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	<title>Samson et Dalila - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 15 May 2026 05:08:28 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Samson et Dalila - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>SAINT-SAËNS, Samson et Dalila – Londres (RBO)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’il vient de fêter ses 40 ans il y a quelques semaines, SeokJong Baek reste encore inexplicablement peu connu ce ce côté-ci de la Manche. Après des débuts aux États-Unis dans des rôles de baryton (Gregorio, Moralès), le chanteur sud-coréen avait, en 2019, décidé de retravailler sa voix en ténor (1) : la pandémie &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’il vient de fêter ses 40 ans il y a quelques semaines, <strong>SeokJong Baek</strong> reste encore inexplicablement peu connu ce ce côté-ci de la Manche. Après des débuts aux États-Unis dans des rôles de baryton (Gregorio, Moralès), le chanteur sud-coréen avait, en 2019, décidé de retravailler sa voix en ténor (1) : la pandémie du COVID lui en avait donné le temps, et il avait même obtenu un troisième prix à la 59e édition du concours Francisco Viñas en janvier 2022. En mai de cette même année, à Londres, il fait ses nouveaux débuts en Samson aux côtés de la Dalila d&rsquo;Elīna Garanča, dans une nouvelle production de Richard Jones : débuts impromptus puisque, pour l’occasion, il remplaçait Nicky Spence pour toute la série. <a href="https://www.forumopera.com/breve/tosca-a-covent-garden-la-revelation-de-tommaso/">Comme Freddie de Tommaso l’année précédente et dans des conditions un peu similaires</a>, le chanteur fait sensation et reviendra régulièrement sur la scène de Covent Garden (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/">la dernière fois, en Calaf</a>). On retrouve ici les grandes qualités du chanteur : une émission homogène, avec un médium puissant et bien corsé associé à un aigu vaillant, une voix qui se projette aisément par dessus l’orchestre sans jamais donner la moindre impression d’effort. Le phrasé est élégant, mais l’articulation de la langue française gagnera à être travaillée. Son Samson est plutôt raffiné, avec un soupçon de fragilité, sans la rudesse brutale de beaucoup de titulaires du rôle : le chanteur sait au contraire colorer les moments de doute ou de douleur, avec un usage bienvenu de la voix mixte et des notes piano bien timbrées, campant un personnage plus subtil qu’à l&rsquo;ordinaire. <strong>Aigul Akhmetshina</strong> est une belle Dalila, d’une grande sensualité, au timbre riche et chaleureux. La voix est homogène, puissante sur toute la tessiture même si l’on sent qu’elle n’est pas ici dans son répertoire naturel, « Mon cœur s’ouvre à ta voix » la trouve ainsi un peu courte de souffle dans le grave même si la projection reste toujours très sonore. La chanteuse impressionne également par ses aigus dardés. On regrettera toutefois un français perfectible, d’autant que le mezzo-russe a été à plusieurs reprises une Carmen d’exception sur cette même scène. Scéniquement, sa composition est particulièrement réussie, mélange de séduction et de perversion manipulatrice. Enfin, l’alchimie entre les deux partenaires est impeccable, résultat d’autant plus remarquable qu’il s’agissait là de la première représentation de la série. En Grand Prêtre de Dagon, <strong>Łukasz Goliński</strong> offre une voix puissante et une interprétation véhémente. Le baryton polonais en fait d&rsquo;ailleurs un peu trop et, la voix ainsi poussée, il chante souvent trop haut les notes aiguës, au point qu&rsquo;il n&rsquo;est pas certain que Saint-Saëns reconnaitrait sa musique. <strong>Ossian Huskinson</strong> est un Abimélech idéal, avec une voix puissante et bien timbrée, un français impeccable et un excellent jeu théâtral (la mise en scène étant exigeante de ce point de vue). Même constat avec le vieillard hébreu de <strong>William Thomas</strong> : la voix est idéalement sombre, bien projetée et le français est parfaitement compréhensible. <strong>Emmanuel Fonoti-Fuimaono</strong> (premier philistin), <strong>Siphe Kwani</strong> (second philistin) et <strong>Emyr Lloyd Jones</strong> (un messager) complètent impeccablement la distribution, avec des voix bien posées, un français soigné et de vraies présences scéniques. Ces trois artistes, ainsi qu&rsquo;Ossian Huskinson, sont membres du programme <em>Jette Parker Artists</em>. Destiné au développement de jeunes artistes en résidence, le programme s&rsquo;est révélé très efficace depuis sa création en 2001.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ROH-Samson-et-Dalila-©2026-Mihaela-Bodlovic-180-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-213515"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© 2026 Mihaela Bodlovic</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Alexander Soddy</strong> offre une direction vive et élégante, contrastée et dramatique, faisant ressortir les richesses de l&rsquo;orchestration. Dépourvue de vulgarité, la <em>Bacchanale</em> du dernier acte est notamment une réussite : globalement, le chef est plutôt sur une légère réserve (qui sied davantage au style français) que dans des excès dramatiques peut-être plus racoleurs mais hors-styles. Le chef britannique est également très attentif au plateau. Au vu de la versatilité de son répertoire et de ses nombreuses réussites dans des styles très variés, on espère le voir nommer rapidement à la tête d&rsquo;une grande institution lyrique. L&rsquo;orchestre est irréprochable et semble en harmonie avec sa direction. Très sollicités par la mise en scène, les chœurs sont excellents : puissants, bien chantants et au français correct. </p>
<p>La production de <strong>Richard Jones</strong> évite toute reconstitution pseudo-réaliste, tournant ainsi le dos à la vision classique très occidentale d&rsquo;un orient sensuel et exotique. Le metteur en scène semble avoir voulu montrer une société philistine décadente, adoratrice de l&rsquo;argent (Dagon est figuré comme une sorte de Schtroumpf qui vient de remporter la mise au casino), et un fanatisme religieux également réparti entre les deux factions. Certaines modifications aux didascalies nous ont semblé peu probantes (Samson perd ses moyens à la vue du corps du vieillard hébreux fraichement assassiné et non après être passé à la tondeuse, Dalila échappe à la destruction du temple&#8230;). D&rsquo;un intense dramatisme, la scène de la tempête à la fin de l&rsquo;acte II est très réussie. Globalement, les personnages sont bien caractérisés et la direction d&rsquo;acteur est précise. Avec leurs structures stylisées froides, géométriques et minimalistes, les décors de <strong>Hyemi Shin</strong> ne sont pas exactement un régal pour l&rsquo;œil mais délimitent efficacement les lieux de l&rsquo;action. Très athlétique et exclusivement masculine (y compris pour un pas de deux), la chorégraphie de<strong> Lucy Burge</strong> est convaincante et bien exécutée, et la <em>Bacchanale</em>, qui inclut les artistes du chœurs, quoique simple, produit son effet.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ROH-Samson-et-Dalila-©2026-Mihaela-Bodlovic-277-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-213509"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© 2026 Mihaela Bodlovic</sup></figcaption></figure>


<ol>
<li>
<pre>Les cas d'artistes lyriques ayant démarré en baryton avant de « transitionner » restent rares mais pas exceptionnels. On citera, sans chercher l'exhaustivité, Renato Zanelli, Ramón Vinay, Jean de Reszke, Set Svanholm, Lauritz Melchior ou, plus près de nous, Carlo Bergonzi et bien sûr Plácido Domingo (qui aura même fait l'aller-retour). Pour ceux qui penserait que ce type de voix reste contrainte dans le suraigu, nous avons gardé pour la fin Angelo Lo Forese, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ogWdRFrJmWM">qui chantait encore les contre-ut du « Di quella pira » à 90 ans passés</a>.</pre>
</li>
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		<item>
		<title>Soirée anniversaire de Viorica Cortez &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/soiree-anniversaire-de-viorica-cortez-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie où elle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. <a href="https://www.forumopera.com/viorica-et-mioara-cortez-deux-soeurs-deux-destins/">Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie</a> où elle élevait sa fille, Viorica Cortez triomphera sur les plus grandes scènes du monde tout en restant boudée incompréhensiblement par les <i>majors</i> du disque (on peut néanmoins la retrouver <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/">dans un récital récemment réédité</a>). Elle sera ainsi surnommée « la Carmen du siècle », un rôle qui convenait idéalement à son tempérament volcanique. Dans le prolongement de son 90e anniversaire le 26 décembre dernier, et sous le triple patronage de l&rsquo;Institut Culturel Roumain de Paris, de l&rsquo;Ambassade de Roumanie et Noesis Enesco, ses proches et ses admirateurs lui rendaient hommage au cours d&rsquo;un concert auquel participaient quelques uns de ses amis ou élèves.</p>
<p>Après les hommages de rigueur des institutions, le récital s&rsquo;ouvre avec une magnifique <em>Valse de Juliette</em>, interprétée par la jeune <strong>Max</strong> <strong>Roblain</strong>, lauréate du <em>Concours international de chant Georges Enesco Paris</em> en 2025, ainsi que du prix spécial Catalina Cortez. Élève de Leontina Vaduva, elle-même une des plus belles Juliette autour des années 90, Max Roblain a déjà une belle technique (avec des trilles correctement battus), un ambitus significatif (jusqu&rsquo;au contre-ré), et on peut parier sur une future grande interprète du rôle. Le ténor <strong>Antonio Pereira</strong> interprète avec chaleur la version française de l&rsquo;air du <em>Pays du sourire</em>. <strong>Sandrine Peris</strong> s&rsquo;attaque avec honneur aux difficiles vocalises du « Cruda sorte » de <em>L&rsquo;italiana in Algeri</em>. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bourgault-ducoudray-la-conjuration-des-fleurs-paris-temple-du-luxembourg/">Familier des lieux</a>, <strong>Jacques Loiseleur des Longchamps</strong> distille avec finesse et musicalité le magnifique <em>Spectre de la rose</em> berliozien, avant d&rsquo;être rejoint par Antonio Pereira pour le duo de<em> Don Carlo</em>, bizarrement en italien. Aux côtés de Sandrine Peris, <strong>Catherine Manandaza</strong> met son timbre cuivré au service d&rsquo;un <em>Duo des fleurs</em> aérien, avant de changer totalement de registre avec « In questa reggia » extrait de <em>Turandot</em> aux aigus spectaculaires. Avec la mélodie de Martini, « Plaisir d&rsquo;amour », et surtout dans l&rsquo;air de <em>Partenope</em>, le contre-ténor <strong>Alexis</strong> <strong>Vassiliev</strong> offre une voix bien projetée, un timbre chaud et une vocalisation impeccable. <strong>Paul Gaugler</strong> semble infatigable dans son <em>Retour de Rome</em>, extrait de <em>Tannhäuser. </em>La voix est homogène sur toute a tessiture, avec une belle couleur argentée. La tâche un brin ingrate d&rsquo;accompagnateur revient à <strong>Ciprian Oloi</strong> qui s&rsquo;en acquitte avec métier, quelques pages en soliste lui permettant de mieux faire apprécier son talent.</p>
<p>Toujours élégante et toujours rayonnante, <strong>Viorica Cortez </strong>clôt le concert. Bien sûr, les années ont passées mais, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-viorica-et-mioara-cortez-paris-inoxydables/">comme à l&rsquo;occasion de son récital en compagnie de sa sœur Mioara en 2019</a>, la diva franco-roumaine sait encore colorer de manière unique le « Mon cœur s&rsquo;ouvre à ta voix » de <em>Samson et Dalila</em> ou émouvoir avec le délicat duo mère-fils d&rsquo;<em>Il trovatore. </em>La mélancolique mélodie de Marioara J. Fărcăşanu, « Seigneur, mon désir errant » sur un poème de Octavian Goga, vient ajouter une touche plus intime, la compositrice illustrant ici la souffrance du peuple roumain. Le concert se termine toutefois par une vision plus riante, solistes et public entonnant l&rsquo;Hymne européen aux paroles pleine d&rsquo;espoir. Bon anniversaire Viorica !</p>
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		<item>
		<title>Cinq clés pour&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/cinq-cles-pour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 03:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En lien avec L&#8217;Avant-Scène Opéra, cinq angles d&#8217;approche pour aborder une œuvre lyrique souvent méconnue. Thomas Adès The Exterminating Angel par Christophe Rizoud Daniel-François-Esprit Auber La Muette de Portici par Christophe Rizoud Béla Bartók Le Château de Barbe-Bleue par Laurent Bury Vincenzo Bellini Beatrice di Tenda par Christophe Rizoud George Benjamin Written on Skin par &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En lien avec <em>L&rsquo;Avant-Scène Opéra</em>, cinq angles d&rsquo;approche pour aborder une œuvre lyrique souvent méconnue</strong><strong>. </strong></p>
<p><strong>Thomas Adès</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-the-exterminating-angel/"><em>The Exterminating Angel</em> </a>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Daniel-François-Esprit Auber</strong><br />
<em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-muette-de-portici">La Muette de Portici</a> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Béla Bartók</strong><br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-chateau-de-barbe-bleue">Le Château de Barbe-Bleue</a></em> par Laurent Bury</p>
<p><strong>Vincenzo Bellini</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-beatrice-di-tenda-en-cours/"><em>Beatrice di Tenda</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>George Benjamin</strong><br />
<em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-written-on-skin">Written on Skin</a></em> par Laurent Bury</p>
<p><strong>Georges Bizet</strong><br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-docteur-miracle/">Le Docteur Miracle</a></em> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Walter Braunfels</strong><br />
<a href="/actu/cinq-cles-pour-les-oiseaux-de-walter-braunfels"><em>Die Vögel</em> (</a><a href="/actu/cinq-cles-pour-les-oiseaux-de-walter-braunfels"><em>Les Oiseaux</em></a>) par Christophe Rizoud</p>
<p><strong style="font-size: 14px;">Benjamin Britten</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-death-in-venice"><em style="font-size: 14px;">Mort à Venise</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Marc-Antoine Charpentier</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-david-et-jonathas/"><em>David et Jonathas</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Ernest Chausson</strong><br />
<em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-roi-arthus">Le Roi Arthus</a></em> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Luigi Cherubini</strong><br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-medee">Médée</a></em> Par Laurent Bury</p>
<p><strong>Paul Dukas</strong><br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-chateau-de-barbe-bleue">Ariane et Barbe-Bleue</a></em> par Laurent Bury</p>
<p><strong>Gaetano Donizetti</strong><br />
<em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-anna-bolena">Anna Bolena</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-don-pasquale">Don Pasquale</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-favorite">La Favorite</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lucrezia-borgia">Lucrezia Borgia</a></em> par Christophe Rizoud<br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-roberto-devereux"><em>Roberto Devereux</em></a> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Christoph Willibald Gluck</strong><br />
<a href="/actu/cinq-cles-pour-armide-de-gluck"><em>Armide</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Charles Lecocq</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-docteur-miracle/"><em>Le Docteur Miracle</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Franz Lehár</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-giuditta-de-franz-lehar/"><em>Giuditta</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Albéric Magnard</strong><br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-guercoeur/">G<em>uercœur</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Jules Massenet</strong><br />
<a href="/actu/cinq-cles-pour-cendrillon-de-massenet"><em>Cendrillon</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Pietro Mascagni</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-cavalleria-rusticana">Cavalleria rusticana</a></em> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Giacomo Meyerbeer</strong><br />
<em><a href="/actu/cinq-cles-pour-lafricaine">L&rsquo;Africaine</a> </em>par Christophe Rizoud<br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-les-huguenots">Les Huguenots</a> </em></em>par Laurent Bury<br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-prophete">Le Prophète</a> </em></em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Modeste Moussorgski</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-boris-godounov">Boris Godounov</a></em> </em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-cinematographiques-pour-cosi-fan-tutte">Cosi fan tutte</a> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Jacques Offenbach<br />
</strong><a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-fantasio/"><em>Fantasio</em> </a>par Christophe Rizoud<br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-grande-duchesse-de-gerolstein">La Grande-Duchesse de Gérolstein</a></em> </em>par Laurent Bury<br />
<a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-le-voyage-dans-la-lune"><em>Le Voyage dans la Lune</em></a> par Christophe Rizoud<br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-les-brigands/"><em>Les Brigands</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Sergueï Prokofiev</strong><br />
<em><em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lange-de-feu">L&rsquo;Ange de feu</a></em> </em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Giacomo Puccini</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-la-rondine">La rondine</a></em> </em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Jean-Philippe Rameau</strong><br />
<em><em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-hippolyte-et-aricie">Hippolyte et Aricie</a> </em></em>par Christophe Rizoud<br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-les-indes-galantes"><em>Les Indes galantes</em></a> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Aribert Reimann</strong><br />
<em><em><em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lear">Lear</a></em> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Wolfgang Rihm</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-jakob-lenz"><em>Jakob Lenz</em></a> </em></em>par Laurent Bury</p>
<p><strong>Nikolaï Rimski-Korsakov</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-snegourotchka"><em>Snégourotchka</em> </a></em></em>par Laurent Bury<br />
<a href="https://www.forumopera.com/cinq-cles-pour-le-conte-du-tsar-saltane/"><em>Le Conte du Tsar Saltan</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Gioachino Rossini</strong><br />
<em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-moise-et-pharaon-de-rossini">Moïse et Pharaon</a> </em>par Maurice Salles<br />
<em><em><em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-lotello-de-rossini">Otello</a></em> </em></em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Camille Saint-Saëns</strong><br />
<em><em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-samson-et-dalila">Samson et Dalila</a></em> </em></em>par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Giuseppe Verdi</strong><br />
<em><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-ernani"><em>Ernani</em></a> </em></em>par Laurent Bury<br />
<a href="/actu/cinq-cles-pour-giovanna-darco"><em>Giovanna d&rsquo;Arco</em></a> par Christophe Rizoud</p>
<p><strong>Richard Wagner</strong><br />
<em><em><em><a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-cles-pour-rienzi">Rienzi</a></em> </em></em>par Laurent Bury</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gala ODB Opéra – Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa troisième édition, le Gala ODB Opéra, le site francophone d&#8217;échanges entre les passionnés d&#8217;opéra, offre à nouveau une combinaison de chanteurs confirmés, de jeunes voix en début de carrière professionnelle, de jeunes pousses plus ou moins vertes mais prometteuses, et la participation d&#8217;artistes hors de la sphère opératique. Comme en 2023 et 2024, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa troisième édition, le Gala ODB Opéra, <a href="https://www.odb-opera.com/joomfinal/index.php">le site francophone d&rsquo;échanges</a> entre les passionnés d&rsquo;opéra, offre à nouveau une combinaison de chanteurs confirmés, de jeunes voix en début de carrière professionnelle, de jeunes pousses plus ou moins vertes mais prometteuses, et la participation d&rsquo;artistes hors de la sphère opératique. Comme en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">2023</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris/">2024</a>, l&rsquo;après-midi est un véritable marathon lyrique avec un peu plus de quatre heures de concert. <strong>Erminie Blondel</strong> ouvre le bal musical. La jeune soprano fait partie de ces artistes dont la carrière commence à s&rsquo;épanouir, en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-la-nonne-sanglante-saint-etienne/">province</a> comme à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/duvernoy-la-tempete-paris-temple-du-luxembourg/">Paris</a>. Elle déploie un timbre fruité et une voix ample et bien projetée, homogène sur toute la tessiture, dans un air des <em>Pêcheurs de perles</em> impeccable de musicalité et qui donne envie de l&rsquo;entendre dans le rôle complet. <strong>Blerta Zeghu</strong> s&rsquo;attaque avec un réel tempérament dramatique à la difficile scène finale de <em>Roberto Devereux </em>puis interprètera avec une belle sensibilité deux mélodies de Tosti, où son beau timbre un peu sombre fait merveille. Originaire de Moscou, <strong>Serafima</strong> <strong>Liberman</strong> offre un timbre capiteux, une belle largeur de voix et une bonne projection. Elle chante en interprète habitée l&rsquo;air de <em>Iolanta</em> et une rare mélodie de Mili Balakirev sur un poème de Pouchkine (texte également mis en musique par Rachmaninov). Artiste confirmée, <strong>Pauline Courtin</strong> chante avec une grande sensibilité l&rsquo;<em>Adieu de l&rsquo;hôtesse arabe</em> de Georges Bizet et triomphe sans faiblir de la virtuosité de l&rsquo;air des bijoux de <em>Faust </em>dans lequel elle déploie une voix ample et bien homogène. <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/choses-vues-et-chantees/">On rappellera son récent enregistrement consacré à Victor Hugo</a>. <strong>Adam Barro</strong> chante l&rsquo;air de Bartolo des <em>Nozze di Figaro</em> avec la rondeur d&rsquo;un vieux routier italien et une belle maîtrise du <em>canto</em> <em>silábico</em>. D&rsquo;origine arménienne, le baryton nous fait également découvrir un ample arioso extrait de <em>Davit Bek</em>, ouvrage populaire en Arménie mais inconnu en France. D&rsquo;origine portoricaine, <strong>Clara Luz Iranzo</strong> connait déjà un début de carrière internationale (Grèce, États-Unis). Sa <em>Thaïs</em> est chantée avec une voix exceptionnellement corsée dans ce rôle (pour préciser, on est plus proche de Caballé que de Sills ou Fleming). Pour ces mêmes raison, son premier air de Lucia, couronné par un puissant contre ré émis sans effort, est particulièrement impressionnant. La prononciation est impeccable et la caractérisation dramatique très sensible et variée. Appréciée lors de la précédente édition, <strong>Victoria Lingock</strong> est en progrès constant, avec un timbre rare à mi-chemin entre ceux de Jessye Norman et de Grace Bumbry et son air de Dalila ne manque pas de donner le frisson ainsi que son impérieux « Acerba voluttà » d&rsquo;<em>Adriana Lecouvreur</em>. Les deux artistes se lancent ensuite avec énergie dans le premier duo de <em>Norma</em>. Le timbre d&rsquo;Iranzo est assez grave mais celui de Lingock l&rsquo;est encore plus, de fait les deux voix sont bien appariées offrant une coloration inédite pour un résultat captivant. <strong>Momo Jang</strong> chante avec musicalité et émotion la scène de folie d&rsquo;<em>I Puritani</em>, mais c&rsquo;est surtout dans son épatant « Martern aller Arten » de <em>Die Entführung aus dem Serail</em> qu&rsquo;elle achève de nous convaincre, avec des coloratures impeccables et surtout un ambitus idéal (dans cet air impitoyable, combien de sopranos à l&rsquo;aise dans l&rsquo;aigu se trouvent à nu dans le grave, et inversement). <strong>Christophe Poncet de Solages</strong> chante le premier air du Duc de Rigoletto, « Questa o quella », avec une aisance pleine de charme, et offrira le tube de <em>Das Land des Lächelns </em>(<em>Le Pays du</em> <em>sourire</em> dans sa version française) dans une interprétation gorgée de soleil qui attire la sympathie. <strong>Marion Charlo</strong> triomphe avec aisance des vocalises de sa « Céleste providence », extraite du <em>Comte Ory</em>, se jouant des nombreux conte-ut piqués qui émaillent son air, avec une délicieuse voix de colorature à la française. <strong>Hugo Tranchant</strong> à le type de voix idéalement haut perchée pour incarner Beppe et se révèle plein d&rsquo;abattage dans le rondo de<em> La</em> <em>Grande Duchesse de Gérolstein</em>. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong>, qui avait chanté <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-anne-lise-polchlopek-paris-cortot/">en récital la veille Salle Cortot</a>, nous fait la grâce de deux morceaux de style et de tonalité très opposés, qui lui permettent de démontrer la versatilité de son talent, la triste <em>Première lettre</em> de Chaminade, d&rsquo;une émotion à fleur de peau, et la pétulante « Tarántula », extraite de la zarzuela L<em>a Tempranica</em> d&rsquo;un bel abattage. <strong>Jean Bélanger</strong> est un Banco puis un Sarastro encore un peu verts mais les moyens sont là. <strong>Runji Li</strong> est encore très jeune mais séduit, dans la mélodie <em>Nina</em> (longtemps attribuée à Pergolese) par un timbre de ténor chaud et coloré. <strong>Aurélien Vicentini</strong> fait ses débuts public de contre-ténor avec le célèbre « Lascia ch&rsquo;io pianga » de <em>Rinaldo</em> de Haendel. Dans « E lucevan le stelle », <strong>Ismaël Billy</strong> a des petits airs de Juan Diego Flórez, avec un timbre plus corsé. <strong>May Chedid</strong> avait été une découverte lors de la première édition, chantant de manière un peu improvisée une mélodie libanaise <em>a</em> <em>cappella</em>. Elle nous offre cette fois deux belles mélodies, de Fauré et Tosti, chantée avec musicalité et où l&rsquo;on sent le développement harmonieux de la voix. Également présente au premier gala, <strong>Claire</strong> <strong>de</strong> <strong>Monteil</strong> a depuis vu sa carrière se déployer (<a href="https://www.forumopera.com/breve/vrais-debut-de-claire-de-monteil-a-la-scala/">on se rappelle de ses débuts inattendus à la Scala</a>). La voix s&rsquo;est élargie, gagnant aussi en puissance sans rien perdre en aigu. Elle nous offre une splendide interprétation de l&rsquo;air d&rsquo;entrée de Leonora dans<em> Il trovatore</em> (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-il-trovatore-lucques/">un ouvrage qu&rsquo;elle a chanté à travers l&rsquo;Italie l&rsquo;année dernière</a>). Elle démontre une nouvelle fois ses affinités avec la musique de Kurt Weill avec la glaçante chanson « Je ne t&rsquo;aime pas ». Dans le redoutable « Si ritrovarla io giuro » de <em>La Cenerentola</em>, <strong>Mali Zivcovic</strong> offre une impressionnante cascade de suraigus (plusieurs contre-ut et un contre-ré) et une belle aisance dans la vocalisation. Par contraste, son <em>Werther</em>, trop central à ce stade mais dont il a assurément le physique, le met moins en valeur. En Anna Bolena et en Micaela, <strong>Fanny Utiger</strong> offre un timbre chaud et une remarquable aisance dans l&rsquo;aigu et de beaux graves sans efforts, alliés à une belle incarnation dramatique. <strong>Raluca Vallois</strong> sait nous faire sourire avec une <em>Belle Hélène</em> à la voix charnue et puissante, et à l&rsquo;aigu généreux. La jeune <strong>Anaëlle Gregorutti</strong> se lance avec intrépidité dans l&rsquo;air de Farnace du <em>Mitridate</em> de Mozart, avec une voix corsée, à l&rsquo;aigu puissant, et conclut le programme avec la délicieuse <em>Heure</em> <em>exquise</em>, non dans la version de Reynaldo Hahn mais dans celle, tout aussi élégante et plus rare de Régine Poldowski.</p>
<p>Le programme intégrait également la lecture de trois beaux poèmes d&rsquo;<strong>Hanna Rees</strong>, moment de grâce trop fugitif. Ceux-ci sont  <a href="https://www.amazon.fr/Haïkus-à-française-Hanna-Rees/dp/2310014346/ref=sr_1_5?dib=eyJ2IjoiMSJ9.jKKCN5JZZmFXGMUcAtntS7sBUIYJFEiguSCbD9gp5V6lrFtfrJfQNNOkocCEqN4zsxy_Il5hmrNBo-l5jKMYGfF8l-PuZVyFfxej_1xvGUwktY-0jAqD-S7lqXVuRiuG.lY4fEg0VCmx0GOMsJWN0At8icONpKNijGwzAeT4Vnt4&amp;dib_tag=se&amp;qid=1759055463&amp;refinements=p_27%3AHanna+Rees&amp;s=books&amp;sr=1-5&amp;text=Hanna+Rees">extraits de ses <em>Haïkus à la française</em></a>, et dits par leur auteur. Le dernier d&rsquo;entre eux évoque avec force et sensibilité le choc éprouvé par Hanna Rees <a href="https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/">à l&rsquo;annonce de la mort de Béatrice Uria Monzon</a>.<strong> Isabelle Carrar</strong> a fait résonner l&rsquo;esprit du Quartier Latin avec trois belles chansons extraites des répertoire de Barbara et de Juliette Gréco (on pourra l&rsquo;entendre en récital à Senlis le 9 octobre prochain à la Maison Léo Delibes, <a href="https://villaduchatelet.com/concerts/">Villa du Châtelet</a>). Le soprano et professeur de chant <a href="https://www.linkedin.com/in/anne-julia-audray-471b6bb1/">Anne-Julia Audray</a> a présenté son recueil de sélections d&rsquo;airs (opéra, oratorio, mélodie, chanson ou comédie musicale), <em>Opera</em> <em>Singing</em>, pour jeunes et moins jeunes chanteurs. L&rsquo;idée est de permettre à des artistes de ne pas être obligés de voyager avec plusieurs partitions et de se concentrer sur celles susceptibles de les mettre en valeur. À titre d&rsquo;exemple, même les chanteurs enfants y trouveront des airs leur permettant de mieux briller lors de leurs auditions. Les morceaux sélectionnés comportent plusieurs versions chantées traduites. L&rsquo;après-midi était animée par Jérôme Pesqué, « patron » d&rsquo;<a href="https://odb-opera.com/">ODB-Opéra</a>, et par <strong>Stéphane Sénéchal</strong> qui a apporté quelques moments de décompression avec ses incarnations de Funny Truche (soprano influenceuse) et de la Stromboli (diva à la carrière plus brève que son bagout !). Et l&rsquo;on n&rsquo;oubliera pas de remercier et de féliciter les quatre pianistes qui se sont succédé pour accompagnés les artistes dans ce programme particulièrement éclectique (et comportant beaucoup de raretés), et sans lesquels ce concert n&rsquo;aurait pu avoir lieu : <strong>Maxime Neyret</strong>, <strong>Matteo Carminati</strong>, <strong>François Bettencourt</strong> et <strong>Arnaud</strong> <strong>Kérébel</strong>. Le spectacle était donné au profit de la <em>Ligue contre le cancer.</em></p>
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		<title>Gala lyrique du Liceo &#8211; Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-lyrique-du-liceo-barcelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Liceo a l’habitude de fêter chaque année l’anniversaire de sa création (1847) par un concert de gala regroupant quelques-uns des plus grands artistes lyriques du moment. Ce soir, à l’occasion du 178e anniversaire de l’institution barcelonnaise, nous est proposé un programme modifié qui aiguise d’autant plus l’appétit, car Clémentine Margaine remplace Ekaterina Semenchuk qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Liceo a l’habitude de fêter chaque année l’anniversaire de sa création (1847) par un concert de gala regroupant quelques-uns des plus grands artistes lyriques du moment. Ce soir, à l’occasion du 178<sup>e</sup> anniversaire de l’institution barcelonnaise, nous est proposé un programme modifié qui aiguise d’autant plus l’appétit, car <strong>Clémentine Margaine</strong> remplace Ekaterina Semenchuk qui a déclaré forfait. Elle a à ses côtés <strong>Marina Rebeka</strong>, <strong>Martin Muehle</strong> et <strong>Ludovic Tézier</strong>. On connaît bien ces quatre chanteurs, mais il est intéressant de préciser comment ils sont vus et appréciés par le public du Liceo. Ludovic Tézier est certainement celui qui a le plus chanté à Barcelone depuis 2006, dans une dizaine de productions et de concerts et il retrouve donc un public qui le connaît bien et l’apprécie. Clémentine Margaine, présente également sur les plus grandes scènes du monde, a chanté au Liceo depuis 2017 dans <em>La Favorite</em>, <em>Aida</em> (Amnéris) et <em>Carmen</em>. Le ténor brésilien Martin Muehle, surtout spécialisé dans les rôles pucciniens, chante aussi (entre autres) André Chénier, Don José, Otello et Radamès, Lohengrin, Luigi et Maurizio, Turiddu et Canio. Il a chanté au Liceo en 2019 dans <em>Cavalleria</em> et <em>Pagliacci</em>. Enfin, la lettone Marina Rebeka est également une habituée des lieux, où elle a notamment chanté en 2022 une <em>Norma</em> remarquée. On sait la grande carrière qu’elle mène, en interprétant surtout les rôles de sopranos verdiennes (Violetta, Desdemona, Leonora), ainsi qu’Anna Bolena, Imogene et Thaïs. Le programme est donc conçu, comme nous allons le voir, pour que chacun puisse briller dans ses meilleures spécialités.</p>
<p>La première partie est consacrée au répertoire français. Il s’agit là d’un parti pris courageux, mais la présence de deux chanteurs français aide beaucoup à l’équilibre du programme. L’ouverture du <em>Cid</em> n’est peut-être pas l’œuvre orchestrale la plus excitante en début de concert, mais elle est défendue avec brio par l’orchestre du Liceu et son chef, <strong>Giuseppe Finzi</strong>, qui en cisèle avec délicatesse les multiples méandres. De même, il doit être bien difficile pour la soprano de commencer un concert par « Pleurez ! Pleurez mes yeux », qui n’exprime ni joie de vivre ni folle gaieté ! Marina Rebeka assume ce choix avec sagesse et professionnalisme, même si sa prononciation du français reste un peu aléatoire. Mais elle exprime néanmoins une émotion profonde et très touchante. Problème que n’a pas, bien évidemment, Clémentine Margaine. « Mon cœur s&rsquo;ouvre à ta voix » (version de concert) est au centre de son répertoire, elle en dissèque chaque mot, elle en joue d’infinies nuances et de diminuendos subtils. Car sa voix est également tout simplement celle du personnage, sa puissance emplit le Liceu, la projection techniquement parfaite transmet l’émotion à chaque spectateur. Pas de passage, une égale densité sur tous les registres, on a là une Dalila idéale, un orgue qui soulève d’enthousiasme une salle encore un peu froide.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="475" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1-IMG_5789-corr-1024x475.jpg" alt="" class="wp-image-192094"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Clémentine Margaine, Dalila © Photo Liceu</sup></figcaption></figure>


<p>La suite du programme est tout aussi riche de décibels, tout d’abord avec Ludovic Tézier dans l’air «&nbsp;Voilà donc la terrible cité ! Alexandrie !&nbsp;» (<em>Thaïs</em>). Là aussi, une irrésistible montée en puissance dont Tézier a le secret, et les résonnances d’une voix qui a certainement atteint sa totale plénitude. L’air du <em>Cid</em>, « Ah ! tout est bien fini &#8211; Ô souverain, ô juge, ô père » qu’interprète ensuite Martin Muehle est parmi les airs le plus souvent chantés en concert par les ténors. Les techniques varient bien sûr, de Georges Thill à Roberto Alagna, en passant par Franco Corelli, Plácido Domingo et Jonas Kaufmann, mais également les sensibilités des interprètes. Ce soir, Muehle est dans une extrême force d’expression, et les phrases partent comme autant de flèches touchant leur but. La projection est violente, le résultat impressionnant. On voit que le chanteur, qui suit d’un œil la partition, n’est pas complètement à l’aise avec le français, mais il le fait avec cœur et énergie, et le résultat est convaincant. Puis c’est un retour à <em>Thaïs</em>, avec un duo que l’on aurait bien vu avant l’air du <em>Cid</em>&nbsp;: «&nbsp;C&rsquo;est Thaïs, l&rsquo;idole fragile…&nbsp;». Marina Rebeka, qui a souvent interprété le rôle sur scène, est en parfaite symbiose musicale avec Ludovic Tézier. Ils offrent à l’héroïne malheureuse la plus belle des morts. Mort aussi, ô combien différente («&nbsp;C’est toi ! C’est moi !&nbsp;») pour Carmen, l’un des rôles fétiches de Clémentine Margaine, qu’elle joue depuis des années à travers le monde. Mais ce soir, elle se trouve face à Martin Muehle, un Don José d’une violence inouïe, et la scène en est plus forte qu’à l’habitude. Les deux voix s’accordent parfaitement, tant au niveau de la puissance que du style déclamatoire, clôturant avec brio la première partie du concert.</p>
<p>La seconde partie, consacrée au répertoire italien, s’annonce plus éblouissante encore. &nbsp;L’ouverture de Nabucco donne le ton, sorte de diapason de l’opéra italien, où chacun va pouvoir briller sans arrière-pensée. Clémentine Margaine commence avec l’air d’Azucena du <em>Trovatore</em> «&nbsp;Condotta ell’era in ceppi&nbsp;» (version de concert). Elle retrouve ce personnage qui lui convient parfaitement, tant dramatiquement que musicalement. Là aussi, elle est impressionnante, en parfaite union avec la partition, et dramatiquement et vocalement exceptionnelle. Martin Muehle chante ensuite le grand air du premier acte d’André Chénier «&nbsp;Colpito qui m’avete!&#8230; Un dì all’azzurro spazio&nbsp;», un rôle qu’il a beaucoup interprété sur scène. Cela se sent, et comme dans d’autres airs et duos, on passe insensiblement du concert à la scène. Les accents véristes sont déchirants, le personnage bien rendu, avec les excès d’un cœur honnête et humain, qui le mèneront à l’échafaud. Marina Rebeka fait redescendre la tension en chantant excellement le boléro des <em>Vespri siciliani, «&nbsp;</em>Mercè, dilette amiche&nbsp;», ouvrageant délicatement chaque note, y compris les vocalises. Puis on revient à <em>Andrea Chénier avec l’air puissant de Gérard «&nbsp;</em>Nemico della patria » interprété par Ludovic Tézier, qui rend parfaitement, d’une voix large et avec des accents incisifs exaltés, toutes les intentions, de l’accusation à la compassion, du grand art.</p>
<p>Suivent deux duos, en commençant par celui d’Amnéris et Radamès au début de l’acte IV d’<em>Aïda</em> «&nbsp;L&rsquo;abborrita rivale a me sfuggia&nbsp;». À nouveau, Clémentine Margaine retrouve un des grands rôles de mezzo verdienne, qu’elle interprète souvent sur scène, et qui lui vont si bien. Son Amnéris est autoritaire tout en essayant de calmer le jeu et d’essayer de sauver ce qui peut encore l’être. Mais elle se heurte à nouveau à un Martin Muehle véhément et vindicatif, transformant ce duo parfois un peu ennuyeux en une confrontation de deux être écartelés, et en l’occurrence de deux grandes voix et de deux tempéraments qui s’accordent parfaitement. Suit le duo du <em>Trovatore</em> entre Léonore et le comte de Luna, « Udiste !&#8230; Mira di acerbe lacrime », où se défient Marina Rebeka et Ludovic Tézier, portant un paroxysme à une soirée déjà riche en affrontements. Marina Rebeka est elle aussi tout à fait dans son élément avec ce grand rôle de soprano verdienne, où ses aigus éclatants font merveille. Après une longue ovation de la salle debout, on pouvait s’attendre à un bis en forme de quatuor, et ce sont en fait deux duos qui réunissent d’un côté Clémentine Margaine et Marina Rebeka dans la « Barcarolle » des <em>Contes d’Hoffmann</em>, où les deux artistes peuvent devenir plus langoureuses et sentimentales, montrant de plus une évidente complicité, et de l’autre un ultime éclat entre Martin Muehle et Ludovic Tézier dans l’Otello de Verdi, «&nbsp;Fuggirmi io sol non so &#8230; Sangue !&nbsp;», un très grand Otello face à un non moins grand Iago.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gala-lyrique-du-liceo-barcelone/">Gala lyrique du Liceo &#8211; Barcelone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>SAINT-SAËNS, Samson et Dalila &#8211; Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-saint-etienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Donnée à Kiel en octobre 23, pour 12 représentations durant la saison, cette production de Samson et Dalila renvoie aux conditions de la création de l’ouvrage. En effet, créé à Weimar (1), où le projet d’oratorio avait fait place à un ambitieux opéra biblique, il ne fut donné en France (Rouen, puis Paris) qu’en 1890. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Donnée à Kiel en octobre 23, pour 12 représentations durant la saison, cette production de <em>Samson et Dalila</em> renvoie aux conditions de la création de l’ouvrage. En effet, créé à Weimar (1), où le projet d’oratorio avait fait place à un ambitieux opéra biblique, il ne fut donné en France (Rouen, puis Paris) qu’en 1890. La « profanation » d’un épisode biblique fut sans doute la première raison de la réticence des scènes françaises à le monter (2), il y a aussi le souvenir douloureux de la Commune, alors que l’opéra exalte la révolte qui libère de l’oppresseur&#8230; <em>Samson</em> n’était pas reparu à Saint-Etienne depuis 2008. Il était donc temps de le retrouver. De cette extraordinaire soirée, on retiendra beaucoup d’éléments. D’abord une mise en scène résolument distanciée, où toute l’équipe fait un, affûtée. Elle captive, toujours esthétique et efficace, et fait oublier les quelques faiblesses vocales ou l’incarnation inaboutie de telle ou tel personnage.</p>
<p>Trois noms à retenir, déjà : ceux de <strong>Immo Karaman</strong>, de <strong>Guillaume Tourniaire</strong> et de <strong>Laurent Touche</strong>, auxquels on doit l’excellence de la mise en scène, de la direction musicale et des chœurs. Le premier, inconnu de nos scènes, nous vaut, avec son équipe, un spectacle aussi éblouissant que captivant. La mise en scène, les décors, costumes et éclairages, comme la vidéo nous viennent d’Outre-Rhin, comme déjà dit. Et c’est un choc. Heureusement oubliés le peplum façon Cecil B. de Mille, comme la dernière contextualisation avignonnaise. Cependant, sans outrances, la force, l’énergie, l’orientalisme sensuel sont traduits de façon efficace auxquels concourent, le dépouillement, la pureté des lignes, une beauté plastique qui ne se démentiront jamais. Chaque tableau est un régal. Les images de « L’aube qui blanchit déjà les coteaux », suivies de la bacchanale, puis de la figuration du temple avant son écroulement resteront longtemps gravées dans la mémoire des auditeurs.</p>
<p>Le Prélude, accablé, retenu, intensément dramatique, voit se lever très lentement le rideau de scène sur un espace dépouillé à l’extrême, dont le chœur (des Hébreux), aux costumes uniformes et noirs, forme le bloc central, géométrique, qui s’animera, individuellement, au fil des progressions. La gestique, la direction d’acteur seront un des points forts de cette production, qui associe, fusionne, dix danseurs avec les chanteurs. Les lumières, très travaillées, et des vidéos occasionnelles, pertinentes, suggestives, participent à la beauté et à l’émotion visuelle. Atteignant au grandiose et au sublime, loin du réalisme (3) comme de l’anecdote, cette passionnante mise en scène, intemporelle, de portée universelle, témoigne du métier le plus sûr et il serait dommage que sa diffusion s’arrête au terme des représentations stéphanoises.</p>
<p><strong>Guillaume Tourniaire</strong> impose une direction exemplaire et efficace : l’orchestre et le chœur – préparé avec art par <strong>Laurent Touche</strong> – seront captivés et donneront le meilleur d’eux-mêmes, animés, clairs, avec la plus large palette expressive. Malgré la complexité de l’écriture, des enchaînements, des mouvements scéniques, toujours la musique nous fascine par sa beauté et son expression dramatique. Les nuances extrêmes, les progressions, les équilibres sont ménagés avec art, les voix connaissent le plus bel écrin. Les effluves de la nuit orientale du II, que seules la musique et la chorégraphie illustrent ce soir, sont un bonheur.</p>
<p>Un large bandeau tombant des cintres s’incurve vers la salle. Modelé par les éclairages et la vidéo, il constituera l’élément permanent des trois actes, le deuxième esquissant la silhouette d’une maison, qui abritera la scène de séduction de Dalila ravissant la chevelure de Samson, puis un étagement de sept fenêtres sur cinq niveaux, qui se réduira à celles de sa base avant l’effondrement du temple. L’opposition du noir et du blanc domine, déclinée sous toutes ses formes, décors et costumes, avec des éclairages qui, avec la vidéo, servent merveilleusement le propos.</p>
<p>La distribution, totalement nouvelle, francophone, se signale par son engagement, mais ne tient pas toutes ses promesses. Samson, que chante pour la première fois <strong>Florian Laconi, </strong>nous laisse un peu sur notre faim. L’envergure n’est pas celle d’un héros, prophète et meneur, avec ses faiblesses et sa fragilité. Les moyens semblent amoindris, et l’engagement indéniable de notre ténor ne les supplée pas. Le souffle n’a plus la longueur attendue, un vibrato démesuré altère tout soutien et toute projection, les aigus à l’arraché sont douloureux. Il n’y a que dans la plainte, dans les demi-teintes, au dernier acte que le chant se fait émouvant. Même sans meule, l’air correspondant bouleverse. L’humanité douloureuse de Samson se traduit essentiellement par un jeu convaincant.</p>
<p>Dalila, un des rôles les plus exigeants, les plus lourds du répertoire lyrique, appelle des qualités peu communes. Il se construit sur le temps.<strong> Marie Gautrot</strong>, après l’avoir incarnée en Avignon, la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-avignon/">saison passée</a>, confirme l’opulence du timbre, ensoleillé, l’émission arrogante et l’aisance constante. La voix est longue et souple. Bien sûr, « Mon cœur s’ouvre à ta voix », qui a largement contribué au succès de l’ouvrage, appelle les acclamations du public. Ses deux duos avec le Grand-prêtre atteignent à une vérité dramatique et musicale peu commune. Petite réserve, le jeu de la séductrice ambiguë ne convainc pas toujours : la sensualité reste en-deçà des attentes, particulièrement dans les scènes où elle est accompagnée par les danseurs.</p>
<p>Le Grand prêtre de Dagon, en dehors des deux grands duos signalés, n’a qu’un air (« Maudite soit à jamais la race »). <strong>Philippe-Nicolas Martin </strong>impressionne par son autorité, sa puissance et son style. Une belle leçon de chant comme on l’aime. Les deux basses de la distribution (le satrape de Gaza, Abimélech, et le Vieillard hébreu) n’appellent que des éloges. L’un de nos chanteurs les plus prometteurs, <strong>Alexandre Baldo</strong>, le premier, malgré la brièveté de son intervention, s’impose dès son récit « Qui donc élève ici la voix ? » qui l’oppose à Samson. La qualité du chant, de la diction, de l’expression méprisante impressionne, et il s’impose comme le vainqueur &#8211; vocal – de l’affrontement. L’intervention de <strong>Louis Morvan</strong>, le vieillard hébreu, préparée par le chœur des basses à l’unisson, est un moment de félicité radieuse. Les deux Philistins, le messager n’appellent que des éloges.</p>
<p>Le chœur, tour à tour des Israélites, des vieillards hébreux, puis des Philistins, est sollicité abondamment. Non seulement la mise en place relève de la perfection, mais l’émission, l’intelligibilité, la dynamique nous ravissent. Une grande et magnifique soirée, forte en émotions, qui n’aura laissé personne indifférent : les longues ovations en témoignent.</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) « sans Liszt [qui stimula son écriture et le créa à Weimar], <em>Samson</em> n’existerait pas » disait Saint-Saëns. 
(2) Encore qu’en 1743, mais on était en pays anglican, le public londonien avait fait un triomphe au <em>Samson</em> de Haendel, oratorio si proche de l’opéra qu’on le porte régulièrement à la scène. 
(3) Malgré la dimension intemporelle et universelle du message délivré, comment ne pas penser au drame qui, de nouveau, se joue actuellement à Gaza ?</pre>
</li>
</ul>
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		<title>Récital Marina Viotti &#8211; Jérémie Rhorer &#8211; Lyon (Auditorium)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-marina-viotti-jeremie-rhorer-lyon-auditorium/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Précédée de sa réputation d’artiste lyrique de l&#8217;année aux Victoires de la musique classique 2023, la mezzo-soprano Marina Viotti était attendue avec impatience à Lyon, ville qui fut la sienne pendant quelques années. C’est peu de dire que le charme, ici comme ailleurs, a opéré, en osmose parfaite avec le Cercle de l’Harmonie dirigé par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Précédée de sa réputation d’artiste lyrique de l&rsquo;année aux Victoires de la musique classique 2023, la mezzo-soprano <strong>Marina Viotti</strong> était attendue avec impatience à Lyon, ville qui fut la sienne pendant quelques années. C’est peu de dire que le charme, ici comme ailleurs, a opéré, en osmose parfaite avec le <strong>Cercle de l’Harmonie</strong> dirigé par <strong>Jérémie Rhorer</strong>. Sans artifice ni effets spectaculaires, le récital donne à entendre une palette de nuances dont la subtilité n’a d’égale que la sobriété. D’emblée, l’Ouverture des <em>Noces de Figaro</em>, d’une précision absolue, privilégie la finesse aux dépens de l’étalage. On peut en dire autant de Marina Viotti qui confère au « Voi che sapete » une manière d’évidence qui ravit, mettant son timbre chaleureux et la clarté de sa voix au service d’une diction exemplaire et d’un lyrisme sincère.</p>
<p>Et pourtant la cantatrice n’hésite pas, après ce premier air, à se saisir d’un micro pour s’adresser au public, rompant avec l’illusion théâtrale – et la tradition des récitals – pour commenter ce qui a été interprété et annoncer la suite du programme. En ce 13 février, la soirée se veut prélude à la Saint-Valentin. Pour célébrer l’amour, l’éventail des affects opératiques et musicaux est convoqué, la diversité des genres aussi, dans tous les sens du terme puisqu’aux personnages masculins (Cherubino donc, dont Marina Viotti dit qu’il sera « le seul amour innocent » de la soirée, puis Orphée déplorant la perte de son Eurydice – deux airs célébrissimes du répertoire) succède Alceste, la reine de Thessalie dans l’opéra de Gluck auquel elle donne son nom. Rappelons qu’elle se sacrifie pour sauver son époux Admète et, parvenue aux Enfers, refuse d’implorer la pitié des « Divinités du Styx » – c’est l’occasion pour Marina Viotti de donner à entendre toute la puissance de sa voix dans les inflexions triomphales de cet air. Immédiatement avant, la « Danse des furies » dirigée avec fougue par Jérémie Rhorer exprime la fureur annoncée dans l’intitulé du récital <em>Amor Furor</em>. Marina Viotti commente le courage d’Alceste avec des mots d’aujourd’hui : « Même pas peur ».</p>
<p>On sait combien le projet de rendre la musique et l’opéra accessibles au plus grand nombre est un objectif commun au Cercle de l’Harmonie et à la cantatrice suisse, qui nous dit ce soir être « à moitié lyonnaise ». Savoir rendre simple ce qui est complexe, commenter avec naturel les œuvres les plus raffinées, parler au public de l’Auditorium de Lyon (jauge de plus de 2000 places) quasi plein comme s’il s’agissait de quelques amis réunis chez soi, ce sont des talents qui s’ajoutent à l’art du chant. Mais sans préjudice du jeu dramatique : vêtue d’une longue veste rouge cintrée sur pantalon de cuir noir et chaussées de bottes dans la première partie (rôles travestis obligent !), Marina Viotti réapparaît après l’entracte en robe violette orientalisante avec ceinture-cordelette et des chaussures ouvertes à hauts talons, cothurnes propices à une démarche chaloupée. Elle sera ainsi, comme elle l’annonce au public dans un nouveau propos explicatif, la séductrice Dalila, puis Carmen, avant d’interpréter l’air de Léonore dans <em>La Favorite</em>, qu’elle qualifie de véritable « ascenseur émotionnel ». Cette deuxième partie du concert permettra aussi d’entendre, entre l’Ouverture du <em>Songe d’une nuit d’été</em> de Mendelssohn, d’une rare délicatesse, et la Scène d’amour du <em>Roméo et Juliette</em> de Berlioz, une interprétation très maîtrisée de la <em>Méditation</em> de <em>Thaïs</em>.</p>
<p>Marina Viotti passe avec aisance de Carmen à Leonore, de Bizet à Donizetti, son mezzo est riche, puissant et agile, s’envolant avec une facilité déconcertante dans les aigus et descendant avec une présence impressionnante dans les graves. Elle sait donner l’illusion de la facilité tout en communiquant une authentique émotion : c’est le cas notamment dans « Mon cœur s’ouvre à ta voix » (Saint-Saëns), superbement interprété, et dans l’air « Non piu mesta » de <em>La Cenerentola</em> de Rossini – opéra dans lequel elle a <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-cenerentola-paris-tce/">triomphé en octobre dernier à Paris</a> –, et qu’elle a préparé comme « une surprise » pour un bis qu’elle a voulu (« parce que demain c’est tout de même la Saint-Valentin ») plus optimiste que la fin tragique de <em>La Favorite</em>. Ou comment rappeler que l’opéra peut aussi être (loin de la « défaite des femmes » selon le titre de l’ouvrage de Catherine Clément en 1979) le « triomphe de la bonté » et de l’amour, et qu’en tout cas ce doit être un lieu de partage.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Viotti-Marina-2022-©-Eric-Larrayadieu-1024x683.png" alt="Marina Viotti" class="wp-image-152651"/></figure>
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		<title>SAINT-SAËNS, Samson et Dalila &#8211; Avignon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-avignon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quotidiennement, les horreurs les plus effroyables sont complaisamment exposées sur les écrans de télévision et sur ceux de nos ordinateurs. Pour autant, est-il vraiment indispensable d’étaler sur scène ces mêmes images de guerre, vidéos militaires, champs de ruines, peuples opprimés, scènes de viols, décapitations et autres atrocités&#160;? (Vu l’extrême violence des scènes du dernier acte, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quotidiennement, les horreurs les plus effroyables sont complaisamment exposées sur les écrans de télévision et sur ceux de nos ordinateurs. Pour autant, est-il vraiment indispensable d’étaler sur scène ces mêmes images de guerre, vidéos militaires, champs de ruines, peuples opprimés, scènes de viols, décapitations et autres atrocités&nbsp;? (Vu l’extrême violence des scènes du dernier acte, susceptibles de heurter la sensibilité de nos lecteurs de tous âges, nous avons choisi – contrairement aux artisans du spectacle – de ne pas vous montrer ici les photos de décapitations). L’opéra <em>Samson et Dalila</em>, comme beaucoup d’autres œuvres – on a souvent pu en juger par le passé –, peut se prêter à des rapprochements entre l’histoire et l’actualité. Mais est-il avéré que le public, qui vient au spectacle pour se distraire, ait envie d’y retrouver ce qui est malheureusement devenu son quotidien&nbsp;? Les huées qui ont accueilli les réalisateurs lors des saluts sont-ils la marque du succès, ou au contraire celle d’un ras-le-bol des spectateurs face à ce type de tripatouillages scéniques cauchemardesques&nbsp;?</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Samson-et-Dalila-7corr-1-1024x475.jpg" alt="" class="wp-image-133774" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Photos Mickaël &amp; Cédric/Studio Delestrade</sup></figcaption></figure>


<p>Ce n’est pas pour autant que l’on irait jusqu’à favoriser la bluette sentimentale en demandant à Peynet ou Pierre et Gilles d’illustrer scéniquement l’œuvre&nbsp;! Peut-être que le résultat n’en aurait pas été pire, mais dans tous les cas, que resterait-il du sens profond de l’opéra de Saint-Saëns&nbsp;? Car ce soir, une fois de plus, malgré la beauté de certains tableaux magnifiquement éclairés, et les lettres capitales ISRAEL occupant bien l’espace avec les taches de sang qui rapidement les jaspent, on préfèrerait une version concert à la scène de viols sur la musique de ballet du premier acte, et l’on a trop tendance à fermer les yeux tout au long de la représentation pour ne pas voir l’insoutenable. Est-ce vraiment là le but du théâtre&nbsp;? Car où sont Samson et Dalila dans tout cela, où sont l’amour et la trahison, comment se noue le drame et comment s’achève-t-il&nbsp;? Samson est devenu une espèce de pion plus qu’un meneur d’hommes, et Dalila totalement assujettie au grand prêtre alors que l’on aurait pu lui laisser un peu plus d’autonomie, même si elle apparaît au final un peu plus déçue que triomphante.&nbsp;</p>
<p>Ce soir, je mets donc au défi quelqu’un qui ne connaîtrait pas l’œuvre d’expliquer ce qui se passe. C’est que la véritable vedette de la mise en scène de <strong>Paco Azorin</strong> est cette foule compacte et manipulable (plus de 60 figurants) qui prend le pas sur les personnages principaux, et si quelques-uns se dégagent quand même un peu plus facilement – Abimélech ou le Grand prêtre – Samson et Dalila sont le plus souvent noyés dans la masse. Un moment-clé est à cet égard révélateur des limites de ce principe de mise en scène, quand Samson lance au premier acte cette phrase, fondamentale d’un point de vue littéraire, musical et scénique&nbsp;: «&nbsp;Israël&nbsp;! Romps ta chaîne, Ô peuple lève-toi&nbsp;! Viens assouvir ta haine, le Seigneur est en moi&nbsp;!&nbsp;». Ce véhément appel à la guerre sainte, ce côté halluciné du personnage qui en appelle à un dieu vengeur explique toute la suite de l’opéra, mais reste ce soir noyé dans un magma scénique, non la faute de l’interprète du rôle, mais de celle du metteur en scène. En revanche, l’absence de meule au 3<sup>e</sup> acte est plutôt bien venue, qui permet de recentrer l’action sur le texte.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Samson-et-Dalila-8corr-1-1024x475.jpg" alt="" class="wp-image-133777" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Photos Mickaël &amp; Cédric/Studio Delestrade</sup></figcaption></figure>


<p>Le plateau, sans être exceptionnel, est d’une excellente tenue et sans faiblesses. <strong>Marc Laho</strong>&nbsp;possède la puissance physique et vocale d’un Samson, auquel il essaie d’ajouter une once d’humanité, autant que le metteur en scène le lui permette. Sa voix, restée remarquablement jeune, parvient sans effort perceptible à dominer la mêlée, même quand le chef <strong>Nicolas Krüger</strong> lâche son orchestre et les chœurs sans trop se préoccuper des solistes. Le jeu est souvent émouvant sans jamais être mièvre ni inconsistant, mais le personnage peine à trouver ses marques pour toutes les raisons indiquées plus haut. <strong>Marie Gautrot</strong> est reconnue depuis des années comme l’une des mezzos françaises qui comptent. Sa Dalila est peut-être un peu trop délicate et raffinée, mais le rôle est parfaitement adapté à sa voix charnue et profonde. On aimerait la réentendre dans ce rôle dans des conditions un peu moins stressantes (pour les spectateurs). Très sonore, <strong>Nicolas Cavallier</strong>, de son côté, donne au Grand prêtre des accents &nbsp;méphistophéliques peut-être un peu trop d’un bloc, mais là aussi, pouvait-il faire autrement&nbsp;? Un beau vieillard hébreu par <strong>Jacques-Greg Belobo</strong> et un Abimélech-CRS plus vrai que nature, par <strong>Eric Martin-Bonnet</strong>, complètent cette distribution plutôt bien équilibrée.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-avignon/">SAINT-SAËNS, Samson et Dalila &#8211; Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Sonya Yoncheva annonce son prochain CD</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-annonce-son-prochain-cd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 05:50:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sonya Yoncheva affiche sur les réseaux sociaux la couverture de son prochain album intitulé The Courtesan et consacré aux courtisanes, coquettes et autres grandes amoureuses. On y croisera Thaïs, Manon, Dalila, Traviata, Manon Lescaut, Madama Butterfly, Iris, Stephana de Siberia et les Mimì des deux Bohème, celle de Puccini et celle de Leoncavallo. L&#8217;enregistrement a été réalisé à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sonya Yoncheva</strong> affiche sur les réseaux sociaux la couverture de son prochain album intitulé <em>The Courtesan</em> et consacré aux courtisanes, coquettes et autres grandes amoureuses. On y croisera Thaïs, Manon, Dalila, Traviata, Manon Lescaut, Madama Butterfly, Iris, Stephana de <em>Siberia </em>et les Mimì des deux <em>Bohème</em>, celle de Puccini et celle de Leoncavallo. L&rsquo;enregistrement a été réalisé à Gènes l&rsquo;année dernière avec les forces du Carlo Felice sous la direction de <strong>Marco Armiliato</strong>. <strong>Charles Castronovo </strong>accompagne le soprano pour deux duos, celui de l&rsquo;acte I de <em>Thaïs</em> et celui de l&rsquo;acte III de <em>La Traviata</em>. En bonus, <strong>Sonya</strong> <strong>Yoncheva</strong> interprète « In trutina » extrait de <em>Carmina Burana </em>qui reste dans le même esprit puisque le texte exprime le pouvoir de la sensualité. Tout en restant sous exclusivité chez Sony Classical, la chanteuse produit l&rsquo;album sous son propre label, SY11 Productions. La date de sortie de ce 5<sup>e</sup> récital est prévue au 9 février <a href="https://sy11events.com/store/" rel="nofollow">mais il peut déjà être commandé en ligne</a>.</p>
<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style="background:#FFF;border:0;border-radius:3px;margin: 1px;max-width:540px;min-width:326px;padding:0;width:99.375%;width:-webkit-calc(100% - 2px);width:calc(100% - 2px)">
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<a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener"><br /></a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener">Voir cette publication sur Instagram</a></p>
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<p style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;line-height:17px;margin-bottom:0;margin-top:8px;overflow:hidden;padding:8px 0 7px;text-align:center"><a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:normal;line-height:17px;text-decoration:none" target="_blank" rel="noopener">Une publication partagée par Sonya Yoncheva (@sonyayoncheva)</a></p>
</blockquote>
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		<title>90 ans d&#8217;Alain Fondary : l&#8217;artiste par dix de ses rôles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/90-ans-dalain-fondary-lartiste-par-dix-de-ses-roles/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/90-ans-dalain-fondary-lartiste-par-dix-de-ses-roles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 06:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/90-ans-d-alain-fondary-l-artiste-par-dix-de-ses-rles/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sancho Panza (Don Quichotte, Massenet) Un choc – et comme on en connaît peu ! Au tout début des années 1990, Alain Fondary incarnait Sancho Panza aux côté de José Van Dam à Toulouse. Le jeune étudiant que j’étais alors en a encore des frissons dans le dos : la puissance, la faconde, la diction, mais aussi &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sancho Panza (<em>Don Quichotte</em>, Massenet)</strong></p>
<p>Un choc – et comme on en connaît peu ! Au tout début des années 1990, Alain Fondary incarnait Sancho Panza aux côté de José Van Dam à Toulouse. Le jeune étudiant que j’étais alors en a encore des frissons dans le dos : la puissance, la faconde, la diction, mais aussi l’élégance et la noblesse de ce chant, qui n’avaient rien à envier ici à son glorieux maître, tout semblait touché par la grâce et le génie. Le public, autour de moi, paraissait presque blasé : il est vrai que ce baryton était un habitué des lieux, et l’on n’en attendait pas moins de lui ! Le disque est heureusement venu graver cette interprétation mémorable (EMI, dir. Plasson). Joyeux anniversaire, maître ! <strong>JJG</strong></p>
<p><strong>Paolo (<em>Simone Boccanegra</em>, Verdi)</strong><br />
	Alain Fondary et les Chorégies d&rsquo;Orange, c&rsquo;est une histoire d&rsquo;amour de 15 ans qui a vu le baryton tenir de nombreux rôles jusqu&rsquo;en 2000. L&rsquo;un des premiers, en 1985, c&rsquo;est celui du vil Paolo dans <em>Simon Boccanegra</em> de Verdi, rôle dans lequel son baryton mordant et ses accents n&rsquo;ont pas de mal à tenir la dragée haute à son partenaire Piero Cappuccilli. Le voici dans le Prologue, proposé ici dans son intégralité et (presque) comme si vous y étiez, gazouillis d&rsquo;oiseaux et mistral compris. <strong>CM</strong></p>
<blockquote>
<p>C&rsquo;était avec Piero Cappuccilli, c&rsquo;était la première fois que je me trouvais face à lui. j&rsquo;ai pu constater que cela marchait bien (&#8230;) J&rsquo;aime bien Paolo, mais je préfère la subtilité et l&rsquo;esprit de Simon. C&rsquo;est comme Giovanni et Leporello : je préfère Leporello à Giovanni, je ne parle pas du personnage parce que le public le reçoit différemment. Voilà un rôle que je n&rsquo;ai chanté que quelques fois. J&rsquo;avais appris les deux versions, française et italienne ; je les chantais à une semaine d&rsquo;intervalle l&rsquo;une de l&rsquo;autre : j&rsquo;ai cru mourir ! Cela m&rsquo;a servi de leçon, je ne l&rsquo;ai pas oublié. <strong>ODB Opéra</strong></p>
</blockquote>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_mfTe0A3EvQ" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p><strong>Scarpia (<em>Tosca</em>, Puccini)</strong><br />
	Un appel de son agent. « Karajan veut t&rsquo;auditionner ». Bigre, se dit Alain Fondary. Il s&rsquo;agit d&rsquo;assurer. Sur l&rsquo;énorme plateau, il se présente. Le maestrissimo est charmant « veuillez donc vous donner la peine de chanter le <em>Te Deum »</em>. Fondary s&rsquo;exécute « Ah, Tosca ! ». Karajan a l&rsquo;air ravi. « Maintenant, j&rsquo;aimerais que vous le chantiez à nouveau ». Un préposé entre sur scène en tremblant et rappelle à l&rsquo;immense chef que dans sa loge, Pavarotti trépigne, car il est l&rsquo;heure de répéter. L&rsquo;œil de Karajan pétille « Pavarotti attendra. Monsieur Fondary, recommencez ». Le chanteur prend sa respiration et chante. « Ah, parfait ! vous avez l&rsquo;endurance ». Karajan est ravi, Fondary est engagé. <strong>CDR</strong> </p>
<p><strong>Hérode (<em>Hériodiade</em>, Massenet)</strong><br />
	Avoir entendu Alain Fondary chanter Hérode dans <em>Hérodiade</em> de Massenet restera comme un immense souvenir pas seulement d&rsquo;opéra et de chant, mais de langue française, lorsqu’elle est entièrement habitée par le sens du théâtre, par une éloquence sans emphase, toute pétrie d’incarnation et de présence. À une incroyable plénitude vocale répondait une étonnante plénitude théâtrale, et le personnage que la flamme de Salomé embrase semblait n&rsquo;avoir plus de limite dans l’extase ni dans la violence. Peu de chanteurs m’ont communiqué cette impression d’urgence et de maîtrise. C’est pour des artistes de ce calibre que l’opéra semble avoir été inventé. <strong>SF</strong></p>
<p><strong>Le Comte de Toulouse (<em>Jérusalem</em>, Verdi)</strong></p>
<p>La résurrection du <em>Jérusalem </em>de Giuseppe Verdi au Palais Garnier en 1984 constitue les vrais débuts d’Alain Fondary pour l’Opéra de Paris. En 1979, le chanteur a certes déjà incarné Sulpice <a href="https://www.youtube.com/watch?v=4OEjD1Hkjg0" rel="nofollow">dans une série de <em>Fille du régiment</em></a>, mais les représentations étaient données à Favart ou le spectacle fut mal reçu. Il faut dire que la distribution de l’époque en était 100% française et que les spectateurs d’alors leur préféraient les stars internationales du chant. On doit à Massimo Bogianckino, éphémère patron de l’ONP entre 1983 et 1985, un mandat aussi court qu’admirable, le seul pour lequel ce florentin aura essayé de redonner une vraie identité à l’institution multi centenaire. Entre deux tubes du répertoire chantés par des Luciano Pavarotti et autres Alfredo Kraus, ce formidable directeur proposa quelques recréations d’ouvrages qui firent les beaux jours de l’Opéra de Paris (<em>Moïse</em>, <em>Robert le Diable</em>…). Heureuse époque car il est peu probable que <em>Jérusalem</em>, adaptation française assez libre d’<em>I Lombardi alla Prima Crociata</em>, (d&rsquo;ailleurs réadapté en italien sous le titre de <em>Gerusalemme</em>) ne soit jamais redonné en ces lieux : on y fait rimer « Bannière chrétienne » avec « Horde païenne » et on y scande avec ferveur « Dans le sang, dans le sang, renversons le Croissant ! ». C&rsquo;était avant le vivre-ensemble.  Au sein d’une distribution majoritairement italienne, comprenant la délicieuse Cecilia Gasdia, le distingué Veriano Luchetti et le noir Silvano Carroli, Alain Fondary incarnait le Comte de Toulouse. En théorie, le rôle ne comporte pas d’air saillant : pour l’occasion toutefois,<a href="https://youtu.be/vJQyNFSRCWw?t=3780" rel="nofollow"> le baryton français se vit confier l’interprétation en soliste du trio conclusif de la scène 1 de l’acte II</a> : le public parisien découvrit ainsi un formidable baryton français. <strong>JMP</strong></p>
<p><strong>Le Grand-Prêtre de Dagon (<em>Samson et Dalila</em>, Saint-Saëns)</strong></p>
<p>Le rôle du Grand Prêtre de Dagon de <em>Samson et Dalila </em>est court mais particulièrement exposé. Alain Fondary l’a incarné aux côtés des plus grands (Placido Domingo, Shirley Verrett, Agnes Baltsa…). Le baryton n’eut jamais à rougir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=o7kG-pYWcrI" rel="nofollow">face à de telles pointures vocales</a> et y compris dans les plus grandes salles comme le Metropolitan Opera de New York, mettant ses moyens impressionnants au service du plus pur style français. <strong>JMP</strong></p>
<p><strong>Escamillo (<em>Carmen</em>, Bizet)</strong></p>
<p>Peu de barytons français y ont échappé, que ce soit à la scène ou à la fin d&rsquo;un repas de noces : « Toréador, prends garde à toi » est une scie incontournable du répertoire. Même s&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de son rôle le plus intéressant, <a href="https://youtu.be/5abeeNi8V78?t=3569" rel="nofollow">nous ne pouvions pas ne pas l&rsquo;évoquer</a>. <strong>JMP</strong></p>
<p><strong>Jack Rance (<em>La Fanciulla del West</em>, Puccini)</strong></p>
<p>Alain Fondary excellait dans les rôles de méchant. Son incarnation du terrible shérif a heureusement été préservé par un enregistrement officiel d&rsquo;un concert de la radio munichoise (version sans coupure, ce qui est rare). <a href="https://www.youtube.com/watch?v=o3fjJo8Ndfs" rel="nofollow">Pour la fantastique scène de la partie de cartes</a> (dont l&rsquo;enjeu est la vie de l&rsquo;amant de Minnie), il fallait tout son répondant face à la tonitruante Eva Marton ! <strong>JMP</strong></p>
<p><strong>Amonasro (<em>Aida</em>, Verdi)</strong></p>
<p>On peut être un brin brutal tout en aimant sa fille et sa patrie : Amonasro est un insoumis<a href="https://www.youtube.com/watch?v=LA8eq1RuiSQ" rel="nofollow" style="color: rgb(1, 143, 226); text-decoration-line: underline;"> </a> aux multiples facettes. Alain Fondary a interprété le rôle dans les salles les plus incongrues (notamment, en 1984, au Palais Omnisport de Paris-Bercy, sous la baguette de Michel Plasson. Le voici ici dans une représentation en plein air <a href="https://youtu.be/caJHy2BTdHE?t=739">sur les lieux de l&rsquo;action</a> ! <strong>JMP</strong></p>
<p><strong>Posa (<em>Don Carlo</em>, Verdi)</strong></p>
<p>On se demande parfois comment sont conçues les distributions. En 1986, l’Opéra de Paris propose la version française de <em>Don Carlos</em>, décidée sous le mandat précédent de Massimo Bogianckino démissionnaire. Le rôle du Marquis de Posa est dévolu à deux chanteurs anglo-saxons : Thomas Allen et Richard Stilwell. Puis l’ouvrage est repris en fin de saison dans sa version italienne en quatre actes, et le rôle est cette fois offert à… Alain Fondary ! <a href="https://www.odb-opera.com/joomfinal/index.php/les-dossiers/48-les-chanteurs/120-alain-fondary" rel="nofollow">Dans une interview à ODB-Opéra</a>, le chanteur confie : « On ne m’attendait pas du tout dans ce rôle à Paris. Et pourtant, ce fut un des plus grands succès de ma carrière. En saluant, je pleurais devant l’accueil du public ». Malheureusement, il ne subsiste aujourd’hui que des enregistrements privés de cette prise de rôle, aucun n’ayant été mis en ligne pour le plaisir du plus grand nombre, du moins à ce jour. <strong>JMP</strong></p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/90-ans-dalain-fondary-lartiste-par-dix-de-ses-roles/">90 ans d&rsquo;Alain Fondary : l&rsquo;artiste par dix de ses rôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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