantastiques musiciens, qui parviennent tout du long à allier la saveur des instruments anciens et la souplesse d’un ensemble aguerri par près de 30 ans de travail sur les grandes scènes du monde. <strong>L’Orchestre révolutionnaire et romantique</strong> fut le premier à interpréter le répertoire du XIXe siècle sur instruments d’époque, et Berlioz fut un de ses jalons. C’est dire si l’orchestre en maitrise toutes les arcanes. Que ce soit dans une ouverture du <em>Corsaire </em>comme agitée d’influx électriques, une <em>Chasse royale</em> des<em> Troyens</em> où le flot du lyrisme ne noie jamais la transparence des lignes (avec la surprise d’entendre les femmes de l’orchestre vocaliser comme un choeur professionnel!) ou une <em>Symphonie fantastique</em> où les intermittences du cœur reçoivent la traduction musicale la plus précise, on est au sommet de la discographie.</p>
<p> </p>
<p>Si on ajoute que le DVD est présenté comme un bijou dans un écrin, avec une finition exceptionnelle et grand luxe de textes, devenus si rares aujourd’hui, et que l’opéra de Versailles n’a jamais été filmé avec autant d’intelligence (et en prime la reconstitution d’un décor de Ciceri datant de 1837), on aura compris que cet enregistrement prend place comme la pierre de touche de la vidéographie pour tout berliozien qui se respecte.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>BERLIOZ, La Mort de Cléopâtre — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fantastique-cleopatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Stagnara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:07:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A son arrivée à la direction musicale de l’Orchestre de Paris en 2000, Christoph Eschenbach s’était plongé dans l’étude de toute l’œuvre symphonique de Berlioz. Dix ans plus tard, à la fin de son mandat parisien et dans le cadre des concerts organisés pour son 70e anniversaire, la salle Pleyel nous offre l’opportunité de revenir &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          A son arrivée à la direction musicale de l’Orchestre de Paris en 2000, <strong>Christoph Eschenbach </strong>s’était plongé dans l’étude de toute l’œuvre symphonique de Berlioz. Dix ans plus tard, à la fin de son mandat parisien et dans le cadre des concerts organisés pour son 70e anniversaire, la salle Pleyel nous offre l’opportunité de revenir sur le travail réalisé par le chef allemand et l’Orchestre de Paris en réentendant la <em>Symphonie Fantastique</em> et la cantate de <em>La Mort de Cléopâtre</em>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Parce que le programme lyrique était très court, nous nous autoriserons, une fois n’est pas coutume, le petit plaisir d’une digression sur l’histoire si savoureuse de cette cantate1.</p>
<p>En 1827, Berlioz échoue au concours du Prix de Rome en présentant <em>La Mort d’Orphée</em>, cantate déclarée inexécutable par le pianiste chargé d’en présenter la réduction au jury. En 1828, l’impétrant reçoit le second prix avec sa cantate <em>Herminie</em>. L’année suivante, les concourants doivent composer sur un texte de Vieillard décrivant la mort de Cléopâtre. Il était alors de tradition que le premier prix revienne à celui qui, l’année précédente, avait reçu le second. Aussi cette année-là, le jeune compositeur se voit déjà lauréat : « <em>Puisque ces messieurs sont décidés d’avance à me donner le premier prix, je ne vois pas pourquoi je m’astreindrais, comme l’année dernière, à écrire dans leur style et dans leur sens, au lieu de me laisser aller à mon sentiment propre et au style qui m’est naturel. Soyons sérieusement artiste et faisons une cantate distinguée</em> ». Pourtant la modernité de <em>Cléopâtre</em>, composée avec passion et violence, sans retenue ni calcul n’est pas comprise par le jury qui « <em>aima mieux ne point décerner de premier prix cette année-là, que d’encourager par son suffrage un jeune compositeur chez qui se décelaient des tendances pareilles</em> ». Le lendemain de cette décision, Berlioz rencontre l’un des membres du jury, Monsieur Boiëldieu, qui lui explique les raisons de ce refus :</p>
<p>« <em>&#8211; Mon Dieu, mon enfant, qu’avez-vous fait ? me dit-il. Vous aviez le prix dans la main, vous l’avez jeté à terre.<br />
&#8211; J’ai pourtant fait de mon mieux, Monsieur, je vous l’atteste.<br />
&#8211; C’est justement ce que nous vous reprochons. Il ne fallait pas faire de votre mieux ; votre mieux est ennemi du bien. Comment pourrais-je approuver de telles choses, moi qui aime par-dessus tout la musique qui me berce ?<br />
&#8211; Il est assez difficile, Monsieur, de faire de la musique qui vous berce, quand une reine d’Égypte, dévorée de remords et empoisonnée par la morsure d’un serpent, meurt dans des angoisses morales et physiques.  <br />
&#8211; Oh ! Vous saurez vous défendre, je n’en doute pas ; mais tout cela ne prouve rien ; on peut toujours être gracieux.  <br />
&#8211; Oui, les gladiateurs antiques savaient mourir avec grâce ; mais Cléopâtre n’était pas si savante, ce n’était pas son état. D’ailleurs elle ne mourut pas en public.<br />
&#8211; Vous exagérez ; nous ne vous demandions pas de lui faire chanter une contredanse. Quelle nécessité ensuite d’aller, dans votre invocation aux Pharaons, employer des harmonies aussi extraordinaires !&#8230; Je ne suis pas un harmoniste, moi, et j’avoue qu’à vos accords de l’autre monde, je n’ai absolument rien compris.[…] Et puis, continua-t-il, pourquoi, dans votre accompagnement, ce rythme qu’on n’a jamais entendu nulle part ?<br />
&#8211; Je ne croyais pas, Monsieur, qu’il fallût éviter, en composition, l’emploi des formes nouvelles, quand on a le bonheur d’en trouver, et qu’elles sont à leur place.  <br />
&#8211; Mais, mon Cher, Mme Dabadie qui a chanté votre cantate est une excellente musicienne,<strong> </strong>et pourtant on voyait que, pour ne pas se tromper, elle avait besoin de tout son talent et de toute son attention.  <br />
&#8211; Ma foi, j’ignorais aussi, je l’avoue, que la musique fût destinée à être exécutée sans talent et sans attention.  <br />
&#8211; Bien, bien, vous ne resterez jamais court, je le sais. Adieu, profitez de cette leçon pour l’année prochaine </em>».</p>
<p>Fort de ces précieux conseils, Berlioz compose en 1830 <em>La Mort de Sardanapale</em>, cantate écrite à dessein sans génie, et décroche enfin le premier prix.</p>
<p> </p>
<p>Il est vrai que la partition de <em>Cléopâtre </em>recèle plus d’un piège, que musiciens et chanteur ont su habilement déjouer à Pleyel.</p>
<p>Amphitryon des lieux, <strong>Eschenbach </strong>ordonne la scène du drame dans une introduction convulsive : les cordes se mettent à décrire les vagues roulantes d’une sonorité angoissante. Le son entêtant d’une clarinette vient s’immiscer dans ce paysage d’inquiétudes, bientôt relayée par les violoncelles. Quatre notes sortent d’outre-tombe jouées par les contrebasses, les cordes frémissent … Cléopâtre soupire.</p>
<p><strong>Waltraud Meier</strong> incarne alors la reine égyptienne avec beaucoup plus de grâce et d’aisance que ne semble en avoir eu Mme Dabadie. Pourtant la prosodie n’est pas là pour lui faciliter la tache : « <em>Quels vers, bon Dieu ! Vingt-trois noms propres agréables à chanter tels que Cydnus, Actium, Typhon, Pharaon, Alexandrie, Ptoémus ! etc. Neuf vers alexandrins mal césurés pour faire un cantabile ! Quatre couplets de quatre vers sans retour, pour un air de mouvement, et le reste à l’avenant ! </em>»2. Mais la mezzo-soprano se joue de ces problèmes linguistiques, attrapant l’hémistiche rebelle elle prononce avec tendresse ou horreur, exaltation ou mépris mais toujours avec intelligibilité chacun de ces borborygmes antiques. </p>
<p>De plus, s’opposant à l’alternance traditionnelle, Berlioz entremêle airs et récitatifs tout au long de sa narration, imposant dès lors à la chanteuse une tension vocale et un engagement dramatique de chaque instant. Il faut alors tout le talent de cette grande chanteuse pour que l’outrage exalté fait à la fille des Ptolémée se transforme, en l’espace d’un soupir, en un souffle grave d’humiliation douloureuse et contenue.</p>
<p>Arrive le <em>lento cantabile</em>. <strong>Eschenbach </strong>prépare avec soin le lit moelleux de cordes dans lequel vient, à petits pas, tout doucement, se lover la chanteuse. Au tendre souvenir de ses succès passés, la voilà qui dialogue avec une flutte, une clarinette, un hautbois ou une harpe. L’orchestre porte délicatement d’une strophe à l’autre, la rêveuse qui d’une voix ample, autoritaire et merveilleusement modulée caresse ou gronde chacun de ses souvenirs.</p>
<p>Il y a cependant quelques faiblesses dans ces passages. Oh, peu de choses : des mouvements de glottes bruyamment prononcés avant chaque <em>crescendo</em>, quelques aigus manquant parfois d’amplitude et de ce fait écourtés, un « pharaon » qui a du mal à se poser sur la note. Mais l’effrayante nuit dans laquelle nous plonge la voix soudain sombre et glacée nous fait immédiatement oublier ces imperfections.</p>
<p>Le chant nous amène inexorablement vers une lugubre « Méditation », un <em>largo misterioso</em> où les pizzicati des cordes graves, les accords sinistres des bois et les éclats déchirants des cuivres créent une ambiance étouffante et morbide. <strong>Waltraud Meier</strong> excelle alors avec un art achevé de la déclamation. La voix se développe cuivrée, voluptueuse, ne craignant pas de chanter certaines notes rugueuses ou exaltées. Le rythme devient sauvage, la reine se débat au milieu du tempo effréné des cordes.</p>
<p>Mais bientôt, les interventions désolées des bois, les accords fortissimo de l’orchestre venant cisailler le discours musical, le poids donné à chaque silence annoncent la fin prochaine. Dans un accompagnement morbide, les contrebasses évoquent l’avancée du poison dans les veines, inexorable, tandis que la voix, parfaitement maîtrisée, se fait tour à tour haletante, essoufflée et tremblante, jusqu’à ce que la reine expire dans un dernier murmure.</p>
<p> </p>
<p>La deuxième partie du programme nous donnait à entendre une fois encore la <em>Symphonie Fantastique</em>. On s’en souvient, <strong>Eschenbach </strong>avait réalisé son premier enregistrement à la tête de l’Orchestre de Paris avec cette symphonie (Naïve) et l’a donné une trentaine de fois depuis. Il semble que l’interprétation que nous avons eue ce soir à Pleyel divergeait peu de celle de l’enregistrement. Notons cependant un choix marqué pour la théâtralité et l’exubérance aussi bien dans les « leitmotivs », les choix de <em>tempi</em>, que dans les effets orchestraux notamment dans le dernier mouvement. Soulignons également la qualité de l’orchestre et notamment du cor anglais Gildas Prado qui bien qu’en terrain connu, a su façonner une musique expressive et contrastée guidé par la baguette du chef allemand.</p>
<p> </p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1 Berlioz, H., <em>Mémoires</em>, Paris, Flammarion, coll. « Harmoniques », 1991, pp. 144-145.</p>
<p>2 Commentaires sur le texte du concours faits par le critique François-Joseph Fétis, dans <em>Revue Musicale</em>, T. 6, Paris, 1860, pp.256-257</p>
<p><strong> </strong></p>
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