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	<title>Jean-Philippe LAFONT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jean-Philippe LAFONT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Gala ODB Opéra &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 19 mars 2023, le site lyrique ODB Opéra organisait un gala-fleuve à l’occasion de ses 20 ans. En conclusion de notre recension, nous exprimions notre espoir de voir ce concert devenir un événement annuel. C’est presque le cas avec cette édition 2024, organisée 20 mois après la première, et pour laquelle ses organisateurs ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 mars 2023, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">le site lyrique ODB Opéra</a> organisait un gala-fleuve à l’occasion de ses 20 ans. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">En conclusion de notre recension</a>, nous exprimions notre espoir de voir ce concert devenir un événement annuel. C’est presque le cas avec cette édition 2024, organisée 20 mois après la première, et pour laquelle ses organisateurs ont réuni une nouvelle fois réuni un large éventail d’artistes, jeunes et confirmés.</p>
<p><strong>Héloïse Mas</strong> ouvre le bal avec la rare <em>Sapho</em> de Charles Gounod et <em>Le Cid</em> de Massenet. La voix sombre et sensuelle exprime à merveille la mélancolie de ses deux airs. Le périlleux « Parto, parto » d’<em>Idomeneo</em> est impeccablement rendu par <strong>Juliette</strong> <strong>Gauthier</strong>, qui se révèle délicatement espiègle dans la Cleopatra du rare <em>Giulio Cesare</em> d&rsquo;Antonio Sartorio. Autre rareté avec<em> Henry VIII</em>, où le ténor <strong>Fabien Hyon</strong> alterne avec une grande justesse dramatique les élans <em>forte</em> et les abandons en voix mixte, dans un français à la prononciation impeccable. On ne présente plus le contre-ténor <strong>Robert Expert</strong> qui interprète « À Chloris » avec une grande sensibilité. Retour à <em>Idomeneo</em> avec un tour de force de <strong>Faustine Egiziano</strong> dans un « Padre, germani, addio! » d’un bel engagement et aux vocalises impeccables, suivi d&rsquo;une scène de folie des <em>Puritani</em> dans une optique plutôt mozartienne. En baroqueuse consommée, <strong>Emmanuelle de Negri</strong> offre un « Tristes apprêts » idéal, d’une grande noblesse et d’un belle intensité. La mélodie de Debussy qui suit démontre la versatilité de cette artiste. Le jeune<strong> Julien Lhermite</strong> impressionne par un beau médium au volume puissant. Entre deux séances de <em>Don Giovanni</em> à l’Athénée, <strong>Abel Zamora</strong> offre un « Il mio Tesoro » au legato divin, suivi du rare air de Smith de <em>La Jolie fille de Perth</em>, avec toujours la même délicatesse, mais aussi la vaillance nécessaire et un contre-ut percutant ! En Escamillo et en Posa, <strong>Florent Karrer i</strong>mpressionne par son émission naturelle et sa projection puissante, alliées à un vrai talent dramatique. Il est rare d’entendre des voix wagnériennes dans ce type de concert. Notre plaisir est d’autant plus grand que <strong>Fanny Revay</strong> offre ici une belle et grande voix dans le rôle d’Elisabeth de <em>Tannhaüser</em>, avec un beau timbre chargé d’une émotion frémissante. <strong>Coline Infante</strong> fait montre d’un abattage certain dans l’air d’Adele de <em>Die</em> <em>Fledermaus</em>, réussissant impeccablement ses vocalises en cascades de rire et concluant avec un contre-ré d’une facilité déconcertante. Dans la chanson « Parce que », créé par Serge Gainsbourg, puis en seconde partie, dans sa reprise de « L’île aux mimosas » de Barbara,<strong> Isabelle Carrar</strong> ressuscite un instant pour nous l’esprit disparu de Saint-Germain-des-Prés. Également professeur au Conservatoires Hector Berlioz et Charles Munch, <strong>Marie Vasconi</strong> interprète avec grand talent un extrait de l&rsquo;étonnante scène lyrique de Valentino Bucchi, <em>Lettres de la religieuse portugaise</em> (1970). La première partie s’achève par un « Don fatale » revigorant : avec son timbre fruité et son engagement sans faille, <strong>Victoria Lingbock</strong> n’y est pas sans rappeler une certaine Grace Bumbry, l’expérience en moins bien entendu.</p>
<p>Abandonnant un moment son rôle d’accompagnateur, <strong>David Abramovitz</strong> ouvre la seconde partie avec une barcarolle de Fauré très virtuose. <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong> montre la diversité de son talent avec un émouvant<em> Air des Lettres</em> suivi d’une interprétation intelligemment retenue des <em>Nuits d’une demoiselle</em>, tube de Colette Renard d’une paillardise totalement assumée. <strong>Arnaud</strong> <strong>Kientz</strong> chante avec la virtuosité demandée, mais aussi avec une élégance dont on n’a pas nécessairement l’habitude dans ce répertoire, l&rsquo;air bouffe de Don Magnifico dans <em>La Cenerentola</em>. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> est une Eurydice intense mais révèle également ses talents dans la comédie, avec un extrait du <em>Candide</em> de Leonard Bernstein. Dotée d’une belle voix de mezzo aux graves profonds, <strong>Raluca Vallois</strong> affronte crânement les vocalises de la chanson du voile d’Eboli. <strong>Marlène Assayag</strong> défend avec brio le boléro des <em>Vêpres siciliennes</em>, sa voix corsée n’étant en rien un obstacle aux coloratures requises. Puis elle offre une belle exécution de l’air, également virtuose, de Giulietta dans les<em> Contes d’Hoffmann</em>, page réintégrée dans l’acte de Venise <a href="https://www.forumopera.com/v1/opera-n18/hoffmann.htm">dans la version Kaye</a>. <strong>Jeanne Zaepfel</strong> défend un rare extrait du <em>Magnifique</em> de Grétry, avec une belle maîtrise du style particulier de ce type d’opéra-comique, puis une délicate version de la <em>Chanson de Maxence</em> des <em>Demoiselles de Rochefort</em>. L&rsquo;artiste-peintre <strong>Hanna Rees</strong> se frotte à Mozart. <strong>Émilien Marion</strong> met toute son énergie dans l’air de MacDuff du <em>Macbeth</em> de Giuseppe Verdi. <strong>Nadège Méden</strong> affronte le terrible « In questa reggia » de <em>Turandot</em> avec des aigus dardés impressionnants. <strong>Didier Chabardes</strong> chante avec élégance des mélodies de Mompou, de Falla et Obradors. Virtuosité, abattage, <strong>Marc Mauillon</strong> est tout bonnement épatant dans son air rossinien, avec une voix impeccablement projetée et une belle extension jusqu’au si bémol. Le chanteur sait aussi alléger sa voix avec un <em>Clair</em> <em>de</em> <em>Lune</em> de Fauré à la prononciation impeccable. <strong>Didier</strong> <strong>Chabardes</strong> et <strong>Stéphane</strong> <strong>Sénéchal</strong> réunis n’hésitent pas à en faire des tonnes dans l‘amusant <em>Duo de la Chartreuse verte</em> de Chabrier. Le ténor argentin <strong>Manuel Nuñez Camelino</strong> chante avec une grande sensibilité une mélodie de son pays natal avant d’offrir, dans un style très différent, un Puccini aux aigus percutants.</p>
<p>En 2016, <strong>Jean-Philippe Lafont</strong> <a href="https://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca/">fut victime d’un grave accident</a> alors qu’il répétait le rôle du Sacristain dans <em>Tosca</em> à l’Opéra-Bastille. Il s&rsquo;était hélas depuis retiré des scènes. Ce concert est l’occasion émouvante de le retrouver dans l&rsquo;air de Gerard à l’acte III d&rsquo;<em>Andrea Chénier</em>, scène qu’il introduit dramatiquement par une sorte de prélude muet où il fait ressortir toute la noirceur décomplexée du personnage. A 73 ans, la voix n’a bien sûr plus la fraîcheur du passé mais le timbre est inchangé, la puissance est toujours là, l’aigu est vaillant (jusqu’au fa dièse) et la composition dramatique impressionnante.</p>
<p>Animateur-présentateur et co-organisateur de la soirée avec Jérôme Pesqué, <strong>Stéphane Sénéchal</strong> vient alléger ce rythme musical soutenu par quelques intermèdes comiques (un peu à la manière de Harpo dans les films des Marx Brothers), parfois assisté (ou vocalement doublé par Marie Vasconi). Plus sérieusement, il nous offre une impeccable interprétation de la mélodie de Poulenc, « Tout disparut », avec une délicate maîtrise de la voix mixte, <strong>Cynthia Dariane</strong> l&rsquo;accompagnant dans une chorégraphie de son cru.</p>
<p>Cinq pianistes se partagent le rôle difficile et un peu ingrat d&rsquo;accompagnateur (et répétiteur).<strong> Chiho Miyamoto</strong>, <strong>Maxime Neyret</strong>, <strong>David Abramovitz</strong>, <strong>Denis Dubois</strong> et <strong>Genc Tukiçi</strong> participent largement à la réussite de ce concert-marathon (plus de quatre heures de musique) grâce à leur professionnalisme dévoué et attentif.</p>
<p>Enfin, les libres dons des spectateurs permettront de financer les repas de plusieurs orphelins sur une année complète : ce n&rsquo;est pas la moindre réussite de ce concert dont on espère qu&rsquo;il sera suivi d&rsquo;un autre en 2025.</p>
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		<title>La preuve par 10 : 10 extraits pour (re)découvrir Auber</title>
		<link>https://www.forumopera.com/la-preuve-par-10-10-extraits-pour-redecouvrir-auber/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 May 2021 05:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Compositeur prolifique et populaire,  Daniel François Esprit Auber connait toujours une injuste traversée du désert. Pour commémorer le 150e anniversaire de sa disparition, nous vous proposons ces 10 extraits difficilement glanés sur la toile, pas toujours d&#8217;une grande qualité technique, mais dont nous espérons qu&#8217;ils vous aideront à mieux apprécier ce répertoire trop dédaigné. 1. Le 25 août 1830, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Compositeur prolifique et populaire,  Daniel François Esprit Auber connait toujours une injuste traversée du désert. Pour commémorer le 150<sup>e</sup> anniversaire de sa disparition, nous vous proposons ces 10 extraits difficilement glanés sur la toile, pas toujours d&rsquo;une grande qualité technique, mais dont nous espérons qu&rsquo;ils vous aideront à mieux apprécier ce répertoire trop dédaigné.</p>
<hr style="font-size: 14.000000953674316px;" />
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
	1. Le 25 août 1830, le Théâtre de la Monnaie affiche <em>La Muette de Portici</em>. C&rsquo;est la première représentation depuis que l&rsquo;ouvrage a été interdit par crainte de la réaction du public. A l&rsquo;acte II, le public a fait bisser le duo « Plutôt mourir que rester misérable », reprenant en coeur le refrain « Amour sacré de la patrie ». Quand le ténor français Jean-François Lafeuillade lance « Aux armes ! » à l&rsquo;acte III, le public est galvanisé et crie « Vive la liberté » « A bas le roi », « Mort aux Hollandais ». À la fin de la représentation, certains spectateurs continuent de crier « Vive la liberté ! ». À la sortie du spectacle, la foule gonfle : la révolution est lancée. On a souvent lu que la force de révolutionnaire de l&rsquo;ouvrage avait dépassé les intentions réelles de ses auteurs. C&rsquo;est oublier les sujets de prédilection habituels de Scribe et le besoin de contourner la censure, et surtout la force de la musique qui sublima le livret. Preuve de cette puissance, l&rsquo;ouvrage initialement prévu pour une reprise à la Monnaie en 2015 <a href="/spectacle/pourquoi-tant-de-huees">en coproduction avec l&rsquo;Opéra-comique</a> vit sa résurrection bruxelloise annulée par craintes de nouvelles réactions politiques. Ecoutons ici <strong>Alfredo Kraus </strong>et <strong>Jean-Philippe Lafont</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/W1FiMPAPo8c" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">L&rsquo;ouvrage récèle aussi de magnifiques moments de poésie, comme le superbe air du sommeil interprété par <strong>Nicolaï Gedda</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/rC5Y72eelhQ" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">2. Les vrais chefs d&rsquo;oeuvre se reconnaissent à ce qu&rsquo;ils résistent à tous les traitements, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de ceux des Warlinakov comme ceux des Tcherniakowki. Au contraire, ainsi revisité, un ouvrage peut même gagner en popularité.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/vYNMo8b_Ybg" title="YouTube video player" width="1096"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">3. La musique d&rsquo;Auber est souvent comparable à celle de Rossini en termes de virtuosité. Cet extrait de <em>Fra Diavolo</em>, interprété par <strong>Philippe Do</strong>, en témoigne.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/AY27T1vHCsU" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">Autre exemple praticulièrement remarquable avec <em>Le Lac des Féées</em> auquel l&rsquo;incomparable <strong>Michael Spyres </strong>sait pleinement rendre justice.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/X9-9so5iXJw" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">4. <em>Manon Lescaut </em>est l&rsquo;un des derniers ouvrages du compositeur et le premier inspiré du récit de l&rsquo;abbé Prévost. La postérité a surtout retenu le célèbre « Eclat de rire » où l&rsquo;héroïne se moque de son soupirant,  le marquis d&rsquo;Hérigny, qui remplace ici les nombreux amants de Manon, interprétée aussi par la <em>Stupenda</em>,<strong> Joan Sutherland</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/xYCd0z_ZiTs" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">5. Mais <em>Manon Lescaut</em> est surtout un opéra tragique et le compositeur de 74  ans sait y renouveler son style comme on peut le voir au dernier acte (accès directe ici : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=o7HQrNrk4NE&amp;t=8016s">https://www.youtube.com/watch?v=o7HQrNrk4NE&amp;t=8016s</a>). <strong>Elisabeth Vidal </strong>interpréta superbement le rôle-titre à Compiègne et à Favart.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/o7HQrNrk4NE" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">6. Auber est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un <em>Gustave III ou le bal masqué </em>qui sera inspirera à Verdi un chef d&rsquo;oeuvre, <em>Un ballo in maschera.</em> Le livret de l&rsquo;opéra italien est intégralement pompé sur celui de Scribe. Si l&rsquo;opéra de Verdi est passé sans problème à la postérité après une période d&rsquo;oubli dans certains pays, celui d&rsquo;Auber ne doit qu&rsquo;au Théâtre Impérial de Compiègne sa brève résurrection, avec un exceptionnel <strong>Laurence Dale</strong> dans le rôle-titre et sous l&rsquo;excellente baguette de  Michel Swierczewski. Au petit jeu des comparaisons, la grande scène de Gustave, qui précède son assassinat, a notre préférence dans sa version originelle, en particulier sa cabalette pleine de nostalgie (accès direct ici : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=8380s">https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=8380s</a>). Appréciez la délicatesse du tempo di mezzo : alors que Gustave chante « »De ce bal qui commence / La joyeuse cadence », la tonalité choisie pour la musique de scène que nous entendons en arrière-plan exprime au contraire la tristesse du roi sous la fausse gaité de ses paroles.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/IA8oFgSCEpw" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;"> </p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">La dernière partie du final de l&rsquo;acte II est quant à lui particulièrement excitant. Il correspond, dans <em>Un ballo in maschera</em>, à la partie qui suit l&rsquo;extraordinaire ensemble <em style="font-size: 14.000000953674316px;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=qj4J0gpNLzA">E sherzo od è follia siffatta profezia</a></em> et qui, étonnament, est de facture plus conventionnelle chez Verdi : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=4831s">https://www.youtube.com/watch?v=IA8oFgSCEpw&amp;t=4831s</a>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">7. Comme Donizetti, Auber a su adapter ses ouvrages aux goûts d&rsquo;autres publics. Dans la version italienne de<em> Fra Diavolo</em>, il ajoute des récitatifs en remplacement des dialogues parlés, ainsi qu&rsquo;une cabalette à l&rsquo;air de Zerline (Compiègne et Favart la redonneront en adaptation française pour leurs productions respectives de 2006 et 2009), ici interprétée par<strong> Luciana Serra</strong>.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/E-vkusQY_Iw" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">8. Parmi les défenseurs d&rsquo;Auber, il faut impérativement mentionner le disque de <strong>Paul Paray </strong>édité dans la collection Mercury Living Presence qui fut longtemps un must des enregistrement en 33 tours.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/01sYaqRbOhU" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">9. En 2018, à Liège puis à Paris, salle Favart, <a href="/le-domino-noir-liege-0-de-matiere-grasse-100-de-plaisir"><em>Le Domino Noir</em> fit un triomphe</a>. Rendons hommage à <strong>Pierre Jourdan</strong> qui fut le premier à le remonter à, Compiègne.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/vPxVgvCt6JY" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">10. Saluons enfin la compagnie des <strong>Frivolités Parisiennes </strong>à qui l&rsquo;ont doit deux résurrections scéniques récentes : <em>La Sirène </em>(<a href="/cd/la-sirene-fretillante-sirene">en quasi intégrale chez Naxos</a>) et <em>L&rsquo;Ambassadrice</em>. Que ces efforts soient le signe d&rsquo;une prochaine sortie du purgatoire !</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/tp__IlhVELU" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;"> </p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;"> </p>
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		<title>Symphonie fantastique &#8211; Lélio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/symphonie-fantastique-lelio-ou-lon-aurait-voulu-eviter-le-tube/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 04:00:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si la pratique est loin d’être systématique, réunir dans un coffret La Symphonie fantastique et Lélio n’est pas une démarche radicalement neuve : quelques versions au catalogue le faisaient déjà, et la démarche est d’autant plus logique que Berlioz avait conçu son « monodrame lyrique » comme un prolongement naturel de sa symphonie. Selon lui, cette partition &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si la pratique est loin d’être systématique, réunir dans un coffret <em>La Symphonie fantastique</em> et <em>Lélio</em> n’est pas une démarche radicalement neuve : quelques versions au catalogue le faisaient déjà, et la démarche est d’autant plus logique que Berlioz avait conçu son « monodrame lyrique » comme un prolongement naturel de sa symphonie. Selon lui, cette partition composée en 1831, soit un an après ses <em>Episodes de la vie d’un artiste, </em>« doit être entendue immédiatement après la Symphonie Fantastique, dont elle est la fin et le complément ». Evidemment, celle-ci est un tube que jouent à peu près tous les orchestres de la planète, alors que <em>Lélio</em> reste une rareté, pénalisé par le caractère hybride de la partition : long monologue parlé entrecoupé de moments musicaux, qui occupent à peine plus de la moitié de sa durée totale, l’œuvre exige un récitant, un ténor, un baryton, un chœur, un piano et un orchestre. Le texte en français a forcément nui à son exportation, à moins de le traduire pour le concert ou d’enregistrer le monodrame amputé de ses passages déclamés (comme l’a fait Colin Davis). Et même si des chefs francophones ont eu à cœur de défendre <em>Lélio</em> à l’étranger, encore aurait-il fallu pouvoir réunir des interprètes capables de chanter notre langue de manière intelligible et idiomatique.</p>
<p>Les Wiener Symphoniker, qui se sont dotés de leur propre label pour commercialiser les enregistrements de leurs concerts, ont choisi de participer aux commémorations berlioziennes en y allant de leur diptyque <em>Fantastique-Lélio</em>, sous la direction de <strong>Philippe Jordan</strong>, avec la collaboration de trois artistes français pour le chant et le texte parlé. Hélas, c’est la partie purement orchestrale (le premie des deux disques) qui déçoit franchement : la valse d’ « Un bal » est un peu pataude, alors qu’on voudrait être emporté par un tourbillon à travers les brillants salons et le « tumulte de la fête » décrit par Berlioz ; la Scène aux champs ne frémit guère, elle non plus, et la Marche au supplice n’a rien de bien effrayant. Face à une discographie déjà pléthorique, cette énième version n’apporte pas grand-chose. Malgré la beauté intrinsèque du son des instrumentistes, la direction ne parvient pas à passionner l’auditeur.</p>
<p>C’est dommage, car <em>Lélio</em> est plus réussi : plus fragmentaire – on pourrait même dire « assemblée de bric et de broc », dans la mesure où Berlioz s’y livra au réemploi de pages empruntées à des compositions antérieures –, la partition exige moins cet élan qu’on attend de la <em>Symphonie fantastique</em>.</p>
<p>Pour un disque paru chez Chandos en 2007, <strong>Jean-Philippe Lafont</strong> avait déjà endossé l’habit du récitant, tout en chantant le capitaine des brigands. Douze ans plus tard, il se contente du parlé, domaine dans lequel il se montre tout à fait convaincant, sans emphase excessive, mais en conférant à sa parole tout le poids de l’expérience des années, qui convient bien à l’amertume d’un récit qui vagabonde entre Shakespeare, les amours impossibles et l’art de bien interpréter la musique de l’avenir.</p>
<p>Les brigands ont cette fois pour capitaine <strong>Florian Sempey</strong>, qui traduit bien le caractère emporté du personnage. Evidemment, son intervention dure moins de quatre minutes, et il la partage avec le chœur du Wiener Singverein. Le ténor est un peu plus gâté puisque, outre « Le pêcheur » d’après Goethe, premier morceau musical de l’œuvre, lui est également confié un « Chant de bonheur » où il devient la « voix imaginaire de Lélio ». Après avoir été un superbe Iopas dans les « <a href="https://www.forumopera.com/les-troyens-strasbourg-levenement-musical-de-lannee"><em>Troyens </em>du siècle</a> » puis dans la <a href="https://www.forumopera.com/les-troyens-paris-bastille-un-cheval-nomme-enee">production Tcherniakov à Bastille</a><em>, </em><strong>Cyrille Dubois</strong> fait une fois de plus merveille chez Berlioz, conférant une inimitable grâce poétique à chacun des deux airs qu’il interprète ici. C’est surtout dans le « Chœur d’ombres » que le Wiener Singverein a l’occasion de se faire entendre : le texte manque bien un peu de clarté, mais le Wiener Singverein a le caractère impalpable qui sied aux esprits, qui s’expriment aussi (en italien, curieusement) dans la « Fantaisie sur <em>La</em> <em>Tempête</em> ».</p>
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		<title>Voix pour la Paix — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/voix-pour-la-paix-paris-enesco-le-heros/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2018 07:45:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la cinquième année consécutive, les Rencontres musicales Enesco ont décerné leurs prix dans le cadre d’un concours international de chant destiné aux amateurs comme aux professionnels. Les lauréats 2018 ont pu se produire lors d’un gala, le 12 octobre au Conservatoire Claude Debussy, après quoi trois grands concerts ont été donnés à l’Hôtel de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la cinquième année consécutive, les Rencontres musicales Enesco ont décerné leurs prix dans le cadre d’un concours international de chant destiné aux amateurs comme aux professionnels. Les lauréats 2018 ont pu se produire lors d’un gala, le 12 octobre au Conservatoire Claude Debussy, après quoi trois grands concerts ont été donnés à l’Hôtel de Béhague, siège de l’ambassade de Roumanie, trois concerts qui accueillaient de prestigieux musiciens roumains et les lauréats des concours des années précédentes. Le 17 octobre, c’est un « concert-spectacle vocal » qui était proposé dans la fameuse Salle Byzantine. Commémorations de la Première Guerre mondiale obligent, le programme a en partie été élaboré en relation avec le conflit armé qui s’est achevé il y a un siècle : <strong>Ilinca Fortuna</strong> a donc imaginé que nous étions dans un château habité par un seigneur bourru et par une dame mélomane, château où arrivent des réfugiés de guerre, des enfants d’abord, quelques adultes ensuite. Et tous ces braves gens chantent leurs malheurs, puis retrouvent l’espoir en chantant tout simplement, et après l’entracte, ils troquent leurs habits de réfugiés contre des smokings et robes du soir pour donner un concert au château. Ce fil narratif vaut ce qu’il vaut, et l’on apprécie surtout qu’il permette aux artistes de s’exprimer avec plus de liberté peut-être que dans le cadre contraint d’un récital ordinaire.</p>
<p>Qui dit Rencontres musicales Enesco dit forcément hommage au plus illustre des compositeurs roumains, qui entretint avec la France une relation privilégiée : c’est dans notre pays qu’Enesco se trouvait en août 1914, c’est à Garnier que fut créé son unique opéra, et c’est à Paris qu’il mourut en 1955. La soirée inclut donc plusieurs pièces d’Enesco : un extrait d’<em>Œdipe</em>, deux mélodies sur des poèmes français et une mélodie sur un poème populaire roumain. Ses contemporains français sont aussi au rendez-vous : Debussy, Poulenc, Darius Milhaud. Toutes ces pages sont proposées en dialogue avec des œuvres de compositeurs vivants, français (Aboulker, Chamouard, Colin, Nafilyan) ou roumains (Pautza, Gheorghiu, Donceanu). Plaisir de la découverte donc, ces noms ne se bousculant pas au programme des récitals les plus fréquentés.</p>
<p>Plaisir de la découverte également en ce qui concerne les jeunes voix distinguées par le Concours Enesco. Avant d’arriver à elles, saluons d’abord la prestation des « Saints Archanges », les sept très jeunes membres de la chorale de la cathédrale métropolitaine orthodoxe roumaine, dirigés avec une assurance admirable par l’à peine moins jeune <strong>Valentina Dascalu</strong>, qui interprète excellemment un solo pour voix d’enfant dans le long extrait de <em>L’homme qui titubait dans la guerre</em>. En 2017, le Concours Enesco avait distingué cinq voix féminines : une française, une roumaine et trois asiatiques. De notre compatriote <strong>Héloïse Koempgen-Bramy</strong>, on remarque d’emblée qu’il s’agit d’une « nature » : c’est surtout son abattage scénique qui signale son interprétation de Métamorphoses de Poulenc ou des trois mélodies signées Laurent Colin. <strong>Florentina Soare</strong>, en troupe à l’Opéra de Magdebourg, est dotée d’un indéniable tempérament, qui s’exprime surtout dans la mélodie de Donceanu et dans le solo de l’œuvre d’Isabelle Aboulker, « Vous ne savez pas ce que c’est que l’absence ». Chez <strong>Mayako Ito</strong>, on est séduit par la maîtrise impeccable du français et par un chant idéalement adapté à l’art de la mélodie, tant dans l’impertinence de l’air d’Eurydice de Milhaud que dans « La fin du voyage », mélodie pleine de nostalgie due à Corneliu Gheorghiu. <strong>Liga Yi</strong> fait forte impression dans Eu mă duc, d’Enesco : même sans en comprendre les paroles, l’émotion est tangible ; l’air de Lia dans L’Enfant prodigue est lui aussi assez finement interprété. Quant à <strong>Heera Bae</strong>, la fin de la première partie du concert lui réserve un triomphe absolu avec « Hora Staccato » de Dinicu (1906), morceau brillant pour violon solo ici transformé en grande vocalise enjouée pour soprano colorature, dans lequel l’artiste éblouit l’auditoire par la précision surnaturelle de ses suraigus et par l’allégresse communicative de son chant. Lauréat 2016, <strong>Jiwon Song</strong> est présent aux deux extrémités de la soirée : après avoir participé aux extraits de l’œuvre d’Aboulker, il revient pour conclure le concert avec une mélodie d’Enesco où à ses belles qualités de timbre s’allie une sensibilité et une diction plus qu’estimables.</p>
<p>Aux côtés de ces jeunes chanteurs, excellemment soutenus au piano tantôt par <strong>Ayaka Niwano</strong>,<strong> </strong>tantôt par <strong>Alina Pavalache</strong>, directrice artistique de la Société française Georges Enesco, on avait aussi eu l’idée de convoqué deux illustres aînés. Présidente de la Société Enesco, <strong>Viorica Cortez</strong> reprend du service pour chanter quatre mélodies : bien sûr, la voix n’est plus ce qu’elle était du temps de sa splendeur, mais le pouvoir d’émotion, lui, est intact. Quant à <strong>Jean-Philippe Lafont</strong>, on l’entend d’abord beaucoup parler, en récitant dans <em>L’Homme qui titubait dans la guerre</em>, puis dans le monologue d’Œdipe où Enesco a choisi de faire déclamer le héros après qu’il s’est crevé les yeux. Les qualités d’acteur du baryton français sont suffisamment connues, mais il nous rassure bientôt : lorsque le compositeur l’exige à nouveau, Jean-Philippe Lafont chante, avec le même impact qui a toujours été le sien.</p>
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		<title>Best of 2017</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2017/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/best-of-2017/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2017 06:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&#8217;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2017. Janvier 2017 Après quatre mois sans pouvoir chanter, Jonas Kaufmann confirme son retour sur scène, à Paris, dans Lohengrin et renaît &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&rsquo;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2017.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b2017-1.jpg?itok=T0-7EhGr" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Janvier 2017</strong></p>
<p>Après quatre mois sans pouvoir chanter, <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-confirme-son-retour-pour-le-18-janvier"><strong>Jonas Kaufmann </strong>confirme son retour sur scène</a>, à Paris, dans <em>Lohengrin</em> et renaît de ses cendres lors <a href="https://www.forumopera.com/lohengrin-paris-bastille-jonas-kaufmann-le-chevalier-phenix">de représentations saluées par la critique et acclamées par le public</a>. Des chanteurs d&rsquo;opéra parasitent <a href="https://www.forumopera.com/breve/des-chanteurs-dopera-parasitent-la-ceremonie-dinvestiture-de-donald-trump">la cérémonie d&rsquo;investiture de Donald Trump</a>. La dernière Maréchale de <strong>Renée Fleming</strong> fait de <a href="https://www.forumopera.com/der-rosenkavalier-londres-roh-tristes-adieux">tristes adieux à Londres</a>. <a href="https://www.forumopera.com/breve/manon-a-monte-carlo-sans-sonya-yoncheva">L’annulation de <strong>Sonya Yoncheva</strong></a> dans <em><a href="https://www.forumopera.com/manon-monte-carlo-pleurez-manon">Manon </a></em><a href="https://www.forumopera.com/manon-monte-carlo-pleurez-manon">à Monte-Carlo</a>, les disparitions de <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/disparition-de-georges-pretre">Georges Prêtre</a></strong> et de <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-geori-boue">Géori Boué</a></strong>, <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-met-face-a-son-destin">les difficultés auxquelles est confronté le Metropolitan Opera</a> de New York, <a href="https://www.forumopera.com/breve/changement-de-temperatures-changement-de-distributions">les changements de distribution</a> inhérents aux rigueurs d’un hiver polaire chagrinent un mois qui déjà n’est pas le plus réjouissant du calendrier.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b2017-2.jpg?itok=k2cdANcs" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Février 2017</strong></p>
<p>On apprend <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-nicolai-gedda">le décès dans la plus grande discrétion</a>, selon son souhait, d’un des ténors légendaires du 20<sup>e</sup> siècle, <strong>Nicolai Gedda</strong>. Tandis que <em>Fantasio</em> de Jacques Offenbach effectue <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">un retour triomphal à Paris</a> dans une mise en scène de <strong>Thomas Jolly</strong>, Vienne réussit à étaler – ou presque – le poker d’as dans <a href="https://www.forumopera.com/il-trovatore-vienne-staatsoper-le-grand-frisson">un <em>Trouvère</em> dominé par <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Ludovic Tézier</strong></a>. Les élections en France occupent les esprits. Grâce à ses appuis présidentiels, <strong>Julie Gayet</strong> cherche une porte de sortie en <a href="https://www.forumopera.com/breve/julie-gayet-se-lance-dans-la-mise-en-scene-dopera">s’essayant à la mise en scène d’opéra</a>. Emmanuel Macron grimpe dans les sondages avec <a href="https://www.forumopera.com/breve/emmanuel-macron-peut-dire-merci-a-jean-philippe-lafont">l’aide de <strong>Jean-Philippe Lafont</strong></a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b2017-3.jpg?itok=oJi4xy0f" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Mars 2017</strong></p>
<p>Bien que <strong>Christa Ludwig</strong>, dans <a href="https://www.forumopera.com/breve/christa-ludwig-dans-cinq-ans-nous-aurons-une-autre-netrebko">une interview exclusive</a>, ait prédit que « <em>dans cinq ans, nous aurons une autre Netrebko !</em> », la soprano la plus en vue du moment reçoit <a href="https://www.forumopera.com/breve/netrebko-a-milan-traviata-triumphans">un accueil triomphal dans <em>La traviata</em> à Milan</a> avec pas moins de 14 minutes d’applaudissements lors des saluts finaux. Après dirigé l’opéra de Rennes une douzaine d’année, <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/alain-surrans-nouveau-directeur-dangers-nantes-opera">Alain Surrans</a></strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/alain-surrans-nouveau-directeur-dangers-nantes-opera"> prend la suite de </a><strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/alain-surrans-nouveau-directeur-dangers-nantes-opera">Jean-Paul Davois</a></strong> à la tête d’Angers-Nantes Opéra. Les divas font des leurs : <strong>Angela Gheorghiu</strong> <a href="https://www.forumopera.com/breve/teatro-colon-angela-gheorghiu-accuse">claque la porte du Teatro Colón</a> ; <a href="https://www.forumopera.com/breve/kaufmann-dans-tosca-au-met-a-peine-annonce-deja-annule">l’annulation de<strong> Jonas Kaufmann</strong> dans <em>Tosca </em>au Met</a>, prévue en décembre 2017, est le premier épisode d’une série noire qui verra en moins d’un an la distribution de cette nouvelle production entièrement – ou presque – renouvelée. <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-dalberto-zedda">Alberto Zedda nous quitte</a></strong> à l’âge de 89 ans. Les rossiniens pleurent et, du haut du Ciel, Rossini aussi.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-4b.jpg?itok=3hJaGZo7" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Avril 2017</strong></p>
<p>Le sol d’avril tremble sous le pas cadencé des <em><a href="https://www.forumopera.com/les-troyens-strasbourg-levenement-musical-de-lannee">Troyens</a></em><a href="https://www.forumopera.com/les-troyens-strasbourg-levenement-musical-de-lannee">, intégralement enregistrés à Strasbourg</a> avec des moyens considérables et des chanteurs qui le sont autant. A Paris, <em><a href="https://www.forumopera.com/alcione-paris-favart-tempete-de-lumiere-pour-rouvrir-favart">Alcione</a> </em>marque la réouverture de la salle Favart après plusieurs mois de travaux. Au Sud-Ouest de la Capitale, <a href="https://www.forumopera.com/actu/la-seine-musicale-au-banc-dessai">La Seine Musicale</a> essuie les plâtres d’une inauguration plusieurs fois retardée. A la suite de Paris et New-York, l&rsquo;annonce des <a href="https://www.forumopera.com/breve/saisons-2017-18-en-cascade">prochaines saisons des maisons d’opéra du monde entier</a> tombent en cascade. Dans un climat politique délétère pour cause d’élections présidentielles proches, le concours national de chant lyrique de Béziers se trouve malgré lui embringué dans <a href="https://www.forumopera.com/breve/offenbach-interdit-a-beziers-poisson-davril">une polémique sur les origines de Jacques Offenbach</a> suscitée par un règlement qu’il serait bon de revoir maintenant que les esprits sont apaisés.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b2017-5.jpg?itok=vgw-pfOf" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Mai 2017</strong></p>
<p>Sitôt élu Président de la République Française, Emmanuel Macron, rossinien auto-déclaré, est <a href="https://www.forumopera.com/breve/emmanuel-macron-invite-a-pesaro">invité à Pesaro</a>. A propos de Rossini, <strong>Franco Fagioli</strong> tente de relever <a href="https://www.forumopera.com/semiramide-nancy-franco-fagioli-face-a-un-impossible-defi">un impossible défi</a> en interprétant à Nancy le rôle d’Arsace dans <em>Semiramide</em>, initialement écrit pour une voix de mezzo-soprano. Avec <em>Don Carlos</em> à Lyon en mars 2018, <strong>Stéphane Degout</strong> s’apprête à <a href="https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-franchit-le-cap-verdi">ajouter Verdi (en français pour le moment) à son répertoire</a>. A New York, le Metropolitan Opera célébre <a href="https://www.forumopera.com/gala-du-cinquantenaire-du-metropolitan-opera-au-lincoln-center-new-york-pluie-detoiles-au">le 50e anniversaire du Lincoln Center</a>. Atteint d&rsquo;une tumeur au cerveau inopérable, <strong>Dmitri Hvorostovsky</strong> « <em>défie tous les obstacles et les dieux</em> » (dixit Peter Gelb) pour<a href="https://www.forumopera.com/breve/retour-surprise-de-dmitri-hvorostovsky-au-met"> être de la fête</a>. Il s’agit à notre connaissance de la dernière apparition publique du regretté baryton russe.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-6.jpg?itok=QxTpVNGb" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Juin 2017</strong></p>
<p>L’été approche mais le mois bougonne. La <a href="https://www.forumopera.com/la-cenerentola-paris-garnier-erreur-de-casting">nouvelle production de <em>La Cenerentola</em></a>, mise en scène par <strong>Guillaume Gallienne</strong> à l’Opéra national de Paris est une erreur de casting sur toute la ligne. <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-raisons-personnelles-dannuler-danna-netrebko">L’annulation par <strong>Anna Netrebko </strong>pour « raisons personnelles »</a> de sa dernière représentation d’<em>Eugène Onéguine</em> agite la sociosphère, bien que sa remplaçante, <strong>Elena Stikhina</strong>, fasse <a href="https://www.forumopera.com/breve/si-netrebko-annule-stikhina-est-la">figure de révélation</a>. <strong>Sébastien Droy</strong> se trouve <a href="https://www.forumopera.com/breve/polemique-autour-de-la-reine-de-chypre-cyrille-dubois-monte-au-creneau">injustement pris à parti</a> après avoir <a href="https://www.forumopera.com/breve/sebastien-droy-vole-au-secours-de-la-reine-de-chypre">accepté de chanter au débotté</a> – comme il le pouvait – le rôle primordial et difficile de Gérard de Coucy dans <a href="https://www.forumopera.com/la-reine-de-chypre-paris-tce-la-deveine-dhalevy">la rare<em> Reine de Chypre </em>de Fromental Halévy au Théâtre des Champs-Elysées</a>. On apprend <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-jeffrey-tate">le décès soudain du chef d&rsquo;orchestre américain <strong>Jeffrey Tate</strong></a>. A Londres, <strong>Ludovic Tézier</strong> est contraint par la direction du Royal Opera House de <a href="https://www.forumopera.com/breve/plus-de-iago-pour-ludovic-tezier">renoncer à Iago dans <em>Otello</em> de Verdi</a>. Heureusement, <strong>Jonas Kaufmann</strong> ajoute avec succès <a href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-son-premier-otello-impressions-a-chaud">le rôle du général maure à son répertoire</a> et <a href="https://www.forumopera.com/carmen-rennes-sur-ecran-geant"><em>Carmen </em>sur écran géant à Rennes</a> ainsi que dans près de 25 villes bretonnes réussit le difficile pari de décloisonner l’opéra.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-7.jpg?itok=gvhQCKFK" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Juillet 2017</strong></p>
<p>L’attention se déporte dans le Sud-Est de la France. A Aix-en-Provence, <strong>Dmitri Tcherniakov</strong> divise les esprits <a href="https://www.forumopera.com/carmen-aix-en-provence-drole-de-jeu-de-role">en faisant de <em>Carmen</em> un jeu de rôle qui tourne mal</a>. A <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-choregies-dorange-orange-une-soiree-chargee-dadrenaline">Orange, dans <em>Rigoletto</em></a>, la jeune <strong>Nadine Sierra</strong> et l’inusable <strong>Leo Nucci</strong> attisent la température. Toujours aux Chorégies, <strong>Sondra Radvanovsky</strong>, épuisée doit <a href="https://www.forumopera.com/breve/sondra-radvanovsky-contrainte-dannuler-aida-a-orange">renoncer à Aida</a>. Plus à l’est mais encore en terres festivalières, à Bregenz, <strong>Gaëlle Arquez</strong> <a href="https://www.forumopera.com/carmen-bregenz-triomphe-pour-gaelle-arquez">triomphe en Carmen</a>. Le Wiener Staatsoper annonce <a href="https://www.forumopera.com/breve/saison-record-au-wiener-staatsoper">une vente record de billets en 2016-17</a>. De quoi faire regretter, mais un peu tard, au ministre autrichien de la culture de <a href="https://www.forumopera.com/breve/bogdan-roscic-nomme-a-la-tete-de-lopera-de-vienne">ne pas avoir reconduit dans ses fonctions <strong>Dominique Meyer</strong></a>, l’actuel directeur de l’institution viennoise.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-8.jpg?itok=wbkJOGVi" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Août 2017</strong></p>
<p>L’art lyrique n’est jamais en vacances. L’affaire<strong> </strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/beaune-ton-univers-impitoyable"><strong>Sacha Hatala </strong>à Beaune</a> relance la discussion sur <a href="https://www.forumopera.com/actu/chanteurs-lyriques-francais-oui-mais-a-quel-prix">le cachet et au-delà sur le statut des chanteurs lyriques en France</a>. A Salzbourg, <a href="https://www.forumopera.com/aida-salzbourg-le-renouveau-etait-dans-la-partition">la première Aida d’<strong>Anna Netrebko</strong></a> bluffe à tellement qu’on la croirait familière du rôle. <strong>Philippe Jordan</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/breve/nomination-de-philippe-jordan-a-vienne">est nommé Directeur musical du Wiener Staatsoper</a> à partir de la saison 2020/2021. Orange en proie à des difficultés financières <a href="https://www.forumopera.com/breve/orange-la-amer">lance un appel à l’aide</a>. <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-choregies-dorange-sous-perfusion">L’intervention de l’Etat et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur</a> sauve la situation. Jusqu’à quand ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-9.jpg?itok=GEatUD01" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Septembre 2017</strong></p>
<p>La rentrée 2017 se place sous le signe de deux des plus grands chanteurs du 20<sup>e</sup> siècle : <strong><a href="https://www.forumopera.com/actu/dix-adjectifs-pour-comprendre-le-mythe-callas">Maria Callas</a></strong> et <strong><a href="https://www.forumopera.com/actu/so-long-big-lulu">Luciano Pavarotti</a></strong> dont on commémore respectivement en ce mois de septembre les quarante et dix ans de la disparition – <a href="https://www.forumopera.com/breve/maria-by-callas-bientot-a-la-seine-musicale">expositions</a>, <a href="https://www.forumopera.com/breve/maria-by-callas-pourquoi-pour-qui">documentaire</a> pour l’une, somptueux coffrets pour les deux (<a href="https://www.forumopera.com/cd/maria-callas-live-remastered-live-recordings-1949-1964-disparue-depuis-40-ans-et-toujours"><em>Live</em> remastérisés pour La Divine</a>, <a href="https://www.forumopera.com/cd/pavarotti-the-complete-operas-le-dernier-empereur">édition de luxe des intégrales d’opéra pour le Tenorissimo</a>). L’actualité est de toute façon discographique. Si <a href="https://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-lopera-le-jonas-dhier-le-kaufmann-de-demain">le récital tant attendu d’airs d’opéras français par <strong>Jonas Kaufmann</strong></a> rate à moitié son coup, notre répertoire reste à la fête. Déjà <strong>Véronique Gens</strong> avant les vacances, avec <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/veronique-gens-visions-un-si-bel-ecrin-et-deux-avis-contraires">Visions</a></em>, avait marqué un jalon inestimable dans la réappropriation de notre patrimoine lyrique. <strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/espoir-si-ce-nest-lui-cest-donc">Michael Spyres</a> </strong>et <strong><a href="https://www.forumopera.com/cd/john-osborn-a-tribute-to-gilbert-duprez-dieu-linspire">John Osborn</a>,</strong> chacun différemment<strong>, </strong>ressuscitent les mânes du ténor légendaire Gilbert Duprez. <strong>Diana Damrau</strong> déclare <a href="https://www.forumopera.com/actu/diana-damrau-pourquoi-jadore-meyerbeer">adorer Meyerbeer</a> et le prouve en <a href="https://www.forumopera.com/cd/meyerbeer-grand-opera-diana-damrau-nul-nest-prophete-en-son-pays">un album qui dépasse toutes les espérances</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-10.jpg?itok=xomL4nEL" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Octobre 2017</strong></p>
<p>Et vint <em><a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-paris-bastille-qui-a-peur-de-krzysztof-warlikowski">Don Carlos</a></em>… Dans la mise en scène de <strong>Krzysztof Warlikowski</strong> sur l’immense scène de la Bastille, on attendait <strong>Sonya Yoncheva</strong> et <strong>Jonas Kaufmann</strong>, ce furent <strong>Ludovic Tézier</strong> et <strong>Elina Garança</strong> qui raflèrent la mise. Rétablie, <strong>Sondra Radvanovsky</strong> propose une <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-norma-grandiose-au-met">Norma grandiose à New York</a>. #BalanceTonPorc, le hashtag lancé sur Twitter pour inciter les femmes à raconter les agressions sexuelles subies dans le monde du travail, commence à faire tâche d’huile dans le milieu de la musique classique. <strong>Susanne Mentzer </strong>est <a href="https://www.forumopera.com/breve/susanne-mentzer-balancetonporc">une des premières à briser l’omerta</a>. Warner rend <a href="https://www.forumopera.com/actu/dix-regards-sur-regine-crespin">hommage à <strong>Régine Crespin</strong></a> en éditant, dix ans après sa mort, <a href="https://www.forumopera.com/cd/regine-crespin-a-tribute-la-lionne-apprivoisee">le coffret le plus complet à ce jour de ses enregistrements</a>. <strong>Juan Diego Florez</strong> confie qu’<a href="https://www.forumopera.com/actu/juan-diego-florez-jaurais-sans-doute-pu-devenir-un-tenor-mozartien">il aurait pu devenir un ténor mozartien</a>. Son <a href="https://www.forumopera.com/cd/juan-diego-florez-mozart-album-pas-une-de-trop">premier récital chez Sony</a>, entièrement dédié à Mozart, le confirme.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-11.jpg?itok=--mrUG96" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Novembre 2017</strong></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-dmitri-hvorostovsky">Le décès de <strong>Dmitri Hvorostovsky</strong></a> jette un voile noir sur des jours que l’approche du solstice d’hiver ronge. A Versailles, <strong>Marc Minkowski</strong> et <strong>Ivan Alexandre</strong> font souffler <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte">un vent de liberté sur <em>Cosi fan tutte</em></a>. <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Piotr Beczala</strong> chantent pour la première fois ensemble <em><a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-en-parfaite-symbiose-avec-adriana">Adriana Lecouvreur</a></em><a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-en-parfaite-symbiose-avec-adriana"> à Vienne</a>. <strong>Michael Spyres</strong> se met <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-wagneriens-vont-me-detester-mais-michael-spyres-assume">les wagnériens à dos</a> en excluant le compositeur de <em>Tristan und Isolde</em> du <a href="https://www.forumopera.com/actu/michael-spyres-lopera-est-comme-la-science-ou-la-religion-un-domaine-que-lon-na-jamais-fini">palmarès des compositeurs qui ont transformé le genre lyrique</a>. Prête <a href="https://www.forumopera.com/breve/angela-gheorghiu-son-message-a-roberto">de son propre aveu</a> à rechanter avec <strong>Roberto Alagna</strong>, <strong>Angela Gheorghiu</strong> est la première invitée d’<a href="https://www.forumopera.com/podcast/angela-gheorghiu-face-a-roselyne-bachelot-et-sylvain-fort">une rencontre publique organisée par forumopera.com à Paris.</a></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/b-12.jpg?itok=DjIpknyz" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Décembre 2017</strong></p>
<p>En mettant <a href="https://www.forumopera.com/la-boheme-paris-bastille-trahison">à la Bastille <em>La Bohème</em> sur orbite</a>, <strong>Claus Guth</strong> a-t-il poussé le bouchon trop loin ? « Trahison ! » proteste la majorité du public dans la salle, puis en horde sur les réseaux sociaux. L’affaire serait d’état s’il ne s’agissait d’opéra. Plus grave, <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/harcelement-sexuel-james-levine-sur-le-banc-des-accuses">James Levine </a></strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/harcelement-sexuel-james-levine-sur-le-banc-des-accuses">fait l’objet d’une enquête</a> pour abus et violence sexuels et le Metropolitan Opera décide de <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-metropolitan-opera-suspend-ses-relations-avec-james-levine">suspendre toutes relations avec le chef d’orchestre</a>. A quelques jours de <a href="https://www.forumopera.com/le-comte-ory-paris-favart-tu-ne-hueras-point">la première du <em>Comte Ory</em> à l’Opéra Comique</a>, <strong>Julie Fuchs</strong> chante lors de <a href="https://www.forumopera.com/breve/julie-fuchs-chante-pour-johnny">la cérémonie d’obsèques de Johnny Hallyday</a>. <a href="https://www.forumopera.com/breve/opera-le-rapport-qui-met-fin-aux-idees-recues">Un rapport commandé par le syndicat professionnel Les Forces Musicales</a> bouscule pas mal d’idées reçues et laisse entrevoir des lendemains plus souriants. Soucieux de promouvoir l&rsquo;art lyrique auprès du plus grand nombre, forumopera.com lance des <a href="https://www.forumopera.com/actu/trophees-de-lannee-2017-a-vous-de-voter">trophées volontairement démocratiques</a>. A nos lecteurs d’élire leur lauréat dans huit catégories déterminées. L&rsquo;opération rencontre le succès espéré. Les résultats, annoncés lundi prochain 1<sup>er</sup> janvier, offriront un aperçu, plus bref encore mais tout aussi révélateur, de l’année qui s’achève.</p>
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		<title>Avec voix et éloquence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/avec-voix-et-eloquence-pour-amateurs-dopera-et-plus-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roselyne Bachelot]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 06:46:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’ouvrage de Jean-Philippe Lafont, Avec voix et éloquence, est un ouvrage à double clé d’entrée. Pour les lecteurs de forumopera.com, le livre sera l’occasion de retrouver un chanteur lyrique de stature internationale qui a pris place depuis quarante ans dans la prestigieuse phalange des barytons français. Il a marqué de son talent de comédien-chanteur des &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ouvrage de Jean-Philippe Lafont, <em>Avec voix et éloquence</em>, est un ouvrage à double clé d’entrée.</p>
<p>Pour les lecteurs de forumopera.com, le livre sera l’occasion de retrouver un chanteur lyrique de stature internationale qui a pris place depuis quarante ans dans la prestigieuse phalange des barytons français. Il a marqué de son talent de comédien-chanteur des rôles majeurs, Scarpia, Telramund, Golaud, Falstaff, Wozzeck et ceux qui ont entendu le Barak qu’il donna au Chatelet conviennent tous qu’il « faisait pleurer les pierres ». Il appelle ces rôles mes frères, mes lumières  de vie.  Avec simplicité, sans aucune affèterie, Jean-Philippe Lafont décrit comment il a abordé et compris ses personnages qui bien souvent ont « avalé » son existence. La façon dont il raconte comment il a passé plusieurs jours dans un service de psychiatrie à la rencontre de grands malades psychotiques afin de mieux appréhender Wozzeck est impressionnante de sensibilité et d’humanité. On ne chante pas Wozzeck, on le vit, on le meurt… proclame-t-il. Cette approche, voulue aujourd’hui par  de nombreux metteurs en scène  et transmise par les  grands artistes – on pense évidemment à Jonas Kaufmann – était un pari et une transgression quand Jean-Philippe Lafont en a fait sa signature. Il a été en ce sens un précurseur.</p>
<p>Les amateurs lyricomanes ou lyricophiles souriront ou parfois riront car le livre fourmille d’anecdotes et d’histoires où l’on va à la rencontre des stars de l’opéra, lieux mythiques, professeurs, agents, directeurs, chanteurs et chanteuses.   Une mention spéciale est accordée à celle que Lafont considère comme la femme de sa vie, la soprano Denise Dupleix qui fut et qui est encore aujourd’hui à plus de 90 ans son professeur d’une exigence sans limites sauf celles de la perfection.</p>
<p>Le livre est touchant, montrant un chanteur catalogué dans les grandes gueules mais finalement d’une grande modestie, habité par le doute, avouant ses failles, admirant sans jalousie aucune ses confrères.</p>
<p>Mais l’ouvrage s’ouvre sur <a href="/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca">le drame qu’a vécu Jean-Philippe Lafont le 14 septembre 2016 sur la scène de l’Opéra Bastille</a>. Une chute due au mauvais arrimage d’un élément de son costume occasionna un accident spectaculaire qui le laissa brisé physiquement et moralement et abandonné par la direction de l’ONP. Sa carrière d’artiste lyrique était brutalement interrompue alors que son calendrier d’engagements était fourni. Après de longs mois de convalescence, il se tourna vers un métier qu’il exerçait jusqu’alors de façon épisodique, celui de coach vocal et comportemental.</p>
<p>C’est bien là qu’est la seconde clé d’entrée de <em>Avec voix et éloquence</em>. Le livre est en fait un manuel ouvert à tous ceux, artistes, politiques, hommes et femmes de médias, chefs d’entreprise, professionnels ou associatifs, qui ont compris que la voix et l’expression non verbale sont des atouts puissants de persuasion et de séduction. C’est ainsi que celui qui devint par la suite l’actuel président de la république s’attacha les conseils de Lafont et le résultat spectaculaire qu’il enregistra  signe la pertinence des méthodes de son mentor. L’ouvrage s’astreint à une approche très pratique et vous y  vous trouverez de multiples exercices et conseils qui amélioreront de façon spectaculaire vos performances vocales et comportementales.</p>
<p>Au total, un livre attachant pour ceux qui se régalent des fabuleuses histoires des stars du lyrique mais aussi un manuel utile pour de nombreux professionnels qui ne mettront, eux,  jamais les pieds dans une maison d’opéra.</p>
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		<title>Dix regards sur Régine Crespin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-regards-sur-regine-crespin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2017 05:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Née le 23 février 1927 à Marseille, disparue il y a dix ans le 5 juillet 2007 à Paris, Régine Crespin aurait eu 90 ans cette année. Warner Classics commémore ce double anniversaire en éditant le coffret le plus complet à ce jour de ses enregistrements*. A cette occasion, dix personnalités du monde musical partagent &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Née le 23 février 1927 à Marseille, disparue il y a dix ans le 5 juillet 2007 à Paris, Régine Crespin aurait eu 90 ans cette année. Warner Classics commémore ce double anniversaire en éditant le coffret le plus complet à ce jour de ses enregistrements*. A cette occasion, dix personnalités du monde musical partagent leur témoignage sur une des plus grandes chanteuses françaises du 20<sup>e</sup> siècle.</p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/michelplasson.jpg?itok=7tantXkA" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Michel Plasson</strong>, chef d&rsquo;orchestre</p>
<p>Ce qui me vient immédiatement à l’esprit, c’est que Régine Crespin, comme tous les grands artistes français internationaux, était une personnalité très singulière dans le monde lyrique. Les voix françaises sont des voix qui se différencient des voix italiennes, allemandes ou russes&#8230; La diction de Régine, en français et dans les autres langues, son timbre, sa tessiture étaient un miracle. Surtout elle possédait cette qualité unique : l’instinct. Qu’importe la technique ! Si un chanteur n’a pas l’instinct et la singularité, il n’a rien, aujourd’hui encore plus qu’hier alors que le mot « mondialisation » gomme les particularités nationales. Régine possédait un rayonnement incroyable dans le domaine de la singularité française. J’avais pour elle une affection, une estime particulière. Nous avons beaucoup voyage ensemble, partagé beaucoup de souvenirs. Elle avait tellement d’esprit. Je me souviens encore de son triomphe à New York dans <em>Dialogues des Carmélites </em>de Poulenc – elle chantait la première Prieure. Je suis aujourd&rsquo;hui à la recherche du son perdu. L’art musical français est un art subtil qui mérité de nombreux égards et dépend pour l’essentiel de ses interprètes. Régine brûlait de cette flamme indispensable à notre musique.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/lott-1_0.png?itok=k1sA1_GI" style="width: 150px;height: 150px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Felicity Lott</strong>, soprano</p>
<p>J’ai découvert la voix de Régine Crespin quand j’avais 21 ans. J’ai passé une semaine à l’Académie Internationale d’Été de Nice et quelqu’un a chanté « Asie » de Ravel, la première mélodie de <em>Shéhérazade</em>. Je n’avais jamais entendu une telle musique ! J’ai acheté l’enrégistrement de Régine et cette voix chaleureuse m’a bouleversée. J’adorais la langue française et j’adorais le chant et elle réunissait mes deux amours. Après je l’ai découverte dans Offenbach, Messager et Poulenc avec tant d’humour, de sensualité et de sourire dans la voix. Je l’ai rencontrée en 1980 quand elle est venue chanter le rôle de Mme de Croissy dans <em>Les Dialogues de Carmélites</em> de Francis Poulenc pour Radio France. Je chantais la jeune Blanche et je devais faire une scène très émouvante avec Régine. J’étais bouche bée devant elle ; elle a dû me trouver d’un ennuyeux ! Après, nous avons interprété cette même œuvre sur scène à Covent Garden. Je ne peux pas dire que je l’ai bien connue car elle m’intimidait beaucoup – ma faute, pas la sienne. Ses élèves l’adoraient car c’était quelqu’un de très généreux. Quand elle a donné ses Adieux au Théâtre des Champs Elysées j’étais fière d’être parmi ses amis qui chantaient mais pour moi elle demeurait inapprochable… Je ne sais pas si ce mot existe ! Je regrette beaucoup de n’avoir pas osé lui demander plein de choses. J’aurais aimé qu’elle me raconte son travail avec Francis Poulenc&#8230;</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/bacquier.jpg?itok=4jNfCFfN" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Gabriel Bacquier</strong>, baryton</p>
<p>Si Régine Crespin fut une condisciple au CNSM, puis une partenaire durant des années, nous n’avons pu parler vraiment ensemble qu’une seule fois après une représentation de <em>Tosca</em>, à New York. Elle excellait dans cet ouvrage et était très aimée aux Etats-Unis : ce n’était pas le cas en France, ce dont elle a toujours souffert… Donc, nous sortions de scène tous deux, moi un acte avant elle qui m’avait occis à la fin du deuxième acte, mais étions convenus de nous retrouver pour boire le verre de l’amitié. C’est ce soir-là que j’ai compris l’inquiétude de cette femme : nous venions de connaître un franc succès (le ténor Gianni Raimondi avait eu sa part d’applaudissements) et, en sirotant son whisky, Régine m’a posé cette question – qui n’en était pas une, c’était plutôt un constat : « Pourquoi ce succès ? Il doit bien y avoir quelque chose… ». Elle en est restée à cette question et à ces points de suspension. Du coup, j’ai perçu ce qui était la cause de son angoisse, qui se traduisait parfois par une certaine brutalité dans les propos. Nous autres artistes sommes tous dans le questionnement perpétuel, mais le sien traduisait une inquiétude. Cela restera sa part de mystère, celle qui accompagnait ses interprétations, aussi bien de personnages d’opéras que dans ses récitals de mélodies et <em>Lieder</em>. Le timbre de sa voix traduisait cela, comme une autorité blessée, la soif d’un sentiment qu’elle n’a jamais vraiment partagé.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/antonacci.jpg?itok=hQyuYBGU" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Anna Caterina Antonacci</strong>, soprano</p>
<p>Je me surprends tous les jours à penser à Régine parce que, par un hasard de la vie, j’habite à Paris la maison qu’elle occupait, et j&rsquo;ai conservé tellement d’objets d&rsquo;usage quotidien. Ce « passage de propriété » m&rsquo;a liée à elle pour toujours, d&rsquo;un lien autre qu’artistique, et que je sens encore plus fort pour avoir parcouru souvent un répertoire similaire au sien. J&rsquo;ai rencontré Régine sur le tard, à travers ses premiers enregistrements, de Wagner à Gluck, des Troyens aux Nuits d&rsquo;été et de Shéhérazade à Debussy, à Sigurd et Pénélope, puis grâce à son ami André Tubeuf, qui nous a réunies chez lui lors d’un dîner inoubliable. Si ses albums et ses enregistrements sur le vif ont été une source d&rsquo;inspiration et d&rsquo;enseignement, la rencontrer en chair et os a marqué un moment vraiment important dans ma vie. J&rsquo;ai rencontré une collègue – Régine fait partie d&rsquo;une catégorie de chanteurs tellement au-dessus de la norme que j’hésite à l’appeler ainsi – d&rsquo;une générosité et d&rsquo;une ouverture d’esprit extraordinaires. J&rsquo;ai rencontré une femme d&rsquo;une humanité profonde et désarmante, vive et directe, curieuse et sympathique, avec un vif sens de l&rsquo;humour. Malheureusement, je n&rsquo;ai pas eu le temps ni l&rsquo;audace de lui poser beaucoup de questions sur la manière dont vivent les artistes qui n’ont jamais le temps de vivre vraiment comme les autres. Instinctivement, j’ai senti que c&rsquo;était un problème qui avait beaucoup assombri son existence, comme pour moi du reste, et là encore, je me suis sentie proche d&rsquo;elle. Pour chercher la réponse à ces questions, j&rsquo;ai lu son autobiographie*, que je recommande à tous, et j&rsquo;y ai retrouvé ses qualités de grande sincérité et de simplicité, cette même vérité que l’on perçoit immédiatement et infailliblement à l’écoute de son chant, pur, naturel et doré.<br />* <em style="font-size: 11.2px">A la scène à la ville</em> &#8211; Actes Sud, novembre 2007</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jplafont.jpg?itok=Tau75MUV" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Jean-Philippe Lafont</strong>, baryton</p>
<p>Parler de Régine Crespin, c’est entrer en une dynamique infernale d’amour, de force, de beauté, de talent, de grandeur, de générosité extrême et parfois – du moins avec moi – de mauvais caractère, de mots lâchés avec violence.  Nous nous aimions et formions une équipe de pieds nickelés avec Denise Dupleix et quelques amis en admiration devant l&rsquo;énorme personnalité de notre Diva&#8230; C&rsquo;est en effet comme cela que nous l&rsquo;appelions. Nous riions, pleurions et refaisions le monde ensemble.<br />
	Elle avait le bon sens de ceux qui, sans connaître un sujet abordé par l’un d’entre nous, trouvent toujours le mot juste, la porte de sortie et la solution originale. Elle avait la grâce d&rsquo;une des plus belles qualités vocales du siècle, non seulement dans l&rsquo;Hexagone mais à l&rsquo;international au même titre que Kathleen Ferrier, Renata Tebaldi ou Kirsten Flagstad&#8230; Elle fut et demeure notre gloire éternelle de New-York à Milan, de Vienne à Bayreuth, de Barcelone à Salzbourg, de Buenos Aires à Tokyo.<br />
	Elle ne nous a pas abandonnés, simplement, nous a précédés en un monde nouveau car, comme toujours, il fallait qu’elle nous montre la voie, elle qui était la première en tout. Ma Régine, ma diva, je t&rsquo;aime&#8230;  Que le ciel résonne de ta voix, partout, en toutes étoiles aussi éloignées soient-elles, son écho se diffusera. . . toujours !</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/xl_deshayes.jpg?itok=LTJluo9Y" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Karine Deshayes</strong>, mezzo-soprano</p>
<p>En tant qu’élève-chanteuse, j’admirais énormément Régine Crespin, j’écoutais beaucoup ses enregistrements, mais pas seulement d’opéra, car elle pratiquait aussi le récital : grâce à elle, j’ai découvert quantité de mélodies, comme « Soir » de Fauré. A 13 ans, alors que je sortais de l’Opéra (j’étais déjà fan), j’ai vu sur le trottoir madame Crespin ! Je lui ai couru après car je voulais absolument un autographe, mais comme elle n’avait rien à me signer, elle m’a dit « Laissez-moi votre adresse », et elle m’a envoyé une photo dédicacée. Je lui ai rappelé cet épisode en 2002, lorsque j’ai eu la chance de suivre sa masterclasse à Royaumont. Le travail portait avant tout sur <em>Béatrice et Bénédict</em>, mais j’ai pu travailler les <em>Nuits d’été</em> avec elle, ce qui a beaucoup compté pour moi, car c’était une personne d’une grande générosité. En septembre 2007, quelques mois après son décès, j’ai même reçu un petit colis contenant une paire de boucles d’oreille qu’elle me léguait. De ces huit jours à Royaumont, je garde donc le souvenir d’une belle rencontre musicale et humaine, et celui d’une dame qui savait profiter de la vie : pour son quatre-heures, tandis que nous sortions nos choco-BN, elle prenait un petit verre de whisky avec une cigarette !</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/36542_tubeuf_andre16stephane_barsacq_0.jpg?itok=vU3hKeLJ" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="André Tubeuf © Stéphane Barsacq" /><strong>André Tubeuf</strong>, écrivain et critique musical</p>
<p>Avant de devenir une femme qui se terre et qui se tait, avant d’adopter un masque de sophistication pour dissimuler les blessures de la vie, Régine avait en elle une simplicité, une immédiateté dans les rapports humains qui faisait d’elle tout le contraire d’une diva. Elle était belle et élégante, consciente de son talent, mais d’une grande modestie, et elle ne posait jamais. A Strasbourg pour <em>Un bal masqué</em>, pendant les trois semaines de répétition, elle venait souvent chez moi, bavarder et écouter des disques avec enthousiasme et gourmandise. Elle qui chantait <em>La Walkyrie</em> un peu partout en France, elle a changé de couleur quand je lui ai fait écouter Lotte Lehmann, car elle y trouvait exactement cette qualité d’émotion qu’elle voulait mettre dans son interprétation. Assise sur un coussin, par terre, elle accueillait ce qu’elle entendait comme la rosée du bon Dieu. Lorsqu’elle fut ensuite engagée à Glyndebourne pour <em>Le Chevalier à la rose</em>, elle nous invita, ma femme et moi, non seulement à une représentation où elle chantait, mais aussi pour <em>Les Puritains</em> avec Sutherland, en y ajoutant les billets d’avion et le logement. Et cela simplement pour nous faire partager son plaisir, pour nous remercier de notre hospitalité, car elle ne pouvait imaginer à l’époque que je serais un jour en mesure d’écrire sur elle.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/isabelle-masset625.jpg?itok=A62XS9yQ" style="width: 150px;height: 150px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Isabelle Masset</strong>, Directrice adjointe de l’Opéra national de Bordeaux</p>
<p>Dix mille anecdotes ne suffiraient pas à « raconter » Régine. Mais ce que j’aimais chez elle entre autres, c’était son ouverture d’esprit. Elle ne s’est jamais confite dans le passé ni dans l’auto-dévotion. Elle me disait « <em>si vous n’aimez que moi vous passez à côté de la nouvelle génération</em> ». <em>Je l’ai entendue dire à ses élèves « Christa Ludwig donne des master classes, mais allez donc la voir ! Hans Hotter donne des cours d’interprétation…allez l’entendre…  Vous apprendrez autre chose que ce que je vous apporte</em> ». </p>
<p>Et elle n’aimait pas les pédants. Je l’ai entendue remettre à sa place un monsieur-je-sais-tout qui débinait une mise en scène. Je crois que c’était <em>La Walkyrie</em> de Chéreau. Et elle lui dit : « <em>Ah bon…vous êtes si affirmatif, j’imagine que vous connaissez bien alors cet ouvrage…Racontez-moi alors ce qui se passe…</em> ». L’autre s’emberlificote. Régine l’a laissé s’enferrer dans ses approximations, et lui a suggéré de travailler un peu ses textes avant d’émettre des jugements hâtifs.</p>
<p>Quant à moi, j’avais 16 ans lorsque je l’ai rencontrée, ayant un avis définitif sur tout et tout le monde. J’écrivais à mon idole Régine mes passions. Lorsque je l’ai rencontrée réellement la première fois, elle m’a pris par le bras et m’a dit « <em>Ma petite Isabelle, vos lettres me touchent beaucoup, mais si vous voulez que nous restions amies, ne me dites plus jamais du mal d’un tel ou d’une telle, car je sais tout le travail et les sacrifices que cela représente, le courage qui est nécessaire pour monter sur scène, et je pense que vous êtes trop jeune pour vous permettre ces jugements. Ah non… Ne pleurez pas… on tourne la page et on n’en parle plus</em> ».  Et cette leçon m’a accompagnée toute ma vie professionnelle.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/201008201189.jpg?itok=PzCInv3Q" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Gérard de Botton</strong>, ami proche de Régine Crespin</p>
<p>Assez de collègues ont parlé des qualités et de la beauté de la voix de Régine Crespin. Moi qui l’ai connue personnellement, l’ai vue vivre et souffrir, je veux ajouter quelques mots sur ses principaux traits de caractère. Régine aimait rire : c’était toujours un plaisir de lui raconter une histoire drôle. Mais ce n’était pas une personne superficielle. Elle savait être sérieuse, grave même quand la situation le demandait. Elle travaillait beaucoup sur la psychologie de ses personnages avant d’interpréter un rôle. C’était aussi une personne d’une grande curiosité intellectuelle, très avide de connaître d’autres domaines que le sien. Dans le milieu professionnel, j’ai rarement vu une personne aussi respectueuse de la déontologie : elle n’a jamais accepté que l’on dise du mal devant elle d’une ou d’un collègue. Je l’ai même vue prendre publiquement la défense de tel ou telle collègue, car elle savait s’indigner. De même qu’elle ne s’est jamais laissé impressionner par les honneurs ou les distinctions. Outre son sens aigu de l’élégance vestimentaire, l’un de ses principaux traits de caractère était son courage. Courage dans l’adversité des mauvais moments de sa carrière, et surtout courage devant la maladie. Deux pathologies graves ont menacé sa vie. La troisième l’a emportée. Mais à chaque épisode, elle a gardé sa dignité, sans jamais se plaindre et en restant jusqu’au bout la grande dame lucide qu’elle était…</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/alainlanceron430.jpg?itok=oBsjSsXs" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Alain Lanceron</strong>, Président de Warner Classics &amp; Erato</p>
<p>Je n’ai pas connu intimement Régine Crespin, mais je l’ai applaudie à de nombreuses occasions sur scène. A une époque où le chant français ne brillait guère, elle fut l&rsquo;une des seules artistes françaises de sa génération à connaître une immense carrière internationale : Bayreuth, Salzbourg, New York, Buenos Aires… Régine était une battante. Elle s’est battue pour imposer Gluck, Fauré, Poulenc et Berlioz – dont elle a grandement participé à la renaissance. Sur un plan personnel, elle s’est courageusement  battue contre la maladie. Je suis heureux à travers ce coffret de dix CD – l&rsquo;anthologie la plus complète de son art à ce jour – d’offrir à un nouveau public l’opportunité de découvrir les multiples visages d’une chanteuse légendaire, car Régine était  à la fois une interprète admirable du Lied, de la mélodie, de Wagner et d’Offenbach, de l’opéra italien et français. Mais pas seulement… Cette anthologie dévoile à travers trois bonus facétieux et inédits le côté Crespinette de la grande Crespin !</p>
<p>* Le coffret Warner Classics comprend non seulement tous les récitals de Régine Crespin produits par EMI, mais aussi ceux par Decca dans les répertoires français, italiens et allemands ainsi que des extraits de ses intégrales Erato et EMI avec en plus, trois chansons de variété.</p>
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		<title>Dix histoires d&#8217;opéra drôles (et vraies)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2017 03:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Luciano Pavarotti dont le tabouret s&#8217;effondre sous le poids, Montserrat Caballe dans Tosca qui sort dignement de la scène au lieu de sauter du haut du château Saint-Ange… L’opéra fourmille d’anecdotes désopilantes que les amateurs d’art lyrique aiment inlassablement se raconter le soir à la veillée. En voici dix, garanties authentiques, pour combattre la morosité &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Luciano Pavarotti dont le tabouret s&rsquo;effondre sous le poids, Montserrat Caballe dans <em>Tosca</em> qui sort dignement de la scène au lieu de sauter du haut du château Saint-Ange… L’opéra fourmille d’anecdotes désopilantes que les amateurs d’art lyrique aiment inlassablement se raconter le soir à la veillée. En voici dix, garanties authentiques, pour combattre la morosité des fins de vacances.</strong></p>
<hr />
<ol>
<li><strong>Les trous de mémoire de Monterrat Caballe</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd1.jpg?itok=6laBy1r4" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Montserrat Caballé</strong> était connue pour ne jamais apprendre ses rôles. Au San Carlo de Naples, <strong>Jean-Philippe Lafont </strong>en Assur retrouvait Montserrat  en Sémiramide. Dans le fameux duo, chaque fois qu’il tentait de se rapprocher d’elle, elle disparaissait sans raison et montait jusqu’au fond de la scène. Elle ne le regardait même plus, semblant très absorbée par le décor néo-antique. Le baryton se décida à la suivre et se rendit compte que derrière chaque colonne du décor se tenait un sbire qui lui montrait la partition ! Lafont aurait du se douter de quelque chose puisque chantant avec elle <em>Demofoonte</em> à Rome, quelques mois auparavant, il n’avait pas manqué de la féliciter : <em>« Vraiment, Montserrat, tes pianissimi sont magnifiques. Comment fais-tu ? ».  </em>Elle lui avait répliqué :<em> « Mon chéri, hi, hi, hi, si je chante plus fort, je n’entends plus le souffleur !  » </em> [Roselyne Bachelot]<em> </em></p>
<ol start="2">
<li><strong>Petites phrases assassines entre divas</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd2.jpg?itok=tpcIavju" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Les divas ne sont pas tendres entre elles, c’est bien connu, Sans remonter au crêpage de chignon entre la Cuzzoni et la Bordoni à Londres au 18<sup>e</sup> siècle, <strong>Christa Ludwig</strong> dans ses mémoires (<em>Ma voix et moi</em>, Éditions Les Belles Lettres) en apporte une nouvelle preuve. Au début des années soixante, peu de temps avant son retrait des scènes, la soprano <strong>Zinka Milanov</strong> voyait d’un mauvais œil la jeune <strong>Renata Tebaldi</strong> empiéter sur ses plates-bandes. Lorsqu’elle apprit que sa cadette s’était cassé la jambe dans <em>Tosca</em> en sautant du haut du château Saint-Ange, elle constata simplement : « <em>J’ai toujours su qu’elle ne pouvait pas chanter Tosca !</em> ». [Christophe Rizoud]</p>
<ol start="3">
<li><strong>Une longue minute de silence</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd3.jpg?itok=0IsuHPgF" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />C’était à Garnier, en 1975. Sous Lieberman, un « festival » permanent d’opéra permettait d’entendre les plus grandes voix du monde. Ce soir, dans <em>La Force du destin</em>, Arroyo, Domingo, Talvela, Bacquier, et, dans le rôle de Preziosilla, <strong>Fiorenza Cossotto</strong>. <strong>Julius Rudel </strong>dirige à une vitesse un peu inhabituelle, et la scène des bohémiens du deuxième acte arrive peut-être plus rapidement qu’à l’habitude. Tout se déroule à la perfection, et rien ne laisse présager un incident rarissime : soudain le chef reste les bras en l’air, tout s’arrête dans un ensemble parfait, pas un choriste ne laisse échapper une note de plus, les spectateurs médusés retiennent leur souffle, le chef croise les bras, pas de Preziosilla ! Que se passe-t-il ? Grève surprise ? Indisposition de la cantatrice ? Accident en coulisse ? C’est long une minute de silence dans ces conditions… La Cossotto entre enfin en scène, un titi du poulailler crie : « et ta montre ? », elle réplique en faisant un geste exprimant qu’elle n’y était pour rien, lance son « Viva la Guerra » a capella, et tout le monde suit, la représentation reprend son cours comme si de rien n’était&#8230; [Jean-Marcel Humbert]</p>
<ol start="4">
<li><strong>Une <em>Bohème </em>comme sur des roulettes</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd4.jpg?itok=VbxeuVKn" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A Garnier, les proportions du plateau sont impressionnantes. Non moins impressionnant, <strong>Luciano Pavarotti</strong> y chante le rôle de Rodolfo dans <em>La Bohème</em>. A la fin de l’opéra, lorsque Mimi meurt sur son lit, il doit traverser le plateau pour venir enlacer celle qu’il aime alors qu’elle exhale son dernier souffle. L’expérience a dû être d’autant plus éprouvante pour la soprano phtisique que, non contente de voir charger sur elle un ténor aussi imposant que Big Luciano, les accessoiristes avaient trouvé plus commode d’équiper le lit de roulettes, lequel ne manqua pas d’accompagner le couple dans la coulisse avant même que l’orchestre n’ait sonné le dernier accord. Ce fut un final expéditif ! [Guillaume Saintagne]</p>
<ol start="5">
<li><strong>Le meurtrier aux abonnés absents</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd5.jpg?itok=4h0PFo_z" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Franck Ferrari</strong>, dont l&rsquo;absence marque encore nos scènes, était un séducteur&#8230; au point parfois d&rsquo;en oublier son métier ! Un soir d&rsquo;avril 2012, une représentation de <em>Cavalleria Rusticana</em> à l&rsquo;Opéra Bastille. La brièveté de ce drame en un acte ne semble pas pouvoir tolérer l&rsquo;invraisemblance théâtrale. Et pourtant ! Alors que Turridu (alias <strong>Marcello Giordani</strong>) attendait sans broncher son meurtrier Alfio (Franck Ferrari), celui-ci oublia tout simplement d&rsquo;entrer sur scène, tout occupé qu&rsquo;il était à conter fleurette en coulisses. Marcello Giordani, ce grand acteur, resta assis sur sa chaise en feignant une demie crise cardiaque, tandis que retentissait le cri « Hanno ammazzato Turriddu ! ». Voilà un final qui tombe un peu à plat. [Maximilien Hondermarck]</p>
<ol start="6">
<li><strong>Un Rodolfo peut en cacher un autre</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd6b.jpg?itok=CHxpW1Qm" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Tout ça ne serait jamais arrivé si <strong>Jaime Aragall </strong>ne s’était pas laissé pousser la barbe ! A la représentation de<em> La Bohème</em> du 11 juillet 1986, au Palais Garnier, un homme âgé était heureux : debout à l’avant-scène, il hurlait son bonheur aux saluts. Dans sa voix devenue rauque, on sentait poindre des larmes. « <em>Bravo Luciano ! </em>» cria-t-il jusqu’à complète extinction des lumières. Personne ne songea à le détromper : Pavarotti avait certes chanté Rodolfo sur cette même scène, mais c&rsquo;était quelques semaines auparavant. Hilare, le ténor espagnol lui lançait néanmoins des baisers dans le plus pur style du <em>tenorissimo</em>, ce qui le mettait au comble de l’extase. Sans doute aujourd’hui disparu, le vieil homme sera mort en emportant le souvenir merveilleux de cette soirée où Pavarotti chanta pour lui seul. [Jean Michel Pennetier]</p>
<ol start="7">
<li>
<p><strong>Les problèmes gastriques de Deborah Voigt</strong></p>
</li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd7.jpg?itok=7hKBdEsa" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Si<strong> Deborah Voigt</strong> tient sa place aux côtés de Maria Callas parmi les chanteuses ayant réussi à perdre un maximum de poids en un minimum de temps, tous ses problèmes ne se sont pas envolés  avec le demi-quintal dont elle s’est délestée. En mars 2008, amincie et au faîte de sa gloire sur les scènes américaines, la soprano chante Isolde sur la scène du Met, à New-York. Le premier acte passe. Le second commence, mais Voigt ne se sent pas très bien quand commence son long duo avec Tristan, ce soir chanté par un Gary Lehman remplaçant Ben Heppner, lui-même souffrant. Les premières répliques sont à peine échangées qu’Isolde quitte la scène précipitamment et se réfugie en coulisses, anticipant quelque peu sur la fin tragiquement prématurée de son idylle. L’orchestre s’arrête, le rideau tombe rapidement et quelques minutes d’incompréhension s’installent, bientôt dissipée par une explication remarquablement franche des causes de l’incident : Deborah Voigt, annonce-t-on devant le rideau, souffre de problèmes gastriques ! Ainsi éclairé, le public peut se replonger dans les mystères métaphysiques de « O sink hernieder, Nacht der Liebe » grâce à Janice Baird, appelée en renfort et qui portera la représentation à son terme. Tout est bien qui finit bien donc et, comme le ridicule ne tue pas, Deborah Voigt, dûment rétablie par une cure de riz blanc, reviendra en pleine forme lors de la représentation suivante ! [Clément Taillia]</p>
<ol start="8">
<li><strong>Perfides louanges</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/lott-1.png?itok=k_09RcXy" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Dame <strong>Felicity Lott</strong> rappelle dans son livre de souvenirs écrit avec Olivier Bellamy (<a href="https://www.forumopera.com/livre/felicity-lott-il-nous-faut-de-lamour-fatalite-fatalite" target="_blank" rel="noopener">Il nous faut de l&rsquo;amour</a>) que les compliments recèlent parfois bien des perfidies (volontaires ou non). Elle raconte ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;issue d&rsquo;une représentation de <em>la Flûte Enchantée</em> dans laquelle elle chantait Pamina, une spectatrice enthousiaste (qui se trouvait être la femme du directeur de la Royal Academy), vient la féliciter, lui affirmant « c&rsquo;était merveilleux ». Felicity Lott, flattée, la remercie, quand la même charmante personne lui répond : « Pas vous, la Reine de la Nuit! ».  [Antoine Brunetto]</p>
<ol start="9">
<li><strong>Quand le public est bon enfant</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/ganassi.jpg?itok=KPdZoNwK" style="width: 150px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans une production du <em>Barbiere di Siviglia </em>de Rossini au Metropolitan Opera, la mise en scène prévoyait chez Bartolo la présence d’un violon dans son étui. Au deuxième acte, pendant la leçon de musique qu’Almaviva donne à Rosina, l’apparition inopportune de Basilio sensé être malade suscite la coalition de Figaro et des amoureux pour le pousser à se retirer, par tous les moyens. Et c’est ainsi que l’instrument de musique dans son étui devenait un projectile dont<strong> Sonia Ganassi </strong>se servait contre Basilio. Mauvaise communication auprès d’un interprète venu à la rescousse et qui n’avait pas participé aux répétitions ? Maladresse de la lanceuse ? Maladresse du receveur ? L’étui prit son vol…et frappa <strong>Samuel Ramey</strong> entre les deux yeux ! Le spectacle doit continuer, mais comment garder son sérieux devant l’air ébahi de la victime et le franc amusement des partenaires ? Heureusement la situation avait amusé le public, qui comprit le trouble de Rosina et se mit à applaudir à tout rompre…ce qui lui permit de reprendre le contrôle et la représentation se poursuivit dans la bonne humeur.</p>
<p>C’est à Toulouse, toujours dans le même titre, que la même interprète fut dans l’incapacité de poursuivre la scène où Figaro révèle à Rosine qu’elle est la bien-aimée de « son cousin », ce qui ne fait que confirmer ce qu’elle espérait et supposait. Elle doit dire : « Je suis donc…Tu ne me trompes pas ? Je suis donc la bienheureuse…etc ». Et comme bien souvent des partenaires malicieux profitent de ces situations sémantiques pour glisser un commentaire, le sien lui souffla, après le premier « je suis », une obscénité telle qu’elle fut dans l’incapacité de continuer, partagée entre le fou-rire et la colère. Et comme à New-York, le public la sauva en lui permettant, par des applaudissements, de reprendre le contrôle.</p>
<p>Dans le même genre, à Marseille, le grand prêtre Oroe avait manifestement grand peine à garder son sérieux dans une scène dramatique où il affrontait Assur. Intrigué, nous avons cherché à comprendre : en fait ce dernier, tournant à demi le dos au public, susurrait des obscénités à son partenaire…Mêmes causes, mêmes effets ! [Maurice Salles]</p>
<ol start="10">
<li><strong>Les petits coins de Bayreuth</strong></li>
</ol>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hd10.jpg?itok=T9hWVUbZ" style="width: 150px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Plusieurs histoires authentiques liées aux débuts du <em>Neues Bayreuth</em> se rattachent à la personnalité haute en couleurs du chef <strong>Hans Knappertsbusch</strong>. Celui-ci avait été, dans l&rsquo;immédiat après-guerre, été recruté par les frères Wagner pour être le garant d&rsquo;une forme de continuité avec la tradition et représenter « l&rsquo;école allemande » de direction d&rsquo;orchestre sur la colline sacrée. Pour la réouverture, à l&rsquo;été 1951, il devait ainsi diriger le premier des deux <em>Rings</em>, les six représentations de <em>Parsifal</em>, et la moitié des représentations des <em>Maîtres chanteurs de Nurenberg</em>. Mais à côté de la tradition, le cahier des charges prévoyait qu&rsquo;une large place soit laissée à la modernité, condition <em>sine qua non</em> de la réouverture. Ce furent, bien sûr, les mises en scène révolutionnaires de Wieland Wagner. Ce fut aussi la décision d&rsquo;inviter Herbert von Karajan à diriger à Bayreuth, en lui confiant le second <em>Ring</em> et l&rsquo;autre moitié des représentations des <em>Maîtres chanteurs</em>.</p>
<p>Comme on pouvait s&rsquo;y attendre, les tensions ne tardèrent pas à apparaître entre les deux chefs que tout opposait, dans leurs personnalités comme dans leurs méthodes de travail: le « vieux Kna » (63 ans), qui fonctionnait à l&rsquo;inspiration (i.e. sans beaucoup répéter&#8230;), et travaillait à l&rsquo;ancienne, ne supportait pas le jeune Karajan, de 20 ans son cadet, figure montante de la scène musicale, ambitieux et arriviste, travailleur acharné et chantre de la modernité. Parmi ses (nombreuses) prétentions, Karajan avait ainsi exigé de bénéficier au sein du <em>Festspielhaus</em>, de toilettes privatives, contrairement aux usages ancestraux du lieu. Les frères Wagner étaient à ce point désireux de s&rsquo;attacher ses services qu&rsquo;ils firent droit à sa demande : dans le couloir réservé aux chefs, un écriteau fut ainsi apposé sur la porte d&rsquo;une des toilettes. Il portait, en majuscules d&rsquo;imprimerie, la mention suivante : «<em>Toilettes réservées au maestro von Karajan</em> ». Hans Knappertsbusch fut, on s&rsquo;en doute, particulièrement outré lorsqu&rsquo;il découvrit la chose. Plutôt que d&rsquo;en faire un esclandre, et parce qu&rsquo;il savait être facétieux, il rajouta donc à la main sur l&rsquo;écriteau, la mention suivante « <em>et aux autres trous du cul</em> », mettant ainsi définitivement les rieurs de son côté.</p>
<p>Indépendamment de tout jugement artistique, on se contentera de relever, en guise d&rsquo;épilogue que la personnalité de Kna était définitivement plus compatible avec l&rsquo;esprit des lieux que celle de son collègue. Herbert von Karajan claqua ainsi la porte du Festival dès l&rsquo;été 1952, tandis que Hans Knappertsbusch y célébra office jusqu&rsquo;en 1964, année de sa mort. [Julien Marion]</p>
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		<title>Lohengrin à Saint-Etienne : ce sera Nikolai Schukoff</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lohengrin-a-saint-etienne-ce-sera-nikolai-schukoff/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2017 05:43:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile, décidément, pour un chanteur français d’être prophète en son pays. Pour le ténor Jean-Noël Briend, la saison 2016-17 devait être marquée, après Pollione dans une Norma stéphanoise, par sa participation à un Lohengrin tout aussi stéphanois, confié à une distribution entièrement hexagonale. Hélas, on apprend que notre compatriote a dû renoncer à interpréter le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Difficile, décidément, pour un chanteur français d’être <a href="https://www.forumopera.com/breve/jean-noel-briend-bientot-prophete-en-son-pays">prophète en son pays</a>. Pour le ténor <strong>Jean-Noël Briend</strong>, la saison 2016-17 devait être marquée, après Pollione dans une <em>Norma stéphanoise</em>, par sa participation à un <em>Lohengrin</em> tout aussi stéphanois, confié à une distribution entièrement hexagonale. Hélas, on apprend que notre compatriote a dû renoncer à interpréter le rôle-titre. Mais qui l’Opéra de Saint-Etienne allait-il bien pouvoir trouver comme remplaçant ? Il y a bien un autre ténor français qui envisage de chanter Lohengrin très prochainement, mais sans doute son cachet dépasserait-il ce que Saint-Etienne peut se permettre. Ce sera donc un Lohengrin autrichien qui viendra à la rescousse : <strong>Nikolai Schukoff</strong>, vu l’an dernier en Eléazar à Lyon et en Peter Quint à Strasbourg en début de saison, mais qui possède à son répertoire plusieurs rôles wagnériens : Erik du <em>Vaisseau fantôme</em>, Siegmund, Parsifal et, bien sûr, le Chevalier au cygne, qu’il chantait encore en novembre 2014 à Amsterdam. Ténor autrichien mais tout de même très francophile car marié à une chanteuse française, vivant en France et payant ses impôts en France&#8230; Autre remplacement : <strong>Jean-Philippe Lafont</strong>, souffrant encore de<a href="/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca"> la terrible chute dont il fut victime dans <em>Tosca</em> à Paris en début de saison</a>, cède la place à <strong>Laurent Alvaro</strong>. Autour d’eux, le chant français reste rangé en ordre de bataille : <strong>Catherine Hunold</strong> en Ortrud, <strong>Cécile Perrin</strong> en Elsa, <strong>Nicolas Cavallier</strong> en Roi Henri et <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> en héraut. <em>Lohengrin</em>, Opéra de Saint-Etienne, les 9, 11 et 13 juin (<a href="http://www.opera.saint-etienne.fr/otse/saison-16-17/spectacles//type-lyrique/lohengrin/s-402/">plus de renseignements</a>)</p>
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		<title>Voix, émotions, Macron et Lafont à la Pop</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/voix-emotions-macron-et-lafont-a-la-pop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 May 2017 14:07:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que la voix soit vecteur d&#8217;émotions n&#8217;est pas une découverte pour l&#8217;amateur d&#8217;opéra, suspendu à la glotte des chanteurs lyriques comme le fumeur de havanes à son cigare. Reste à savoir si la perception de notre voix peut avoir une influence sur nos propres émotions. La récente campagne présidentielle a remis au cœur de l&#8217;actualité &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que la voix soit vecteur d&rsquo;émotions n&rsquo;est pas une découverte pour l&rsquo;amateur d&rsquo;opéra, suspendu à la glotte des chanteurs lyriques comme le fumeur de havanes à son cigare. Reste à savoir si la perception de notre voix peut avoir une influence sur nos propres émotions. La récente campagne présidentielle a remis au cœur de l&rsquo;actualité cette question, avec, on s&rsquo;en souvient, <a href="/breve/emmanuel-macron-peut-dire-merci-a-jean-philippe-lafont">le coaching vocal d&rsquo;Emmanuel Macron</a>, novice en la matière, par un de nos plus grands barytons, <strong>Jean-Philippe Lafont</strong>. C&rsquo;est donc en toute logique que ce dernier participera aux côtés de J<strong>ean-Julien Aucouturier</strong>, chercheur CNRS/Ircam, à la 3e conférence organisé sur ce sujet par <a href="http://lapop.fr/index.php/a-propos/">la Pop</a> à Paris, le jeudi 18 mai à 19h30. Entrée libre sur <a href="http://lapop.fr/index.php/les-pop-conf/">réservation</a> pour tout savoir sur les coulisses de la victoire.</p>
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